HENRI VIII ET SES FEMMES, 2ÈME PARTIE.


SES ARMURES CONSERVÉES À LA TOUR DE LONDRES.


Le tableau comparatif ci-dessus est en pouces.

Henri VIII mesurait 1,90 m (6 pieds 1 pouce).

L’armure en elle-même pesait 42 kg (92,59 livres).

À 23 ans son tour de poitrine était de 41.7 pouces et son tour de taille 34.7 pouces.

À 28 ans pour le Camp du Drap d’Or, son tour de poitrine était de 41.8 pouces et son tour de taille 36.1 pouces).

À 29 ans son tour de poitrine était de 44 pouces et son tour de taille 37.9 pouces.

À 48 ans son tour de poitrine était de 54.5 pouces et son tour de taille 51 pouces.

Imaginée pour Henri VIII pour la rencontre du Drap d’or avec le roi de France François 1er, cette armure ne fut pas achevée en raison d’un changement des règles des tournois.

À Londres, une exposition spectaculaire d’armures historiques a été organisée à l’occasion du 500ème anniversaire de l’accession au trône d’Henri VIII. Parmi les objets exposés, on trouve même une armure personnelle qui n’avait pas été montrée en Grande-Bretagne depuis 70 ans.

Ces armures reflètent l’enthousiasme d’Henri VIII pour le sport et son intérêt pour la guerre… ainsi que l’embonpoint pris par le monarque au fil du temps.

Les différentes pièces proviennent de la collection des Armureries royales ou de prêts de musées étrangers.

Peter Armstrong

Directeur des Armureries royales

« Très peu d’objets ont survécu à 500 ans d’histoire pour nous permettre de rendre hommage à Henri VIII, car bien évidemment, ils se détériorent avec le temps. Mais les armures ne se détériorent pas. Si bien, que nous sommes en mesure de rassembler pour la première fois dans un bâtiment historique tel que la Tour de Londres, toutes les armures ayant appartenu à Henri VIII. »

Parmi les objets exposés figure notamment l’armure préparée pour l’entrevue du Camp du drap d’or entre les Anglais et les Français en 1520.

On trouve également un casque bizarre offert à Henri VIII par l’Empereur Maximilien Ier en 1514, équipé de lunettes et de cornes de bélier.

Les visiteurs peuvent en apprendre davantage sur le temps consacré par Henri VIII, à la construction des défenses anglaises. Il a dépensé l’équivalent d’un milliard de livres sterling d’aujourd’hui pour développer de nouvelles armes et équiper ses troupes.

Cet événement fait partie d’une série d’expositions prévues à travers le Royaume-Uni cette année, pour célébrer le couronnement en 1509 du monarque alors âgé de 17 ans.

Xing Shuyang, CCTV

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LES JOYAUX DE LA COURONNE À LA TOUR DE LONDRES

Bagues du couronnement.  Avant 1831, de nouvelles bagues étaient confectionnées à chaque fois et étaient la propriété du souverain.

Pièces de monnaie commémorative pour le 500ème anniversaire de l’accession au trône d’Henri VIII.  Une pièce d’or de 5 livres.

Sur cette couronne, on retrouve, en bas, (La deuxième Étoile d’Afrique (Lesser Star of Africa) – Cullinan II), le deuxième plus gros diamant au monde, ainsi que Le rubis du Black Prince (Prince noir ci-dessus).  Elle est encore portée parfois par la reine lors d’événements spéciaux.

Le sceptre à la croix du souverain ( 1661 ) est serti de 393 pierres gemmes comprenant la Première Étoile d’Afrique (Great Star of Africa) ( Cullinan I , le plus gros diamant taillé du monde) (ci-dessous).

La grande vedette de l’Afrique

Il fut découvert le 26 janvier 1905 dans la mine Premier, située près de Prétoria (Afrique du Sud) et il porte le nom du propriétaire de la mine où il fut découvert, Sir Thomas Cullinan.

Le gouvernement Transvaal, une ancienne république boer du XIXe siècle, située au nord-est de l’Afrique du Sud et une des quatre provinces sud-africaines entre 1910 et 1994, acheta le diamant brut pour 750 000 $. En 1907, le gouvernement Transvaal décida de l’offrir au roi Édouard VII d’Angleterre (fils de Victoria 1re) pour son 66ème anniversaire et pour le remercier de lui avoir accordé l’indépendance.  Son envoi à Londres en 1907 est assez inattendu. Un leurre fut mis en place : un navire avec un convoi fortement armé alors que le diamant était tout simplement envoyé par la poste en paquet ordinaire ! En 1908 le roi Édward VII d’Angleterre, envoya la pierre à Asscher’s Diamond Co. à Amsterdam pour la faire couper.

Le roi demanda à Joseph Asscher de s’occuper de la taille de la pierre.  Après avoir longuement étudié le diamant et avoir fait des essais pendant quelques mois sur des répliques, il commença sa taille le 10 février 1908 : au premier coup porté, ce fut le couteau d’acier qui se brisa en deux ! Mais il parvint avec le deuxième couteau à cliver le diamant en trois parties : les deux plus gros morceaux donnèrent le Cullinan I et Cullinan II. Sa tâche se termina le 13 octobre 1908. Il confia ensuite les trois morceaux au lapidaire Henri Koe.  Le Cullinan, incolore, fut fractionné en 9 énormes pierres principales (Cullinan I à IX) et 96 brillants.

  • le Cullinan I ou Great Star of Africa, qui aurait demandé huit mois de travail à trois lapidaires pour le polir et le tailler en une poire de 530,2 ct ; il est devenu la possession d’Édouard VII en 1908, et orne le sceptre impérial britannique, exposé avec les joyaux de la Couronne britannique à la Tour de Londres.
  • le Cullinan II ou Lesser Star of Africa, pierre de 317,4 ct. Ce diamant est actuellement serti sur la face avant de la couronne impériale d’apparat, un des autres joyaux de la Couronne britannique.

La couronne de St-Édouard est composée d’une monture en or massif, ornée de 444 pierres semi-précieuse.

La couronne impériale d’État. Réalisée pour le couronnement de Georges VI, la couronne impériale d’État est une réplique presque parfaite de la couronne d’État de la reine Victoria de 1838. Elle est sertie de 2 868 diamants, 17 saphirs, 11 émeraudes, 5 rubis et 273 perles. La couronne fait 31,5 cm de haut, et sans compter la monture de fer, la toque d’état et la bande d’hermine, elle pèse un peu plus d’1 kg.

Le Koh-I-Nor

Le Koh-I-Nor fait partie des joyaux de la Couronne britannique actuellement gardés et exposés à la Tour de Londres. Son origine exacte est assez floue. Plusieurs versions existent. Le diamant proviendrait soit d’une mine de Kolar, soit d’une mine de Golkonda dans l’Andhra Pradesh, soit d’Inde centrale ou encore des collines de la province du Maharashtra…

Entre 1526 et 1739, il est la possession des empereurs moghols et intégré au Trône du paon. Il devient le Koh-I-Nor lorsqu’il est repris par Nâdir, Shah de Perse après le pillage de New Delhi en 1739. Quelques années plus tard, il est la propriété d’Ahmad d’Afghanistan.

Le Koh-I-Nor est ensuite cédé au Raja Ranjit Singh qui le transmet à ses descendants. Ceux-ci se le verront confisqué par les troupes britanniques en 1849.

En 1852, à l’occasion du 250ème anniversaire de la Compagnie anglaise des Indes orientales, il est offert à la reine Victoria.  Son mari, le prince consort Albert le fait tailler afin d’améliorer sa brillance. Il passe alors de 186 à 108 carats (sa masse actuelle). Il sera ensuite monté sur une tiare également composée de plus de 2 000 autres diamants.

Une légende affirme que le Koh-I-Nor porte chance aux reines et malheur aux rois. C’est pourquoi, il n’a été porté que par des reines ou des reines consorts.

En 1936, le Koh-I-Nor a été installé sur la couronne de la reine Élisabeth (future Reine Mère) à l’occasion du couronnement de son époux le roi George VI.

Malgré les demandes répétées du gouvernement indien pour que le diamant retourne en Inde, cette requête n’a jamais reçu de suite favorable.

La Malédiction:

Elle prend vit au XIIe siècle, un homme tente de voler dans un temple bouddhiste un diamant qui orne le troisième oeil du dieu indou Shiva (seigneur du sommeil); on aurait retrouvé l’homme foudroyé au pied du dieu. Selon la légende, pour se venger, Shiva lance alors la terrible malédiction: « Tout homme qui tentera de posséder cette pierre sacrée, sera condamné à mort par ma volonté, seuls les dieux et les femmes pourront le toucher ». Le Koh-I-nor tombe entre les main du roi de Perse qui fût assassiné sauvagement par ses capitaines. Puis, dix souverains périssent les uns après les autres dans des conditions abominables. En 1849, la Compagnie des Indes récupère le diamant pour l’offrir à la reine d’Angleterre Victoria, on pense alors que la malédiction va s’abattre sur la couronne britannique. Dans son testament, avant sa mort, la reine, qui croyait à ce genre de malédictions, écrivit que le diamant sera toujours porté par la couronne d’Angleterre mais jamais par des hommes. Ceci fût suivi à la lettre par ses successeurs: Édouard XII, Georges V, Édouard XIII et Georges VI qui ne porteront jamais ce diamant. Il réapparaît sur la couronne britannique le 2 juin 1953 lors du sacre de la reine Élisabeth II. Aujourd’hui, les héritiers ne sont que des hommes: oseront-ils défier la malédiction du diamant?

La pomme de la masse est décorée des armes royales, du monogrammes et des emblèmes nationaux comprenant la rose, le chardon, la harpe et la fleur de lys.

L’épée d’État est composée d’une lame d’acier et d’un long fourreau recouvert de velours, décoré de motifs en argent doré représentant des fleurs de lys, la harpe, le chardon, la rose Tudor, le herse et les armes royales de Guillaume III.

La couronne d’État et le diadème de Marie de Modène (épouse de Jacques II). En 1685, le diadème fut serti de 177 diamants, 1 rubis, 1 saphir, 1 émeraude et 78 grosses perles, et la couronne de 38 très gros diamants, 523 gros et petits diamants et 129 grosses perles.

La couronne de la reine Marie et la couronne de la reine mère Élisabeth.


La petite couronne sertie de diamants de la reine Victoria (1870). Cette toute petite couronne, de seulement 10 cm de hauteur et de 9 cm de diamètre, est sertie de quelque 1300 diamants.  

