LA DYNASTIE JOHN PIERPONT MORGAN


Naissance

17 avril 1837 à
Hartford (Connecticut)

Décès

31 mars 1913 à Rome

Profession

Homme d’affaires, Banquier

Épouses

Amélia Sturges (1835-1862)Frances Louisa Tracy (1842-1924)

John Pierpont Morgan, dit J. P. Morgan (17 avril 1837 – 31 mars 1913) était un financier et un banquier américain. Tout d’abord concentré sur les banques, l’empire de Morgan s’est progressivement étendu à de nombreux autres domaines comme l’électricité, l’acier, le chemin de fer et la navigation. Dans ce dernier domaine, il était le fondateur de l’International Mercantile Marine Compagny, compagnie maritime regroupant nombre de compagnies américaines, mais également britanniques (notamment la White Star Line). À ce titre, Morgan est de fait le propriétaire du Titanic qui sombra un an avant sa mort.

SITE WEB DE LA BANQUE J.P. MORGAN

Gérant un capital colossal, il a souvent été décrit comme un magnat de la finance à l’influence redoutable. Il se montre également un grand collectionneur d’œuvre d’art, de livres et de montres. Ses collections sont notamment visibles au Metropolitain Museum of Art et à la Pierpont Morgan Library de New York.

La Pierpont Morgan Library à New York.

Son nom est à l’origine de celui de la banque JP Morgan Chase issue de la fusion de la banque J.P. Morgan & Co. et de la Chase Manhattan Bank.

Biographie

Jeunesse et éducation

John Pierpont Morgan est né le 17 avril 1837 à Hartford dans le Connecticut.  Il était le fils du financier Junius Spencer Morgan et de Juliet Pierpont. Son père travaillait notamment avec George Peabody, influent banquier dont il prend la succession. Désireux de voir son fils recevoir une bonne éducation, il envoie celui-ci faire des études en Europe dans un pensionnat en Suisse, avant de rejoindre l’Université de Göttingen en Allemagne. Il apprend le français et l’allemand, qu’il parle couramment, et devient féru d’art et de culture européenne. Il quitte l’université avec un diplôme d’histoire de l’art et effectue un voyage à Londres.

Juliette Pierpont (1816-1884) et Junius Spencer Morgan (1813-1890) les parents de John.  A sa mort, il a laissé une fortune estimée à environ 10 millions de dollars  (équivalent à 262 481 481.00 dollars d’aujourd’hui).

Pierpont Morgan et ses deux soeurs Sarah et Mary en 1847.

Carrière

Débuts

À 18 ans pendant ses études en Suisse en 1856.

John Pierpont Morgan dans sa jeunesse.

J.P. Morgan à Londres en 1881.


Morgan est admis grâce à son père dans la firme new-yorkaise Duncan, Sherman, & Company en 1857. Par la suite, il avoue avoir utilisé l’argent de la banque pour s’enrichir personnellement en spéculant sur le commerce des grains de café. Il rejoint la firme de son père en 1861 en travaillant à New York dans la J. Pierpont Morgan Company. En 1864 et jusqu’en 1872, il devient membre de la Dabney, Morgan & Company, et en 1871, il forme avec Anthony J. Drexel, de Philadelphie, la Drexel, Morgan & Company de New York.

Durant la Guerre de Sécession, Morgan s’investit dans la vente d’armes, achetant des fusils obsolètes à l’armée avant de les faire remettre en état, puis de les revendre à l’armée beaucoup plus cher. Cependant, de telles armes sont défectueuses et un scandale éclate. Le gouvernement refuse de payer Morgan, qui doit le poursuivre à deux reprises. Comme beaucoup de gens riches de l’époque, Morgan échappe à l’engagement militaire en payant 300 dollars de compensation.

L’apogée

Caricatures de J.P. Morgan.

23 Wall Street.  L’immeuble abritant la J.P. Morgan & Co., au coin des rues Wall et Broad Street à New York en 1914.

À la mort de son père en 1890, puis de son associé Anthony J. Drexel en 1893, Morgan prit le contrôle de la J.P. Morgan & Co. (renommée en 1910 Morgan, Grenfell & Company).

Anthony Joseph Drexel (1826-1893) associé de J.P. Morgan.

Cette firme est reconnue dans le monde entier comme l’une des plus puissantes de l’époque. De plus, Morgan se tourne vers de nouveaux marchés. Dès 1885, il participe à la formation d’une fusion entre deux compagnies ferroviaires en difficulté qui, débarrassées du problème de la concurrence, font de grands profits. En 1905, Morgan possède 5 000 milles de chemin de fer. Il investit également dans le domaine de l’électricité, et finance les travaux de Thomas Edison dans les années 1870 et 1880. Il fonde également la Edison Electric Light Company qui deviendra en 1889 la « Edison General Electric Company», puis la General Electricen 1892.

Thomas Alva Edison (1847-1931).

L’industrie ferroviaire demandant beaucoup d’acier, il se tourne aussi vers la sidérurgie : il entreprend en 1900 des négociations avec Charles M. Schwab et Andrew Carnegie en vue de racheter leurs parts dans Carnegie & Co. et de créer, par regroupement avec d’autres forges et usines sidérurgiques, un géant américain de l’acier, United States Steel Corporation. Carnegie accepte l’offre de Morgan, quelque 487 millions de dollars. Cette transaction est conclue sans avocats ni même aucune trace écrite. La nouvelle de cette concentration ne parviendra aux journaux qu’à la mi-janvier 1901. U.S. Steel ne voit le jour que plus tard dans l’année, c’est alors la première compagnie au monde dont le capital atteint le milliard de dollars, avec une capitalisation autorisée de 1,4 milliard de dollars.

 

Charles Michale Schwab (1862-1939).

Andrew Carnegie (1835-1919).

