J. EDGAR HOOVER, LE PATRON DES G-MAN’S DU FBI.


John Edgar Hoover (1er janvier 1895 – 2 mai 1972) fut le premier directeur du Bureau Fédéral d’Investigation (FBI) des États-Unis.  Nommé directeur du Bureau Fédéral d’Investigation, prédécesseur du FBI en 1924, il a joué un rôle prédominant dans la fondation du FBI en 1935, où il resta le directeur jusqu’à sa mort en 1972.  Hoover est honoré pour la construction du Bureau en tant qu’une grande et efficace agence pour combattre le crime, et d’avoir introduit un certain nombre de modernisations technologiques de la police, comme le fichier d’empreintes digitales centralisé et les laboratoires de criminalistique.

Après sa mort, Hoover est devenue un personnage controversé en tenant compte comme preuve, de ses actions secrètes qui sont devenues publiques. Ses détracteurs l’ont accusé de dépassement de juridiction du FBI. Il a utilisé le Bureau pour harceler les dissidents et militants politiques, amasser des dossiers secrets sur les dirigeants politiques, et recueillir des preuves en utilisant des méthodes illégales. Le Bureau et ses administrateurs sont désormais limités à un mandat de 10 ans, sous réserve de prolongation par le Sénat des États-Unis, en raison de sa longue carrière qui fut controversée.

LE DÉBUT DE SA VIE ET SES ÉTUDES.

J. Edgar Hoover est né le jour du Nouvel An 1895, à Washington, D.C., de Anna Marie (née Scheitlin 1860-1938), qui était de descendance Suisse Allemande, et de Dickerson Naylor Hoover Sr. (1856-1921), des Anglais et des Allemands d’ascendance. L’oncle de la mère de Hoover était un Suisse au titre honorifique de consul général des États-Unis.  Hoover a grandi près du Marché de l’Est dans le quartier de Capitole Hill, à Washington. Au secondaire (Central High), il chante dans la chorale de l’école, qui a participé au programme ROTC, et a concouru dans un débat d’équipe. Il a obtenu un diplôme en droit de l’Université George Washington en 1916, et une maitrise en droit en 1917 de la même université.  Alors étudiant en droit, Hoover s’est intéressé à la carrière d’Antony Comstock, l’inspecteur de la Poste de la ville de New York, qui menait de grande campagne contre la fraude et le vice, et aussi contre la pornographie et le contrôle des naissances.

Le jeune Edgar avec ses parents.

SA CARRIÈRE AU FBI

Hoover en uniforme de cadet du FBI.

Son bureau au FBI.

Pendant la Première Guerre mondiale, immédiatement après avoir obtenu son LLM, Hoover a été embauché par le Ministère de la Justice. Il a rapidement été promu à la tête de la section, inscription des ennemis étrangers. En août 1919, il est devenu chef de la nouvelle division du renseignement général des enquêtes du Bureau, à l’intérieur du Ministère de la Justice.  À partir de là en 1921, il fut promu en tant qu’administrateur général dans le Bureau d’Investigation en 1924, le procureur général fait de lui le directeur par intérim. Le 10 mai 1924, le président Calvin Coolidge nomma Hoover en tant que 6ème directeur du Bureau d’Investigation après la mort du président Warren Harding, en réponse aux allégations selon lesquelles le directeur précédent, William J. Burns aurait été impliqué dans le scandale du Teapot Dome. Lorsque Hoover a repris le Bureau d’Investigation, il avait environ 650 employés, dont 441 agents spéciaux.

On a noté qu’Hoover pouvait être parfois, capricieux dans sa direction. Il a souvent bruler des agents du FBI, mettant de côté ceux qu’il considérait avoir un regard stupide comme chauffeurs de camion», ou qu’il considérait comme des «têtes d’épingle».  Il a également déménagé des agents qui lui avait déplu, en leur donnant des assignations d’attribution de fin à sa carrière et de lieux. Melvin Purvis en est un excellent exemple, il fut l’un des agents les plus efficaces dans la capture et le démantèlement des bandes criminalisés des années 1930, et a reçu une importante reconnaissance du public, mais Hoover jaloux, l’a manipulé pour qu’il parte du FBI.

J. Edgar Hoover et Melvin Purvis.

Melvin Purvis

Hoover a souvent salué les forces de l’ordre locales dans le pays et mis en place un réseau national de partisans et d’admirateurs. Un de ceux qu’il a souvent remercié était le shérif conservateur de Caddo Parish en Louisiane, J. Howell Flournoy, pour son efficacité particulière.

HOOVER ET LA LOI LINDBERGH, SUITE À L’ENLÈVEMENT ET L’ASSASSINAT DU FILS DE CHARLES LINDBERGH.

L’immeuble du FBI J. Edgar Hoover le soir, avec l’affiche du 100ème anniversaire du FBI.

LA GUERRE AUX GANGSTERS.

Dans le début des années 1930, des bandes criminalisées ont réalisé un grand nombre de vols de banque dans le Midwest. Ils ont utilisé leur puissance supérieure de feu et leurs voitures rapides, pour faire leurs escapades et échapper aux autorités policières locales, afin d’éviter d’être arrêtés.  Beaucoup de ces criminels, en particulier John Dillinger, est devenu célèbre pour avoir sauté par-dessus des comptoirs de banque à plusieurs reprises, s’évadant de prison et des pièges de la police, et a souvent fait les manchettes des journaux à travers les États-Unis.  Depuis les voleurs éparpiller à travers les frontières de l’état, leurs crimes sont devenus délits fédéraux, donnant à Hoover et à ses hommes, le pouvoir de les poursuivent. Initialement, le FBI a subi quelques cafouillages embarrassants, en particulier avec Dillinger et ses complices. Un raid sur un pavillon d’été nommé «Petite Bohème »dans Manitowish Waters au Wisconsin, a blessé un agent du FBI et tué un spectateur, et fait d’autres blessés. Tous les membres de la bande se sont échappés. Hoover s’est rendu compte que son travail était maintenant sur le terrain, et il les força à arrêter pour capturer les coupables. À la fin de juillet 1934, l’agent spécial Melvin Purvis, le directeur des opérations du Bureau à Chicago, a reçu une information sur le lieu ou se cachait Dillinger, qui s’est avéré payante lorsque Dillinger a été localisé, pris dans une embuscade, et tué par des agents du FBI en sortant du Biograph Theater.