La petite couronne sertie de diamants de la reine Victoria fut réalisée en 1870 à partir de diamants provenant d’un grand collier à franges. Elle pèse 160 g et fut portée au-dessus de la toque de veuve de la reine. La reine y était très attachée et on la voyait la portant, aussi bien comme couronne que comme diadème une fois les arcs enlevés, dans de nombreuses œuvres qui la représentent après sa cinquante et unième année. Il a été rapporté qu’elle n’aimait pas porter la couronne impériale d’État parce que, étant de petite taille, elle la trouvait particulièrement lourde et les procédures par lesquelles il fallait passer pour la retirer de la Maison des Joyaux lui semblaient trop fastidieuse. Cette couronne n’a jamais été utilisée lors d’une cérémonie de couronnement.

La couronne impériale des Indes (1911).  Dos de la couronne impériale d’État présentant le saphir des Stuarts.

La salière de la reine Élisabeth I (1572).

La salière de la reine Élisabeth de 1572, fut attribuée à l’orfèvre londonien, Affabel Partridge, que l’on sait avoir travaillé pour la reine de 1558 environ jusqu’en 1576. Cependant la salière n’a été mentionnée dans aucun inventaire royal avant la deuxième moitié du XVIIe siècle, et il est donc peu probable qu’elle ait en fait appartenu à la reine Élisabeth Ire. Il ne fait pratiquement aucun doute que la salière fut acquise pour la Couronne à l’époque de la Restauration et la présence du monogramme de Charles II en-dessous de l’un des pieds permet de défendre cette théorie.

Le corps principal de la salière est décoré de trois panneaux représentant, en relief, les vertus de la foi, de l’espoir et de la force morale. Les trois panneaux circulaires sur le couvercle en forme de dôme comportent les représentations de Cérès, de Lucrèce et de Cléopâtre.  La figurine en armes qui surmonte le couvercle tient une grande épée dans la main gauche. On pense que le support dans sa main droite était l’original d’un emblème ou des armoiries qui se sont perdues depuis longtemps. A l’intérieur du couvercle est gravée la rose Tudor.  Le corps principal et le couvercle sont séparés par une monture détachable avec des crochets en spirale soutenus par des dauphins. Cette monture fut ajoutée à la salière au début du XVIIe siècle pour permettre un accès plus facile au saleron.

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SES DEMEURES

CHÂTEAU DE LUDLOW

C’est au château de Ludlow qu’a eu lieu en 1501, la nuit de noces contestée d’Arthur Prince de Galles et de Catherine d’Aragon, future épouse d’Henri VIII.  Il est situé en Shropshire, en Angleterre à proximité de la frontière du Pays de Galles.  Le château est la résidence traditionnel des Princes de Galles.

PALAIS DE WESTMINSTER

Le palais de Westminster (Palace of Westminster), également désigné sous le nom de Chambres du Parlement (Houses of Parliament), est le lieu où siègent la Chambre des communes et la Chambre des Lords du Royaume-Uni. Le palais borde la rive nord de la Tamise et se situe dans l’arrondissement londonien de la Cité de Westminster.

L’édifice servait à l’origine de résidence royale, mais aucun monarque anglais ou britannique n’y a plus vécu depuis le XVIe siècle. La plus vieille section du palais, Westminster Hall, remonte à l’an 1097. Cependant, la plus grande partie du bâtiment date du XIXe siècle : l’ancien Palais de Westminster, en effet, fut presque entièrement détruit par un incendie survenu le 16 octobre 1834.  L’architecte responsable de la reconstruction, Sir Charles Barry, inscrivit le nouveau bâtiment dans le plus pur style néogothique, en référence à l’époque des Tudor. L’une des attractions les plus célèbres du palais de Westminster est sa tour de l’Horloge (Clock Tower), qui abrite Big Ben.

Le palais, immense complexe de plus de mille pièces, contient bien sûr les salles de la Chambre des Lords et de la Chambre des communes, mais aussi les bureaux des commissions parlementaires, des bibliothèques, des vestibules, des salles à manger, des bars ou même des gymnases. Il est le lieu d’importantes cérémonies officielles, et tout particulièrement celle qui se fait chaque année à l’ouverture de la session parlementaire (le State Opening of Parliament). Le palais de Westminster est étroitement associé dans les esprits aux deux chambres parlementaires, comme en témoigne parfois l’utilisation du terme Westminster pour désigner le Parlement.

Le palais de Westminster fut la résidence principale des rois d’Angleterre jusqu’à la fin de l’ère médiévale.  Beaucoup d’institutions publiques y virent le jour, en même temps qu’évoluait la nature du régime. L’ancêtre du Parlement anglais, par exemple, le Curia Regis (« Conseil royal »), se réunissait à Westminster Hall, sauf lorsqu’il devait suivre le roi dans un autre palais. Quant au Parlement modèle (Model Parliament), le premier parlement officiel d’Angleterre, il fut convoqué au palais par Édouard Ier en 1295. Depuis lors, le palais a abrité, sauf à de rares exceptions, toutes les sessions parlementaires.

Westminster est resté la résidence londonienne principale des rois anglais jusqu’à ce qu’un incendie détruise une partie du bâtiment en 1529.  En 1530, le roi Henri VIII s’arrogea le Palais de York au détriment de son ancien propriétaire, le Cardinal Thomas Wolsey, un puissant ministre tombé en disgrâce. Henri rebaptisa l’endroit en Palais de Whitehall, et l’utilisa par la suite comme résidence principale. Bien que Westminster reste officiellement un palais royal, il fut dès lors utilisé en tant que siège des deux chambres parlementaires et en tant que tribunal.

Des visites guidées ouvertes à tous sont proposées pendant les deux mois de l’été au cours desquels le Parlement ne siège pas. Il est recommandé de réserver à l’avance.

HAMPTON COURT, LE PALAIS PRÉFÉRÉ D’HENRI VIII.


La Grande Porte.

La cour de la Fontaine.

La porte Anne Boleyn. La porte Tudor possède une horloge astrologique, faite pour Henri VIII en 1540.  Deux des bas-reliefs Renaissance par Giovanni di Maiano peut être vu ensemble dans la maçonnerie.  2ème photo, la chapelle.

Le château de Hampton Court est un château situé dans le district de Richmond upon Thames au sud-ouest du Grand Londres en Angleterre, qui fut la résidence favorite du roi Henri VIII.

Il s’agit d’un palais d’État rempli de nombreuses merveilles (tableaux, sculptures, etc…) mais aussi extrêmement riche en culture. Pendant près de 200 ans, le château de Hampton Court a été au centre de la cour royale, de la politique, ainsi que l’histoire de la nation.

Historique

  • 1518 :  Thomas Wolsey, devient archevêque d’York et choisit Hampton Court comme résidence principale.
  • 1523 : Thomas Wolsey finit la construction des appartements d’Henri VIII.  Trois ans plus tard, il est forcé d’abandonner sa propriété au roi.
  • 1537 :  Édouard, fils unique d’Henri VIII, naît à Hampton Court, et est baptisé dans la chapelle église royale. Sa mère, Jeanne Seymour, meurt au palais quelques jours plus tard.
  • 1646 : Jacques 1er, préside la Conférence d’Hampton Court qui proclamera la version autorisée de la Bible, dite Bible du roi Jacques.
  • 1649 : Charles 1er, fait prisonnier par l’armée d’Oliver Cromwell, est amené à Hampton Court. Il s’en échappe après presque 3 mois d’emprisonnement.
  • 1657 : Oliver Cromwell, est proclamé Lord Protecteur de la république d’Angleterre, d’Irlande et d’Écosse et vient habiter à Hampton Court.
  • 1683 : Guillaume III et Marie II ordonnent à Sir Christopher Wren de démolir les appartements royaux d’Henri VIII et de construire un nouveau palais.
  • 1702 : Guillaume III tombe de son cheval dans le parc et meurt peu après au Palais de Kensington.
  • 1717 : Le prince et la princesse de Galles (futurs roi Georges II et la reine Caroline) viennent s’installer à Hampton Court.
  • 1739 : La reine Caroline meurt ; le roi ne se rendra plus au palais avec toute sa cour. C’est la dernière année que celui-ci est utilisé par la famille royale.
  • 1838 : La reine Victoria ouvre le château de Hampton Court au public. Vers le milieu du XIXe siècle, on comptait jusqu’à 180 000 visiteurs par année.
  • 1986 : Le feu détruit presque la totalité des appartements du roi. Les réparations prendront six ans.

Un château hanté ?

Une rumeur court qu’il serait hanté. Le 21 décembre 2003, une vidéo-surveillance montre une porte s’ouvrir et se fermer, ainsi qu’une silhouette que certains ont reconnu comme étant le fantôme d’Henri VIII. On raconte également que le spectre de Catherine Howard, cinquième femme du souverain, décapitée pour adultère, hanterait les lieux.

PALAIS  SANS PAREIL

Le palais de Sans-Pareil (palace of  Non Such) était une résidence royale de style Tudor, construite sur ordre de Henri VIII dans le Surrey en Angleterre ; commencé en 1538, inauguré en 1562, il fut démantelé en 1682–3. Son nom reste associé au Traité de Sans-Pareil.

Le château et sa construction

Le palais de Sans-Pareil dans le Surrey, aura sans doute été le plus grand projet architectural du roi Henri VIII. Il se dressait à Cuddington, près d’Epsom, où l’église et le village avaient été rasés moyennant une compensation en or versée aux habitants expulsés. Les travaux débutèrent le 22 avril 1538, le jour du jubilé de la trentième année de règne du souverain anglais, et six mois après la naissance de son fils, le futur Édouard VI. En l’espace de deux mois, le nom de « Sans-Pareil » (Non such) apparaît dans les comptes des fournisseurs, un nom qui témoigne de l’ambition du projet tel qu’il était déjà perçu à l’époque. La construction était déjà largement avancée en 1541, lorsqu’on l’interrompit. Comme la Couronne avait pris possession de plusieurs centaines d’hectares de terre alentour pour créer le parc du château, il fallut détourner plusieurs routes et chemins.

Le palais, suivant le modèle du Château de Chambord de François 1er, devait célébrer la puissance et la magnificence de la maison Tudor. Contrairement à la plupart des palais d’Henri VIII, le château de Sans-Pareil n’est pas la réhabilitation d’un édifice antérieur ; le souverain décida d’établir un palais ex nihilo en ce lieu parce qu’il était voisin de son plus grand terrain de chasse. Le palais, avec son exubérante ornementation, coûta au moins 24 000 £ (soit plus de 100 millions de £ au cours de 2009) ; on le considère comme un moment crucial de l’introduction des canons de l’architecture Renaissance en Angleterre.