Une autre filière dans laquelle il investit par la suite est le transport maritime. Soucieux de créer une grande compagnie maritime américaine, il rassemble plusieurs compagnies des États-Unis au sein de l’International Navigation Company. En 1902, il réalise un coup de maitre en s’emparant de la Leyland Line, une importante compagnie de cargos britanniques, et surtout de la White Star Line, compagnie de même nationalité. Il signe également des partenariats avec les grandes compagnies allemandes et la fusion, renommée International Mercantile Marine Company ne semble plus connaitre d’opposition, à l’exception de la Cunard, à laquelle le gouvernement britannique verse même des subventions pour contrer cette nouvelle concurrence. Pour autant, l’IMM Co. n’était pas aussi rentable que prévu et subira encore plusieurs coups durs, notamment le naufrage du Titanic et les torpillages allemands de la Première Guerre mondiale dont le Lusitania de la Cunard Line le 7 mai 1915 juste après le Titanic.

Le Titanic qui à coulé le 15 avril 1915.

Dernières années

J.P. Morgan, photographié par Edward Steichen en 1903.

 

Conscient qu’il était défiguré par la couperose, Morgan détestait être pris en photo.

Cependant, les affaires de Morgan sont florissantes et celui-ci se permet même de prêter de grosses sommes d’argent lors des crises de 1895 et 1907, au grand dam des ennemis des fusions. Il utilise également sa fortune pour agrémenter ses collections et fait de nombreux dons philanthropiques à des écoles, des hôpitaux et autres œuvres de charité.

Morgan fut le fondateur du club privé pour hommes le Metropolitan Club de New York (coin de la 5ème Avenue et de la 60ème rue Est), fondé en 18901 et le présida de 1891 à 1900. Il avait pris cette initiative à la suite de l’exclusion d’un de ses amis, Frank King, de l’Union Club de New York pour avoir exercé un travail manuel dans sa jeunesse. Morgan fit don au Metropolitan des terrains de la 5ème Avenue et de la 60ème rue (montant estimé à l’époque à 125 000 dollars, et chargea Stanford White de construire l’hôtel particulier qui abriterait les membres, sans se soucier du montant des travaux.

CLUB MÉTROPOLITAIN DE NEW YORK

Le Metropolitan Club vers 1900.

Le Metropolitan Club aujourd’hui à côté de l’hôtel Plaza à New York.

Peinture de J.P. Morgan, 1er président (1891-1900) du Métropolitain Club.

Indirectement propriétaire du Titanic, il avait choisi de participer à son voyage inaugural. Il a ensuite préféré annuler son voyage et a décidé de rester à Aix-les-Bains pour fêter son anniversaire avec sa maitresse, échappant ainsi au naufrage. Un journaliste l’aurait vu dans la station thermale quelques jours après la tragédie en compagnie de sa maitresse et apparemment insouciant (cette attitude a, toutefois, été complètement oubliée face au comportement de Joseph Bruce Ismay).

Vie privée

 Sa vie personnelle.

Morgan était un membre à vie de l’Église épiscopale, et en 1890, il était l’un de ses dirigeants les plus influents.

1ER MARIAGE : EN 1861, AMÉLIA STURGES, alias MÉMIE (1835-1862). Elle est morte de la tuberculose.  Aucun enfant.  Il s’est remarié trois ans plus tard.

AMÉLIA (« MÉMIE ») STURGES (1835–1861).  Deuxième photo: Pierpont Morgan après la mort de sa femme en 1862.

2ÈME MARIAGE : FRANCES LOUISE TRACY, connu sous le nom de FANNY (1842-1924), le 31 mai 1865.

FRANCES LOUISE TRACY MORGAN connu sous le nom de Fanny (1842-1924).

  Toile de Sargent de Mme Morgan en 1906.

Ils eurent quatre enfants :

Les enfants Morgan : John  »Jack » Pierpont Morgan Jr. (1867-1943), Anne Tracy Morgan (1873-1952), Louisa Pierpont Morgan et Juliette Morgan.

1- LOUISA PIERPONT MORGAN (10 mars 1866-1946) qui épousa le 15 novembre 1900, Herbert Livingston Satterlee (31 octobre 1863-1947).

Ils eurent deux enfants :

LA PLANTATION SOTTERLEY

1- Mabel Morgan Satterlee (13 août 1901 - 1993) épouse le 19 septembre 1926 Francis Abbott Ingalls 1 (19 février 1895).
Ils eurent une fille Sandra Ingalls (10 décembre 1932).

2- Éléanor Morgan Satterlee (12 avril 1905 - 11 avril 1951) épouse le 12 octobre 1929 Milo Sargent Gibbs (9 avril 1892). 
Ils divorcent en 1940.

2- JOHN  »JACK » PIERPONT MORGAN JR. (7 septembre 1867 – 13 mars 1943) qui a épousé EN 1890 Jane Norton Grew (1870 – 1925).

 

Ils eurent quatre enfants:

1- Junius Spencer Morgan III (15 mars 1892 – 19 octobre 1960) épouse le 16 juin 1915 Louise Converse Morgan (4 janvier 1895-1974).  Décédé d’une attaque d’ulcères.N'a pas d'enfants

Ils eurent trois enfants :

John Pierpont Morgan (1er juin 1918 – 10 décembre 2004) marié le 22 août 1944 à Claire Byrd Ober (1920) 4 enfants.

Louise Converse Morgan Hook Rankin (15 janvier 1917 – 24 février 1905) mariée en 1937 à Raymond Skinner Clark (1914) en deuxième noce à Charles R. Hook Jr.  et en troisième noce à Henry Rankin.  4 enfants :  (Junius M. Clark, Jonathan E. Clark, Leah Hook Langstaff et Raymond S. Clark Jr).

Ann Morgan aucun renseignements.