Hoover tend la main à l’homme qui a tué Dillinger, Melvin Purvis.

John Herbert Dillinger Jr. (1903-1934).  Le 22 juillet, la police et le FBI se concentrèrent sur le Cinéma Biograph à Chicago, où Dillinger s’était rendu afin d’y voir un film de gangster L’Ennemi public no. 1, avec Clark Gable.  Dillinger était accompagné d’Anna Sage, la fameuse femme à la jupe rouge et au t-shirt blanc, dont la couleur des vêtements permit à la police de Chicago d’identifier Dillinger. Les agents du FBI, menés par Melvin Purvis, l’ont abattu à la sortie du cinéma .  Son nom est maintenant une marque déposée.

Elle a trahit Dillinger pour un montant de 5 000.00 $ promit par le FBI pour des informations relatives à sa capture, et Hoover discuta avec les services d’immigration et la fit déporter en Roumanie.

Dans la même période, il y avait de nombreuses fusillades de gangsters, tandis qu’Hoover continuait à nier l’existence même du crime organisé.  Frank Costello a contribué à encourager cette vision, par l’alimentation du point faible d’Hoover, «un joueur de courses de chevaux invétérés » connu pour envoyer des agents spéciaux placer ses paris de 100 $ à sa place, en lui fournissant des conseils sur les gagnants par leur ami commun, le chroniqueur à potins Walter Winchell.  Hoover a déclaré que le Bureau avait « des fonctions beaucoup plus importantes » que l’arrestation des placeurs de paris, et des joueurs.

Même s’il n’était pas là, Hoover a été louangé pour plusieurs captures très médiatisées de voleurs de banque. Il s’agit notamment de celle de Dillinger, Alvin Karpis et Machine Gun Kelly, qui ont conduit à élargir les pouvoirs du Bureau et étant donné qu’il faillait un nouveau nom, en 1935, il devint le Bureau Fédéral d’Investigation. En 1939, le FBI est devenu important dans le domaine du renseignement.  Hoover a apporté des modifications, telles que l’expansion du Bureau et aussi de combiner tous les fichiers d’empreintes digitales de la division identification, ce qui en fit la plus grande collection d’empreintes digitales à ce jour. Hoover a également contribué à élargir le recrutement du Bureau et de créer le laboratoire du FBI, une division créée en 1932 afin d’examiner les preuves trouvées par le FBI.

Arizona Donnie (Kate) Clark Barker,  »Ma » Barker (1871-1935).  Ma Barker trouva la mort sur le Lac Weir, en Floride, dans une fusillade avec des agents du FBI, dirigés par Edward J. Connelley.

Alvin Francis Karpis (Creepy) (1907-1979).  Originaire de Montréal au Canada, il est mort en Espagne ou il demeurait depuis 1973, et il s’est apparemment suicidé par ingestion de barbituriques.

George Kelly Barnes, (Machine Gun Kelly) (1895-1954).  Il a passé 17 ans à Alcatraz à San Francisco, avant d’être transféré à Leavenworth en 1951.  Il est mort d’une attaque cardiaque à la prison fédéral de Leavenworth à 59 ans.

ANALYSE DE LA SUBVERSION ET LES RADICAUX.

Hoover était préoccupé par la subversion, et sous sa direction, le FBI a espionné des dizaines de milliers de subversifs présumés et de radicaux. Selon les critiques, Hoover avait tendance à exagérer les dangers de ces éléments subversifs présumés, et a de nombreuses fois outrepassées ses limites dans sa poursuite de l’élimination de cette menace perçue.

Le FBI a enquêté sur des cellules de saboteurs allemands et d’espions à partir de la fin des années 1930, et avait la responsabilité principale du contrespionnage. Les premières arrestations d’agents allemands ont été faites en 1938, et se sont poursuivies tout au long de la Seconde Guerre mondiale. Dans l’affaire Quirin, lors de la Seconde Guerre mondiale, des U-boat allemands, et deux petits groupes d’agents nazis sur terre en Floride et à Long Island ont causé des actes de sabotage dans le pays. Les deux équipes ont été appréhendées après que l’un des hommes a contacté le FBI, et leur racontèrent tout. Il a également été accusé et reconnu coupable. Le président Harry Truman a écrit dans ses mémoires: «Le pays avait raison d’être fier et d’avoir confiance en nos agences de sécurité.  Ils nous ont sauvés de la presque totalité des actes de sabotage et d’espionnage pendant la Seconde Guerre mondiale. ».

Le FBI a participé au projet Vénona une pré-Seconde Guerre mondiale, projet commun avec les britanniques pour espionner les espions soviétiques au Royaume-Uni, et les États-Unis. Il n’a pas été tout d’abord réalisé que l’espionnage ait été commis, mais en raison de l’utilisation de multiples codes numériques soviétiques pendant la guerre, qui sont normalement incassables, des emplois ont été créés, permettant à certaines sections d’être décodés, prouvant l’espionnage. Hoover a gardé le plus grand message secret codé du contrespionnage intercepté en Amérique, dans un coffre verrouillé dans son bureau, en choisissant de ne pas informer le président Truman, le procureur général J. Howard McGrath, et deux secrétaires d’état, Dean Acheson, et le général George Marshall, alors qu’ils étaient en fonction. Il a informé l’Agence Centrale de Renseignements (CIA) du projet Vénona en 1952.