Archéologie

Il ne reste aujourd’hui que trois représentations d’époque du palais, et encore ne nous apprennent-elles pas grand chose sur les détails de l’architecture du château. Le site fit l’objet de fouilles en 1959–60. Le plan du palais semble avoir été fort simple : une cour intérieure et une cour extérieure, auxquelles on n’accédait qu’en franchissant une porte fortifiée.  Au nord, l’ensemble était fortifié comme un château fort, alors que la façade méridionale était ornementée dans le style Renaissance, avec de hautes tours octogonales à chaque extrémité. La distribution des cours intérieure et extérieure était très simple, mais la cour intérieure était ornée d’impressionnants panneaux de stuc travaillés en relief.

L’emplacement du château s’était perdu au fil des décennies, lorsqu’ à la suite des tranchées qu’on avait creusées pendant la Seconde Guerre mondiale, on rapporta la mise au jour de plusieurs éclats de poterie dans des champs, qu’on identifia plus tard comme le site même du palais. On retrouva d’ailleurs les contours en plan du château par photographie aérienne, preuve supplémentaire pour la localisation du site historique. Les fouilles de 1959 au palais de Sans-Pareil furent un moment fort de l’histoire de l’archéologie au Royaume-Uni. Sans-Pareil fut en effet l’un des premiers sites post-médiévaux à faire l’objet de fouilles, et ces recherches attirèrent environ 75 000 visiteurs à l’époque.

Le château à travers les siècles

Le palais était inachevé à la mort d’Henri VIII en 1547. En 1556 la reine Marie le vendit au 19e Comte d’Arundel qui en paracheva la construction. Il revint aux souverains d’Angleterre dans les années 1590, et demeura propriété royale jusqu’en 1670, lorsque Charles II en fit don à sa favorite, la comtesse de Castlemaine. Elle en avait fait abattre les murs en 1682–83 et vendu les pierres comme matériau de construction pour payer ses dettes de jeu. Quelques éléments furent incorporés à d’autres édifices, comme par exemple les boiseries toujours visibles dans le Grand Hall de Loseley Park. Il n’y a plus aucune trace de ruine aujourd’hui sur le site historique, mais quelques vestiges sont visibles au British Museum. On distingue toujours cependant un monticule à l’endroit où la vieille église de Cuddington se dressait avant qu’on l’abatte pour faire place au palais. Le Palais de Sans-Pareil ne doit pas être confondu avec Non such Mansion, qui se trouve à l’est du parc, ni à la salle des banquets qui y était annexée, et dont les fondations sont toujours visibles au sud-est de l’ancien palais.

 TOUR DE LONDRES

Jewel House (Maison des joyaux).

Vue de la cour intérieure. La tour Blanche se trouve au centre, et la structure au bout de la courtine à gauche, est la tour Wakefield.

Vue du rempart extérieur de la tour de Londres. Le rempart intermédiaire est visible juste derrière. Le Legge’s Mount se trouve au centre.

Près de la chapelle, Tower green « la pelouse » était le site des exécutions. C’est un espace limité par des chaînes qui marque l’endroit où se trouvait le billot, renouvelé pour chaque condamnation.

La tour de Londres (Tower of London) est une forteresse historique situé sur la rive nord de la Tamise à Londres en Angleterre. La tour se trouve dans le district londonien de Tower Hamlets situé à l’est de la Cité de Londres dans un espace appelé Tower Hill. Sa construction commença vers la fin de l’année 1066 dans le cadre de la conquête normande de l’Angleterre. La Tour Blanche (White Tower) qui donna son nom à l’ensemble du château, fut construite par Guillaume le Conquérant en 1078 et fut considérée comme un symbole de l’oppression infligée à Londres par la classe dirigeante. Le château fut utilisé comme prison dès 1 100 bien que cela ne soit pas son rôle premier. En effet, il s’agissait d’un grand palais et il servait de résidence royale. Dans son ensemble, la Tour est un complexe composé de plusieurs bâtiments entouré de deux murailles défensives concentriques et d’une douve. Il y eut plusieurs phases d’expansion, principalement lors des règnes de Richard 1er, d’Henri III et d’Édouard 1er aux XIIe et XIIIe siècles. Le plan général établi à la fin du XIIIe siècle n’évolua pas malgré les activités ultérieures sur le site.

La tour de Londres a joué un rôle proéminent dans l’histoire anglaise. Elle fut assiégé à plusieurs reprises et son contrôle était important dans le contrôle du pays. La tour servit d’armurerie, de trésorerie et de ménagerie, elle accueillit la Royal Mint et les archives publiques et elle abrite les joyaux de la Couronne britannique. À partir du début du XIVe siècle et jusqu’au règne de Charles II, une procession était organisée jusqu’à l’Abbaye de Westminster lors du couronnement du monarque britannique. En l’absence du roi, le connétable de la Tour, une position puissante à l’époque médiévale, était en charge de la forteresse. Durant la période des Tudor, la tour perdit son rôle de résidence royale et malgré quelques modifications, ses défenses ne furent pas adaptées aux progrès de l’artillerie.

L’utilisation carcérale de la tour atteignit son apogée aux XVIe et XVIIe siècles lorsque de nombreuses personnes tombées en disgrâce, comme Élisabeth 1re avant qu’elle ne devienne reine, y furent enfermés. Cet usage est à l’origine de l’expression anglaise « sent to the tower » (« envoyé à la Tour ») qui veut dire emprisonné, tout comme son équivalent français « embastiller ». Malgré sa réputation tenace de lieu de torture et de mort, popularisée par les propagandistes religieux du XVIe siècle et les écrivains du XIXe, seul sept personnes furent exécutés dans la tour avant le XXe siècle. Les exécutions étaient généralement réalisées à la Tower Hill au nord de la tour où 112 personnes furent exécutés sur une période de 400 ans. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, des institutions comme la Royal Mint quittèrent la tour pour d’autres emplacements, laissant de nombreux bâtiments vacants. Les architectes Anthony Salvin et John Taylor en profitèrent pour restaurer la tour et lui rendre son apparence médiévale en supprimant les structures construites après cette période. Lors des deux guerres mondiales, la tour fut à nouveau utilisée comme une prison et fut le lieu de douze exécutions pour espionnage. Après la Seconde Guerre mondiale, les dégâts causés par le Blitz furent réparés et la tour fut réouverte au public. Aujourd’hui la tour est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et accueille plusieurs millions de visiteurs par an.

CHÂTEAU DE WINDSOR

La chapelle St George ou Henri VIII et Jeanne Seymour sont inhumés dans la crypte sous le choeur.

La porte Henri VIII et la statue du roi.

Le château de Windsor (Windsor Castle), à Windsor dans le Berkshire, est le plus grand château habité au monde, mais aussi le plus ancien habité sans discontinuité. La surface au sol de l’édifice est d’environ 45 000 m2.

Le château de Windsor, une forteresse millénaire transformée en palais royal. Sa célèbre architecture d’apparence médiévale ne fut toutefois créée que dans les années 1820 par Jeffry Wyattville.

Avec le palais de Buckingham à Londres et le palais de Holyrood à Édimbourg, c’est l’une des principales résidences officielles des membres de la famille royale du Royaume-Uni. La reine Élisabeth II y séjourne plusieurs week-ends dans l’année, l’utilisant à la fois comme résidence privée et comme résidence officielle. Ses deux autres propriétés, le château de Balmoral et de Sandringham, sont des résidences royales privées.

La plupart des rois et reines d’Angleterre ont eu une influence sur l’architecture du château, qui fut une forteresse, un manoir, une résidence royale et parfois même une prison. L’histoire du château est intimement liée à celle de la monarchie britannique. En temps de paix, on agrandissait le château de grands appartements, alors qu’en temps de guerre, on renforçait les fortifications. Ce constat se vérifie encore aujourd’hui.

Au nord du château se trouve l’école privée Saint-George, qui forme des choristes pour la chapelle du même nom.  Le collège d’Eton se trouve à 1,5 km au nord du château.

Malgré la transformation par Édouard III du château en résidence royale comparable aux autres palais royaux tels que Whitehall ou Non such, Windsor restait bien morne.  Henri VIII (qui régna de 1509 à 1547) fit reconstruire l’entrée principale vers 1510 de sorte qu’en cas d’attaque, une invasion du château aurait entraîné une difficile bataille. Les armoiries au-dessus du portail et de la herse portent l’insigne de la grenade, emblème de Catherine d’Aragon, la première épouse du roi.

Le successeur d’Henri VIII, Édouard VI (qui régna de 1547 à 1553), écrit lors d’un séjour au château : « Il me semble que je suis dans une prison. Il n’y a ici ni galeries, ni jardins où l’on peut se promener » (en anglais« Methink I am in a prison, here are no galleries, nor no gardens to walk in »). »

Élisabeth 1re (qui régna de 1558 à 1603) résida principalement à Windsor, jugeant cet endroit comme le plus sûr de son royaume. Elle s’y retira pendant les périodes troubles, « sachant qu’on peut y tenir un siège si nécessaire » selon ses propres mots (en anglais knowing it could stand a siege if need be). Si ces déclarations laissent à penser que le château était encore et toujours une forteresse, elle contribua aussi à sa transformation en ordonnant la construction de la terrasse nord sur laquelle elle fit construire une promenade couverte, exemple précoce de ce qu’on appellera plus tard une serre. Ce bâtiment est resté relativement inchangé. Il accueille aujourd’hui la bibliothèque royale, qui abrite toujours une monumentale cheminée de style Tudor.

Ni Jacques 1er, successeur d’Élisabeth Ire, ni son fils Charles 1er, n’apporteront de changement significatif au château. Toutefois, après la déposition de Charles pendant la Guerre Civile anglaise, Windsor devint le quartier général des troupes d’Oliver Cromwell, la New Model Army. Le château tomba très vite aux mains des parlementaires de Cromwell grâce à l’ingéniosité du colonel John Venn. Le prince Rupert du Rhin arriva sur place quelques jours plus tard pour tenter de reprendre la ville et le château. Si la cité fut effectivement reconquise, il ne put reprendre la forteresse, dont John Venn resta gouverneur jusqu’en 1645.

Sous la juridiction des parlementaires, Windsor a subi quelques dommages ; toutefois, moins qu’on aurait pu s’y attendre pour un symbole de la monarchie. Les garnisons en place furent néanmoins autorisées à piller les trésors pour compenser leur rémunération insuffisante. Pendant la période du Commonwealth de l’Angleterre, le château resta un quartier général ainsi qu’une prison pour les plus importants royalistes. Peu avant son exécution en 1649, Charles Ier y fut maintenu en résidence surveillée. Sa dépouille fut rapportée en catimini à Windsor pour y être enterrée sans cérémonie religieuse dans une crypte située sous le chœur de la chapelle Saint-George, juste à côté de la sépulture d’Henri VIII et de sa troisième femme Jeanne Seymour.