2- Jane Norton Morgan (14 novembre 1893 – ?) mariée à Georges Nichols.

3- Frances Tracy Morgan Pennoyer (17-01-1897 – 11-03-1989) épouse Paul Geddes Pennoyer (30 octobre 1890 – Juin 1971) associé dans le cabinet d’avocat White & Chase.

Ils eurent 6 enfants :

Paul Geddes Pennoyer Jr. (11 février 1920 -7 janvier 2010 89 ans) marié à Cécily Henderson (5  enfants: Jen Emerson, Deirdre Nadai, Paul T., Sheldon Kellogg et William).

Robert Morgan Pennoyer (1925) (avocat) a épousé Mlle Parsons  (2 enfants). Dr. Tracy Pennoyer et Peter Pennoyer architectes.

Virginia Pennoyer Livermore a épousée en 1943 Norman Banks  »Ike » Livermore Jr. (1918-2010). 5 enfants.  Ses filles : Penny Livermore et Pauline Jeffers et ses fils : Norman, Sam et Dave Livermore.

Frances Pennoyer Schilling a épousée Rudolph Schilling (1 enfant).

Katherine Edmonds Pennoyer O’Donnell (9 avril 1925 – 4 septembre 2009) a épousée M. Eugène Edward O’Donnell (5 enfants).  Carrie F. Nourjian, Colum P. O’Donnell, Derrick P. O’Donnell, Monica O. Lehner, Cecily H. Mehlman.

Jessie Pennoyer Snyder a épousée Frank V. Snyder (1923-2006). 4 enfants:  Dr. Michael Snyder, Jonathan Snyder, Jane Snyder, Suzanne Snyder Johnson.

4- Henry Sturgis Morgan (24-10-1900 – 8-02-1982)  épouse le 26 juin 1923 Catherine Francis Lovering Adams (13 janvier 1902-28 septembre 1988). Commandant dans les forces spéciales OSS (ci-dessous).

Charles Francis Morgan Sr. a épousé Sarah Morgan et ont un enfant Charles Francis Morgan Jr. (Kathleen Estelle Christian).

John A. Morgan (1930) marié en 1998 à Sonia Trémont (25-11-63) (divorcé 2008) 1 fille Quincy Morgan.

3. Henry Sturgis Morgan Jr. (10 août 1924 – 6 mai 2011) a épousé (1) Mlle Little (4 enfants) et (2) Alexandra McCain (décédée en 1973). 7 enfants.  Charles R. Flather, Alexandra (David) Cist, et Katherine M. Morgan.

Miles Morgan (1-11-1928- ?) a épousé Mlle Lambert.

Peter Angus Morgan (23 octobre 1938 – ?) a épousé Mlle Choate.

Résidence de Henry Sturgis Morgan  »Maple Knoll » à Long Island.

3- JULIET PIERPONT MORGAN (19 juillet 1870 – 5 août 1952) qui a épousée le 12 avril 1894 William Pierson Hamilton (5 février 1869-1950).  Divorcés en 1923.  Ils eurent cinq enfants :

Anne et Juliette Pierpont Morgan.

  • 1- Hélen Morgan Hamilton (12 juin 1896 – ) a épousée le 10 juin 1916 le Colonel Arthur Hale Woods (1870 – 1942) dans l’US Air Force et chef de police de la ville de New York (1907-1909) et en 2ème noces le 5 mars 1955 Warren Randolph Burgess (1889-1978).

Colonel Arthur Hale Woods le premier mari d’Hélen. Hélen Morgan Hamilton et Arthur Hale Woods.

Ils eurent 4 enfants :
John Pierpont Woods (6-02-1918 – 23 mai 2012)  a épousé Claire Warren Streetter (29-08-1920) 4 enfants. Ses filles:  Julie et son mari, David McCarthy, Joséphine Woods, Élisabeth et son mari, Joe Blackmon, et Mary Cannon.
Léonard Hamilton Woods a épousé Mlle Paepcke.
Alexander Hamilton Woods a épousé Mlle Longstrech.
Caroline Frances Woods (1-03-1927 – 12-11-2008) a épousée le 2 octobre 1948 Valentine Hollingsworth (1923-1991) (5 enfants) divorcés après 1968, en deuxième noces Marshall Hays Noble (? – 2002).
  • 2- Pierpont Morgan Hamilton (3 août 1898-4 mars 1982) marié le 11 septembre 1919 en première noce à Marie-Louise Blair (1889) (divorcés), en deuxième noces à Rebecca Stickney (m. 4-01-1930 – div.15-08-1946) et en troisième noces à Nora Soutter (m. 20-08-1946), enterré au cimetière de Santa Barbara.

  • Mariage (1): Marie Louise Blair (1-07-1889 – ?) mariée le 11 septembre 1919.
  • Philip Schuyler Hamilton
  • David Hamilton marié.
  • Ian Hamilton
  • 3- Laurens Morgan Hamilton (18 juin 1900 – ?) marié à …
  • 4- Alexander Morgan Hamilton (25 janvier 1903 – 1970) .
  • Marriage (1): Katherine Comly le 12 juin 1930 et divorce à Reno en 1935.
  • Marriage (2): Élizabeth Malcolm Peltz Warburton Wanamaker (25 août 1905) mariée en déc. 1935.
  • 5- Élisabeth Schuyler Hamilton (19 décembre 1907 – 1919). Décédée à 11 ans d’une pandémie de grippe en 1918.

4- ANNE TRACY MORGAN (25 juillet 1873 – 29 janvier 1952).

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PHOTOS DE LOUISA, JOHN PIERPONT MORGAN ET JOHN  »JACK » JR. EN 1912.

Louisa Pierpont Morgan (1866-1946), son père John Pierpont Morgan (1837-1913) et son frère John Pierpont Morgan Jr.  »Jack » (1867-1943).