En 1946, le procureur général américain Tom C. Clark, a autorisé Hoover à compiler une liste des américains potentiellement déloyaux qui pourraient être détenus pendant une urgence en temps de guerre nationale. En 1950, lors du déclenchement de la guerre de Corée, Hoover a soumis au président Truman un plan pour suspendre l’ordonnance d’Habeas Corpus, et détenir 12 000 américains soupçonnés de déloyauté. Truman a refusé son plan.

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HÉLEN W. GANDY, LA SECRÉTAIRE DE J.EDGAR HOOVER.

Hélen W. Gandy à son bureau du Département de la Justice en 1940, et en 1975 quant elle a témoigné devant le comité de surveillance du gouvernement.

Hélen W. Gandy (1897-1988), la fidèle secrétaire de J. Edgar Hoover pendant 54 ans, savait tout de ses sales petits secrets et elle a détruit systématiquement tous les dossiers personnels d’Hoover, après sa mort en 1972.  Toutefois, le New York Times cite une source anonyme du FBI au printemps 1975, comme quoi « Gandy avait commencé depuis presque un an avant la mort de M. Hoover, et elle a été chargé de purger les fichiers qui étaient alors dans son bureau. »Quant elle a officiellement pris sa retraite le jour ou Hoover est mort, elle a passé des semaines à venir détruire ses documents et Hoover lui a laissé 5,000 $ dans son testament. Elle est morte d’une crise cardiaque le 7 juillet 1988, soit à DeLand ou dans les environs de Orange City, Floride.

Hoover est mort dans la nuit du 1er au 2 mai 1972.  Le 4 mai, elle se tourna vers Mark Felt avec plus de douze boîtes contenant des dossiers «Officiel / Confidentiel» contenant 167 fichiers et 17 750 pages. Beaucoup d’entre eux contenaient des informations très sensibles. Louis Patrick Gray, le successeur d’Hoover, a déclaré à la presse cet après-midi qu’ «il n’y a pas de dossiers ou de fichiers secrets. Il y a simplement des fichiers en général et j’ai pris des mesures pour préserver leur intégrité. » Gandy a gardé les «dossiers personnels».

Gandy a travaillé dans le bureau d’Hoover sur des «dossiers personnels» jusqu’au 12 mai. Elle a ensuite fait transférer au moins 32 tiroirs de matériel dans la salle de jeux du sous-sol de la maison d’Hoover à Washington au 4936, de la 30ème Place, au Nord-Ouest de Washington, où elle continua son travail du 13 mai au 17 juillet. Gandy a plus tard témoigné que rien d’officiel n’avait été retiré du bureau, « même pas son badge. » La destruction des dossiers a été supervisé par John P. Mohr, le numéro trois du Bureau, après Hoover et Tolson. Ils ont été aidé par James Jesus Angleton, chef du contre-espionnage de la CIA, que les voisins de Hoover ont vu, sortir des boîtes de la maison. Mohr a dit à Angleton que ces dossiers ont été retirés, car ils étaient comme du vin gâté.

John P. Mohr (1910-1997) (pas de photo).  Il était directeur adjoint de la section administrative du FBI.  Il a prit sa retraite le 30 juin 1972 (pas de photo).

James Jesus Angleton (1917-1987).  Un des directeurs de la CIA de 1954 à 1975.  Son titre était directeur des opérations pour le contre-espionnage.

Quand le Comité de surveillance du gouvernement a enquêté sur le FBI à propos de l’espionnage et du harcèlement de Martin Luther King Jr. et d’autres en 1975, Gandy a été appelé à témoigner. «Je les ais déchiré, les ais mis dans les boîtes, et ils ont été emmené pour être déchiquetés», a t-elle déclaré aux membres du Congrès sur les documents. Le siège social du FBI à Washington a fait transporter les dossiers  à la maison de Hoover, puis une fois que Gandy les euent vérifiés, les chauffeurs les ont ramenés vers l’un des bureaux locaux dans l’ancien bureau de poste sur Pennsylvania Avenue, où ils ont été déchiquetés et brûlés.

Gandy a affirmé qu’Hoover avait laissé des instructions pour détruire ses dossiers personnels après sa mort, et que cette demande avait été confirmée par Tolson et Gray. Gandy a affirmé ne pas avoir détruit elle-même des documents officiels, mais que tous les dossiers étaient des dossiers personnels de Hoover. Le personnel du sous-comité ne la croyait pas, mais elle a dit au comité «Je n’ai aucune raison de mentir. » Le représentant Andrew Maguire (député du New Jersey), un nouveau membre du 94ème Congrès, a déclaré: «Je trouve votre témoignage très difficile à croire. » Gandy a tenu bon: «C’est votre privilège. »

Andrew Maguire (1939 – ).

« Je peux vous donner ma parole. Je sais qu’il y avait des lettres en provenance d’amis, des amis personnels, beaucoup de lettres,» a t-elle témoigné. Gandy a également déclaré que les dossiers qu’elle a eus à son domicile comprenaient également, ses documents financiers, tels que des déclarations fiscales et des déclarations d’investissements, et dans les boîtes qui étaient à son domicile, il y  avait aussi des documents relatifs aux pedigrees de ses chiens ».