L’incendie du château en 1992.

PALAIS DE WHITEHALL

Le vieux Palais de Whitehall.

Le palais de Whitehall fut la principale résidence des souverains anglais à Londres de 1530 jusqu’en 1698. Il était aussi devenu le plus grand palais d’Europe en comptant progressivement plus de 1 500 pièces. Il fut presque intégralement détruit en 1698 par un incendie, à l’exception de la Maison des banquets d’Inigo Jones.  Il se trouvait sur le site occupé aujourd’hui par le Ministère de la Défense.

Le palais donna son nom (Whitehall) à la rue qui le longeait à l’ouest, et est aujourd’hui le centre administratif actuel du gouvernement du Royaume-Uni.

Emplacement

Dans sa plus grande étendue, le palais couvrait la zone bordée au nord par la Northumberland Avenue, au sud par la Downing Street et presque jusqu’à la Derby Gate, à l’ouest les immeubles faisant face à la Horse Guards Road, et à l’est les bords de la Tamise (la construction de Victoria Embankment a depuis empiété sur le fleuve) soit un total de 93 000 m².

Origine

Au XIIIe siècle, le palais de Westminster était devenu le centre du gouvernement en Angleterre, et la résidence principale du souverain depuis 1049. Le prix de l’immobilier du quartier avait suivi sa forte demande. Walter de Grey, l’Archevêque de York, acheta un domaine peu après 1240 et le nomma York Place.

Édouard 1er y demeura à plusieurs occasions tandis que des travaux étaient fait à Westminster, et agrandit l’immeuble pour y loger son entourage. York Place fut reconstruit au cours du XVe siècle, et fut tellement agrandi par le Cardinal Thomas Wolsey qu’à Londres, seul le Lambeth Palace lui était comparable en surface, surpassant même les palais du roi. Aussi quand Henri VIII démit le cardinal en 1530, il acquit York Place pour remplacer Westminster comme sa principale résidence londonienne. C’est d’ailleurs là que le roi mourut le 28 janvier 1547 à l’âge de 55 ans.

Disparition

En 1691, alors que le palais était devenu le plus grand du genre du continent (et un véritable ensemble de constructions disparates), un feu détruisit la plus grande partie de l’ancienne structure. Cela permit d’obtenir une meilleure cohérence de l’ensemble. Cependant, un autre incendie, le 4 janvier 1698, le détruisit presque intégralement. Malgré une reconstruction très partielle, les contraintes financières empêchèrent une remise en état. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la plus grande partie du site fut louée pour la construction de logements.

De nos jours

De l’époque il ne reste que la maison des banquets de 1622, bien qu’elle ait été un peu modifiée. On peut aussi voir un terrain de tennis couvert datant de l’époque d’Henri VIII d’Angleterre, au n°70, Whitehall.

À partir de 1938, le site accueille un immeuble dû à l’architecte Vincent Harris, qui héberge actuellement le Ministère de la Défense du Royaume-Uni.  Une voûte souterraine de la grande chambre de Wolsey, connu ensuite comme la cave à vin d’Henri VIII, existe encore mais fut déplacée de 3 mètres à l’ouest et de 6 mètres plus bas quand le bâtiment fut achevé en 1959.

Plusieurs sculptures de marbre de l’ancienne chapelle peuvent être vues dans l’église de Burnham-on-Sea, dans le Somerset, où elles furent déplacés en 1820 après avoir été envoyés à l’Abbaye de Westminster en 1706.

CHÂTEAU DE HEVER

SITE WEB DU CHÂTEAU HEVER

SITE WEB DU CHÂTEAU DE HEVER

Le château d’Hever est localisé dans le village d’Hever, près d’Edenbridge, dans le Kent, à environ 48 km de Londres.

Il fut édifié au XIIIe siècle. De 1462 à 1539, il fut la propriété de la famille Boleyn. Lady Anne Boleyn, seconde épouse du roi d’Angleterre Henri VIII, y passa son enfance. Son père, Thomas Boleyn, en hérita à la mort de Sir William Boleyn.

Par la suite, après la mort de la reine Anne en 1536, de son père en 1539 et la disgrâce de la famille, le château devint la propriété d’Henri VIII, qui l’offrit en 1540 à sa quatrième épouse, Anne de Clèves en cadeau, pour avoir accepter l’annulation de leur mariage.

Histoire

Le château connut plusieurs périodes de constructions. La plus ancienne partie date en effet des environs de 1270. Une seconde campagne de construction a lieu sous Geoffrey Boleyn, en 1462. La demeure, jusqu’alors quelque peu rustique, se transforme en manoir. Quant à la dernière phase de chantier, elle date du XXe siècle, et a permis la restauration de certaines parties du manoir, et ce grâce au milliardaire William Waldorf Astor.

William Waldorf Astor, 1er Vicomte Astor (31 mars 1848 – 18 octobre 1919).  Il a épousé Mary Dahlgren Paul (1858 – 1894) en 1878. En 1903, il a acquis le château Hever à environ 30 miles au sud de Londres. L’immense propriété, construite en 1270, a été la résidence où Anne Boleyn a vécu étant enfant. William Waldorf Astor a beaucoup investi de temps et d’argent pour restaurer le château, construire ce qui est aujourd’hui connu comme le «Village Tudor » et la création d’un lac et de jardins somptueux.

Thomas Boleyn hérite du château se ses ancêtres en 1505, à la mort de son père, William. Il s’installe alors dans la propriété avec son épouse, Lady Élisabeth Howard et leurs trois enfants, George, Marie et Anne. On ignore si la future reine a vu le jour au château, du fait de l’incertitude de son année de naissance. Cependant, il est avéré qu’elle y passa sa jeunesse, et que le souvenir du manoir familial restera présent chez elle.

Après l’exécution d’Anne Boleyn et de George Boleyn, Thomas Boleyn tombé en disgrâce, retourne vivre en sa demeure, loin de la cour. Il y mourra en 1539. Le château est alors rattaché à la couronne et l’année suivante, en 1540, le roi Henri VIII en fait don à sa quatrième épouse, Anne de Clèves. Le roi, pour autant, y fera quelques séjours.

Le château aujourd’hui

Le château d’Hever est aujourd’hui un lieu des plus touristiques de Grande-Bretagne. En effet, si l’histoire de ses propriétaires a assuré sa postérité, le fait que le manoir soit l’un des rares édifices encore existants de l’époque d’Henri VIII en fait une demeure historique à part entière. La chambre seigneuriale est ainsi le dernier vestige des chambres à coucher sous le monarque de la dynastie des Tudor. Ce dernier, durant ses séjours au château, y installera d’ailleurs ses appartements. Bien que des demeures royales telles que le palais de Whitehall demeurent encore, ces dernières ont subi de nombreuses modifications lors des règnes suivants. Hever apparait donc comme un des quelques témoins subsistants encore, de ce grand siècle anglais.

À cela, le château invite également le visiteur à se promener au sein de la propriété, dotée de somptueux jardins et parterres fleuris, et à découvrir ses nombreuses dépendances.

LES PROPRIÉTAIRES DU CHÂTEAU DE HEVER

JOHN JACOB ASTOR, 1er BARON ASTOR DE HEVER

(20 mai 1886 – 19 juillet 1971).

Le 28 août 1916, il épousa Violet Mary Elliot-Murray-Kynynmound, (28 mai 1889-3 janvier 1965), la fille du 4e Comte de Minto. Ils eurent trois enfants:

  • Gavin Astor, 2ème Baron Astor de Hever (1 juin 1918 à 1928 juin 1984)
  • Lt-Col. Hon. Hugh Waldorf Astor (20 novembre 1920 au 7 juin 1999)
  • Hon John Astor (26 septembre 1923 à 1987), député de Newbury (1964-1974)

À la mort de son père en 1919, John Astor a hérité du château de Hever où il a vécu la vie d’un gentilhomme campagnard anglais.

GAVIN ASTOR, 2e BARON ASTOR DE HEVER

(1er juin 1918 – 28 juin 1984).

Il a hérité de la baronnie et du château de Hever, dans le Kent à la mort de son père en 1971.

En 1945, il épouse Lady Irène Haig, fille de Doublas Haig, 1er Comte Haig. Ils ont eu cinq enfants :

  • John Jacob Astor, 3ème Baron Astor de Hever (né en 1946)
  • Hon. Bridget Marie Astor (né en 1948)
  • Hon. Élisabeth Louise Astor (née en 1951)
  • Hon. Sarah Violet Astor (né en 1953), son fils Harry Lopez a été marié à Laura Parker Bowles, fille de Camilla, Duchesse de Cornouailles.
  • Hon. Philip Douglas Paul Astor (né en 1959).

Il mourut d’un cancer en 1984.

Depuis 1983, le château est détenu par Broadland Properties Limited et est ouvert au public. Le château possède une atmosphère chaleureuse et possède des maisons historiques à colombages du 16ème siècle, des portraits, des meubles et des tapisseries. Parmi les autres objets deux livres de prières magnifiques, à la fois écrit et signé par Anne Boleyn. Des personnages costumés comme Henri VIII et ses six femmes dans la longue galerie ajoute à l’atmosphère et est populaire avec les enfants. La Chambre du Conseil dans le châtelet du XIIIe siècle abrite des collections historiques d’épées, d’armures, des instruments d’exécution, de torture et de la discipline.

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UNE MINIME PARTIE DE L’INVENTAIRE DES BIENS D’HENRI VIII.

N.B.: Je n’ai pas pu le mettre au complet car trop long et volumineux à traduire, de l’anglais au français.

Or, argent, et les bijoux

La Coupe d’Or royale, 23,6 cm de haut, 17,8 cm de diamètre à sa plus grande largeur, poids 1.935 kg d’or massif, des émaux et bijoux, montrant Sainte-Agnès apparaissant à ses amis dans une vision.

L’inventaire comprend 3 690 entrées pour les métaux et pierres précieuses. Il s’agit notamment d’un coffret de Catherine Parr, des  joyaux qui sont restée à la Tour de Londres, parmi son contenu : de l’or,  des tours de tête serti de perles et de diamants (habillements); des ceintures avec des liens en or serti de diamants, de rubis et de perles, et deux bijoux façonnés avec les les initiales HK, pour Katherine et Henri. L’acquisition la plus récente a été un bijou avec un balai de rubis achetés de Anton Fugger ;

« Un bijou acheté par sa Majesté le roi à Anthony Fulker et sa compagnie d’Antewarpe en mai 1551 et livrés à thandes pour le Comte de Willteshere, Lord trésorier de l’Angleterre par sa majesté le roi le 7ème jour de juin 1551.

