HOWARD HUGHES, AVIATEUR ET MILLIARDAIRE


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HOWARD ROBARD HUGHES JR. (24 décembre 1905, Houston (Texas) – 2 avril 1976, Acapulco), son père, Howard Robard Hughes, 36 ans, a exercé brièvement et médiocrement comme avocat, avant d’enchaîner une série de boulots occasionnels : télégraphiste dans l’Iowa, reporter dans le Colorado, mineur dans l’Oklahoma et le Missouri. Sa mère, Allene Gano, a été l’un des partis les plus convoités du Texas. Fille d’un juge de Dallas, petite-fille d’un illustre général sudiste, cette jeune et riche héritière a opté pour un mariage d’amour dont elle sera mal récompensée.



Une invention miracle

En 1901, la découverte des gisements pétrolifères texans a transformé Houston en ville-champignon et poussé Hughes Senior à se faire prospecteur avec des succès variables. Peu après la naissance de son fils, Hughes conçoit et réalise une perceuse révolutionnaire, la première capable de forer la couche de granit qui recouvre les champs pétrolifères d’une large portion de la Louisiane et du Texas. L’invention, testée en 1909 connaît un éclatant succès : en l’espace de 10 ans le fameux « Hughes rollerbit » sera employé dans 75% des puits du monde. Mieux, Hughes oblige les industriels à lui louer son invention 30 000 $ par puits « du pur brigandage, mais génial », dira le patron de la Standard Oil. En 1910, les profits de la société Hughes atteignent 500 000 $. La famille intègre la haute société des quartiers sud de Houston. En 1915, après la mort de son associé Walter Sharp, Hughes Senior devient l’unique propriétaire de sa société, rebaptisée Hughes Tool Company. La famille Hughes devient la plus riche de l’histoire du Texas.

Howard Hughes Sr.

Un enfant surprotégé

Délaissée par son mari, buveur, fêtard et coureur notoire, Allene reporte toute son affection sur Howard qu’elle couve jalousement. Une relation étroite et oppressante se développe entre eux. S’inquiétant en permanence pour la santé et l’hygiène d’Howard, Allene l’examine chaque matin, vérifie minutieusement ses dents, ses oreilles, ses parties, ses déjections et le lave des pieds à la tête avec un savon décapant. Choyé, transformé malgré lui en Petit Lord Fauntleroy timide et renfermé, Hughes est la cible des railleries de ses camarades. Hypocondriaque, sujet à d’étranges maladies psychosomatiques, il vit en symbiose étroite avec cette mère phobique et hystérique qui lui communique très tôt une peur panique et durable des germes.


Un inventeur précoce

En contrepartie, Howard hérite des talents d’inventeur de son père. Passionné de mécanique, il fabrique la première radio sans fil de Houston pour communiquer avec les navires croisant dans le Golfe du Mexique. Réfugié durant de longues heures dans un petit atelier, il invente une bicyclette motorisée, un interphone, s’amuse à démonter et remonter par ses propres moyens la luxueuse Stutz Bearcat que lui a payée son père. Ce dernier tente de l’arracher à sa mère en l’envoyant à la Fessenden Academy de Boston. Howard y reste un an avant de s’inscrire à la Thacher School, près de Santa Barbara. Le 29 mars 1922, Allene meurt des suites d’une intervention chirurgicale.

Un « étudiant » hors normes

Hughes, ayant retiré son fils de l’école Thacher, soudoie le California Institute of Technology pour y inscrire Howard. L’emploi du temps de ce jeune homme gâté s’établit ainsi : études le matin, tennis à midi, golf en début d’après-midi, et cinéma le reste de la journée. Amoureux du septième art, Howard fréquente les plateaux de son oncle, le scénariste et réalisateur Rupert Hughes où il y croise les plus belles actrices d’Hollywood. En outre, trois fois par semaines, il se rend dans une école de pilotage et pose sans relâche aux aviateurs des questions techniques. À dix-sept ans, le cinéma et l’aviation sont déjà les passions dominantes de sa vie.

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L’héritier

Le 14 janvier 1924, son père meurt d’une crise cardiaque. Howard hérite de 75% de la succession ainsi que de 1 million de dollars d’actions et obligations. Mineur, il prétend avoir l’intention de continuer ses études et met en avant de précoces qualités de gestionnaire. Un juge se laisse convaincre de l’émanciper, lui permettant du même coup de racheter les parts de sa famille dans la Hughes Tool Company. Pressentant qu’Howard filera sans tarder à Hollywood, sa tante Annette croit le brider en lui imposant un mariage avec la fille du richissime président fondateur de la Standard Oil, Ella Rice. Ils se sont mariés en 1925.

Le couple s’installe à l’Ambassador Hotel sur Wilshire Boulevard. En l’espace de quelques jours, le tout Hollywood est au courant de l’arrivée de ce jeune aventurier immensément fortuné, au physique avantageux, qui clame en toute modestie son intention de « devenir le plus grand golfeur du monde, le meilleur producteur d’Hollywood, le plus grand pilote du monde et l’homme le plus riche du monde. Mais pas nécessairement dans cet ordre. » Hughes a cependant besoin d’un homme de confiance pour gérer la Hughes Tool Company, sa poule aux œufs d’or qui lui rapporte 5 000 $ par jour. Il choisit Noah Dietrich, un comptable et ancien boxeur. Et les dépenses de s’accumuler : voitures, costumes, fourrures, bijoux, frais d’hôtel et de réception, investissements douteux (dont 80 000 $ sur un premier film insortable : Swell Hogan).

Le producteur

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Hughes as president RKO par JonS.