Dans J. Edgar Hoover : L’homme et ses secrets, Curt Gentry décrit la nature des fichiers:  «leurs contenus incluaient du matériel de chantage sur le patriarche d’une grande dynastie politique américaine, ses fils, leurs épouses et d’autres femmes, les allégations des fuites de deux arrestations d’homosexuels, dont Hoover se servit pour aider à vaincre un courtois candidat démocrate à la présidentielle, les rapports de surveillance sur une des premières dames des États-Unis la plus connus, et ses amants présumés à la fois mâle ou femelle blanc ou noir, la documentation du directeur sur la pédophilie utilisé pour contrôler et manipuler l’un des protégés du Red-baiting, une liste d’espions du Bureau à la Maison Blanche pendant les huit administrations où Hoover a été directeur du FBI; le fruit défendu des centaines d’écoutes illégales et des mouchards, contenant par exemple, la preuve que le procureur général, Tom C. Clark, qui fut élu plus tard à la Cour suprême de Justice, avait reçu des pots de vin du syndicat de Chicago; des fichiers de célébrités ainsi que tous les potins louches, qu’Hoover pouvaient amasser sur certains des plus grands noms du show business. « 

Bien sûr, dit Gentry c’est simplement de la spéculation, car le contenu réel des dossiers est inconnu et le restera.

Curt Gentry (1931 – ). 

Curt Gentry écrit :

Hélen Gandy a dû se sentir tout à fait confiante de témoigner comme elle l’a fait parce que, qui pouvait la contredire ? Il n’y avait qu’une seule autre personne qui savait exactement ce que les fichiers contenaient, et elle était morte.

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L’ANNÉE COINTELPRO.

En 1956 Hoover a été de plus en plus frustré des décisions de la Cour suprême, qui ont limité la capacité du Ministère de la Justice de poursuivre les gens pour leurs opinions politiques, notamment les communistes. À cette époque, il s’organisa une couverture secrète pour faire ses « sales tours » et ce programme se nommait COINTELPRO.

Ce programme est resté en place jusqu’à ce qu’il soit révélé au grand public en 1971, après le vol de nombreux documents internes volé dans un bureau des médias en Pennsylvanie, et a été la cause de certaines des critiques les plus dures contre Hoover et le FBI. COINTELPRO a d’abord été utilisé pour perturber le Parti communiste, où Hoover y est allé pour atteindre ses objectifs qui allaient de présumés espions au quotidien, aux plus grandes célébrités comme Charlie Chaplin qui étaient considérées comme un élément de propagation du Parti communiste et de propagande, et plus tard des organisations telles que le Parti des Panthères noires, Martin Luther King Jr., la CPPC et autres. Ses méthodes comprenaient l’infiltration, le cambriolage, les écoutes téléphoniques illégales, la production de faux documents et aussi de répandre de fausses rumeurs au sujet des membres clés des organisations ciblées. Certains auteurs ont accusé les méthodes COINTELPRO, d’incitation à la violence et d’organisation de meurtres. En 1975, les activités de COINTELPRO ont été étudiées par un « Comité spécial du Sénat des États-Unis, pour étudier les opérations gouvernementales en matière d’activités de renseignement» qu’on a appelé le Comité Church d’après son président, le sénateur Frank Church (Député de l’Idaho) et ces activités ont été déclarés illégals et contraires à la Constitution. Hoover a amassé une puissance significative, par une collecte de fichier contenant de grandes quantités d’informations potentiellement embarrassantes sur de nombreuses et puissantes personnes, surtout des politiciens. Selon Laurence Silberman, nommé sous-procureur général au début de 1974, le directeur du FBI, Clarence M. Kelley pensait que ces fichiers n’existaient pas ou avaient été détruits. Après que le Washington Post eut révélé l’histoire en janvier 1975, Kelley les a cherchés, et il les trouva à l’extérieur de son bureau. Le Comité judiciaire de la Chambre a alors exigé que Silberman témoigne à propos de ces dossiers.

Sir Charles Spencer  »Charlie » Chaplin (1889-1977).  C’est à cause des persécutions de Hoover que Chaplin a déménagé en Europe.

En 1956, plusieurs années avant qu’il ne cible King,  Hoover eut une confrontation publique avec TRM Howard, un des chefs des droits civils de Mound Bayou au Mississippi.  Lors d’une tournée nationale, Howard avait critiqué l’échec du FBI pour enquêter à fond sur les meurtres à caractère raciste de George W. Lee, Lamar Smith, et Emmett Till. Hoover a écrit une lettre ouverte à la presse afin de singulariser ces déclarations comme «irresponsable».

RÉPONSE À LA MAFIA ET AUX GROUPES DES DROITS CIVILS.

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Dans les années 1950, la preuve de la réticence d’Hoover pour concentrer les ressources du FBI sur la mafia, est devenue du grain à moudre pour les médias et ses nombreux détracteurs. Ses mouvements contre les gens qui ont maintenu des contacts avec des éléments subversifs, dont certains étaient membres du mouvement des droits civiques, a également conduit à des accusations pour tenter de saper leur réputation. Le traitement de Martin Luther King Jr. et de l’actrice Jean Seberg en sont deux exemples.

Jacqueline Kennedy a dit dans une interview avec un journaliste qui n’est sortie que récemment autorisé par Caroline Kennedy, que John Kennedy avait dit de Martin Luther King, (Je ne peut tout simplement pas voir une photo de cet homme sans penser, vous savez, cet homme est terrible. Il m’a parlé d’un enregistrement du FBI  qui a été fait quand Martin Luther King est venu pour la marche de la liberté (Freedom March).  Et il (King) m’a dit sans amertume ni rien, comment il appelait toutes ces filles et qu’il organisait une fête d’homme et de femme, je veux dire, un genre d’orgie dans un hôtel et tout.)  En réalité ce ne sont pas les paroles du président Kennedy mais de J. Edgar Hoover et il a fait croire que Robert Kennedy avait fait des commentaires dérogatoires lors des funérailles du président.