Édouard VI a été obligé d’acheter ce bijou, qu’il a décrit dans son journal, pour 100.000 couronnes en raison de la somme dû par la couronne anglaise 60 000 £ à la banque de Fugger.  L’émaillé de la Coupe d’Or royale a survécu  au British Museum et est cotée simplement;  «Une Coupe d’Or avec imagerie, une couronne impériale sur le couvercle et le pied garnie de perles», et identifié par son numéro d’origine des perles. La couronne impériale et le couvercle avec ses perles ont été perdus à un moment donné entre les 17e et 19e siècles. Notes dans le registre d’inventaire des cadeaux diplomatiques données et de certains incidents; à l’été 1552, Édouard VI a perdu un grand pendentif de perle sur une chaîne en or alors qu’il était à cheval entre Titchfield et Southhampton. La perle a été retrouvée et est revenue en mai 1553.

Palais et maisons

Outre les collections de bijoux et de magasins de la garde-robe royale, les éléments ont été énumérés dans les maisons où ils ont été conservés. Ainsi que des palais importants d’Henri, le contenu des maisons de ses enfants et des armoires ont été répertoriés. Il s’agit notamment;

  • Manoir de Beddington, Surrey, à la charge de Sir Michael Stanhope.
  • Place Durham, Londres, ancienne maison du Prince Édouard.
  • Le More, Hertfordshire, armoire  dans la charge de Richard Hobbes.
  • Manoir de Sans-Pareil, Surrey, armoire dans la charge de Sir Thomas Cawarden.
  • Château de Nottingham, armoire dans la charge de Thomas Clyeff.
  • Manoir de Otelands, à la charge de Sir Anthony Brown, maître des chevaux du roi et gardien des Oatlands.
  • New Hall ou le Manoir de Beaulieu, Essex, dans la charge du Marquis de Northampton, résidence de la princesse Marie.
  • Manoir de Richmond, Surrey, armoire dans la charge de William Griffithe.
  • Château Sudeley, Gloucestershire, appartenant à Catherine Parr.
  • Palais de Woodstock, Oxfordshire.

Navires

La galère Salamandre.

Ces listes comprennent les navires qui sont en mer et ceux qui sont à quai.  Il y a des entrées séparées pour les munitions et l’équipage. La liste des dossiers de munitions, de canon, la main-bras, de la poudre et de plomb. Les équipages sont numérotées comme les marins et les canonniers. Deux navires ont été capturés à Leith en 1544 de la Marine Royale Écossaise. Les navires énumérés comprennent :

  • Le Antlopp, les numéros de référence de l’article pour l’inventaire de 1547; membres d’équipage, 7 180; armes, 7 555-7 577.
  • La grâce d’Henri à Dewe, nsa. 7164, 7127-7251.
  • Le Marie Willowby, nsa. 7176, 8140-8151.
  • Le Petir, nsa. 7165, 7252-7273.
  • Le Sallomander, nsa. 7178, 7625-7644.

LA SUCCESSION D’HENRI VIII

ÉDOUARD VI (12 octobre 1537 – 6 juillet 1553), FILS D’HENRI VIII ET JEANNE SEYMOUR.  SON RÈGNE A DURÉ DU 28 JANVIER 1547 AU 6 JUILLET 1553.

Le 10 janvier 1547, Édouard écrit à son père et à Catherine Parr, depuis Hertford, les remerciant pour leur portrait reçu comme cadeau à l’occasion de la nouvelle année. Quelques jours après, le 28 janvier 1547, Henri VIII meurt. Les proches du trône, dirigés par Édouard Seymour et William Paget, acceptent de retarder l’annonce de la mort du roi afin de pouvoir prendre des mesures pour une succession en douceur. Seymour et Sir Anthony Browne, le maître de cavalerie, vont chercher Édouard à Hertford et l’amènent à Enfield, où vit la princesse Élisabeth. Le prince et la princesse sont alors informés de la mort de leur père et entendent la lecture du testament. Le 31 janvier, le Lord Chancelier, Thomas Wriothesley, annonce officiellement la mort d’Henri au parlement et lit les proclamations pour mettre en route sa succession par Édouard. Le nouveau roi est amené à la Tour de Londres, où il est accueilli à « grands coups de canon venant de tous les lieux où il y en a, aussi bien de la Tour que des navires». Le lendemain, les nobles du royaume viennent s’incliner devant le jeune roi à la Tour de Londres, et on annonce que Seymour est nommé Protecteur du Souverain. Henri VIII est enterré à Windsor le 16 février, dans la même tombe que Jeanne Seymour, comme il l’a souhaité.

Édouard VI est couronné à l’Abbaye de Westminster quatre jours plus tard, le dimanche 20 février : c’est le premier couronnement en Angleterre depuis près de 40 ans. Les cérémonies sont raccourcies en raison de leurs longueurs « fastidieuses qui pourraient fatiguer et énerver sa Majesté le Roi, qui est encore dans un âge tendre », et aussi parce que la Réforme a rendu certaines d’entre elles inappropriées. La veille du couronnement, Édouard se rend à cheval de la Tour au palais de Westminster, acclamé par la foule qui se presse sur son passage, et le trajet est agrémenté de spectacles dont beaucoup sont basés sur des reconstitutions historiques pour un jeune roi précédent, Henri VI. Il rit au spectacle d’un funambule espagnol qui « bondit et s’amuse avec de nombreux jolis jouets » devant la cathédrale Saint-Paul. Au cours de la cérémonie, Cranmer confirme la suprématie royale et appelle Édouard un second Josué, lui demandant de poursuivre la réforme de l’Église d’Angleterre, « de débarrasser ses sujets de la tyrannie des évêques de Rome en les bannissant et d’enlever leurs images ». Après la cérémonie, Édouard préside un banquet dans la grande salle de Westminster, où, comme il le rappelle dans ses Chroniques, il dîne avec sa couronne sur la tête.

Édouard Seymour, Duc de Somerset, oncle d’Édouard VI dirige l’Angleterre en tant que Lord Protecteur de son neveu de 1547 à 1549.  Après un coup d’État manqué et bien qu’il ait été libéré de prison et renommé au Conseil, il est exécuté pour trahison en janvier 1552 après avoir comploté pour renverser le gouvernement de John Dudley ainsi que son frère Thomas Seymour.

John Dudley, Comte de Warwick, plus tard 1er Duc de Northumberland, dirige le Conseil privé après la chute du Duc de Somerset.

Le Conseil de régence

Henri VIII a nommé seize exécuteurs testamentaires, qui doivent agir en tant que Conseillers d’Édouard jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de 18 ans. Ces exécuteurs testamentaires sont assistés par douze hommes « de conseil » qui doivent seconder les exécuteurs testamentaires en cas de besoin. Les dernières volontés d’Henri VIII sur le sujet sont l’objet de controverses. Certains historiens suggèrent que les proches du roi ont manipulé le souverain ou le testament pour pouvoir s’assurer le pouvoir, à la fois matériel et religieux. D’ailleurs, la composition de la Chambre privée a été changée vers la fin de 1546 en faveur des partisans de la Réforme. En outre, deux leaders conservateurs membres du Conseil privé sont retirés du pouvoir central. Stephen Gardiner s’est vu refuser l’accès au Roi Henri lors de ses derniers mois. Thomas Howard, troisième duc de Norfolk, s’est vu accuser de trahison. La veille de la mort du roi, ses vastes domaines sont saisis, ce qui les rend disponibles pour une redistribution, et le duc passe la totalité du règne d’Édouard à la Tour de Londres. D’autres historiens soutiennent que l’exclusion de Gardiner est basée sur des éléments autres que religieux, que Norfolk n’est pas particulièrement conservateur au niveau religieux, que d’autres conservateurs sont restés au Conseil et que le radicalisme d’hommes tels que Sir Anthony Denny, qui contrôle le timbre sec qui reproduit la signature du roi, est sujet à discussion. Quoi qu’il en soit, la mort d’Henri est suivie par une prodigieuse distribution de terres et d’honneurs au nouveau groupe au pouvoir. Le testament contient une clause de cadeaux illimités, ajoutée à la dernière minute, qui permet aux exécuteurs testamentaires d’Henri de distribuer librement terres et honneurs à eux-mêmes et aux membres de la Cour, en particulier à Édouard Seymour, premier comte de Hertford, qui est devenu le Lord Protecteur du royaume, gouverneur de la personne du roi et duc de Somerset.

A painting

Édouard VI et le Pape : Une allégorie de la Réforme. Cette œuvre de l’époque élisabéthaine montre le passage du pouvoir d’Henri VIII, qui repose sur son lit de mort à Édouard VI, assis à côté de lui avec un pape s’effondrant à ses pieds. À côté d’Édouard, son oncle, le Lord Protecteur, Édouard Seymour, et les membres du conseil privé.

En fait, Henri VIII ne prévoyait pas la nomination d’un protecteur. Il a confié le gouvernement du royaume pendant la minorité de son fils à un Conseil de régence qui dirige collectivement, par décision majoritaire de ses membres qui ont tous les mêmes droits. Néanmoins, quelques jours après la mort d’Henri, le 4 février, les exécuteurs testamentaires choisissent d’investir Édouard Seymour, qui ne siège pas officiellement au Conseil, du pouvoir royal. Treize des seize Conseillers (les autres sont absents) acceptent sa nomination comme Protecteur, en justifiant leur décision commune « de par l’autorité » de la volonté d’Henri. Seymour a peut-être en fait passé un accord avec certains de ces exécuteurs testamentaires, qui ont presque tous reçus des pots-de-vin. Le fait est connu pour William Paget, secrétaire privé d’Henri VIII et il s’est assuré l’appui de Sir Anthony Browne, de la Chambre privée.

La nomination de Seymour est conforme aux précédents historiques et son rôle est d’autant plus facilement admis qu’il est auréolé de ses succès militaires en Écosse et en France. En mars 1547, il obtient des lettres patentes du roi Édouard lui accordant le droit presque monarchique de nommer lui-même les membres du Conseil privé et de les consulter uniquement quand il le veut. Selon les mots de l’historien G. R. Elton, « à partir de ce moment, le système est autocratique ». Seymour gouverne en grande partie par décret, ne laissant au Conseil privé guère plus de pouvoir que d’entériner ses décisions.