En dépit des conseils de prudence de son oncle Rupert, Howard monte sa propre société de production, la Caddo Company, sous la bannière de laquelle il produit Everybody’s Acting et Two Arabian Knights (1927) deux succès commerciaux dont le second rapportera l’Oscar au réalisateur Lewis Milestone. Hughes est présent sur le plateau, il supervise étroitement le montage et visite également d’autres studios pour étudier leurs méthodes de travail (et établir des contacts rapprochés avec leurs actrices). En octobre 1925, décidé à s’affranchir d’Ella, il la convainc de repartir à Houston pour de longues périodes. Ils n’auront désormais plus que des contacts très sporadiques. Le divorce sera prononcé en 1929 après la révélation de la liaison d’Howard avec la reine des Ziegfeld Follies, Billie Dove, premier grand amour de sa vie.

A l’automne 1927, Hughes, qui a continué à suivre des cours de pilotage, décide de faire le plus grand film d’aviation de tous les temps. Le 30 juin 1930, Première historique au Grauman’s Chinese Theatre. Au vu du succès critique et populaire de Les Anges de l’enfer (Hell’s Angels) (1930) Hughes annonce cinq projets : The Racket (qui figurera sur plusieurs listes des 10 meilleurs films de l’année 1931), The Front Page (1931) d’après la comédie de Ben Hecht et Charles MacArthur, Scarface (Scarface, the shame of the nation) (1932) et The Age for Love (avec Billie Dove). Mais la Hughes Tool Company a pâti de la dépression. Pour la première année depuis 1912, elle est déficitaire. En outre, ses cadres sont révoltés par les dépenses inconsidérées d’Howard : 16 millions de dollars consacrés au cinéma entre 1927 et 1930 et 1,5 million pour l’envoûtante Billie.

Pour garder le contrôle de la Hughes Tool Company, Howard accepte de mener en 1931 un train de vie « restreint » : 250 000 $ (la famille américaine moyenne vit alors avec 4 000 $/an). Après avoir offert des stock options et une prime substantielle à ses cadres, il dépêche l’indispensable Noah Dietrich à Houston six mois par an, double le nombre de chercheurs, quadruple la production et modernise l’entreprise qui continuera à assurer sa fortune. Côté cœur, l’année 1931 lui réserve un rude coup : Billie Dove qu’il vénérait et s’apprêtait à épouser le quitte.

Howard se console, multiplie les conquêtes sans lendemain, séduit dans les deux années qui suivent plus de 50 actrices, « débutantes », danseuses, etc. Talonné par la presse à scandale qui se repaît de ses exploits, il acquiert le cinquième plus grand yacht privé du monde : The Southern Cross, un yacht de 360 pieds, pour en faire sa garçonnière flottante. Parallèlement, divers comportements excentriques ou aberrants émergent : Howard se promène sans argent, délaisse sa luxueuse garde-robe d’antan au profit de deux costumes, deux pantalons kaki, quelques chemises à bas prix, et disparaît mystérieusement à plusieurs reprises, plongeant ses associés dans l’angoisse : 31 jours d’absence en 1931 ; 35 en 1932 ; 19 en 1933, etc.

L’Éléanor


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Le Southern Cross (C.B. Flynn, capitaine).  Il a été vendu à Axel Wenner-Gren (fondateur de la Cie Electrolux) pour 1 000 000 $.

L’aviateur

Septembre 1932 : adoptant le nom de « Charles Howard », Hughes se fait engager comme bagagiste par American Airlines avant de se porter candidat à une formation de pilote. La mystification sera révélée quelques mois plus tard, Hughes l’expliquera par le désir de se « documenter » sur le monde de l’aviation. La vérité est qu’il est décidé à devenir un pilote de renommée mondiale. À l’époque, il s’est déjà installé aux commandes de la plupart des avions existants, prenant souvent des risques considérables. Dans les airs, il se libère de ses angoisses, de sa timidité, des pénibles effets de sa surdité, il exulte et perd toute notion du danger. « Last but not least », ses talents d’aviateur renforcent son prestige et son pouvoir de séduction. Nombre de ses conquêtes débuteront dans les airs. En 1933, Hughes réunit autour du designer aéronautique Richard W. Palmer et du chef constructeur Glenn Odekirk une équipe en vue de construire l’avion le plus rapide du monde. Sorti des ateliers de la Hughes Air France en août 1935, le « H-1 », alias Silver Bullet, lui permettra de battre le record de vitesse du Français Raymond Delmotte qui est de 314 miles/heure. Le 13 septembre, Hughes décolle en direction de l’Eddie Martin Fields d’Orange County et franchit le point de contrôle à 355 miles à l’heure. À la fin de l’épreuve, une panne du réservoir auxiliaire (apparemment saboté) l’oblige à se poser en catastrophe dans un champ voisin. L’incident ne tempère en rien son enthousiasme.

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Hughes H-1 Racer 1935

Hughes bat deux autres records en 1936 : Burbank-Newark en 9h27 et Chicago-Los Angeles en 8h10. En décembre 1936, début de sa liaison avec Katharine Hepburn. Le 19 janvier 1937, Hughes tente un nouveau record de vitesse « coast-to-coast ». Il décolle de Burbank aux commandes du Silver Bullet. À 20 000 pieds au-dessus du Grand Canyon, il éprouve une série de malaises et d’évanouissements dus au dysfonctionnement de son masque à oxygène. Aspirant directement l’oxygène au tuyau, il reprend le contrôle de l’appareil. C’est alors que sa radio tombe en panne, l’obligeant à naviguer aux instruments. À l’aube, on le croit perdu. Les radios, les journaux annoncent sa disparition. À 12h42, Hughes se pose à Newark, ayant amélioré de 117 minutes son propre record de 1936.
L’exploit fait de lui une star. Le 10 juillet 1938, 19h19 : Hughes et ses quatre coéquipiers décollent de Long Island aux commandes d’un Lockheed Lodestar pour un tour du monde par l’Irlande, la France, l’Allemagne (où il est longuement pourchassé par la Luftwaffe), Moscou, Omsk, l’Alaska et Minneapolis. Il accomplit le circuit de 23 800 km en 3 jours, 19 heures et 17 min. (la moitié du temps de vol en solo de Wiley Post en 1931). Le lendemain, une foule immense (évaluée à 1 750 000 personnes) lui fait un triomphe dans Broadway. Quelques jours plus tard, Katharine Hepburn rejette définitivement sa demande en mariage.