J.P. Morgan père à gauche et fils à droite.

Photo prise sur la Plantation Sotterley acheté par Herbert L Satterlee et sa femme Louisa Pierpont Morgan en 1910 et leur fille Mabel Satterlee Ingalls l’achète en 1947.

SES MAÎTRESSES

Leur tempérament et leur goût étant très différent, J.P. Morgan détestait être seul et était attiré par l’énergie de la foule et ses déplacements pour son travail qu’il aimait.  Fanny préférait la banlieue et une vie de famille tranquille. Le couple a passé beaucoup de temps à l’extérieur du pays, et Morgan a eu une série de compagne. Le divorce n’étant pas une option, mais une maîtresse discrète avec qui voyager et se divertir était approprié pour son temps.

Il est cité également en plus des dames ci-dessous une Mrs McVeigh (Mrs McVaugh) ainsi qu’une Mrs Renald mais aucun renseignement au sujet de ces femmes n’a été trouvé.

ÉDITH SIBYL MAY RANDOLPH WHITNEY (13 janvier 1854 – 6-05-1899) en 1896 elle épousa en seconde noces William Collins Whitney (1841-1904). 

Ses relations sociales cependant, l’ont gardée dans le bain. Elle était une femme très belle et bien mise et aimé autant par les hommes que par les femmes. Elle a souvent été invité par J.P. Morgan qui en est tombé amoureux. Il avait 50 ans et marié depuis peu. Elle était une maîtresse parfaite pour un gentleman victorien. Elle était aussi la maîtresse de William C. Whitney et pouvait être invité partout. En conséquence, elle était souvent présente dans les réunions de familles et les excursions à l’étranger des Morgan ou sur leur yacht de plaisance sur la côte Est dans le Maine.

William C. Whitney l’avait rencontré en 1890 et s’était éprit d’elle. Elle était très apprécié par William C. et Flora Payne jusqu’à ce qu’il soit devenu évident à Flora que son mari lui prêtait trop d’attention. Flora Whitney lui dit de laisser son mari.  La dame dû s’en aller et elle s’en alla.

C’est alors que Mme Randolph s’est rapproché de M. Morgan. Leur relation a duré pendant quelques années jusqu’à ce que Mme Morgan exige que cela s’arrête. Et cela s’est arrêté.

Flora Payne Whitney la femme de William C. est morte en 1894 à l’âge de 52 ans. Deux ans après, William C. a été vu en compagnie de Mme Randolph, récemment banni par Mme Morgan. Ils se sont épousés en 1898.

MAXINE ÉLIOT (JESSIE MCDERMOTT) (1868-1940) était une actrice de théâtre et sa maîtresse londonienne.  Célèbre autant pour sa beauté que pour son jeu d’actrice, elle se retire à l’âge de 52 ans après avoir fait fortune.  En 1908 elle était la maîtresse de Morgan qui en avait 70 et elle 40.  À cause des conseils financiers de Morgan elle devint une femme très très riche.  Celui-ci lui donne de judicieux conseils d’investissement qui l’enrichissent considérablement. Morgan l’aide par ailleurs à financer l’ouverture de son propre théâtre à New York, le Maxine Elliott’s Theater, dont la première production la présente en vedette dans The Chaperon (Le Chaperon).

SA DERNIÈRE MAÎTRESSE ADÉLAÏDE TOWNSEND DOUGLAS (1852-1935).  Elle était la femme de William Proctor Dougals (1842-1919) le vice-commodore du New-York yacht Club.  La relation de J.P. Morgan avec Mme Randolph a été remplacé peu de temps après par une relation avec sa meilleure amie Adélaide Townsend Douglas. Les deux familles, quant elles étaient jeunes mariées, vivaient sur la propriété des Douglas dans ce qui est maintenant Douglaston, Long Island.

La relation de Morgan et Douglas a duré le reste de leur vie. Le mari de Mme Douglas l’a quitté en 1909 et en 1910, Horace Trumbauer, l’architecte qui a conçu le manoir de Philadelphie James B. Duke sur la 78ème rue et la 5ème Avenue (aujourd’hui la propriété de NYU), a conçu la maison de Mme Douglas sur la 37ème rue et Park Avenue, juste sur le coin du pâté de maison où Morgan a vécu avec sa femme. Le couple pouvait se donner rendez-vous quand il sortait pour une promenade.  Il y avait également une porte derrière la maison que J.P. Morgan pouvait emprunté pour aller la voir discrètement.

En haut à gauche : J. Pierpont Morgan, âgé de 65 ans avec son petit-fils en 1902.  Adélaïde Douglas; sa maison de ville dessiné par Trumbauer au 57 Park Avenue construit en 1910-1911 à Murray Hill, Manhattan New York.  En 1959 l’immeuble a été acheté par l’Association Olympique des États-Unis et servait de quartier général pour le comité olympique, maintenant il appartient au consulat du Guatémala au États-Unis.

La maison, selon son petit-fils, a été payé par M. Morgan. Au fil des ans, il a également mis en place des fonds fiduciaires pour elle (elle a eu son propre argent aussi) et ses enfants. Il convient de noter que J.P. Morgan a été très généreux en fournissant une assistance financière et des allocations à une variété d’amis et de professionnels tout au long de sa vie, y compris à certains moments, aux maris de ses compagnes.

BELLA DA COSTA GREENE (BELLE MARION GREENER) : Elle était la bibliothécaire de J.P. Morgan et après sa mort, celle de son fils Jack Jr.  En 1924 quand sa collection a été reprise par l’état, elle a été nommé directrice du conseil d’administration de la Pierpont Morgan Library.  J.P. Morgan lui a laissé 50 000 dollars dans son testament, qui à cette époque était une somme importante, qui aurait été équivalente à 800 000 dollars d’aujourd’hui. Prié de dire si elle était la maîtresse de Morgan, elle aurait répondu: «Nous avons essayé! » Elle ne s’est jamais marié. 