Martin Luther King Jr. (1929-1968).  Le 4 avril 1968 à 18 h 01, Martin Luther King est assassiné par un ségrégationniste blanc, sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis dans le Tennessee.

Jean Seberg (1938-1979).  Le 30 août 1979 elle fut portée disparue et son corps fut retrouvé dix jours plus tard, enroulée dans une couverture à l’arrière de sa voiture dans le XVIe arrondissement de Paris, près de son domicile. On trouva dans sa main un mot d’adieu. Le rapport de police indique qu’elle a succombé à une surdose massive de barbituriques mais aussi d’alcool (8,2 g par litre de sang) et conclut au suicide au terme de l’enquête

Hoover a dirigé personnellement l’enquête du FBI sur l’assassinat du président John F. Kennedy. En 1964, quelques jours avant qu’Hoover ait témoigné dans les premières audiences de la Commission Warren, le président Lyndon B. Johnson a annoncé que le gouvernement avait renoncé à l’âge de la retraite à 70 ans de service alors obligatoire aux États-Unis, permettant à Hoover de rester le directeur du FBI « pour la vie. » Le Comité spécial de la Chambre sur les assassinats a publié un rapport en 1979, dans lequel il critique la performance du FBI, de la Commission Warren, et d’autres organismes. Le rapport a également critiqué ce qu’il caractérise comme la réticence du FBI à enquêter à fond sur la possibilité d’un complot visant à assassiner le président.

Le président Lyndon B. Johnson (1908-1973).  Il a succédé à John F. Kennedy après son assassinat.  À la fin de son mandat en 1969, Johnson se retire dans son ranch de Johnson City au Texas. C’est là qu’il décède à 3h39 du matin le 22 janvier 1973, des suites d’une crise cardiaque. Sa santé avait été affectée par des années de forte consommation de tabac, une mauvaise alimentation et un stress extrême, l’ancien président avait une affection avancée de l’artère coronaire. Il a eu sa première crise cardiaque, qui a failli lui être fatale en juillet 1955, et en a subi une deuxième en avril 1972, mais avait été incapable d’arrêter de fumer après avoir quitté le Bureau ovale en 1969. Il a été retrouvé mort par des agents des services secrets dans son lit, avec un téléphone dans sa main.

FIN DE SA CARRIÈRE ET SA MORT.

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Les présidents Harry Truman et John F. Kennedy ont considéré de congédier Hoover comme directeur du FBI, mais ont finalement conclus que le cout politique de le faire serait trop grand.

Le président Harry S. Truman (1884-1972).  Truman reste très actif après son retrait politique, il continue à faire des discours et il prend le temps d’écrire ses mémoires dans sa ville natale d’Independence dans le Missouri, retrouvant progressivement sa popularité perdue.  Une chute dans sa salle de bain en 1964, limite fortement ses capacités de déplacement et il devient plus discret, laissant une partie de sa vie publique de côté. Il meurt en 1972.

Le président John F. Kennedy (1917-1963).  Il a été assassiné à Dallas le 22 novembre 1963 par Lee Harvey Oswall.  La thèse qui suscite le plus d’adhésion parmi ceux qui refusent de croire à la version officielle. La mort de JFK serait le fruit d’une conspiration impliquant plusieurs acteurs aux intérêts communs : pétroliers, mafia, militaires, CIA… et même le FBI ! Il était de notoriété publique qu’Edgar Hoover, le puissant patron du bureau fédéral, était un farouche adversaire du président. Les deux hommes entretenaient d’ailleurs une haine réciproque : JFK ne supportait pas les coups tordus du Bureau et Hoover n’a pas hésité pas à faire poser des micros sous le lit du président pour épier ses frasques extra-conjugales ! Sur un siège éjectable, Hoover est finalement devenu patron du bureau fédéral à vie grâce à un ami : Lyndon B. Johnson ! – Photo : John Edgar Hoover en 1972.

Le FBI d’Hoover a enquêté sur le lobbyiste Jack Valenti, un assistant spécial et confident du président Lyndon B.Johnson, en 1964.  Après deux ans de mariage à la secrétaire personnelle de Johnson, l’enquête a porté sur des rumeurs selon lesquelles il avait une relation homosexuelle avec un ami, photographe professionnel.

La photo de l’assermentation de Lyndon B. Johnson à bord d’Air Force One après l’assassinat de John F. Kennedy, a fait le tour du monde.  Jack Valenti est derrière le pot de fleur.

Jack Joseph Valenti (1921-2007).  Il a été conseiller à la Maison-Blanche du temps de Lyndon B. Johnson et président de la Motion Picture Association of America (MPAA), de 1966 à 2004. Pendant cette longue période d’activité, il fut généralement considéré comme un des lobbyistes pro-droit-d’auteur les plus influents dans le monde. Il créa en 1968 le système de notation MPAA.

C’est à cette époque que le directeur omnipuissant du FBI John Edgar Hoover, ordonna à ses agents d’effectuer une enquête à propos de l’homosexualité présumée de Jack Valenti. L’existence de cette enquête fut révélée en 2009 par le Washington Post, qui obtint l’accès aux dossiers classifiés grâce au Freedom of Information Act (FOIA – loi promulguée par Johnson). L’accusation d’homosexualité suffisait alors à briser une carrière, Hoover utilisait en effet les informations sur les élites obtenues par ces agents dans le cadre de ses tractations avec la Maison-Blanche. L’enquête finit par conclure qu’il n’y avait pas de preuve à l’appui de cette accusation.