L’homme d’affaires

En 1924, l’année où Hughes en hérita, la Hughes Tool Company avait enregistré un bénéfice de 2,2 millions de dollars. Deux ans plus tard, celui-ci atteindra déjà 8,4 millions. Car Hughes ne se contente pas d’encaisser et dilapider les dividendes de sa « vache à lait », il s’implique très activement dans sa gestion et sa modernisation. En1930, il a déjà inscrit à son catalogue 235 nouveaux modèles de perceuses. En 1931, il crée un département Recherches pour améliorer la production de pétrole à travers le monde et réunit 200 savants dans le plus grand laboratoire pétrolifère privé des États-Unis. Plus tard, il rénovera les chaînes de fabrication de la Hughes Tool Company, quadruplant ainsi la production de la société. Durant les années de guerre et au-delà, les bénéfices ne cesseront de croître, passant de 22 millions en 1940 à 33 en 1942, 55 en 1948. La Deuxième Guerre permettra aussi à Hughes de faire de sa société Hughes Electronics le plus grand fournisseur de systèmes pour l’armement des États-Unis. Hughes rêve aussi de posséder sa propre compagnie aérienne. En 1939, il jette son dévolu sur la Trans World Airlines de Charles Lindbergh que la Dépression a sérieusement ébranlée. Il rachète d’abord 21% de la société, puis après une campagne fébrile auprès des actionnaires s’assure à la fin 1940, 78% de la société. Se posant en rival de la toute puissante Pan American World Airways (Pan Am), Hughes investit massivement dans la TWA pour en faire le leader des transports aériens transcontinentaux. TWA double ses recettes dès 1940, et accueille l’année suivante 256 000 passagers (soit une progression de 57% par rapport à 1939). Hughes a une idée brillante (qui profitera à l’ensemble de l’aviation civile), créer une flotte de gros-porteurs effectuant le trajet L. A. – New York en 10 heures et dans des conditions de confort inégalées. Lockheed réalise les plans de son « Constellation » et met en fabrication 40 de ces appareils. La facture – 18 millions de dollars – sera réglée par la Hughes Tool Company. C’est la plus grosse commande de l’histoire de l’aviation passée à cette date, et le début d’une nouvelle ère.

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Absences et accidents

En avril 1943, au cours d’un essai sur le premier « Constellation« , Hughes a une « absence » qui oblige le pilote à lui reprendre les commandes et à l’expulser de la cabine. Un incident beaucoup plus dramatique se déroule la même année à bord d’un hydravion Sikorsky. Hughes décolle sans prendre le temps d’effectuer la « checklist » et ne s’aperçoit pas de l’absence de ballast dans la queue de l’appareil (charge indispensable à l’amerrissage). L’avion pique du nez, l’hélice gauche est projetée en arrière, traverse le fuselage, blesse mortellement le mécanicien Richard Felt. Le pilote Ceco Cline est projeté à l’eau et coule. L’appareil est submergé en trente secondes. Le deuxième pilote, Von Rosenberg, bien que sérieusement blessé, parvient à sauver Hughes. Effondré, celui-ci refuse d’être hospitalisé, de crainte d’être interné à vie. La Commission Aéronautique, soucieuse d’épargner l’un des plus grands fournisseurs de matériel de guerre, ne retiendra pas la faute professionnelle. Les comportements erratiques se multiplient, en même temps que s’aggravent ses troubles obsessionnels compulsifs : consignes aberrantes, répétitions automatiques des mêmes phrases, crises d’agoraphobie, absences, épisodes dépressifs, disparitions prolongées. Après avoir été impliqué dans une demi-douzaine d’accidents de conduite ou de pilotage plus ou moins sérieux, Hughes frôle la mort le 7 juillet 1946 dans le crash de son avion de reconnaissance XF-11, devenu obsolète aux yeux de l’Armée de l’Air.



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TWA Constellation

En 1947, le sénateur Owen Brewster, proche de Juan Trippe, directeur de la Pan Am, lance contre Hughes une enquête pour faits de corruption. Ce dernier contre-attaque, en révélant que Brewster a tenté de lui imposer une fusion illicite avec Pan Am. La commission d’enquête suspend ses investigations. Le 2 novembre 1947, Hughes lance un nouveau défi aux sceptiques qui déclaraient inexploitable son gigantesque HK-1 (le légendaire « Spruce Goose »). Il décolle de Long Beach pour un premier et dernier vol de 60 secondes qui restera dans les annales.


Le H-4 Hercules dit « Spruce Goose », projet aéronautique d’hydravion transatlantique de Hughes, superlatif en terme de records comme en échec.

