LE DERNIER EMPEREUR D’AUTRICHE CHARLES 1ER ET L’IMPÉRATRICE ZITA.


Charles, Zita et leur fils Otto d’Autriche et l’empereur Charles et l’Impératrice Zita sur leurs lits de mort à Madère (pour Charles) le 1er avril 1922.

CHARLES FRANÇOIS JOSEPH DE HABSBOURG-LORRAINE (Karl Franz Josef von Habsburg-Lothringen) (Persenbeug, 17 août 1887  – Madère, 1er avril 1922) a été, sous le nom de Charles Ier, le dernier empereur d’Autriche, le dernier roi apostolique de Hongrie sous le nom de Charles IV (IV. Károly) et le dernier roi de Bohême, sous le nom de Charles III, du 22 novembre 1916 au 12 novembre 1918.

Il est le fils de l’archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine (1865-1906) et de Marie-Josèphe de Saxe (1867-1944).

L’ église catholique l’a déclaré Bienheureux en 2004.  Le procès de béatification de son épouse Zita est en cours.

Biographie

L’archiduc avec ses parents et son frère cadet (vers 1897)
L’archiduc Charles et l’archiduchesse Zita, le jour de leur mariage (21 octobre 1911)

L’empereur François-Joseph vers 1914

L’archiduc François-Ferdinand

Petit-neveu de l’empereur François-Joseph (Franz Josef), il est à sa naissance cinquième dans l’ordre de succession au trône et a donc peu de chance de porter un jour la couronne.

Les morts de l’archiduc héritier Rodolphe en janvier 1889 sans descendance mâle puis de son grand-père l’archiduc Charles-Louis, frère cadet de l’empereur, en 1896 le rapprochent du trône… mais surtout, en 1900, le mariage morganatique de son oncle, l’archiduc héritier François-Ferdinand(dont les enfants seront non dynastes), puis la mort prématurée de son père l’archiduc Othon en 1906 fait de lui, à l’âge de 19 ans, l’héritier à terme de la double-monarchie.

Il devient selon la tradition familiale officier dans l’armée austro-hongroise.

Le 21 octobre 1911, il épouse la princesse Zita de Bourbon-Parme (Zita di Borbone) (1892-1989) fille de Robert 1er, duc de Parme.

Le procès de béatification de la servante de Dieu Zita a été ouvert le 10 décembre 2009.

Ils ont eu huit enfants :

OTTO (OTHON) DE HABSBOURG-LORRAINE (1912-2011), archiduc d’Autriche, épouse en 1951 la Princesse Régina de Saxe-Meiningen (1925-2010), sept enfants.

  • ADELHEID (ADÉLAÏDE) DE HABSBOURG-LORRAINE (3 janvier 1914- Pöcking, Bavière 3 octobre 1971) Durant Deuxième Guerre mondiale émigre aux États-Unis, elle est morte célibataire.

ROBERT DE HABSBOURG-LORRAINE (1915-1996), épouse la princesse Marguerite de Savoie-Aoste (1930-), cinq enfants.

  • FÉLIX DE HABSBOURG-LORRAINE (1916-6 septembre 2011), épouse en 1952 la princesse Anne-Eugènie d’Arenberg (1925-1997), sept enfants.

Inhumation de l’archiduc Félix d’Autriche à Muri

L’inhumation de l’archiduc Félix d’Autriche, dernier enfant survivant de l’empereur Charles et de l’impératrice Zita d’Autriche, aura lieu à Muri, dans l’ancienne abbaye bénédictine du canton d’Argovie où repose déjà son épouse l’archiduchesse Eugénie, née princesse d’Arenberg. La date est fixée le samedi 1er octobre à 11h. La messe de requiem devrait être célébrée par le TRP German Erd, abbé de Stams (OCist. au Tyrol).

CHARLES-LOUIS (KARL LUDWIG) DE HABSBOURG-LORRAINE (1918-2007), épouse en 1950 la Princesse Yolande de Ligne (1923-), quatre enfants.

Arrivée de l’archiduc Charles Christian, de sa maman la princesse Yolande de Ligne et de son épouse la princesse Marie Astrid de Luxembourg.

  • RODOLPHE (RODOLPH) DE HABSBOURG-LORRAINE (1919 – 15 mai 2010), épouse la Comtesse Xénia Czernichev-Bézobrazoff (1929-1968), quatre enfants. En 1971, il se remarie à la Princesse Anne Gabrielle de Wrede (1940-), un enfant.

  • CHARLOTTE DE HABSBOURG-LORRAINE (1er mars 1921-23 juillet 1989), épouse Georges-Alexandre de Mecklembourg (1899-1963), sans postérité.

  • ÉLISABETH DE HABSBOURG-LORRAINE, née posthume (21 mai 1922-7 janvier 1993), épouse le Prince Heinrich de Liechtenstein (5 août 1916-17 avril 1991), cinq enfants.

Sa conduite irréprochable – sans être forcément soumise – lui assure l’affection sincère du vieil empereur François-Joseph accablé par les deuils et les scandales mais aussi de ses soldats. Il est également très proche de sa mère et de la troisième épouse de son grand-père l’archiduchesse Marie-Thérèse de Bragance.  Il n’en est pas moins victime de calomnies qui lui prêtent un penchant pour l’adultère et pour l’alcool et le prétendent inexpérimenté.

Conscient de ses devoirs, il entretient de bonnes relations tant avec son grand-oncle et son oncle (dont les relations sont souvent tendues).