La prise du pouvoir par Somerset est efficace et sans heurt. L’ambassadeur impérial, Van der Delft, indique qu’il « régit absolument tout », Paget lui servant de secrétaire, mais il prédit des problèmes à John Dudley, Vicomte Lisle, qui a récemment été nommé comte de Warwick lors de la distribution de titres. En fait, dans les premières semaines de son Protectorat, Somerset n’est contesté que par le Chancelier, Thomas Wriothesley, dont l’octroi du titre de Comte de Southampton n’a évidemment pas suffi à acheter le silence, et par son propre frère. Religieux conservateur, Wriothesley s’oppose à l’hypothèse du pouvoir monarchique de Somerset sur le Conseil. Il se trouve alors brutalement démis de son poste et obligé de vendre certaines de ses charges aux autres délégués.

Édouard tombe malade en janvier 1553 après avoir disputé une partie de raquettes par un froid glacial. Il a de la fièvre, tousse et son état général se dégrade progressivement. L’ambassadeur de Charles Quint, Scheyfve, indique : « il souffre beaucoup quand il a de la fièvre surtout, car il a de la peine à trouver son souffle, par suite de la compression des organes sur le côté droit… Je tends à penser que c’est un signe de Dieu. » Début avril, Édouard se sent suffisamment bien pour aller prendre l’air dans le parc de Westminster et se rendre jusqu’à Greenwich mais, à la fin du mois, il est de nouveau très faible. Le 7 mai, il a beaucoup changé et ses médecins ne doutent pas qu’il va guérir. Quelques jours plus tard, le roi regarde les bateaux sur la Tamise, assis à sa fenêtre. Cependant, il rechute et, le 11 juin, Scheyfve, qui a un informateur dans la maison du roi, indique que « ce qu’il crache est parfois de couleur verdâtre, jaune et noir ou parfois rose, comme teinté de sang». Maintenant, ses médecins croient qu’il souffre d’une « tumeur suppurée du poumon » et admettent qu’il est au-delà de toute possibilité de guérison. Bientôt, ses jambes sont tellement œdématiées qu’il doit rester allongé sur le dos et il a perdu toute volonté de résister à la maladie. Pour son tuteur, John Cheke, il aurait murmuré : « Je suis heureux de mourir ».

Le testament d’Édouard VI.

Édouard fait sa dernière apparition en public le 1er juillet, quand il se montre à la fenêtre de son palais de Greenwich, terrifiant ceux qui le voient dans un tel état. Les deux jours suivants, une foule nombreuse vient au palais dans l’espoir de voir le roi à nouveau, mais le troisième jour, on leur dit que le temps est trop froid pour qu’il puisse apparaître. Édouard décède à l’âge de 15 ans, au palais de Greenwich, le 6 juillet 1553. Selon le récit légendé de sa mort par John Foxe, ses derniers mots sont : « Je suis malade ; Seigneur, ayez pitié de moi, et prenez mon âme ». Il est enterré dans la chapelle de la Vierge à l’Abbaye de Westminster le 8 août 1553 selon le rite réformé célébré par Thomas Cranmer. Le cortège est conduit par un « grand nombre d’enfants en surplis » et les Londoniens « en pleurs et en larmes » regardent passer le char funèbre, couvert d’un drap d’or, surmonté d’une effigie du souverain, de la couronne, du sceptre et de la jarretière. Au même moment, la reine Marie assiste à une messe pour son âme à la Tour de Londres où Jeanne Grey est déjà en prison.

La cause du décès d’Édouard VI n’est pas connue avec certitude. Comme de nombreux autres décès royaux au XVIe siècle, les rumeurs d’empoisonnement abondent, mais aucune preuve n’est trouvée pour appuyer cette thèse. Le duc de Northumberland, dont l’impopularité va apparaître dans les évènements qui suivent la mort du roi, est largement soupçonné d’avoir ordonné l’empoisonnement. Une autre théorie estime qu’Édouard a été empoisonné par les catholiques qui cherchent à porter Marie sur le trône. Le chirurgien qui a ouvert la poitrine d’Édouard après sa mort a constaté que « la maladie qui a causé la mort de sa majesté est une maladie des poumons ». L’ambassadeur de Venise prétend que le roi est mort de « consomption », en d’autres termes de tuberculose : un diagnostic accepté par de nombreux historiens. Skidmore estime qu’Édouard a contracté la tuberculose après son épisode de rougeole et de variole en 1552 qui a supprimé son immunité naturelle à la maladie. Loach suggère plutôt que ses symptômes étaient typiques d’une bronchopneumonie aiguë, conduisant à une « infection pulmonaire suppurée », une septicémie, et une insuffisance rénale.

Tombe d’Édouard VI à l’Abbaye de Westminster.

Bien qu’Édouard n’ait régné que six ans et soit mort à l’âge de 15 ans, son règne a apporté une contribution durable à la Réforme anglaise et à la structure de l’Église d’Angleterre. La dernière décennie du règne d’Henri VIII avait vu l’abandon d’une partie de la Réforme et le retour à des valeurs plus conservatrices. En revanche, le règne d’Édouard a connu des progrès radicaux. Au cours des six années de son règne, l’Église anglaise passe d’une liturgie essentiellement catholique romaine à ce qui est habituellement considéré comme un culte protestant. En particulier, l’introduction du Livre de la prière commune, l’ordinal de 1550, et les Quarante-deux articles de Cranmer constituent toujours la base des pratiques de l’Église d’Angleterre. Édouard lui-même a pleinement approuvé ces changements, et s’ils sont l’œuvre de réformateurs tels que Thomas Cranmer, Hugh Latimer et Nicholas Ridley, soutenus par un Conseil du roi résolument évangélique, le roi a été un catalyseur dans l’accélération de la réforme au cours de son règne.

La reine Marie, qui a tenté de défaire le travail de réforme de son frère, a dû faire face à des obstacles majeurs. En dépit de sa croyance en la suprématie du pape, elle a approuvé la Constitution qui l’a faite chef suprême de l’Église d’Angleterre, une contradiction qui va la gêner. Elle s’est trouvée incapable de récupérer un grand nombre de propriétés ecclésiastiques qui ont été données ou vendues à des propriétaires privés. Même si elle fait périr sur le bûcher un certain nombre des principaux chefs de l’Église protestante, de nombreux réformateurs, soit en exil, soit restés subversivement actifs en Angleterre au cours de son règne, vont mener une propagande qu’elle est incapable d’enrayer. Néanmoins, le protestantisme n’est pas encore « ancré dans le cœur » » du peuple anglais et, si elle avait vécu plus longtemps, il est probable que sa tentative de reconstruction de l’Église catholique aurait pu réussir, faisant du règne d’Édouard, plutôt que du sien, une aberration historique.

À la mort de Marie en 1558, la Réforme anglaise repart de l’avant et la plupart des réformes mises en place pendant le règne d’Édouard sont réintégrées dans le règlement élisabéthain. La reine Élisabeth remplace les conseillers et les évêques nommés par sa sœur par ceux de son frère, comme William Cecil, ancien secrétaire de Northumberland, et Richard Cox, ancien précepteur du roi, qui prononce un discours contre l’Église catholique à l’ouverture du parlement en 1559. Le Parlement adopte une nouvelle loi d’uniformité au printemps suivant qui restaure, avec quelques modifications, le livre de la prière de Cranmer de 1552 ; et les trente-neuf articles de 1563 sont en grande partie basés sur les Quarante-deux articles de Cranmer. Les développements théologiques du règne d’Édouard fournissent une source essentielle de référence pour la politique religieuse d’Élisabeth, bien que l’internationalisme de la Réforme d’Édouard n’ait jamais été repris.

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LADY JEANNE GREY (octobre 1537 – 12 février 1554), elle n’a régné que neuf jour du 10 au 19 juillet 1553.

Lady Jeanne Grey (Jane Grey ; née en octobre 1537 – exécutée le 12 février 1554), petite-nièce du roi Henri VIII, régna sur le royaume d’Angleterre pendant à peine plus d’une semaine en juillet 1553, ce qui lui vaut le surnom de « reine de neuf jours ».

Les parents de Jeanne, Frances Brandon, Duchesse de Suffolk ((1517-1570) et son second mari Henri Grey (? – 1554).

Elle peut monter sur le trône anglais après que le roi Édouard VI, son prédécesseur, a déclaré illégitimes les deux filles d’Henri, Marie et Élisabeth afin d’éviter que le pays soit dirigé par une reine catholique. Cependant, Jeanne Grey se fait rapidement évincer par sa cousine Marie, qui la fait enfermer à la Tour de Londres tout en semblant vouloir l’épargner. Elle la fait cependant exécuter en raison de la participation supposée de Jeanne à un complot contre la reine et de la révolte menée par son père le duc de Suffolk.

Quatre jours après le décès d’Édouard VI, le 6 juillet 1553, le Duc de Northumberland proclame Jeanne, reine d’Angleterre. Elle élit domicile à la Tour de Londres, où les monarques anglais séjournaient habituellement de leur accession au pouvoir jusqu’à leur couronnement. Elle refuse toutefois de conférer le titre de « roi » à son époux Guilford Dudley, proposant de le créer Duc de Clarence à la place.

De son côté, le Duc de Northumberland doit faire face à plusieurs défis afin de consolider le pouvoir acquis par les protestants. Il souhaite notamment arrêter et mettre au secret la princesse Marie avant qu’elle ne récolte suffisamment d’appuis pour la cause qu’elle défend. Informée des intentions du Duc, l’intéressée s’enferme derrière les murs du château de Framlingham dans le Suffolk. En seulement neuf jours, elle réussit à mobiliser assez de membres de la noblesse pour retourner à Londres le 19 juillet, à la tête d’une procession triomphale. Le Parlement est alors contraint de reconnaître Marie en tant que reine légitime. La nouvelle souveraine commence par faire emprisonner Jeanne Grey et son époux dans les geôles de la Tour de Londres sous l’inculpation de haute trahison, et elle commande l’exécution du Duc de Northumberland, le 21 août 1553.

Exécution

L’exécution de Lady Jeanne Grey par Paul Delaroche, huile sur toile, 1833, exposée au salon de 1834, Londres, National Gallery.