Le directeur de studio

En mai 1948, ayant acquis le contrôle de la RKO Pictures, Hughes devient le seul homme de cinéma à posséder son propre studio (qu’il revendra en 1955). Y seront notamment produits (moyennant de fréquentes interférences de sa part) : Outrage et Hard, Fast and Beautiful d’Ida Lupino, Vendetta (où se succéderont trois réalisateurs), Where Danger Lives de John Farrow, Mon Passé Défendu de Robert Stevenson, Macao de Josef Von Sternberg (refait par Nicholas Ray), Les Espions s’amusent, (commencé par Sternberg en 1949 et sorti en 1957) et le chef-d’œuvre d’Otto Preminger, Un si doux visage (Angel Face) (1952).


– 1953 : Fondation du Howard Hughes Medical Institute, une des plus importantes institutions médicales d’intérêt public des États-Unis.
– 1956 : Anticipant depuis plusieurs années l’avènement de l’ère du Jet, Hughes et TWA achètent une flotte de Boeing 707.
– 1958 : Hughes donne sa dernière interview publique.
– 1961 : Il fonde la société Hughes Space and Communications où seront conçus et fabriqués divers satellites de communication d’avant-garde, dont le Syncom.
– 1966 : Après avoir revendu ses parts de TWA pour 546 millions de dollars, Hughes s’installe à Las Vegas et se lance dans l’hôtellerie, les jeux et l’immobilier.

Sa société Hughes Aircraft Company fut finalement rachetée par McDonnell Douglas en 1984. (McDonnell Douglas est un constructeur aéronautique américain. Il est né de la fusion entre Douglas Aircraft Company et McDonnell Aircraft Corporation, pour former la nouvelle société McDonnell-Douglas le 28 avril 1967. Il a ensuite été racheté par Boeing en 1997. Les activités homologues des deux sociétés ont fusionné).

Après la guerre, son mental et son physique commencent à s’effondrer, et il passe petit à petit la barrière de la folie et de l’irresponsabilité. Une vague histoire de relations sentimentales, peut-être au sujet d’Ava Gardner, conduisit un jour le chanteur Frank Sinatra a émettre publiquement et à plusieurs reprises des menaces de mort contre Howard Hughes. Hughes ne porta pas plainte, mais qu’il s’agisse ou non d’une coïncidence, force est de constater que c’est vers cette époque qu’il commença à vivre de façon inhabituelle.

Se méfiant de plus en plus des microbes et de la Mafia, il commença à voir des espions et des traîtres partout et à se cloîtrer dans son bunker de Beverly Hills. Ses entreprises périclitaient. Vers 1966, il sort de sa tanière, et diversifie son empire en rachetant des stations de télévision, une série de casinos à Las Végas, mais surtout en se construisant un empire immobilier à partir de Las Végas.

Il commença par établir ses quartiers d’hôtel en hôtel, et après quelque temps, trouvant le Desert Inn de Las Vegas à son goût, il acheta purement et simplement l’établissement quand les propriétaires voulurent l’expulser ! S’y établit pour y vivre. Cependant la folie regagne du terrain et de 1968 à sa mort, il reste de nouveau cloîtré dans une chambre à Las Vegas, sous la garde vigilante d’infirmiers mormons, vivant comme un reclus (ou du moins prétexta de le faire, car bien qu’il soit censé ne pas quitter sa suite confortable, plusieurs personnes mentionnèrent l’avoir vu ailleurs à de nombreuses époques, sans que jamais sa présence ait été annoncée). Il était entouré de mormons, qu’il estimait de toute confiance, et dirigea la totalité de ses affaires par télex et par téléphone, phénomène sans précédent dans l’histoire et qui excita bien des imaginations.

president RKO par JonS.

Influence politique

Le Pouvoir politique du milliardaire était tel qu’on le disait l’homme le plus puissant du monde, dictant ses volontés à des hommes comme John F. Kennedy, Lindon B. Johnson ou Richard Nixon. Les légendes le décrivent comme un pur démon, au cœur des intrigues autour du clan Kennedy et de la vie politique américaine, mais aussi de la Mafia et de la pègre. Il a passé les huit dernières années de sa vie à comploter et à acheter les hommes les plus influents.

C’est d’ailleurs à cause d’Howard Hughes qu’aurait eu lieu le Watergate. En effet, lors de la course à la présidence de 1968, Hughes voulut comme à son habitude se rapprocher des candidats. Il fit donc un don de 50 000 dollars au candidat républicain Richard Nixon ainsi qu’au démocrate Hubert Humphrey. Humphrey déclara cette somme au fisc, ce que ne fit pas Nixon pour l’ajouter à une caisse noire. Cinq années plus tard, Nixon déjà président et candidat pour un nouveau mandat eut peur que les démocrates révèlent ce dessous de table non déclaré, il organisa donc le cambriolage du bâtiment démocrate (Water Gate) pour savoir si les démocrates avaient des dossiers à ce sujet; l’affaire fut révélée et le poussa à démissionner. Lorsqu’on annonça à Hughes l’affaire, il fut étonné, ne se rappelant même plus avoir donné à Nixon une somme qui était dérisoire à ses yeux.

1947 Senate. par JonS.
1947 par JonS.

La fin de sa vie

Les huit dernières années de la vie privée de Hughes furent remarquables; alité toute la journée en regardant des films, vivant nu, drogué à la morphine puis à la codéine, il ne coupait jamais ni sa barbe, ni ses cheveux, ni ses ongles, et ses serviteurs le fournissaient en filles. Howard Hughes ne faisait confiance qu’aux mormons, qui profitèrent grassement de ses largesses jusqu’à sa mort.

Extrait du livre Howard Hughes le milliardaire excentrique de Peter Harry Brown et Pat H. Broeske.