Hoover a maintenu un fort soutien au Congrès jusqu’à sa mort à Washington, D.C. à son domicile, le 2 mai 1972, d’une crise cardiaque attribuable à une maladie cardiovasculaire. Son corps fut exposé dans la rotonde du Capitole où le juge en chef  Warren Burger, a fait son éloge funèbre. Le président Nixon a fait un autre éloge funèbre lors de ses funérailles à l’Église presbytérienne. Hoover a été enterré dans le cimetière du Congrès à Washington, D.C., à côté de la tombe de ses parents et d’une sœur qui mourut en bas âge.

Hoover en 1972 l’année de sa mort.

Le commandement opérationnel du Bureau est passé au directeur adjoint, Clyde Tolson. Le 3 mai, le président Richard Nixon a nommé Louis Patrick Gray III, au Ministère de la Justice, sans aucune expérience officielle du FBI, directeur par intérim, avec W. Mark Felt qui resta en tant que directeur adjoint.

Le président Richard Nixon (1913-1994).  Après le scandale du Watergate, menacé de destitution, il préfère démissionner, le 9 août 1974.  Il meurt le 22 avril 1994 dans un hôpital de New York à l’âge de 81 ans, à la suite de complications d’un accident vasculaire cérébral. Conformément à ses vœux, il n’aura pas d’obsèques nationales à Washington. Sa dépouille est transportée à bord du Boeing VC-137C SAM 2600, avion de la flotte présidentielle et ancien Air Force One du temps de Nixon, vers sa bibliothèque présidentielle la, Richard Nixon Presidential Library and Museum, à Yorba, Linda en Californie,  sa ville natale. Il y est enterré aux côtés de sa femme Pat.

Louis Patrick Gray III (1916-2005) directeur par intérim.  À la mort de J. Edgar Hoover en mai 1972, il est nommé à la tête du FBI. Son adjoint est W. Mark Felt, qui avouera être l’informateur « Deep Throat » dans l’affaire du Watergate.  Après qu’il fut révélé que Gray avait détruit des éléments de l’enquête relatif au Watergate, Gray démissionne le 27 avril 1973. En 1978, il est inculpé pour avoir approuvé des cambriolages sous l’administration Nixon, mais les charges sont abandonnées en 1980.

W. Mark Felt (1914-2008) directeur adjoint.  En 2005 il a révélé qu’il était la source des deux journalistes du Washington Post, qui seront à l’origine de l’affaire du Watergate, conduisant à la démission du président Nixon en 1974. Cette source était connue alors seulement sous le pseudonyme de « Gorge profonde » (« Deep Throat »).  Installé dans une maison de retraite en Californie, Felt est mort le 18 décembre 2008 à l’âge de 95 ans.

HÉRITAGE.

 

Hoover était consultant pour la Warner Brothers sur un film de 1959 sur le FBI, L’histoire du FBI, et en 1965 sur une série télévisée de longue durée de la Warner Brothers Le FBI, dont Hoover a personnellement veillé à ce que la Warner Brothers le dépeigne plus favorablement que dans les autres drames de l’époque.

De gauche à droite : Stephen Brooks, Lynn Loring and Efrem Zimbalist Jr., en 1965 dans la série télévisée The FBI (L’histoire du FBI).

En 1979, il y eut une augmentation importante des conflits au sein du Comité spécial de la Chambre sur les assassinats (HSCA) sous le sénateur Richard Schweiker, qui avait rouvert l’enquête sur l’assassinat du président Kennedy, il a rapporté que le FBI de Hoover avait « omis d’enquêter de manière adéquate sur la possibilité d’un complot visant à assassiner le président « . Le HSCA a également signalé que le FBI de Hoover « a été déficient dans son partage d’informations avec d’autres agences et ministères ».

Le Sénateur Richard Schultz Schweiker (1926- ).

Le quartier général du FBI à Washington, D.C. a été nommé après la mort d’Hoover. En raison de la nature controversée de l’héritage d’Hoover, il y eut des propositions périodiques pour le renommer. En 2001, le sénateur Harry Reid a parrainé un amendement pour rayer le nom d’Hoover de l’immeuble. « Le nom de J. Edgar Hoover, sur l’immeuble du FBI est une tache sur le bâtiment », a dit Reid. Toutefois, le Sénat n’a jamais adopté l’amendement.

Le Sénateur Harry Reid (1939- ).

SA VIE PERSONNELLE.

Depuis les années 1940, des rumeurs ont circulé sur le fait qu’Hoover était gai . Il a été suggéré que Clyde Tolson directeur adjoint du FBI, qui était l’héritier d’Hoover, puisse avoir été son amant.

Tolson et Hoover, ils sont tellement amis que même leurs vêtements doivent être pareils.

Hoover était traqué et menacé par plusieurs personnes, qui ont fait des insinuations au sujet de sa sexualité. Il ont également propagé des rumeurs non fondées sur Adlai Stevenson comme quoi il était gai, dans le but de le discréditer en tant que gouverneur libéral dans la campagne présidentielle de 1952. Ses dossiers secrets et son matériel sur ses vastes contenus de surveillance sur Éléanor Roosevelt, présumément lesbienne, ont spéculé avoir été acquis aux fins d’un chantage.

Éléanor Roosevelt (1884-1962)  la femme du président Franklin Delano Roosevelt (1882-1945).

Certains auteurs ont rejeté les rumeurs sur la sexualité d’Hoover et sa relation avec Tolson en particulier, peu probable, tandis que d’autres les ont décrites comme probables ou même «confirmées», et d’autres encore ont signalé des rumeurs sans exprimer une opinion. Hoover considérait Tolson comme son alter ego.  Ces hommes ont non seulement travaillé en étroite collaboration pendant la journée, mais ont également pris leurs repas, sont allé dans des clubs de nuit et même en vacances ensemble.  Cette proximité entre les deux hommes a souvent été citée comme la preuve qu’ils étaient amants, bien que certains employés du FBI qui les connaissaient, comme W. Mark Felt, ont dit que la relation était simplement « fraternel ».