L’ambassadeur du Saint-Empire romain germanique est chargé d’annoncer à Charles Quint que Marie a l’intention d’épargner Jeanne ainsi que le tout nouveau Duc de Clarence, son conjoint. Cependant, la rébellion protestante dirigée par Thomas Wyatt en janvier 1554 achève de décider de leur sort (bien qu’ils n’y soient pas impliqués directement). La révolte de Wyatt est en effet la conséquence directe du mariage entre Marie et le futur roi catholique d’Espagne, Philippe II. Parmi les protestants exigeant le retour de Jeanne Grey sur le trône figure le propre père de la jeune femme, le Duc de Suffolk. Les conseillers de Marie la poussent alors à exécuter la « reine de neuf jours » afin d’étouffer dans l’œuf ce soulèvement politique et cinq jours après l’arrestation de Thomas Wyatt, la reine signe les ordres d’exécution de Jeanne Grey et de Guilford Dudley.

Au matin du 12 février 1554, les autorités compétentes mènent Lord Guilford Dudley à l’échafaud afin qu’il soit décapité en public. On renvoie ensuite son corps dans l’enceinte de la Tour de Londres, pour qu’il soit visible depuis l’endroit où Jeanne est retenue captive. Sur ordre de la reine, on entraîne ensuite la jeune veuve jusqu’à Tower Green, une petite étendue de gazon dans l’enceinte de la tour, afin qu’elle y soit exécutée à son tour, à l’abri des regards du plus grand nombre (une telle procédure ne s’appliquant en principe qu’aux personnalités de sang royal). En montant sur l’échafaud, elle s’adresse aux quelques personnes autorisées encore présentes à ses côtés :

« Gens de bien, je viens ici pour mourir, condamnée par la loi au même lot. L’acte contre la majesté était illégitime, comme ma participation : mais ce jour, pour autant que je l’aie désiré et en aie ambitionné l’achèvement, j’en lave les mains, devant Dieu et devant vous, bons chrétiens. »

Lady Jeanne Grey, préparée pour son exécution, par George Whiting Flagg, 1835, Le Centre Luce Henri II pour l’étude de la culture américaine, New York.

Elle récite ensuite le psaume Miserere mei Deus (« Ô Dieu, aie pitié de moi ») en anglais et donne ses gants ainsi que son mouchoir à une dame d’honneur.  John Feckenham, chapelain catholique, n’ayant pas réussi à convertir Jeanne Grey, reste malgré tout près d’elle. Elle est mise à genoux et avant de se bander elle-même les yeux, elle pardonne d’avance à son bourreau tout en le suppliant de la « dépêcher promptement ». Ayant résolu de mourir avec dignité mais s’avérant incapable de se diriger droit vers le billot à cause du bandeau, elle s’exclame : « Que ferai-je ? Où est-il ? ». Après qu’une main inconnue l’y a menée, elle cite les dernières paroles du Christ telles que les rapporte l’Évangile selon Saint-Luc : « Seigneur, entre vos mains, je remets mon esprit ! ». Le bourreau abat ensuite sa hache sur le cou de Jeanne, séparant son corps de sa tête, puis il saisit cette dernière par les cheveux et s’écrie : « Périssent ainsi les ennemis de toute reine. C’est la tête d’une traîtresse ! »

À ce moment-là, la reine a déjà emprisonné le père de la suppliciée, le Duc de Suffolk, pour sa participation à la révolte de Wyatt. Il est exécuté une semaine plus tard, le 19 février.

Jeanne et son mari reposent dans la chapelle St Peter ad Vincula (Saint-Pierre aux Liens) consacrée à Saint-Pierre dans l’enceinte de la Tour de Londres.

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MARIE Ire D’ANGLETERRE OU MARY LA SANGLANTE (18 février 1516 – 17 novembre 1558), FILLE D’HENRI ET CATHERINE D’ARAGON.  SON RÈGNE A DURÉ DU 19 JUILLET 1553 AU 17 NOVEMBRE 1558.

À la mort d’Henri VIII, en 1547, Édouard VI lui succède au trône. Édouard ne veut pas que la couronne passe à Marie, dont le catholicisme le répugne. En tentant d’exclure Marie de la succession, ses conseillers lui indiquent qu’il est impossible d’exclure Marie sans exclure la protestante Élisabeth. S’arrogeant un droit qui ne lui avait pas été accordé par le Parlement, il décide de les déshériter toutes les deux en désignant Jeanne Grey, une petite-nièce d’Henri VIII, comme son successeur. Après le décès d’Édouard en 1553, Jeanne Grey monte sur le trône. En même temps, Marie réussit à mobiliser le soutien des Anglais pour sa revendication du trône. Elle réussit à faire destituer Jeanne Grey neuf jours après son couronnement et la fait emprisonner à la Tour de Londres. Le 1er octobre 1553, Marie est sacrée reine par Étienne Gardiner, l’Évêque de Winchester.

La nouvelle reine, qui a 37 ans en 1553, se concentre maintenant sur la question d’engendrer un héritier, qui doit prévenir l’hypothèse que la protestante Élisabeth puisse lui succéder au trône. Elle décline une offre de mariage d’Édouard Courtenay, Comte de Devon, après que Charles Quint lui ait proposé d’épouser Philippe, futur roi d’Espagne.

Le mariage est célébré le 25 juillet 1554 à la cathédrale de Winchester, deux jours seulement après la première rencontre du couple royal. Ce mariage politique est profondément impopulaire parmi les Anglais, qui se méfient des Espagnols. La Chambre des Communes pétitionne en vain auprès de Marie pour la dissuader d’épouser un Espagnol, craignant pour l’Angleterre une relégation à la dépendance espagnole.

Quand Marie insiste pour épouser Philippe, des révoltes éclatent à travers le pays. Henri Grey, Duc de Suffolk et père de Jeanne Grey, récidive et déclare une nouvelle fois que sa fille est reine. En même temps, Thomas Wyatt le Jeune dirige une force armée vers Londres qui soutient les prétentions d’Élisabeth. Marie écrase les insurrections puis fait exécuter Jeanne Grey et son beau-père John Dudley, Duc de Northumberland. Élisabeth, qui proteste de son innocence dans l’affaire Wyatt, peine à réfuter ses accusateurs. Elle est emprisonnée successivement à Whitehall, à la Tour de Londres (2 mois), puis au palais de Woodstockdans le comté d’Oxfordshire. Mais Marie se refuse à l’exécuter.

Grossesse

En novembre 1554, Marie se croit enceinte pour la première fois. La supposée grossesse se révélera être un kyste de l’estomac. Philippe convainc sa femme de mettre fin à la résidence forcée d’Élisabeth, pour pouvoir gagner les faveurs de celle-ci au cas où Marie mourrait en couches. Après quatorze mois de mariage, Philippe quitte l’Angleterre pour les Pays-Bas.

Le règne de Marie marque un retour en force du catholicisme. Fervente catholique elle-même, elle n’a jamais approuvé le schisme provoqué par son père et l’établissement du protestantisme d’Édouard VI. En 1556, la reine réconcilie l’Angleterre avec l’Église catholique romaine en brûlant sur le bûcher l’Archevêque de Canterbury, Thomas Cranmer. Son successeur, Réginald Pôle devient l’un de ses plus importants conseillers.

En vertu d’une loi sur l’hérésie, Marie fait exécuter de nombreux protestants. Pendant son règne quinquennal, quelque 800 protestants riches choisissent l’exil pour échapper au bûcher. Les premières exécutions ont lieu en février 1555; l’Évêque de Gloucester compte parmi les « hérétiques ». Les persécutions continuent jusqu’à la mort de Marie en 1558. Le nombre exact de victimes n’est pas connu, mais les Anglais commémorent toujours ces «persécutions mariales» chaque année, surtout à Lewes dans le Sussex de l’Est.

Entre 1553 et 1558, Marie souffre de deux grosesses nerveuses. Leur cause n’est pas connue, mais on a beaucoup spéculé sur l’hypothèse qu’elles furent une conséquence de la pression qu’elle subissait pour engendrer un héritier. Les symptômes rapportés par ses dames d’honneur, dont la lactation et une détérioration de la vue, mettent aussi en évidence la possibilité qu’elle ait souffert d’une anomalie hormonale comme une tumeur pituitaire.

Marie 1re est inhumée avec sa demi soeur Élisabeth 1re. Effigie mortuaire de Marie.

Dans son testament, la reine décrète que Philippe lui succèdera comme régent jusqu’à ce que leur enfant atteigne la majorité. Marie meurt cependant sans enfant le 17 novembre 1558 au  palais St-James à Londres. Sa demi-sœur Élisabeth lui succède. Malgré ses dispositions testamentaires, Marie n’est pas inhumée aux côtés de sa mère. Sa dépouille mortelle repose dans un tombeau de l’Abbaye de Westminster, qu’elle partage maintenant avec Élisabeth Ire (bien que le gisant ne représente qu’Élisabeth). Après son accession au trône d’Angleterre en 1603, Jacques VI d’Écosse fait fixer sur le tombeau une plaque en marbre sur laquelle est gravé en latin : « Partenaires sur notre trône et dans notre tombe, ici nous reposons, deux sœurs, Élisabeth et Marie, dans l’espoir d’une seule résurrection ».

La Pérégrina, qui a appartenu à Marie 1re d’Angleterre.

La Pérégrina », perle mythique de provenance exceptionnelle.

JEAN VOUET

Mercredi le 23 novembre 2011

Montée sur un collier créé par Cartier qui faisait partie de la cassette d’Elisabeth Taylor, la perle sera mise en vente chez Christie’s le 13 décembre 2011.   Estimation : entre 2 et 3 millions de dollars.

Dans l’introduction au prestigieux catalogue de la vente, François Curiel, qui dirige le département « joaillerie » chez Christie’s, explique que lorsque quelqu’un lui demandait de lister les trois plus grandes collections de bijoux au monde, le nom d’Elizabeth Taylor lui venait naturellement à l’esprit. D’autant que, appelé par la star en 1998 pour réaliser une évaluation de sa collection, il avait pu prendre connaissance de l’ampleur de celle-ci.

 Il ne s’agit bien entendu pas d’une collection au sens encyclopédique du terme, mais d’un ensemble de bijoux, le plus souvent offerts, qui reflètent un goût immodéré pour les pierres précieuses, comprenant des perles rares, comme le prouve ce magnifique bijou.

Une perle célèbre

« La Pérégrina » est l’une des plus fameuses perles en forme de poire de l’histoire des bijoux. Elle est d’ailleurs tellement fameuse que trois autres perles revendiquent cette appellation. « La Pérégrina » proviendrait du Vénézuela (ou du Panama selon d’autres sources) et arriva en Espagne en 1579, où elle fut vendue au roi Philippe II. Le fils de Charles Quint la destinait originellement à sa fille, mais il la trouva si extraordinaire qu’il la garda pour lui.