Hughes était arrivé à Acapulco le 11 février juste avant l’aube, en provenance des Bahamas, accompagné de deux médecins et de six aides. De son spacieux appartement du dix-neuvième étage, le vieil homme aurait pu contempler les luxuriantes pelouses du terrain de golf de l’hôtel, plantées de palmiers et de bougainvillées. Mais on avait une fois de plus appliqué des épaisseurs de contreplaqué et de carton sur les fenêtres, masquées ensuite par d’épaisses tentures noires. Des panneaux insonores l’isolaient encore davantage du monde, étouffant tous les bruits extérieurs.

Son dos était criblé de plaies ouvertes, non soignées : les draps étaient son seul vêtement. Une table de nuit gondolée, branlante, était encombrée des seules choses qui le reliaient à la vie : la codéine, des petites coupes remplies de cachets de Valium, des flacons de Librium, un fouillis de seringues et d’aiguilles hypodermiques. Le 1er avril, les réminiscences cessèrent, étouffées par les doses quasi mortelles de codéine que les aides et les médecins lui avaient injectées.

Le 5 avril à 6 heures du matin le Dr. Victor Montemayor entra dans l’hôtel Princesse d’Acapulco, il monta jusqu’au dix-neuvième étage, révélant un garde opulent et à l’air sévère. Escorté dans une chambre obscure, deux hommes lui dires que leurs patron avait perdus connaissance depuis trois jours. Il s’avança vers le lit au fond de la chambre et vit un vieil homme frêle, à peine accroché à la vie. Il avait l’air d’avoir dix ans de plus que ses soixante-dix ans. Il était nu sous un drap couleur pastel. Des traces de piqûres couraient sur ses deux bras maigres. Son estomac était gonflé par la malnutrition. Sa peau lui tombait en plis sur les joues. Son corps était squelettique. Sa peau était sèche comme du parchemin. Le médecin demanda aux deux hommes pourquoi il ne l’avait pas mis sous perfusions et pourquoi il ne l’avait pas envoyé à l’hôpital car il souffrait de malnutrition, de déshydratation, d’insuffisance rénale et était en était de choc. Les deux hommes lui répondirent qu’ils n’avaient pas confiance dans les perfusions mexicaines et que M. Hughes n’aurait jamais accepté d’aller à l’hôpital. La vérité est que Hughes n’avait pas la capacité de s’objecter à quoi que ce soit. Hughes a été victime de négligence et de mauvais traitement médicaux par ses proches qui l’ont laissé mourir. On le mit alors sur une civière avec un masque à oxygène et une perfusion et on le conduisit à l’aéroport pour l’amener à l’hôpital méthodiste de Houston. L’avion avait été apprêter peu avant 11 heures a.m. et à 13 : 27 p.m. comme il venait d’entrer au Texas le Dr. Tain a annoncé à ces compagnons de voyage que le cœur du malade ne battait plus. D’après le bureau du procureur général Hughes serait mort à dix heures du matin à Acapulco ou avant. Le pilote de l’avion lui ayant touché le bras déclara qu’il était tout à fait froid. On ne put l’identifier que par ses empreintes digitales, complétées de témoignages sur l’honneur de son personnel.

L’autopsie révéla que cet homme, qui avait jadis pesé 68 kilos et mesuré 1,90 m, avait vu sa taille réduire de cinq centimètres et son poids tomber à 42 kilos. Le document concluait qu’il était mort de maladie rénale chronique. Le médecin légiste fut surpris de l’étendue de la dégénérescence des cellules du cerveau. La syphilis tertiaire et les quatorze accidents de voiture et d’avion avaient laissé de profondes traces psychologiques.

Howard Hughes fut enterré le 7 avril dans la concession familiale du cimetière de Grenwood au centre-ville de Dallas, Texas Des fleurs fraîches continuèrent d’embellir la tombe d’Howard pendant des semaines, envoyées par Jean Peters.

Un juge fédéral de la ville de Houston déclara que Hughes était mort sans testament légal. Ainsi une meute de près de cent avocats prit cette décision comme le signal de départ de la plus longue et la plus coûteuse bataille pour un héritage de l’histoire des Etats-Unis. L’affaire allait mettre à contribution les tribunaux de quatre États : le Texas, le Nevada, la Californie et le Delaware. Il fallait à présent désigner les héritiers légitimes et déterminer quel avait été le domicile légal de celui-ci. La généalogiste de Houston Mary Smith Fay, fit des recherches pendant cinq ans (de 1977 à 1981) pour retrouver les ayants droit. Elle en authentifia vingt-deux. On retrouva un testament fait à la main au siège de l’Église des Mormons à Salt Lake City. On s’aperçut bien vite que c’était un faux. Les proches de Hughes dont Jean Peters ont toujours été persuadés qu’il existait un testament légal mais il n’a jamais été retrouvé. Il aurait été impensable qu’Howard Hughes n’ait pas fait de testament, lui qui a commencé à en faire un quand il était adolescent. Il a toujours été très préoccupé par ce qu’il arriverait de sa fortune après sa mort. Des experts juridiques pensent qu’il en existait vraiment un, mais qu’il a été détruit, égaré ou ignoré volontairement.

Les résultats de l’autopsie prouvèrent, malgré que des membres de la famille veuillent les dissimuler, qu’il souffrait de maladie rénale chronique ainsi que de syphilis tertiaire. Les rayons X mirent en lumière des fragments d’aiguilles hypodermiques dans ses bras desséchés, criblés de traces de piqûres. Hughes mourait littéralement de faim. Le cadavre avait l’air d’un fantôme si décharné que ses coudes et ses rotules avaient déchiré la fine couche de peau qui les recouvrait. Les dents pendaient sur les gencives et une tumeur suppurante avait laissé une profonde cavité sur son front. Hughes a succombé à une injection massive de codéine administrée de six à huit heures avant que son cœur n’ait cessé de battre. 1,4 gramme de codéine est une dose mortelle, le sang de Hughes en contenait 1,9 gramme. Les docteurs Tennant et Titus évaluent le dosage final entre 675 et 750 milligrammes de codéine pure.