Selon toutes probabilités , il devait accéder au trône vers 1940… Menant une vie calme et retirée, il devient brutalement l’héritier du trône dès le 28 juin 1914 après l’assassinat de son oncle l’ archiduc François-Ferdinand à Sarajevo.  Il prendra la succession de son grand-oncle à la mort de celui-ci le 22 novembre 1916.

Empereur et Roi

L’impératrice Zita

Son couronnement comme roi de Hongrie a lieu à Budapest dès le 30 décembre 1916.  Il n’a jamais été couronné empereur d’Autriche, ni roi de Bohême.

Dès son avènement le 22 novembre 1916, il restreint le train de vie de la cour et, sous l’influence de l’impératrice, engage des réformes sociales ce qui lui vaut la haine – et les calomnies – des nantis (création du premier « Ministère des affaires Sociales » au monde).

Mais son principal objectif est de trouver les voies de la paix avec les Alliés et notamment la France. Il entame alors une négociation secrète, par l’intermédiaire de ses beaux-frères, les princes Sixte, et Xavier de Bourbon-Parme, avec le gouvernement français, sous les auspices de Jules Cambon, secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, d’ Aristide Briand, président du Conseil et du président de la République Raymond Poincaré.

Le 24 janvier 1917, les deux princes sont à Paris où ils ne rencontrent que Jules Cambon, secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères.  À l’issue de cette entrevue, les deux frères rédigent ce qu’ils estimaient avoir ressenti comme étant le seuil en deçà duquel le gouvernement français n’entamerait aucune négociation.

Durant la guerre, l’empereur va tout faire pour épargner des vies et quelques-uns de ses officiers seront en désaccord avec cette politique. Ainsi, Charles ordonne de ne pas affecter aux postes dangereux les personnes dont la famille compte déjà deux morts ou les hommes qui sont pères de familles de plus de six enfants. L’empereur fera tout son possible pour éviter les opérations coûteuses en vie et non nécessaires. Il interdira également de bombarder des villes non stratégiques.

Sur la base de cette note rédigée par les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme, l’Empereur Charles fait une proposition, par une apostille manuscrite, ajoutée à une note officielle franchement négative du gouvernement austro-hongrois. Selon cette apostille manuscrite, l’empereur Charles, émet les propositions suivantes :

  1. il s’appliquera à faire admettre par son allié, l’Empire allemand, que les droits légitimes de la France sur l’Alsace-Lorraine soient rétablis dans leur totalité ;
  2. il s’appliquera auprès de son allié, l’Empire Allemand, à ce que la Belgique soit rétablie dans sa souveraineté intégrale, y compris dans ses colonies ;
  3. la monarchie austro-hongroise doit être maintenue dans le respect du statu quo de ses frontières ;
  4. la discussion avec la Russie sur le problème de Constantinople n’est pas d’actualité, en raison de la révolution qui vient d’éclater à Petrograd.

On ne peut dire que ces propositions répondent aux attentes du gouvernement français car elles ne correspondent en fait qu’à une « vue » du prince Sixte de Bourbon-Parme. Ces propositions sont en particulier nettement en retrait par rapport à la note formulée quelques jours auparavant par le gouvernement français (10 janvier 1917) à l’intention du Président des États-Unis Wilson.

Les négociations commencées sous les auspices d’Aristide Briand, continuent avec Alexandre Ribot, nouveau président du Conseil, à la suite du renversement du Cabinet Briand.

Ribot ne croit pas à la sincérité des propositions de l’Empereur et pense que des engagements qui ne prennent que la forme d’apostilles manuscrites ne peuvent être pris au sérieux. En outre, désireux de respecter les propositions françaises de paix telles qu’elles avaient été formulées le 10 janvier 1917 – en particulier les engagements des Alliés envers l’Italie, que le point trois de la contre-proposition ne pouvait pas satisfaire – il fait en définitive répondre qu’il est hostile à la poursuite des entretiens hors d’une concertation préalable avec l’Italie.

Les dirigeants britanniques, sollicités également par les princes de Bourbon-Parme, répondent qu’ils comprennent l’attitude française ainsi que l’intransigeance italienne.

Le Comte Czernin contribue à faire échouer la négociation

Cette négociation se termine par un scandale énorme au printemps 1918, suite aux rodomontades du Comte Ottokar Czernin, ministre des affaires étrangères de l’Autriche-Hongrie, devant le conseil municipal de Vienne: le comte Czernin affirme devant cette assemblée que le président du conseil français Georges Clémenceau s’est résigné à faire à l’Autriche-Hongrie des offres de négociations suite aux succès des offensives allemandes.

Face à une telle mauvaise foi, le sang du « Tigre» ne fait qu’un tour : «  Le Comte Czernin a menti », tonne-t-il, et, à l’appui de cette colère, il fait publier copie de la lettre autographe du 24 mars 1917où l’Empereur annonçait que «  si l’Allemagne refusait d’entrer dans la voie de la raison, il se verrait contraint d’abandonner son alliance pour faire une paix séparée avec l’Entente».

Cette déclaration met l’Empereur Charles dans une position intenable face à son allié allemand qui l’accuse de trahison, alors que Charles avait pris la précaution d’informer l’empereur Guillaume II qu’il avait engagé des pourparlers de paix, sans toutefois en révéler le contenu exact. L’état-major allemand met en place un plan d’invasion de l’Autriche et d’internement de son souverain. Il ne peut toutefois le mettre à exécution.