Dans son testament, il en fait un joyau de la Couronne et elle restera dans sa descendance pendant deux cents ans. Lorsque l’Espagne fut conquise par Napoléon, son frère Joseph fut créé roi d’Espagne. Son règne dura 5 ans avant qu’il ne fuie aux États-Unis, non sans emporter une partie des joyaux de la Couronne

Pérégrinations

L’histoire ne s’arrête pas là et le souverain déchu offrit la perle à son neveu, le futur Napoléon III, pour financer ses activités politiques.

Elle fut donc vendue à James Hamilton, Marquis et futur Duc d’Abercorn.

En 1914, ses descendants confièrent la perle à un joaillier londonien, qui la proposa au roi Alphonse XIII d’Espagne qui, étant donné l’histoire de la pièce, était l’acquéreur tout désigné. Préoccupé par la Première Guerre mondiale, il déclina l’offre et le bijou partit pour les États-Unis. Il y resta jusqu’en 1969, lorsque l’acteur Richard Burton l’acheta, en vente publique, à New York chez Parke-Bernet contre 37 000 dollars de l’époque, le ravissant à un membre de la famille royale espagnole. Il l’offrit à Élisabeth Taylor pour son 37e anniversaire et pour la Saint-Valentin. Celle-ci choisit Cartier pour créer un collier digne de mettre la « Pérégrina » en valeur.

Mis à jour le: 8 décembre 2011 09:32 | par Judith Lussier, MSN Finances
OBJETS DE CÉLÉBRITÉS VENDUS AUX ENCHÈRES

Rien n’était trop beau, rien n’était trop cher : les joyaux d’Elizabeth Taylor se sont arrachés mardi soir à New York, lors d’une soirée d’enchères historique marquée par plusieurs records et des prix souvent dix fois supérieurs aux estimations.

En milieu de soirée, alors que la vente continuait, la collection d’Elizabeth Taylor était déjà devenue la collection privée de bijoux la plus chère jamais vendue aux enchères. Elle a rapporté en quatre heures 115,9 millions de dollars.

La « peregrina », une perle unique du XVIe siècle trouvée par un esclave panaméen qui y aurait gagné sa liberté, a été adjugée après une vingtaine d’enchères pour 11,8 millions de dollars, un record pour une perle en bijou vendue aux enchères. Ce cadeau de Richard Burton à Elizabeth Taylor, décédée en mars dernier à 79 ans, avait été estimé entre 2 et 3 millions de dollars.

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ÉLISABETH Ire D’ANGLETERRE (7 septembre 1533 – 24 mars 1603), FILLE D’HENRI ET ANNE BOLEYN.  SON RÈGNE A DURÉ DU 17 NOVEMBRE 1558 AU 24 MARS 1603.

À la mort d’Henri VIII, le 28 janvier 1547, elle n’était cependant que troisième dans l’ordre de succession à la Couronne. Seules les morts successives de son demi-frère cadet, Édouard VI le 6 juillet 1553, puis de sa demi-sœur aînée, Marie 1re le 17 novembre 1558, lui permettront d’accéder au trône.

Son long règne de 44 ans définit la période élisabétaine, qui élève l’Angleterre au rang des plus grandes puissances.

La période qui s’étend de la mort de son père le 28 janvier 1547 à son accession au trône le 17 novembre 1558 est marquée par une grande incertitude. Le sort d’Élisabeth connaît de nombreuses vicissitudes avant le triomphe. Son statut de fille illégitime du roi, mais d’héritière présomptive légitime de la couronne, fait d’elle à la fois un recours pour ceux qui souhaitent le changement et une menace latente pour le pouvoir en place. D’autant que la concurrence dynastique de la maison Tudor va être déterminée par la crise religieuse de la Réforme anglaise et la stratégie politique fluctuante des puissances européennes. À chaque crise que rencontre le pouvoir, celui-ci soupçonne la fille d’Anne Boleyn de vouloir en profiter. Malgré elle, Élisabeth est entraînée dans les jeux diplomatiques complexes et vénéneux qui se mettent en place à la cour d’Angleterre. Plusieurs fois accusée de conspiration, elle doit sa survie à son art de la dissimulation, à sa capacité à nier effrontément l’évidence, à sa volonté de ne jamais s’engager. Mais ce qui la sauve aussi c’est qu’à des titres divers, sa disparition pouvait faire courir des risques bien plus dangereux pour ceux qui étaient les maîtres de son destin.

La reine vierge

Miniature d’Élisabeth 1re 1572.

Une fois couronnée, Élisabeth continuera à refuser les avances de nombreux candidats, dont celles du roi Philippe II d’Espagne et d’Ivan le Terrible, premier tsar de Russie. La reine de France Catherine de Médicis, pour sa part, lui proposa comme époux, successivement trois de ses fils : le roi Charles IX, le Duc d’Anjou – devenu, par la suite, roi de France sous le nom d’Henri III–, puis le Duc d’Alençon, de 22 ans le cadet d’Élisabeth. On peut également citer parmi ses prétendants le prince héritier Éric de Suède, ou encore l’archiduc Charles de Habsbourg. Célibataire et sans enfant, la reine d’Angleterre eut néanmoins, semble-t-il, une vie amoureuse assez active dans le secret des alcôves. Les favoris d’Élisabeth furent notamment Robert Dudley et Robert Devereux.

La légende veut que Sir Walter Raleigh, autre soupirant d’Élisabeth, ait posé son somptueux manteau sur une flaque d’eau sur laquelle la reine s’apprêtait à marcher, afin qu’elle ne se mouille pas les pieds. À partir de 1588, les relations d’Élisabeth avec Essex se détériorent et font les délices des ragots de la cour. L’âge n’altère en rien sa coquetterie, même si elle perd ses dents. Néanmoins, son caractère empire, notamment envers ses dames d’honneur. Le jour où une demoiselle de la cour se déclare enceinte de Raleigh, la reine punit cette infidélité en envoyant son ancien favori à la Tour de Londres.

La période élisabéthaine est marquée par un essor culturel et artistique de premier ordre qui voit s’affirmer la Renaissance Anglaise.

Élisabeth 1re 1575.

L’architecture se caractérise par les manoirs de style Tudor, avec de grandes fenêtres à croisillons, associant au style gothique des éléments Renaissance.

La langue anglaise connaît ses lettres de noblesses avec des poètes comme Edmund Spenser, qui publie : La Reine des fées entre 1590 et 1596, en hommage à la reine. Le théâtre est également une grande réussite de l’ère élisabéthaine. En 1598, le fameux théâtre du Globe ouvre ses portes à Londres, sur la rive sud de la Tamise. Les pièces de Christopher Marlowe (Docteur Faust) et de  Ben Jonson (Volpone) sont un vrai succès. Mais c’est Shakespeare qui s’affirme comme le maître incontesté de la littérature anglaise.

Les connaissances scientifiques, tirées par les besoins de la navigation, particulièrement en cartographie et en astronomie, commencent à se développer sous l’impulsion de John Dee, suivi de Thomas Digges, Thomas Harriot, Édouard Wright et William Gilbert.  Les connaissances de géographie se perfectionnent également grâce aux recueils et aux traductions de Richard Hakluyt.  Tous ces savants sont subventionnés par des aristocrates et des courtisans clairvoyants comme Walter Raleigh, Henri Percy et Robert Cecil.

Essor économique et financier

Souverain (en or) frappé à Londres en  1585 montrant la reine Élisabeth assise en majesté sur son trône.

Trinity College à Dublin, Irlande, fondé par Élisabeth 1re en 1591.

Le grand dynamisme démographique de l’Angleterre sous Élisabeth Ire ainsi que la confirmation de sa suprématie militaire ont pour conséquence de relancer l’économie.

Sur le plan industriel, les manufactures drapières se développent et l’exploitation de la houille et du fer progresse de façon spectaculaire, ce qui amène à une multiplication des mines. Le commerce avec les pays étrangers est favorisé par une meilleure maîtrise de la navigation et par l’ouverture de nombreux chantiers navals.

Les finances de la couronne tendent à afficher des excédents : le domaine royal, les confiscations, les douanes, dont le produit croît avec l’essor du commerce, assurent à la Couronne des recettes confortables. C’est d’ailleurs sous Élisabeth Ire que Thomas Gresham fonde une Bourse à Londres.

Une société en mutation

L’aristocratie terrienne, dont les principaux revenus proviennent de l’agriculture et de l’élevage, est contrainte de s’adapter face à la concurrence du commerce maritime. C’est ainsi que naît le mouvement des enclosures (clôtures des champs – enclaves), qui substitue à l’exploitation collective du sol un système de grandes propriétés individuelles. La gentry (petite noblesse), se distingue par un bon fonctionnement de ses capitaux sans pour autant maîtriser l’industrie. La bourgeoisie, qui prospère dans les villes et les ports, s’enrichit grâce à l’industrialisation et à l’évolution du commerce, ce qui lui permet de participer activement à la politique locale.

Le sort des classes populaires est plus difficile. En 1563, le statut des artisans constitue un véritable code de travail. À la campagne, les yeomen (petits et moyens propriétaires et agriculteurs), forment une paysannerie plutôt aisée, mais les enclaves chassent les plus pauvres qui doivent se réfugier en ville. Les lois sur les indigents de 1572 et de 1601 tentent de résoudre cette situation nouvelle.

Succession

Les funérailles d’Élisabeth Ire, 1603, Londres, British Library.

Élisabeth meurt le jeudi 24 mars 1603au palais de Richmond près de Londres. Avec elle s’éteint la Maison Tudor.

Le fils de Marie Stuart, le roi Jacques VI d’Écosse lui succéda sous le nom de Jacques 1er d’Angleterre. Élisabeth repose dans le caveau des rois d’Angleterre à l’Abbaye de Westminster, aux côtés de sa demi-sœur et ancienne rivale Marie Tudor. Après son accession au trône d’Angleterre en 1603, Jacques fit fixer sur le tombeau une plaque en marbre sur laquelle est gravé en latin : « Des partenaires sur notre trône et dans notre tombe, ici nous reposons, deux sœurs, Élisabeth et Marie, dans l’espoir d’une seule résurrection ».

RÉFÉRENCES:

Histoire des Joyaux de la couronne.

http://membres.multimania.fr/thebestoflondon/Tour%20de%20Londres/joyaux.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_ch%C3%A2teaux_anglais

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_Ire_d%27Angleterre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Ire_d%27Angleterre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Grey

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_VI_d%27Angleterre

http://en.wikipedia.org/wiki/Inventory_of_Henry_VIII_of_England

Une réflexion sur “HENRI VIII ET SES FEMMES, 2ÈME PARTIE.

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