Lorsqu’on considère rétrospectivement les deux décennies d’études consacrées aux dernières années de Hughes, il semble plausible que les aides du milliardaire aient administré l’ultime secousse de codéine à celui-ci afin de réduire au silence l’unique témoin de leurs abus et de leur négligence. Quand ils se rendirent compte qu’ils devraient finalement emmener leur patient émacié à l’hôpital, leur seule ressource fut de la tuer. Le Dr Montemayor a dit que ses poumons et son cœur étaient bons et que s’il avait été transporté à l’hôpital on aurait pu le sauver. Ses aides ont fait exprès d’attendre qu’il meure sans lever le petit doigt.

Les Mormons étaient bien décidés à maintenir leur patron alité dans l’hébétude la plus complète. Dans les six dernières années de sa vie, la Summa Corporation dépensa 367 579 dollars par jour en acquisitions douteuses, investissements peu avisés et coûts de fonctionnement exorbitants. La Summa perdit au cours de ces années plus de 100 millions de dollars au rythme de 137 000 dollars par jour. Dans le même temps, un milliard en espèces, fonds d’État et bons d’épargne disparurent des comptes bancaires de Hughes. Cinq jours avant la mort de Hughes, ayant fait prendre à celui-ci des doses euphorisantes de codéine et de Valium, les aides préparèrent deux procurations supplémentaires. La première leur aurait permis un accès illimité à ses coffres-forts, l’un d’entre eux contenant une collection de diamants. Par la seconde, d’autres aides seraient autorisés à signer des chèques tirés sur le compte personnel de Hughes.

Le legs de Hughes fut enfin établi au bout de quatorze ans. Alors que vingt-deux héritiers avaient été initialement désignés, plus de cent personnes, en 1990, se partageaient ce qui subsistait de la fortune Hughes. Bien que Jean Peters ait déclaré que Hughes avait toujours eu l’intention de léguer sa fortune à l’institut de recherches médicale Howard Hughes, ce qui a été confirmé, cette institution ne bénéficia pas de l’héritage. Comme il a été établi que le domicile légal de Hughes se trouvait au Texas, cet États reçut 50 millions de dollars de la succession en impôts. Les juristes s’en tirèrent bien, également : plus de 10 millions de dollars avaient été dépensés en frais d’avocats. Il laissa également un legs médical surprenant. Bien qu’il ait été initialement créé pour gruger le fisc, l’Institut de recherches médicales Howard Hughes, qui reçut une part de la vente de Hughes Aircraft en 1985, est aujourd’hui le plus important organisme privé des États-unis à soutenir la recherche biomédicale. (280 scientifiques travaillent actuellement à l’Institut : au cours de l’année fiscale 1995, celui-ci a dépensé 366 millions de dollars pour la recherche). Cela est particulièrement approprié puisque Hughes, à vingt-cinq ans, avait rédigé un testament ou il destinait le gros de sa fortune à la recherche médicale. Ce legs a également quelque chose de tristement ironique étant donné la déchéance physique et mentale que connut lui-même Hughes.


La compagnie qu’il a fondée continua après sa mort et développa le fameux hélicoptère de combat AH-64A Apache portant d’abord le nom de Hughes Model 77.

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AH-64 Apache Helicopter

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Il fut un condensé du XXe siècle américain — aviation, cinéma, pouvoir, argent –, et a même participé, indirectement, à la conquête de la Lune avec ses compagnies qui ont fabriqué la première navette spatiale. Il fut au centre du siècle, personnage maudit, complètement paranoïaque. Son utopie, était de créer une sorte d’univers parfaitement contrôlé autour de lui, un contrôle politique et social absolu.

SES TROIS ÉPOUSES

ELLA BOTTS RICE (1925-1929) sa première épouse.  Ils ont été mariés 5 ans.


JEAN PETERS (1957-1972).  Ils ont été mariés 15 ans.

Elizabeth Jean Peters, dite Jean Peters est une actrice américaine, née en 1926. Elle a vingt ans quand elle tourne Capitaine de Castille sous la direction de Henry King. Le succès du film en fait une des actrices les mieux cotées, dans le Hollywood d’après-guerre. Elle est décédée le 13 octobre 2000 des suites d’une leucémie à Carlsbad, Californie.

Jean Peters (Elizabeth Jean Peters) est née le 15 octobre 1926 à Canton (État de l’Ohio). A l’âge de 20 ans, elle est élue Miss Ohio, concours dont le prix est un voyage à Hollywood. Engagée par la Twentieth Century Fox, elle débute dans Capitaine de Castille, un film de Henry King, d’après le roman de Samuel Shellabarger, dans lequel elle a pour partenaire Tyrone Power. Le triomphe de cette première apparition lance sa carrière.

Le 13 mai 1957, elle épouse le milliardaire Howard Hughes dont elle est la deuxième épouse et dont elle divorce quinze ans plus tard (1971) pour se remarier avec le producteur et directeur de la Fox, Stanley Hough. Entre 1973 et 1981 elle ne fait que quelques apparitions à la télévision.  Elle est décédée le 13 octobre 2000 des suites d’une leucémie à Carlsbad (Californie).

TERRY MOORE (Hélen Luella Koford) (1949 – ?)