Ayant à faire face au problème des nationalités et en réponse aux propositions du président Américain Wilson, notamment au quatorzième point sur le « Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes », Charles propose, en octobre 1918, la fédéralisation de l’Empire.

La résistance du gouvernement hongrois, présidé par le Comte Istvan Tisza, à toute modification constitutionnelle du compromis imposée par la fédéralisation ne permet pas de réaliser ce programme en temps utile. Dans la proclamation « À mes peuples » en octobre 1918, Charles l’impose, la Hongrie proclame ipso facto la fin de l’Autriche-Hongrie, en faisant sécession.

Finis l’Autriche

Le régent Horthy

L’église Nossa Senhora do Monte où repose Charles Ier

Le 12 novembre 1918, la République est proclamée en Autriche après que Charles ait accepté de soumettre au vote du Parlement autrichien la forme de l’État, sous la pression (et l’assurance) des Chrétiens-sociaux qu’ils voteraient en faveur de la Monarchie. Ils votèrent contre, de sorte que c’est bien une majorité des représentants du peuple autrichien qui, ce jour là, permit l’instauration de la République.

Les royaumes et principautés slaves ont proclamé dès la fin Octobre leur indépendance.

L’empereur Charles refuse d’abdiquer. Il se contente de signer un retrait momentané des affaires publiques le 12 novembre 1918, trois jours après l’empereur Allemand Guillaume II,qui a trouvé refuge aux Pays-Bas.

Retiré tout d’abord, dès le 12 novembre 1918, au château d’Eckartsau, en Basse-Autriche (ci-dessous), l’empereur Charles, suite aux pressions effectuées par le nouveau chancelier, Karl Renner, qui veut obtenir son abdication en bonne et due forme, est contraint de quitter son pays et de demander asile à la Suisse où demeure la mère de l’impératrice, la duchesse douairière de Parme Antonia de Bragance.

Le long exil de la famille impériale commence par la Suisse tandis que les républiques qui ont succédé à la double-monarchie confisquent les biens de l’ex-famille impériale.

La Hongrie connait une révolution socialiste dirigée par le bolchévique Béla Kun (21 mars – 1er août 1919).

Pendant ce temps, le démembrement de l’Autriche-Hongrie est officialisé par le Traité de Saint-Germain le 10 septembre 1919 et le Traité de Trianon le 4 juin 1920. 

Sur la demande du pape Benoit XV qui redoute l’expansion du bolchévisme soviétique, l’ex-empereur et roi tente de remonter sur le trône de Hongrieen mars et en octobre 1921.

Malgré des débuts prometteurs, le Régent Horthy, ancien officier de marine et proche du défunt empereur François-Joseph, refuse de lui remettre le pouvoir, prétextant que le retour d’un Habsbourg-Lorraine sur un trône ne serait jamais accepté par les Alliés et la Petite Entente qui avait menacé d’envahir la Hongrie.

Ne désirant pas être à l’origine d’une nouvelle guerre civile, Charles, forcé de se rendre, se constitue prisonnier. Remis à l’Angleterre, Charles et Zita, sur décision de la Conférence des Ambassadeurs, sont exilés sur l’île de Madère où le Portugal accepte de les accueillir.

L’empereur et roi meurt le 1er avril 1922, d’une pneumonie, veillé par l’impératrice enceinte de son huitième enfant, à l’âge de 34 ans et 7 mois quelques semaines après le pape Benoit XV.

Charles est enterré dans l’église Nossa Senhora do Monte sur les hauteurs de Funchal. Son cercueil est déposé dans une alcôve en dessous d’un grand crucifix. Son fils aîné, Otto, âgé de dix ans, devient alors le chef de la maison de Habsbourg-Lorraine.

Béatification

Charles Ier a été béatifié à Rome, le 3 octobre 2004, par le pape Jean-Paul II.  Les raisons de cette béatification tiennent à la fois aux tentatives que Charles fit pour trouver les voies de la paix en 1917, tant par la médiation de ses beaux-frères les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme, que par son soutien apporté à la médiation du pape Benoit XV, et à ses vertus chrétiennes.

Il avait en effet placé sa vie sous le signe de l’Eucharistie et s’était engagé à suivre les enseignements du Christ dans sa vie privée et publique. Il sut également suivre l’enseignement social de l’Église et les premières mesures prises par lui, en tant que souverain, furent de supprimer le train de vie de la cour d’Autriche afin de pouvoir aider les pauvres sur ces économies, et d’adopter les réformes sociales nécessaires. Il créa, sous l’influence de l’Impératrice Zita, le premier ministère des affaires sociales au monde. Il fut en son temps appelé par l’Arbeiter Zeitung (Le Journal des Travailleurs), « l’Empereur du peuple », ce qui entraîna les moqueries de l’aristocratie.

Le processus de la béatification de l’Empereur Charles a été entrepris dès 1923(un an après sa mort) et le procès de béatification a été officiellement ouvert en 1949. Les pièces, documents et témoignages représentent plusieurs dizaines de milliers de pages. Le miracle reconnu lors du procès de béatification serait survenu en Amérique du Sud, à Curitiba, dans l’État brésilien du Paranà (guérison soudaine d’un ulcère variqueux douloureux entraînant une incapacité de marcher d’une religieuse missionnaire, des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul, originaire de Pologne). À l’unanimité, tant de la part des médecins que de celle des théologiens qui ont examiné son cas à Rome, cette guérison a été déclarée scientifiquement inexplicable.