Commentaire sur J.P. Morgan : « C’est un grand homme. Il est, comme financier, déjà bien plus grand que son père, qui laissa d’énormes paquets d’actions qui ne valaient rien. » — Miss Greene, bibliothécaire de la Morgan Library, citée par Gimpel, carnet du 14/04/1921, op.cit.

PHOTOS DE FAMILLE

John Adams Morgan l’arrière-arrière petit-fils de J.P. Morgan et son ex-femme Sonja Tremont et leur fille Quincy.  Ils se sont séparés en 2006 et leur divorce a été finalisé en 2008.  Il est l’arrière-arrière-arrière petit-fils de John Adams du côté de sa mère Catherine.

Sonja Morgan a déposé son bilan, citant presque 20 millions de dollars de dette, la plupart quand son entreprise de film a fait faillite  et un procès est fixé à ce sujet.  Sonja peut perdre sa maison à cause du règlement de divorce qui n’a pas été payé. C’est la misère des riches.

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Il a souvent eu un effet considérable sur les gens, « Comme si une tempête avait soufflé à travers la maison ».  Un homme explique comment il s’est sentit après une visite de Morgan.  Morgan était physiquement grand, les épaules massives, les yeux perçants et un nez pourpre , en raison d’une maladie chronique de la peau, la rosacée (couperose).  Son nez déformé était due à une maladie appelée rhinophyma, qui peut résulter de la rosacée. Les séquelles de cette maladie sont l’aggravation de la déformation des narines, des nodules, des fissures (lobulations) et pédonculation (contorsions du nez). Cette condition a inspiré les gens à le narguer « L’organe nasal de Johnny Morgan a une teinte pourpre. » Les chirurgiens auraient rasés l’excroissance rhinophymous de tissu sébacées durant la vie de Morgan, mais comme un enfant Morgan a souffert de convulsions infantiles, son gendre Herbert L. Satterlee a spéculé qu’il n’a pas cherché la chirurgie pour son nez parce qu’il craignait les crises en retour. Sa vie sociale et professionnelle et sa confiance en soi étaient trop bien établi pour être minée par cette affliction. D’après les rumeurs si les gens osaient le dévisager, il ne baissait jamais les yeux, affirmant ainsi sa force de caractère malgré la laideur de son visage.  Il était connu pour détester la publicité et détestait être photographié. À la suite de sa rosacée, dont il prit conscience, l’ensemble de ses portraits professionnels ont été retouchées.

Morgan fumait des dizaines de cigares par jour et préférait de long Maduro Havane de 8 pouces noir connu comme des Kohinoor Méridiana, ces cigares ont été baptisés Club Hercule.

Morgan a financé le vol historique de Charles Lindberg en 1927.

Sa maison, sur Madison Avenue a été la première résidence privée possédant l’électricité à New York. Son intérêt pour la nouvelle technologie est le résultat de son financement dans la Compagnie de Thomas Edison, Edison Electric Illuminating en 1878. Il demeurait au 219 Madison Avenue quant une réception de 1000 personnes eu lieu pour le mariage de Juliet Morgan et William Pierson Hamilton le 12 avril 1894.  Morgan a également eu une propriété sur une île, à Glen Cove (Maple Knoll), New York, où il avait une grande maison d’été.

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DEMEURES DE J.P. MORGAN ET SA FAMILLE.

SUTTON PLACE, RÉSIDENCE D’ANNE MORGAN, COIN NORD EST DE LA 57ÈME RUE, NEW YORK.

MAPLE KNOLL – Locus Valley, Long Island, New York, résidence de Henry Sturgis Morgan.  Ce manoir a été commandé en 1910 par J.P. Morgan en tant que cadeau de mariage pour sa fille. Situé sur plus de cinq hectares avec une vue exquise, elle a aussi de magnifiques jardins. La maison principale a été entièrement rénovée, et il y a un nouveau garage de trois voitures / salle d’exercice et une nouvelle maison avec une piscine.  Cette maison vendue en 2012, a été évaluée à 5 300 000 dollars par Daniel Gale de Sotheby ‘s International Realty.

231, MADISON AVENUE SUR LE COIN DE LA 36ÈME RUE, MURRAY HILL, MANHATTAN, NEW YORK.  RÉSIDENCE DE J.P. MORGAN ET ENSUITE DE SON FILS JOHN  »JACK » JR.

La bibliothèque en 1882.

La maison J.P. Morgan en 1928.  Cette année là elle fut démolie pour en faire un annexe de la Librairie Morgan.

Salle de détente (Drawing room) 1883.

Peu de temps après que cette photo fut prise, les hautes cheminées de brique ont été démolies, comme ce fut le cas pour le garage pour les cabriolets immédiatement derrière le manoir. – NYPL.

La maison J.P. Morgan, 231 Madison Avenue à New York, résidence de J.P. Morgan père et fils jusqu’en 1944.   Construit en 1852-53 et agrandie en 1888. Elle a été acheté par la Librairie Pierpont Morgan en 1988.

CRAGSTON ET SES DÉPENDANCES – 26 KINGS ROAD, HIGHLAND FALLS, NEW YORK.  Le site du Overlook Inn Bed & Breakfast est bâtie sur les fondations de la maison originale qui a appartenu à J.P. Morgan et quelques années plus tard à Billy Joel. Le jardin et les fleurs sont d’origines et les plus célèbres sont les jonquilles, plantées par Mme « Fanny » Morgan au 19e siècle.  La fondation, le patio extérieur et les marches ainsi que le manteau de la cheminée sont d’origine. 