Terry Moore (Helen Luella Koford) est une actrice américaine née le 7 janvier 1929 à Los Angeles, Californie. Elle fut connue sous divers autres pseudonymes Jan Ford, Judy Ford, ou sous son nom de baptême Helen (Luella) Koford. Elle fut nominée aux Oscars pour son rôle dans un succès de l’époque intitulé Come Back, Little Sheba (1953), produit par les studios Paramount.

Dans les années 1940, Moore a vécu avec Howard Hughes. Après Hughes est mort en 1976, Moore fait valoir qu’ils épousa secrètement en 1949. Moore a déclaré que le journal de bord et toute la documentation du mariage a été détruit et le couple n’a jamais officiellement divorcé. En dépit de cette affirmation, Moore a épousé trois autres hommes après 1949, y compris son onze ans de mariage avec Stuart Cramer avec qui elle a deux enfants. Moore n’a fourni aucune preuve d’un mariage, mais la succession de Hughes lui a versé un règlement en 1984.

Après une longue période d’oubli, elle revint dans l’actualité au milieu des années 1970 en affirmant avoir secrètement épousé Howard Hughes, donc sa troisième épouse, sur un yacht dans les eaux internationales du Mexique en 1949. Elle aurait en preuve une vidéo du mariage. Elle prétendit n’avoir jamais divorcé et réclama une part de la fortune du milliardaire après son décès en 1976. Ses réclamations aboutirent en 1984 lorsqu’elle obtint le versement d’une indemnité par le Trust Hughes chargé de gérer l’héritage du magnat. Les termes de l’accord restant secrets, on ignore le montant de la somme qui lui fut versée en échange de l’abandon de toutes poursuites judiciaires.

Moore a écrit deux livres sur Hughes :

  • Terry Moore – La Belle et le milliardaire, New York (1984).
  • Terry Moore et Jerry Rivers – Les Passions de Howard Hughes. General Publishing Group (1996), une version abrégée  du livre audio la version racontée par Moore. Elle affirme que Hughes a été privé de soins médicaux par les personnes qui ont conspiré pour reprendre sa succession.

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Anecdotes

Ermite de luxe

Howard Hughes décède sous le nom de John T. Conover, dans l’hôtel le plus luxueux du Mexique. Il ne s’est pas lavé depuis des mois, n’est pas sorti depuis trois ans, ne s’habille plus depuis vingt-quatre ans, a les ongles immensément longs et, ravagé par la codéine et le Valium, regarde des films toute la journée.

Howard Hughes préfère les brunes !

Dans son long-métrage Le Banni, Howard Hughes, fidèle à sa réputation, filme longuement le décolleté de Jane Russell, qui est encore une jeune débutante inconnue.

Liste des films qu’il a produits

  • Swell Hogan (1926)
  • Two Arabian Knights (1927)
  • The Mating Call (1928)
  • Hell’s Angels (1930)
  • The Front Page (1931), comédie policière de Lewis Milestone
  • Cock of the Air (1932)
  • Sky Devils (1932)
  • Scarface (1932), film policier de Howard Hawks
  • The Outlaw (Le Banni) (1943) de Howard Hughes
  • TheSin of Harold Diddlebock (1947)
  • Mad wednesday (Oh! Quel mercredi) (1947), comédie de Preston Sturges
  • Vendetta (1950)
  • The Whip Hand (1951)
  • Two Tickets to Broadway (1951)
  • The Las Vegas Story (1952)
  • The Big Sky (La Captive aux yeux clairs) (1952), film de Howard Hawks
  • Second Chance (Passion sous les tropiques) (1953), film policier de Rudolph Maté
  • Louisiana Territory (1953)
  • The French Line (1954)
  • Son of Sinbad (1955)
  • Underwater! (1955)
  • The Conqueror (Le Conquérant) (1956)
  • Jet Pilot (Les Espions s’amusent) (1957), comédie dramatique de Josef von Sternberg

Howard Hughes dans les œuvres de fiction

Au cinéma :


C’est aussi Howard Hughes qui a inspiré au créateur de Marvel son personnage Ironman, un homme riche puissant, atteint d’une maladie et donc plus humain, et l’un des seuls personnages à être « humain » et sans mutations. D’autre part, le personnage de Tony Stark est un grand séducteur, tout comme Howard Hughes.



L’AVIATEUR (THE AVIATOR) DE MARTIN SCORSESE AVEC LÉONARDO DICAPRIO

L’Aviateur (The Aviator) (2004), est une biographie de Howard Hughes filmée par Martin Scorsese avec Léonardo DiCaprio dans le rôle d’Howard Hughes.

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Léonardo DiCaprio dans L’aviateur.


À la télévision :

  • Howard Hughes se retrouve aussi symboliquement dans le personnage de Victor Newman, pilier central de la célèbre série américaine Les Feux de l’Amour (The Young and the Restless). Par ailleurs, en 1986, lorsque William J. Bell, le créateur des Feux de l’Amour, et alors producteur exécutif et scénariste en chef de cette série, décide de s’installer à Hollywood, c’est dans la précédente maison de Howard Hughes qu’il emménage.

ÉRIC BRADEN (VICTOR NEWMAN)



Avant sa mort, Howard Hughes vivait comme un reclus et Albert R. Broccoli le producteur de la franchise des James Bond se référa à Howard Hughes pour son personnage de Willard Whyte dans Les diamants sont éternels (1971). Sachant, qu’il était un grand fan de James Bond, il envoya une copie du film en 16mm à Hughes pour sa collection privée.