Mariage et descendance

Parmi les nombreux petits-enfants de Charles et Zita, l’archiduc Charles-Christian a épousé en 1982 la princesse Marie-Astrid de Luxembourg (fille du couple grand-ducal) et l’archiduc Lorenz a épousé en 1984 la princesse Astrid de Belgique et a été titré en 1995 prince de Belgique par son beau-père le roi Albert II(ses cinq enfants font partie de l’ordre de succession au trône belge).

Citation

Jeune officier, il répliqua à un de ses supérieurs : « Au dessus du règlement, il y a les lois de l’humanité »

Ainsi que le rappelait le cardinal José Saraiva Martins en avril 2004 lors de la promulgation du décret reconnaissant un miracle dû à son intercession le jour de leur mariage, le jeune archiduc de 23 ans dit à son épouse : « Maintenant nous devons nous conduire l’un l’autre au ciel »,

Parlant à son épouse Zita la veille de son couronnement (1916) il dit en parlant du peuple et en faisant allusion à l’entrée du Christa Jérusalem (Rameaux) : « Aujourd’hui ils m’acclament mais bientôt ils crieront et réclameront ma tête ».

Il avait également dit à son fils Otto, lors de graves troubles révolutionnaires en Autriche: « Renoncez à tout s’il le faut, mais ne renoncez jamais à la Lorraine ». Fidèlement, durant leur long exil, l’archiduc et sa mère l’impératrice Zita portèrent le titre de « duc et duchesse de Bar »

Dans une de ses lettres au pape Benoit XV(28 février 1919), il dit « Dans les épreuves que la Divine Providence m’a envoyées, j’ai conservé le sentiment d’avoir toujours fait mon devoir et de n’avoir voulu en toute chose que le bonheur de mes sujets, de même que la plus grande gloire de Dieu et le triomphe de notre Sainte Mère l’Église ».

Jean-Paul II aura ces mots à l’égard de l’Empereur : « Il était un homme d’une intégrité morale certaine et d’une foi solide, qui a toujours cherché le mieux pour ses peuples, et dans ses actes de gouvernement s’est conformé à la doctrine sociale de l’Église. Il a entretenu les idéaux de justice et de paix avec un appel constant à la sainteté. Il était un chrétien, un père, un mari, un monarque exemplaire. »

Voici la descendance de l’empereur Charles 1er et de l’impératrice Zita d’Autriche-Hongrie : 8 enfants, 33 petits-enfants, 110 arrières-petits-enfants, 9 arrières-arrières-petits-enfants.

OTTO (OTHON) DE HABSBOURG-LORRAINE (20 nov. 1912-4 juillet 2011) épouse la Princesse Régina de Saxe-Meiningen  (7 enfants, 22 petits-enfants et 2 arrière-petits-enfants).

Le cercueil de l’archiduc Otto le 4 juillet 2011.

Les 7 enfants de l’archiduc Otto et de l’archiduchesse Régina (de gauche à droite) : Andréa, Gabriela, Karl, Georg, Michaëla, Monika et Walburga.

Andréa de Habsbourg (née en 1953) épouse le Comte Charles Eugène de Neipperg : Philippe (1978), Benédict (1980), Dominic (1981), Hemma (1983), Katharina (1986). Philipp a épousé Paula Wolff : Johanna (2009), Stephen (2010).

  • Mickaëla de Habsbourg (née en 1954) épouse Alban Ferrand d’Antin (div)/ épouse le Comte Hubertus de Kageneck (div) : Marc Juan (1984), Carla (1987), Justin Christopher (1989)
  • Monica de Habsbourg (née en 1954) épouse Don Luis Gonzaga de Casanova-Cardenas y Baron, Duc de Santangelo : Balthazar (1981), Raphaël (1983), Santiago (1986), Gabriel (1993).

  • Monica avec ses frères Karl à gauche et Georges à droite.
  • Gabriela de Habsbourg (née en 1956) épouse Christian Meister (div) : Séverin (1981), Lioba (1983), Alène (1986)

  • Walburga de Habsbourg (née en 1958) épouse le Comte Archibald Douglass : Mauritz (1994)

  • Charles (Karl) de Habsbourg (né en 1961) épouse la Baronne Francesca von Thyssen : Eléonore (1994), Ferdinand-Zvonimir (1997), Gloria (1999).
  • George de Habsbourg (né en 1964) épouse la Duchesse Eilika d’Oldenburg : Sophie (2001), Ildiko (2002), Charles-Constantin (2004)

  • Georges, sa femme et l’archiduchesse Gabriela

ROBERT DE HABSBOURG-LORRAINE (1915-1996) épouse la Princesse Margarita de Savoie-Aoste : 5 enfants et 18 petits-enfants.

  • Marie-Béatrice d’Autriche-Este (née en 1954) épouse le Comte Riprand von Arco-Zinneberg : Margarita, Anna-Thérésa, Olympia, Marie-Gabrielle, Maximiliana, Georgiana

  • Lorenz d’Autriche-Este (né en 1955 ) épouse la Princesse Astrid de Belgique : Amadéo (1986), Maria Laura (1988), Joachim (1991), Luisa-Maria (1995), Laetitia-Maria (2003)

  • Gérard d’Autriche-Este (célibataire)

  • Martin d’Autriche-Este (né en 1959) épouse la Princesse Katharina d’Isenburg : Bartholomeus (2006), Emmanuel (2008), Hélène (2009), Luigi (2011)

  • Isabelle d’Autriche-Este (née le 2 mars 1963) épouse le Comte Andréa Czarnocki Lucheschi (1960-): Alvise (1999), Carlo (2000), Marie-Anna (2002), Alessandro (2004)

ADELHEID (ADÉLAÏDE) DE HABSBOURG-LORRAINE (1914-1971)

Otto et Adélaïde en Belgique en novembre 1932.