Tolson a hérité des biens immobiliers d’Hoover, et a emménagé dans sa maison ayant accepté que le cercueil d’Hoover soit drapé dans le drapeau américain. Tolson est enterré à quelques mètres d’Hoover dans le cimetière du Congrès.

La maison de J. Edgar Hoover et ensuite Clyde Tolson.  Cette maison est située dans le Parc Rock Creek  dans la section Nord-Ouest de Washington.

Parmi ceux qui croient les rumeurs disant qu’Hoover était homosexuel, le biographe de Hoover Richard Hack, note que Hoover entretenait une liaison amoureuse avec l’actrice Dorothy Lamour à la fin des années 1930, et début des années 1940, et qu’après la mort de Hoover, Lamour n’a pas nié les rumeurs selon lesquelles elle avait eu une liaison avec Hoover, dans les années entre ses deux mariages. Hack rapporte en plus que pendant les années 1940 et 1950, Hoover a si souvent assisté à des évènements sociaux avec Lela Rogers, la mère divorcée de la danseuse et actrice Ginger Rogers, que beaucoup de leurs amis communs étaient surs qu’il finirait par l’épouser.

1ère et 2ème photo, J. Edgar Hoover et Dorothy Lamour.  3ème photo, Ginger Rogers et sa mère Lela Rogers.

Dans sa biographie de 1993, officiels et confidentiels: La vie secrète de J. Edgar Hoover, le journaliste Anthony Summers a cité « la divorcée  » Susan Rosentiel, qui a prétendu avoir vu Hoover faire du travestisme dans les années 1950. Elle a déclaré qu’à deux reprises, elle a été témoin qu’Hoover portait une robe rose avec des volants moelleux et de la dentelle, bas de soie, hauts talons et une perruque noire et frisée, à des orgies homosexuelles.

En 1958, le distillateur milliardaire et philanthrope bisexuel Lewis Solon Rosentiel, a demandé à Susan Rosentiel, sa quatrième épouse si, ayant déjà été mariés à un autre homme bisexuel depuis neuf ans, elle n’avait jamais vu « une orgie homosexuelle ». Même si elle avait une fois surpris son mari de 68 ans au lit avec son avocat, Roy Cohn, Susan dit à Summers qu’elle n’avait jamais été invitée à voir de rapports sexuels entre hommes. Avec son consentement, le couple est allé un jour peu après cette drôle de question, à l’hôtel Plaza à Manhattan. Cohn, un ancien collaborateur du sénateur Joseph McCarthy et un courtier du pouvoir républicain, les a rencontrés à la porte. Comme elle et son mari sont entrés dans la suite « a déclaré Susan, elle a reconnu un troisième homme : J. Edgar Hoover», le directeur du Bureau Fédéral d’Investigation (FBI), qu’elle avait rencontré auparavant dans sa maison de ville de l’Upper East Side à New York. D’Hoover, Lewis a expliqué qu’il lui avait donné accès à des politiciens influents.  Il a retourné ces faveurs, en partie, en payant les dettes de jeu du directeur.

Summers a aussi dit que la Mafia avait du matériel pour faire chanter Hoover, ce qui a fait en sorte qu’Hoover était réticent à poursuivre agressivement le crime organisé. Bien que n’ayant jamais corroboré l’allégation de travestissement, elle a été largement répétée. Dans les mots de l’auteur Thomas Doherty, « Pour la culture populaire américaine, l’image de zaftig du directeur du FBI était pour Christine Jorgensen trop délicieuse pour ne pas le savourer.  » L’histoire du travestissement de Susan Rosentiel, n’était pas crédible (elle a servi un temps dans la prison de l’ile de Rikers pour son propre comportement en prison, dans une affaire de parjure en 1971) et pour avoir fait des indiscrétions imprudentes comme quoi Hoover aurait eu un sale caractère, quelle que soit sa sexualité. La plupart des biographes considèrent l’histoire du chantage par la Mafia d’improbable, à la lumière des enquêtes du FBI. Truman Capote, qui a aidé à répandre des rumeurs salaces à propos d’Hoover, a dit un jour qu’il était plus intéressé à mettre Hoover en colère que de déterminer si les rumeurs étaient vraies.

Le procureur Roy Cohn un associé de Hoover dans les années 1950 sur les enquêtes sur les communistes, a été lui-même catalogué en tant qu’homosexuel, et il a estimé qu’Hoover avait trop peur de sa propre sexualité pour avoir fait quelque chose d’approchant, autre qu’une relation sexuelle normale.

Dans son étude de 2004 dans le Lavander Scare, l’historien David K. Johnson, a attaqué la notion d’homosexualité de Hoover pour s’appuyer sur «le genre de tactiques d’Hoover et le programme de sécurité qu’il a supervisé et perfectionné, ainsi que sa culpabilité par association, la rumeur et les commérages non vérifiées » il considère que Rosentiel, un menteur qui a été payé pour son histoire, dont la «description de Hoover en travesti s’engageant dans des relations sexuelles avec de jeunes garçons blonds habillés de cuir tout en profanant la Bible, est clairement un fantasme homophobe.   » Il croit que ceux qui ont oublié la virulence de la campagne depuis des décennies contre les homosexuels dans le gouvernement, peuvent croire que Hoover aurait pu se permettre d’être vu dans des situations compromettantes.

FRANC-MAÇONNERIE.