WILLARD WHYTE DANS LES DIAMANTS SONT ÉTERNELS (JAMES BOND)

Les diamants sont éternels 1971 le septième James Bond au cinéma, dans lequel le milliardaire Willard Whyte n’a pas été vu depuis plusieurs années et ne communique que par télex ou téléphone. Le H.H. a été remplacé par W.W., et le prénom fini toujours par « ard ». Jimmy Dean (VF : Francis Lax) : Willard Whyte ;


Dans les bandes dessinées :

    • Les aventures de Paulette de Pichard et Wolinski, Howard Hughes est représenté sous le nom de Oardiug dans la bande dessinée
    • Dans la série Pin up, scénario de Yann et dessin de Philippe Berthet – éd. Dargaud – Howard Hugues est présent dans plusieurs aventures dont
    • Dans la série Arcane majeur, scénario de Jean-Pierre Pécau et dessin de Damien – éd. Delcourt – Howard Hugues est un personnage central du premier cycle. Blackbird (1998), Colonel Abel (1999) et Gladys (2000).

Dans les chansons :

  • Howard Hugues, paroles d’Élisa Point, musique de Jean-Michel Jarry, chanté par Élise Point en 1996 sur son album L’Assassine.

Dans la littérature

  • Howard Hugues est un personnage récurrent des romans noirs de James Ellroy, jouant notamment un rôle important dans sa trilogie « Underworld USA »

Bibliographie

  • À Howard Hugues : Une modeste proposition (To Howard Hugues : A modest proposal, in 1974), dans Le livre d’or de Joe Haldeman – éd. Presses Pocket
  • Citizen Hughes’ de Michael Drosnin – éd. Presses de la Renaissance 1984 – 550 pages
  • François Forestier, Howard Hughes : l’homme aux secrets. Paris : le Grand livre du mois, 2005. 459 p.-[8] p. de pl., 24 cm. ISBN 2-286-00666-0.
  • Howard Hughes : Le milliardaire excentrique. – Édition Pocket – 1996 – 671 pages – Peter Harry Brown et Pat H. Broeske.

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7000 Ramaine Street, Hollywood (son centre de communication et d’opération).

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Avec Ginger Rogers.
Howard Hughes et Katharine Hepburn.

Howard Hughes avec Ava Garder.

Howard Hughes et Jean Harlow

Howard Hughes et Bette Davis.

1946 par JonS.
xf11-3crash par JonS.
Le 7 juillet 1947 après le crash à Beverly Hills.

SES NOMBREUSES MAÎTRESSES

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Cyd Charisse, Joan Crawford et Bette Davis

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Billie Doves (le premier grand amour de sa vie), Olivia de Havilland et Joan Fontaine.

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Ava Gardner, Jean Harlow et Rita Hayworth.

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Katharine Hepburn (qui a refusé de l’épouser) Janet Leigh et Jane Russell.


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Élizabeth Taylor, Faith Domergue et Gene Tierney et Lana Turner.

LES PROPRIÉTÉS DE HUGHES


Ci-dessous, le vidéo de l’implosion du Frontier pour faire place à un nouveau casino.


Implosion du Landmarks Hotels.


Les propriétés de Hughes sur la strip à Las Végas. L’hôtel The Desert Inn (il habitait le Penthouse 2ème photo), le Silver Slipper, le casino The Frontier, The Sands, The Castaways et le Landmarks Hotels.

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Desert InnThe Desert Inn, poolside. Hughes occupied the top-floor.
The Desert Inn ou il a résidé de nov. 66 à nov. 70.  Il a acheté le casino pour 13.6 millions parce qu’on voulait l’expulser du Penthouse.

Spring Mountain Ranch, la résidence qu’il a acheté pour sa femme Jean Peters, il n’y a jamais mit les pieds.

Le Casino Flamingo ou il a vécu en 1953, The Landmark Hotel et La Promenade Howard Hughes à Los Angeles.

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Son institut médicale.

HOWARD HUGHES MEDICAL INSTITUTE

LA FAUSSE AUTOBIOGRAPHIE D’HOWARD HUGHES



FILM SUR CETTE HISTOIRE AVEC RICHARD GERE.


PROCÈS SUR L’HÉRITAGE.


CANULAR SUR HOWARD HUGHES.




LE MEILLEUR D’HOWARD HUGHES.

Livres et magasines écrits sur Howard Hughes.

Ses automobiles.

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Dernière photo du corps d’Howard Hughes.

1976 par JonS.
Le cimetière de Greenwood à Dallas, Texas ou la famille Hughes est enterrés.

ALBUM DE PHOTOS

Dernière photo prise de lui en 1961.

Références :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Howard_Hughes

http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/149124/Howard-Hughes.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Terry_Moore_(actrice)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Peters

http://www.howardhughes.com

http://fr.wikipedia.org/wiki/McDonnell_Douglas

www.library.unlv.edu/hughes/pages/aircraft.html.

22 réflexions sur “HOWARD HUGHES, AVIATEUR ET MILLIARDAIRE

  1. Comment avez-vous réussi à réaliser un si bel historique? Tout y est passionnant. Un historique très complet sur un homme extraordinaire qui malgré sa richesse n’a jamais pu oublier sa passion de l’aventure aérienne.
    La richesse aurait pu le laisser dans l’oisiveté, mais non il a toujours risqué sa vie. Je suis certain qu’il a fait beaucoup de bien autour de lui.
    Merci beaucoup.
    Wladimir

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion_Projet:A%C3%A9ronautique#Le_syst.C3.A8me_de_s.C3.A9curit.C3.A9_a.C3.A9ronautique_.22VLADIKITE.22

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  2. Excellent condensé de sa biographie. J’ai regardé Aviator en DVD hier, je m’interrogeais sur sa vie, grâce a vous je n’ai pas eu à parcourir la Toile de long en large.
    Bravo !

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