FÉLIX DE HABSBOURG-LORRAINE (1916- 6 septembre 2011) épouse la Princesse et Duchesse Anna-Eugénie d’Arenberg (1925-9 juin 1997) (+) :7 enfants et 26 petits-enfants et 1 arrière-petit enfant.

  • Maria del Pilar de Habsbourg et ses deux filles Kinga et Maria Francisca (née en 1953) épouse Vollrad-Joachim Edleer von Poschinger : Kinga (1981), Karl-Ludwig (1982), Maria-Benedicta (1983), Maria-Francisca (1987),

  •  Antonia de Habsbourg (1991). Maria Benedicta épouse Hubertus von Burger Scheidlin : Lorenz (2011)
  • Charles Philipppe (Karl Philip) de Habsbourg (né en 1954) épouse Martina Donath (div) : Julian (1994) / épouse  Anne-Claire Lacrambe : Louis Damien (1998)

  • Karl-Philip avec sa deuxième femme Anne-Claire Lacrambe et ses deux enfants.
  • Kinga Barbara de Habsbourg (12 octobre 1955) épouse le 3 juin 1985 le Baron Wolfgang von Erffa : Zita (1986), Hubert Laszlo (1988), Maria Assunta (1988), Maria Isabel (1993), Constanza (1999)
  • Raimond Joseph de Habsbourg (28-01-1958-2008) épouse Bettina Goetz : Felix (1996), Sophia (1998), Maria Theresa (2000)

  • Myriam Adélaïde de Habsbourg  (21-11-1959) épouse Jaime Corcuerra Acheson : Charles Sebastian (1984), Pedro Johannes (1985), Felipe (1987), Andres (1988) ils vivent à Mexico.

  • Istvan François de Habsbourg (né en 1961) épouse la Comtesse Paola Temesvari : Andras (1994), Paul (1997), Marguerite (1999)

  • Viridis de Habsbourg ( née en 1961) épouse Carl Dunning-Gribble : Carl Léopold (1991), Ferdinand (1992), Maximilian (1996), Marie Charlotte (2001)

CHARLES-LOUIS DE HABSBOURG-LORRAINE (1918-11 décembre 2007) épouse la Princesse Yolande de Ligne : 4 enfants, 20 petits-enfants ( en comptant la défunte petite Alexandra de Auersperg-Traunson) et 3 arrières-petits-enfants.  Il a été inhumé le 12 janvier 2008 dans la crypte des Capucins à Vienne.

  • Rodolphe de Habsbourg (né en 1950) épouse la Baronne Marie-Hélène de Villenfagne : Carl Christian (1977), Priscilla (1979), Johannes (1981), Thomas ( 1983), Marie des Neiges (1986), Franz Ludwig (1988), Mickael (1990), Joseph (1991). Carl Christian épouse Estelle de Saint-Romain : Zita (2008), Agneska (2010)

  • 2ème photo – Rodolphe et Mickael à Montréal le 29 août 2011 pour la béatification de l’impératrice Zita.
  • Alexandra de Habsbourg (née en 1952) épouse Hector Riesle : Felipe (1986), Constance (1987), Sofia (1989)

  • Carl Christian de Habsbourg (ci-dessous) ( né en 1954) épouse la Princesse Marie-Astrid de Luxembourg : Marie Christine (1983), Imre (1985), Christophe (1988), Alexander (1990), Gabriela (1994). Marie Christine épouse le Comte Rodolphe de Limburg-Stirum : Léopold (2011) (photos ci-dessous)

  • Christophe bébé, Marie-Christine et Imre.

  • Marie-Christine sa fille aînée, son fils aîné Imre et sa fille cadette Gabriela.
  • Constanza de Habsbourg (née 1957)épouse le Prince Franz Josef de Auesperg-Trautson : Alexandra (1998+), Anna-Maria (1997 adoptée), Ladislaya (1999), Eleonora (2002)

RODOLPHE (RODOLPH) DE HABSBOURG-LORRAINE (ci-dessous) (5 septembre 1919-15 mai 2010) épouse la Comtesse Xénia Besabrasov  (1929-1968) (+) / épouse la Princesse Gabrielle de Wrede : 5 enfants et 16 petits-enfants.

  • Maria Anna de Habsbourg (née 1954) épouse le Prince Pierre Galitzine : Xénia (1983), Tatianna (1984), Alexandra (1986), Maria (1988), Dimitri (1990), Ionn Teimouraz (1992). Xénia épouse Alberto Matta Maya.


  • Charles Pierre (Karl Peter) de Habsbourg (né en 1955) épouse la Princesse Alexandra de Wrede : Antonia (2000), Lorenz (2003)

  • Siméon de Habsbourg (né 1958) épouse la Princesse Maria-Paloma de Bourbon-Deux-Siciles : Johannes (1997), Ludwig (1998), Isabelle (2000), Carlota (2003), Philipp (2007).

  • Johannes de Habsbourg (1962-1975)
  • Catharina de Habsbourg (née en 1972) épouse le Comte Maximiliano Secco di Aragona : Costantino (2000), Nicolo (2002), Rodolphe (2010).