SITE WEB OVERLOOK ON HUDSON BED AND BREAKFAST

Le domaine d’origine était de plus de 700 acres et s’étendait sur une distance d’un demi-mille pour cette propriété riveraine. Des petits lacs, des chenils, un quai pour les yachts de Morgan et de nombreux bâtiments à perte de vue embellissant sa vision de la vie rurale et embelli également par une grande richesse.

Aujourd’hui la propriété appartient à la famille Donnery, Jim, Roxanne et Sean qui l’ont acheté en 1980 et en on fait une Bed and Breakfast.

Une carte poste envoyé par J.P. Morgan à Miss M. A. Savage la grand-mère des propriétaires actuels qui travaillait pour J.P. Morgan. Le cachet de la poste date de 1906.

La demeure originale de J.P. Morgan.

MATINECOCK POINT, GLEN COVE, NEW YORK. RÉSIDENCE DE J.P. MORGAN JR. CONSTRUITE EN 1913 ET DÉMOLIE EN 1980.  Morgan a survécu à un attentat en 1915 par un assassin qui entra dans sa propriété et lui a tiré dessus deux fois.

J.P.  »Jack » Morgan Jr.

Faisant partit du parc immobilier de J.P. Morgan, Matinecock Point, 1934.

Les jardins conçus par Pennoyer Newman. Un des fondateurs de la société, Cecily Pennoyer et son mari Paul, ont mit leur maison à vendre à Matinecock, New York. Paul Pennoyer est le petit-fils du financier J. Pierpont Morgan Jr. et leur maison fait partie de l’empire immobilier J.P. Morgan. La maison datant du 1920, s’étant sur 8,7 acres de terre. La maison est profondément rustique avec beaucoup de boiseries et des planchers en brique. La maison dispose de six chambres à coucher et comprend une serre, des écuries, un verger et un étang. Le couple déménage à la Nouvelle-Angleterre à temps plein. Le domaine a été réduit, passant de 3,4 millions de dollars à 3,2 millions de dollars.

LE CORSAIR 241 PIEDS, YACHT DE J.P. MORGAN CONSTRUIT EN 1890 REBAPTISÉ LE USS GLOUCESTER.

Le yacht de J.P. Morgan, le Corsair, qui sera plus tard acheté par le gouvernement des États-Unis et rebaptisé l’USS Gloucester (1898-1919) pour servir dans la guerre hispano-américaine.

Bouteille de scotch embouteillé spécialement pour J.P. Morgan à bord du Corsair.

Le yacht à vapeur Corsair IV, construit pour J.P. Morgan Jr. en 1930, après la fin de la guerre on le convertit en yacht de croisière dans le Pacifique.

Mise à l’eau du Corsair IV à Bath, Maine en 1930.

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Plaisancier passionné, Morgan a possédé plusieurs yachts. La citation bien connue: «Si vous devez demander le prix, vous ne pouvez pas vous le permettre» est communément attribué à Morgan en réponse à une question sur le coût du maintien d’un yacht, bien que l’exactitude de l’histoire n’est pas confirmée.

Morgan devait se rendre sur le voyage inaugural du Titanic, mais il a annulé à la dernière minute. La White Star Line, la compagnie possédant le Titanic, faisait partie de la société de Morgan, l’International Mercantile Marine Co., et Morgan était supposé d’avoir sa propre suite privée sur le pont promenade du bateau.

Morgan mourut dans son sommeil le 31 mars 1913 au Grand Hôtel de Rome alors qu’il voyageait en Europe, et venait tout juste d’avoir 76 ans. On mit en berne les drapeaux dans Wall Street, la bourse de New York suspendit son activité pendant deux heures à l’occasion du passage de son convoi funèbre.  La bourse ferma de midi à 2 heures.

À sa mort, il ne détenait en capital que 19 % de sa fortune, un patrimoine d’une valeur de 68,3 millions de dollars de l’époque (soit 1,39 milliard de dollars actuels selon CPI, ou 25,2 milliards d’après relative share of GDP), dont 30 millions environ en actions dans les banques de New York et Philadelphie. La valeur de ses collections était estimée à 50 millions de dollars.

Il fut inhumé dans le cimetière de Cedar Hill sa ville natale, Hartford, Connecticut. Son fils, J.P. Morgan Jr., hérita de son empire bancaire.

Les dépendances Cragston, associé à son empire immobilier Cragston à Highlands Falls, New York, ont été inscrites sur le registre national des lieux historiques en 1982.  Les dépendances Cragston est un groupe de bâtiments historiques situés à Highlands dans le comté d’Orange, New York. Ils ont été construits vers 1860 dans le cadre de la succession Cragston de J.P. Morgan (1837-1913). Ils se composent d’une maison, d’une grange, d’un garage pour les cabriolets, et d’une écurie dans le style gothique Carpenter.

Aujourd’hui la propriété appartient à la famille Donnery.  La grand-mère de Jim Donnery travaillait pour J.P. Morgan, maintenant c’est son fils Jim, Roxanne et Sean qui l’ont acheté en 1980 et en ont fait un Bed & Breakfast (The Overlook Inn B & B).

J.P. Morgan à la White Star Line en 1912.

HÉRITAGE

Son fils, J.P. Morgan, Jr., a repris l’entreprise au moment du décès de son père, mais n’a jamais été aussi influent. Comme l’exige la loi de 1933 le Glass-Steagall Act, « L’Empire de Morgan » est devenu trois entités: J.P. Morgan & Co., qui devint plus tard la Morgan Guaranty Trust, Morgan Stanley, une maison d’investissement, et Morgan Grenfell à Londres, une maison de titres à l’étranger.

 Divers

Après la guerre franco-prussienne de 1870, son père aida la France en lançant « l’emprunt Morgan » qui activa la libération du territoire.