J. Edgar Hoover à une convention des Shriners.

Hoover était un fervent franc-maçon, ayant été nommé au rang de maître maçon, le 9 novembre 1920, dans la Loge fédéral no 1 de Washington, D.C., juste deux mois avant son 26ème anniversaire. Durant ses 52 ans avec les francs-maçons, il a reçu de nombreuses médailles, récompenses et décorations. Finalement en 1955, il a été nommé au trente troisième degrés, en tant qu’inspecteur général honoraire de la juridiction Sud, du rite écossais.  Il a également reçu la plus haute reconnaissance du rite écossais, la Grande Croix d’Honneur, en 1965. Aujourd’hui, une salle J. Edgar Hoover, existe au sein de la Maison du Temple.  La salle contient beaucoup de papiers personnels d’Hoover et des dossiers.

HONNEURS.

  • En 1938, l’Oklahoma Baptist University lui a décerné un doctorat honorifique pendant le début des cours auxquels il a parlé.
  • En 1939, l’Académie nationale des sciences lui a décerné la médaille du public Welfare.
  • En 1950, le roi George VI du Royaume-Uni, lui a attribué l’insigne de chevalier honoraire de l’Ordre de l’Empire britannique.
  • En 1955, le président Dwight Eisenhower lui a donné la médaille de la sécurité nationale.
  • En 1966, le président Lyndon B. Johnson lui a décerné la distinction du Département d’État pour service rendu, pour rendre hommage à son service en tant que directeur du FBI.
  • Le quartier général du FBI à Washington, D.C., a été nommé l’immeuble J. Edgar Hoover.
  • Le Congrès a voté pour honorer la mémoire de Hoover, en publiant un livre commémoratif. J. Edgar Hoover: Memorial Tributes in the Congress of the United States and Various Articles and Editorials Relating to His Life and Work est apparus en 1974.
  • À Schaumburg en Illinois, une école primaire a été nommée en l’honneur d’Hoover. En 1994, après que des informations personnelles sur Hoover aient été divulguées, le nom de l’école a été modifié pour honorer Herbert Hoover, au lieu de J. Edgar Hoover.

LES REPRÉSENTATION AU CINÉMA OU À LA TÉLÉVISION.

J. Edgar Hoover a été dépeint à plusieurs reprises au cinéma et sur scène. Certaines représentations notables incluent :

  • Dans le film de 1971 de Woody Allen : Bananes, J. Edgar Hoover a été dépeint par l’actrice Dorothi Fox.
  • Broderick Crawford et James Wainwright dépeignent Hoover dans le film de Larry Cohen : Les fichiers privés de J. Edgar Hoover (1977).
  • Hoover a été dépeint par l’acteur Dolph Sweet dans la minisérie télé : King (1978).
  • Hoover a été dépeint par l’acteur Sheldon Léonard dans le film de William Friedkin : L’Affaire de la Brinks (1978).
  • Hoover a été dépeint par l’acteur Ernest Borgnine dans le téléfilm : Blood Feud (1983), ainsi que dans : Hoover (2000).

  • Hoover a été dépeint par l’acteur Vincent Gardenia dans le téléfilm : Kennedy (1983).

  • Hoover a été dépeint par l’acteur Jack Warden dans le téléfilm Hoover vs Les Kennedy (1987).

  • Hoover a été dépeint par l’acteur Treat Williams dans le téléfilm :  J. Edgar Hoover (1987).

  • Hoover a été dépeint par l’acteur Kevin Dunn dans le film : Chaplin (1992).

  • Hoover a été dépeint par l’acteur Pat Hingle dans le téléfilm : Citizen Cohn (1992).
  • Hoover a été dépeint par l’acteur Richard Dysart, à la fois dans le téléfilm Marilyn & Bobby: sa dernière liaison (1993) et dans le film de 1995, Panther de Mario Van Peebles.

  • Hoover a été dépeint par l’acteur Bob Hoskins dans le drame de Oliver Stone : Nixon (1995).

  • Hoover a été dépeint par l’acteur David Fredericks dans deux épisodes de la série-télé : Aux Frontières du Réel, ainsi que de la série-télé qui en découle  : Millénium.

  • Hoover a été dépeint par l’acteur Kelsey Grammer avec John Goodman comme son amant, dans les comédies musicales comiques d’Harry Shearer : J. Edgar!  sur L.A. Theatre Works  et »L’importance du jeu (2001).
  • Hoover a été initialement décrit par Éric Jordan jeune, dans la comédie musicale : Dillinger, ennemi public numéro un.
  • Hoover a été dépeint par l’acteur Billy Crudup dans le film de Michael Mann : Ennemi public (2009).

  • Hoover a été dépeint par l’acteur Enrico Colantoni dans la minisérie télé : Les Kennedy (2011).

  • Hoover est dépeint par l’acteur Léonardo DiCaprio dans le film biographique de Clint Eastwood : J. Edgar (Sorti du film le 11 janvier 2012).

LES LIVRES QU’IL A ÉCRITS.

J. Edgar Hoover a été l’auteur au départ d’un certain nombre de livres et articles. Bien qu’il soit généralement admis que tout cela était écrit par un nègre (personne anonyme qui écrit à la place d’un autre qui en récolte les honneurs) par les employés du FBI, Hoover a reçu le crédit et les redevances.

  • Hoover, J. Edgar (1938). Les clandestins. Éditions Gaunt.
  • Hoover, J. Edgar (1958). Maîtres de la décision : L’Histoire du communisme en Amérique et comment le combattre. Holt Rinehart and Winston.
  • Hoover, J. Edgar (1962). Une étude du communisme. Holt Rinehart & Winston.
  • Hoover, J. Edgar; Paterson, TG (février 1947). «Fascisme rouge aux États-Unis aujourd’hui » magazine américain 75 (4) 1046-1064.

ALBUM PHOTO.

RÉFÉRENCES :

http://en.wikipedia.org/wiki/J._Edgar_Hoover

http://en.wikipedia.org/wiki/Helen_Gandy

Une réflexion sur “J. EDGAR HOOVER, LE PATRON DES G-MAN’S DU FBI.

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