CHARLOTTE HEDWIG FRANZISKA DE HABSBOURG-LORRAINE (1921-1989) épouse le Duc Alexandre Georges de Mecklenbourg (1899-1963) (2ème épouse 1956). Pas d’enfant.

Adelheid, Charlotte et Élisabeth. 2ème photo Charlotte.

ÉLISABETH CHARLOTTE DE HABSBOURG-LORRAINE (VON LIECHTENSTEIN) (21 mai 1922-7 janvier 1993) épouse le Prince Heinrich de Liechtenstein (5-08-1916/17-04-1991) : 5 enfants, 7 petits-enfants et 3 arrières-petits-enfants.

Vincenz karl Liechtenstein (1950-14 janvier 2008) épouse Hélène de Cossé-Brissac (div) : Adelheid (1981) mariée en Deutschfeistritz-Peggau le 31 janvier 2009 avec le Comte Dominic Coudenhove Kalergi (b. London, 7 October 1973), Hedwig (1982)/ Roberta Valeri Manera (div) : Hedwig épouse le Comte Olivier de Quélen : Maïwenn (2010), Raphaelle (2011), Béatrice (2011) .  Il s’est remarié avec Roberta Valeri Manera (1953–) en 1999.


  • Mickaël de Liechtenstein (né en 1951) épouse Hildegard Peters :Thérèse (1987), Gisela (1990)

  • Charlotte de Liechtenstein (née en 1953) épouse Pieter K. van der Byl (1923-1999) Ministre de la défense en Rhodésie (+) : Pieter (1980), Valerian (1982), Casimir(1990)

  • Christoph de Liechtenstein (né le 11 avril 1956)
  • Karl de Liechtenstein (né le 31 août 1957)

Zita de Bourbon ou Zita de Habsbourg, princesse de Parme, née à Viareggio (Italie) le 9 mai 1892, morte à Zizers (Suisse) le 14 mars 1989, dix-septième enfant de Roberto Ier de Parme et cinquième enfant de la duchesse Maria Antónia de Bragance infante du Portugal.

À 19 ans, elle épousa Charles d’Autriche (Karl), petit-neveu de l’empereur François-Joseph (le mari de Sissi), qui devint archiduc en 1914, après l’assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo, puis Empereur Charles Ier d’Autriche, à la mort de François-Joseph. Elle devint donc l’impératrice Zita en 1916, à un moment où l’Autriche, en situation économique au plus bas, était en guerre et subissait d’énormes pertes humaines.

Des négociations secrètes s’engagèrent pour une paix séparée avec la France mais elles échouèrent, sous l’influence de l’Allemagne et de certains français, comme Georges Clemenceau, qui vouaient une haine tenace aux Habsbourg, et qui préféraient voir l’éclatement de l’empire autrichien.

Timbres à l’effigie de l’impératrice Zita (5).

À la fin de la Première Guerre mondiale, l’instauration de la république contraignit le couple impérial à partir en exil en Suisse. Zita n’e fut donc impératrice que deux ans. Puis ils partirent à Madère, tous leurs biens furent saisis, et ils vécurent dans le plus complet dénuement matériel. Après avoir eu cinq enfants, ils en eurent trois autres durant leur exil. Charles Ier mourut le 1er avril 1922 d’une pneumonie, et leur dernier enfant naquit après sa mort.

Zita éleva donc seule, ses huit enfants. Elle changea souvent de pays : l’Espagne, la France, la Belgique, le Québec en 1940, New York et à nouveau la Suisse à partir de 1949.

La république autrichienne interdit à l’impératrice d’assister aux obsèques de sa fille Adélaïde au Tyrol en 1971. Ce n’est qu’en 1982, grâce à l’intervention du roi Juan Carlos d’Espagne auprès du chancelier autrichien, qu’elle fut autorisée à venir jusqu’à Vienne, où elle reçut un accueil triomphal.

Zita termina sa vie presque aveugle et marchait avec des béquilles. Elle vivait dans un couvent en Suisse. Elle mourut à l’âge de 97 ans et deux semaines après sa mort, elle eut à Vienne des obsèques quasi nationales.

L’exil en Amérique de l’impératrice Zita (1940-1953)

Avec l’Anschluss, qui a pour nom de code militaire « Opération Otto », en référence à son ennemi le plus irréductible, l’empereur titulaire que l’organe de presse du parti n’allait pas tarder à qualifier de « rejeton dégénéré des Habsbourg, criminel en fuite, fils de Charles, l’empereur traître » , Hitler envahit l’Autriche et va laisser libre cours à sa haine anti-Habsbourg. Deux des enfants de l’impératrice, qui vivaient en Autriche, tombent sous le coup d’un mandat d’arrêt. Félix et Adélaïde doivent fuir rapidement l’Autriche en passant par la Hongrie, la Yougoslavie, l’Italie et la France pour rejoindre leur mère en Belgique. Dès le 1er avril 1938 un convoi emmène à Dachau certains des principaux responsables du mouvement monarchiste pro-Habsbourg, dont les cousins d’Otto, les princes Max et Ernst de Hohenberg, fils de l’archiduc François-Ferdinand, les orphelins de Sarajevo. Otto est condamné à mort par contumace, coupable de haute-trahison aux yeux du Troisième Reich, le 22 avril 1938.
Le 9 mai 1940, le jour anniversaire de l’Impératrice, après 8 mois de drôle de guerre, les Allemands attaquent la Belgique. Le 10 à l’aube, des dizaines de Messerchmidt survolent le secteur. Les 17 occupants de la maison s’entassent (dont 3 neveux, enfants de la grande-duchesse de Luxembourg) dans 3 voitures en direction de la France. Deux heures plus tard, une bombe fait exploser le toit du château : « une petite attention de Hitler » selon Otto.