On peut noter quelques financements qui lui sont attribués (par l’intermédiaire de ses sociétés) :

  • Dans le transport, une grande partie de la réorganisation ferroviaire des États-Unis, et la construction du Titanic par l’intermédiaire de la White Star Line détenue par l’International Mercantile Marine Co., dont il était propriétaire.
  • Dans la recherche, une partie des travaux de Nikola Tesla, inventeur et ingénieur serbe dans le domaine de l’électricité;

  • En politique, en 1895, il fut un temps créancier du gouvernement des États-Unis, pour un prêt de 62 millions de dollars qui rapporta 100 millions de dollars de bénéfice.

Il a dirigé l’achat de l’ensemble des aciéries d’Andrew Carnegie et par la suite, il a procédé à leur fusion avec d’autres groupes sidérurgiques moins importants, créant ainsi le géant mondial d’alors : Us Steel.

Il intervient pour sauver l’économie lors de la panique de 1893 et de la panique bancaire américaine de 1907.

James Pierpont, l’oncle de J. Pierpont Morgan, a écrit « Jingle Bells » en 1857.

 Le « roi des collectionneurs »

Son nom appartient à l’Histoire de l’Art, comme un des plus importants collectionneurs d’art de tous les temps (la Pierpont Morgan Library de New-York).

Il acquit ainsi en France l’ange en plomb dit « du Lude », du nom du château sarthois qui abritait ce chef-d’œuvre de la statuaire gothique française (remplacé depuis sur place par une copie), ainsi que les deux collections, d’émaux et d’art décoratif du XVIIIe, formées par l’architecte, décorateur, céramiste et collectionneur Georges Hoentschel. Il donna la seconde au Metropolitan Museum of Art.

L’ange du Lude.

Le marchand d’art René Gimpel (1881-1945), qui lui vendit notamment en 1909 deux manuscrits pour 8 000 livres, l’évoque ainsi dans son Journal d’un collectionneur marchand de tableaux :

« Célèbre collectionneur, c’est grâce à lui que l’Amérique possède ses trésors d’art. Ce fut un animateur qui développa un peuple immense d’amateurs. Grand financier, parfois effroyablement attaqué, ses adversaires semblaient toujours vouloir l’envoyer au bagne. Le colosse a continué son chemin sans un geste d’amertume. Ce fut le dernier grand seigneur américain. » — Carnets des 14/04/1921 et 28/02/1927, op.cit., pp. 185 et 329.

« Tous les objets du défunt qu’on croyait destinés au musée de New York furent vendus aux enchères dans des ventes à l’amiable. (Henry Clay) Frick s’empara des plus beaux. À la mort de Frick, les émaux et bronzes de la collection Morgan sont estimés 1,3 million de dollars. » — Carnets des 3 et 29/12/1919, op. cit., pp. 140 et 147.

Au sujet de ses achats – et reventes – d’objets d’art :

« J’ai manqué vingt fois la vente du portrait de Titus de Rembrandt. Mon premier échec fut avec le célèbre J.P.Morgan. La raison en est drôle; c’est peint sur panneau et le bois, dans ses fibres, présente des irrégularités, et c’est pourquoi il n’en a pas voulu ! » — Gimpel, carnet du 22/05/1919, op.cit., p.121.

Le Titus de Rembrandt.

« Brandus me raconte que lorsque Morgan lui a acheté pour 200 000 dollars ses 125 carnets de bal du XVIIIe, l’Américain lui demanda combien de temps il avait mis à les collectionner; l’amateur parisien répondit dans un soupir : « Trente ans ».
Morgan fit : « Moi, ça m’a pris cinq minutes. »» — Carnet du 16/06/1923, op.cit., p. 239.

Vers 1893, l’antiquaire Guiraud père n’arrivait pas à vendre les Fragonard dits « de Grasse », sur lesquels il avait une option d’un an. « À ce moment, J.P. Morgan était à Cannes sur son yacht. Le marchand va le trouver, il ne lui avait rien vendu, il le conduit à Grasse et les lui laisse avec un bénéfice de 10 %. ».

Après avoir exposé ces deux panneaux au Metropolitan Museum of Art, Morgan les revendit à Frick 1,25 million de dollars – prix coutant – par l’intermédiaire de Joe Duveen – à qui il céda sa collection « de Chine » près de 3 millions de dollars. — Carnets des 3 et 14/07/1918 et 21/06/1923, op.cit. pp. 54, 56 et 240.

Anecdotes

Le 23 janvier 1911, J.P. Morgan Jr. a construit son propre train à haute vitesse et a fracassé le record du voyage le plus rapide de New York à la gare Union Station à Washington en faisant le voyage de 226,8 milles dans un train spécial en trois heures, 55 minutes et trente secondes. Le train de M. Morgan a battu le record d’une heure, quatre minutes et trente secondes.

LE RESTAURANT PIERPONT DE LA GARE UNION STATION À WASHINGTON

Le restaurant Pierpont à la gare d’Union Station spécialités steak et fruits de mer.

Nommé en l’honneur du baron du chemin de fer, J.P.  (John Pierpont) Morgan, en 1914, le restaurant Pierpont possède un décor combiné avec les innovations faites en 2001 et vous offre une atmosphère confortable et une salle à manger élégante. En plus de la salle à manger, les convives pourront profiter de la cave à vin privée. Les réservations sont toujours honorées, mais pas obligatoire.  Entre 31 $ et 60 $ par personne incluant consommation, les taxes et le service.

Son portrait figura longtemps sur les billets du jeu de Monopoly. Il a souvent été caricaturé de façon à rappeler un rapace.

  • Morgan considérait, au début du vingtième siècle, qu’un président de grande société ne devait pas gagner plus de vingt fois la moyenne de ses employés.
  • Un minerai porte son nom : la morganite.