LA PÉRIODE QUÉBÉCOISE

Heureusement l’itinéraire avait été préparé par l’impératrice depuis longtemps. Après l’Espagne et le Portugal, ils s’embarquèrent pour les États-Unis, à New York, mais l’impératrice ne voulait pas y demeurer car les quatre plus jeunes archiducs devaient finir leurs études. Elle choisit donc une université catholique réputée et francophone, soit l’université Laval de Québec.  Elle s’installa dans la banlieue de Québec à Sillery, dans la villa St. Joseph prêtée par les Sœurs de Sainte Jeanne d’Arc de 1940 à 1948. C’est assez petit mais sa famille s’est réduite car les quatre aînés sont aux États-Unis ou en Angleterre, soit y travaillant, soit y défendant les intérêts de leurs peuples. Son expérience – même en retrait – de la politique sert même l’impératrice qui aide son fils en le représentant auprès de Roosevelt, qui la reçoit dans sa demeure d’Hyde Park (11 septembre 1943), plaidant pour l’Autriche et un projet de fédération danubienne.

Au Québec, pendant la guerre, le niveau de vie redevient très spartiate : chacun a tapissé soi-même sa chambre. La princesse Alice témoigna découvrir un salon sans rideaux aux fenêtres, un sol recouvert de linoléum. Du thé et des biscuits secs lui sont offert tandis que ses hôtes se contentent d’un verre d’eau : « J’avais l’impression qu’ils étaient très pauvres ». Ils vivent toujours de la générosité de fidèles sujets. De fait, l’essentiel pour eux reste dans la dévotion. Une chapelle est installée, et un aumônier y célèbre tous les jours la sainte messe.

Peut-être cela explique sa grande sensibilité à la souffrance et détresse de ses peuples, qu’elle s’efforce d’aider. Elle va s’investir pour récolter des dons à leur profit. Elle entame une cinquantaine de conférences à travers le Canada à l’initiative d’organisations caritatives catholiques. Ses enfants étant adultes, elle peut s’occuper de ses sujets. Les dons affluent et l’Impératrice, aidée de sa mère, la duchesse Maria-Antonia, de sa sœur, la princesse Isabelle, et sa dernière fille Élisabeth, classent, nettoient, et emballent, aidées des scouts. Le produit de la première série de conférences est offert au diocèse de Salzbourg, en zone d’occupation américaine. Devant ce succès, elle organise une seconde tournée en 1946-1947, aux États-Unis. Elle prépare le voyage elle-même, dormant dans des institutions religieuses et voyageant en train de seconde classe. Elle se prête aux interview des journées entières, sortant de sa réserve naturelle, pour que cette publicité porte fruit pour les Autrichiens et les Hongrois. Des milliers de colis sont envoyés grâce à la fondation Care (Cooperative for Americans Remittances to Europe), ainsi que de la vaisselle liturgique pour les églises détruites. Cette action caritative dure jusqu’en 1948.

LA PÉRIODE AMÉRICAINE

À Noël 1948, l’impératrice emménage dans une maison (ayant appartenu à Mark Twain) que ses enfants, qui tous travaillent désormais, lui ont achetée, à Tuxedo Park, à 60 km au Nord-Ouest de New York. En effet, les sœurs de Sainte Jeanne d’Arc avaient besoin de leur maison à Québec et Zita voulait se rapprocher de ses enfants, dont un certain nombre étaient dans la région de New York. Elle y rendit un dernier service à l’Autriche. Le Sénat voulait l’exclure dans le programme d’aide Marshall, arguant de l’enthousiasme de l’accueil reçu par Hitler en 1938. En concertation avec son fils Otto, l’impératrice invita une cinquantaine de femmes de sénateurs pour leur exposer la réalité de l’Anchsluss et celles-ci réussirent à convaincre leur époux qui votèrent les subsides pour l’Autriche. Ce fut son dernier acte politique, dévoué à ceux qui la traitèrent en ennemie à cause de son nom de mariage, et refusèrent de la laisser entrer dans sa patrie jusqu’en 1982 !  Heureusement Dieu voulait voir les vertus de ses fidèles serviteurs reconnues puisqu’à cette même époque, le 11 juillet 1949, s’ouvrit officiellement le procès de béatification de son époux. Radio Vatican présentait ainsi ce procès : « pour l’honneur de Dieu et la gloire de l’Église, pour donner à notre temps dans la personne du serviteur de Dieu l’intercesseur dont l’image de souverain conscient de ses responsabilités et moderne, comme époux et père de famille catholique, serait si nécessaire à notre époque de corruption et de destruction morale, de décadence du mariage et de la famille ».

L’âge des mariages et des naissances

Les enfants de Zita se marièrent relativement tard à cause de la guerre qui les avait privés de rencontres avec des jeunes gens de leur rang. De fait, Zita, pour donner son assentiment, attend d’eux qu’ils ne dérogent pas : les conditions posées ne sont pas certes, celles qui valaient dans l’Empire, mais elle attend toujours des familles princières ou de haute lignée et surtout catholiques. Elle fut écoutée, et il est vrai que ses enfants et petits-enfants furent plutôt épargnés par le drame des dislocations familiales. Elle traverse à plusieurs reprises l’Atlantique pour assister au mariage de ses enfants.

Citons ainsi:

– le 12 septembre 1949, sa plus jeune fille Élisabeth épouse Henri, Prince du Liechtenstein à Lignières (Cher), château de François-Xavier de Bourbon-Parme. De ce mariage naquit le 30 juillet 1950 le premier petit-fils de la Servante de Dieu, Vincent, Prince du Liechtenstein.

– le 17 janvier 1950, l’archiduc Charles-Louis épousa la Princesse Yolande de Ligne au château de Béloeil (Belgique). De ce mariage naquit le 17 novembre 1950 le premier petit-fils de la Servante de Dieu, qui porta le nom de Habsbourg et le titre d’archiduc, Rudolphe.
– le 10 mai 1951, l’empereur en titre Otto épousa la Princesse Régina de Saxe-Meiningen à Nancy (Meurthe-et-Moselle).
– le 18 novembre 1952, l’archiduc Félix épousa la Princesse Anne-Eugénie d’Arenberg à Beaulieu (Alpes-Maritimes).
– le 22 juin 1953, l’archiduc Rodolphe épousa la Comtesse Xénia Tschernicheff-Bezobrazoff à Tuxedo Park.


[1] Durant cette période, de nombreuses familles royales sont exilées au Canada par les affres de la guerre. Rideau Hall, à Ottawa, sert essentiellement de refuge temporaire à ceux qui sont souvent apparentés au gouverneur général et à son épouse. Il s’agit du prince héritier Olav et de la princesse impériale Martha de Norvège, de la grande-duchesse Charlotte et du prince Félix du Luxembourg (frère de la Servante de Dieu), du roi Pierre de Yougoslavie, du roi George de Grèce, ainsi que la reine Wilhelmine avec son héritière, la princesse Juliana, et ses petites filles la princesse Béatrix et la princesse Margriet des Pays-Bas.

[2] Petite-fille de la reine Victoria, Alice, princesse de Grande-Bretagne (1881-1981) est l’épouse du major général Prince Alexandre de Teck (1874-1957), Comte d’Athlone, gouverneur général du Canada. À ce titre, il représente le roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord dans ce dominion du Commonwealth.

PHOTO DE FAMILLE

Félix de Habsbourg-Lorraine en haut à gauche décédé le 6 septembre 2011.

Charles et Zita en exil à Madère.

Les enfant d’Otto de Habsbourg-Lorraine ci-dessous.

1-comtesse Archibald Douglas, née archiduchesse Walburga d’Autriche

2-archiduchesse Gabriela d’Autriche, mariée en 1978 avec Christian Meister, nullité religieuse du mariage reconnue en 1997

3-archiduchesse Francesca, née baronne Thyssen-Bornemisza de Kászon

4-comtesse héritière (Karl Eugen) von Neipperg, née archiduchesse Andrea d’Autriche

5-comte héritier Karl Eugen von Neipperg

6-comte Archibald Douglas

7-ex-duchesse de Maqueda, née archiduchesse Monika d’Autriche (ex-duchesse car son mari a perdu son titre de duc de Maqueda au profit de sa soeur aînée)

8-archiduc Georg d’Autriche

9-archiduc Karl d’Autriche

RÉFÉRENCES:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Ier_d%27Autriche

http://www.beatification-imperatrice-zita.org/pages/francais/biographie/l-exil-en-amerique-1940-1953.php

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6 réflexions sur “LE DERNIER EMPEREUR D’AUTRICHE CHARLES 1ER ET L’IMPÉRATRICE ZITA.

  1. Élisabeth, fille de l’impératrice Zita ,n’est née pas le 21 mai 1922 ,mais le 31 mai.

    Michèle Blanchet
    Une de ses anciennes guides québécoises qui l’a fort bien connue.

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  2. Très beau travail compilatoire que je découvre aujourd’hui. Un seul bémol : les photos que vous montrez de l’archiduchesse Elisabeth ne correspondent en rien à la fille de Charles et Zita (dont je n’ai jamais vu de phtots à l’äge adulte) mais à une autre archiduchesse Elisabeth, sa grand-tante, une fille de l’archiduc Karl-Ludwig, mariée au prince Alois von und zu Liechtenstein et grand-mère de l’actuel prince Hans-Adam II.

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  3. EVENEMENT EXCEPTIONNEL EN ALSACE
    « Famille d’hier et familles pour toujours : l’Empereur Charles d’Autriche et l’Impératrice Zita, exemples pour notre temps’.

    Le vendredi 5 octobre 2012 20h en la Basilique de Thierenbach
    (Précédée de la messe au Bienheureux Charles à 19h)
    Conférence de S.A.I.R l’Archiduc Rudolf d’Autriche

    Informations : http://www.pelerinage-thierenbach.org
    Renseignements : colloquesaintete@gmail.org

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  4. Très intéressant! c’est dommage que sur la vidéo » In Memoriam Austria-Hungary »,les noms des
    lieux et des personnages moins connus ne soient pas indiqués.
    Si vous permettez deux rectifications:
    -sur la photo de fiançailles de Marie-Christine d’Autriche et du comte de Limburg-Stirum,il ne
    s’agit pas de l’archiduchesse Yolande,mais de la grand-mère maternelle du fiancé.
    -sur la vidéo diffusée dans « Sissi,mythe ou réalité »: non, l’union de ses parents ne fut pas heureuse.

    Je cherche des photos de la sépulture des Wittelsbach (parmi lesquelles celles des parents de Sissi,) à l’abbaye de Tegernsee en Bavière,
    mais je n’en trouve pas.

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