  • Il s’est illustré en volant une bouteille de cognac « Fine Napoléon » rarissime dans les caves de La Tour d’Argent à Paris. Le restaurant, qui n’en possédait que deux, a accepté la lettre d’excuses du milliardaire et lui a retourné le chèque en blanc qu’il leur avait adressé en guise de dédommagement.

Restaurant La Tour d’Argent fondé en 1582.  Situé au 15-17 quai de la Tournelle à l’angle des rues Cardinal-Lemoyne à Paris.

Courvoisier Napoléon Fine Champagne au environ  de 500.00 $.

LA TOMBE DE LA FAMILLE MORGAN.

 

SES FUNÉRAILLES.

Son monument dans le cimetière de Cedar Hill à Hartford Connecticut.

Les compagnies de J.P. Morgan.

En 1890 – 1913, 42 compagnies majeures se sont formées ou leurs titres ont été inscrites, en tout ou en partie, par J.P. Morgan & Co.

Industrielles

Chemins de fer

LE WAGON PRIVÉ DE J.P. MORGAN JR. LE ÉRIÉ 400.

La voiture privée de J.P. Morgan Jr., la Érié 400.

MARS 1985.  La Érié 400, construit en 1924-1925 pour le magnat des banques J.P. Morgan Jr., est un musée mobile d’artefacts du chemin de fer que l’avocat John Hankins Jr. de Huntington en Virginie occidentale appelle fièrement «un eye-catcher. » Il est clair que l’acajou de la voiture et les lambris en noyer, lustres en laiton et tapis orientaux ont été restauré par Hankins 43 ans, avec tout ce qui est d’origine du chemin de fer. » Il a passé plus de 10 ans à localiser, acquérir et restaurer des meubles d’époque et des originaux utilisés par Morgan, y compris une grande partie de l’argenterie portant son monogramme. Il a également réuni une collection de nappes en lin du chemin de fer d’origine Pullman, porcelaine, cristal etc. La luxueuse voiture a été présenté dans la série de la BBC, Nancy Astor, mais Hankins et son épouse Mitzie l’utilise principalement pour recevoir des amis.  Le dîner se déroule,« servir des repas de neuf couverts dans la salle à manger de 14 pieds de long.

Hankins va en vacance avec ses cinq enfants dans la voiture et se souvient que, quant il était jeune, «tous nos voyages par chemin de fer n’étaient pas en voiture privée, mais sur une voie ferrée de mon père. » Son grand-père et son père travaillait pour la Chesapeake & Ohio Railway, en qualité d’ingénieur en construction et en tant qu’acheteur de terre, respectivement. Hankins déplore le fait que de tels voyages ne soit plus populaire dans ce pays. Il soutient que les voitures ne sont pas un problème quant elles sont en mouvement. « Quant elles sont à l’arrêt des choses étranges se passent pour elles. » C’est peut-être pour cette raison qu’Hankins a récemment commencé à louer la Érié 400 pour des dirigeants d’entreprises pour 1000 dollars par jour plus les frais d’entretien de 50 cents le mille. Hankins dit qu’une voiture comme la Érié 400 coûterait probablement environ un demi-million de dollars aujourd’hui « si vous pouviez en trouver une. Si vous aviez à en construire une, on ne sait pas ce qu’il en coûterait. » Pour les amateurs de wagons, cependant, aucun prix n’est trop élevé pour ces rappels romantiques et somptueux d’une époque révolue.

LA VOITURE PRIVÉE DE J.P. MORGAN JR. S’ARRÊTE POUR UNE DERNIÈRE SOIRÉE. 
3 juillet 1988 | Texte de John Anderson.

Les voyages en train ont changés un peu depuis le temps de John Pierpont Morgan, le célèbre chasseur de coq de bruyère, plaisancier, banquier international, président de la US Steel et une personne avec autant d’argent (certains ont dit autour de 500 millions de dollars) que, quant il allait quelque part c’était vraiment quelque chose.

Cela représentait les oohs et les aahs qui ont accueilli la voiture de chemin de fer privée de Morgan, La Érié 400, quand elle se glissa dans la gare d’Union Station la semaine dernière pour un séjour de huit heures. Maintenant, roulant sur une route sinueuse de la côte Ouest, elle sera vendue dans le cadre d’une vente aux enchères de 8 millions de dollars d’artefacts du 5 au 7 août 1988 à Los Angeles.

Complète avec chaises en cuir rouge, bateau horloges, buffets en noyer avec des gerbes de fleurs fraîches, des rideaux verts avec le monogramme JPM et un porche arrière à partir de laquelle il pouvait voir la campagne, la voiture 145 tonnes, 85 pieds de long et ayant une vitesse de croisière de 120 m/h offre des couchettes pour 11 personnes, assez flamboyante d’après l’entrepreneur californien John P. Wilson et 14 des ses proches amis.

L’arrêt à Chicago servit à attirer l’attention dit Wilson sur la plus grande vente aux enchères mondiale architectural et antique, qui mettra en vedette ces triomphes de la nostalgie, comme les intérieurs au rebut du grand magasin parisien Bon Marché, anciens éclairage de rue de Bruxelles, un cognac français, une salle lambrissée d’un club privé anglais et les anciennes portes de 110 tonnes de la ville d’Avignon. (Les frais de transport vers n’importe quelle destination aux États-Unis : 25 000 $)

Les promoteurs espèrent également que la tournée nationale attirera des clients à Los Angeles pour un petit aperçu de la vente aux enchères pour environ 5 000 invités le 30 juillet. Les fonds recueillis ce jour-là seront consacré à la Make-A-Wish Foundation of America, un organisation à but non lucratif dont l’objectif est d’accorder les souhaits des enfants en phase terminale.

Depuis sa création en 1980, ses bénévoles ont accordé 6 000 souhaits, y compris ceux d’un garçon de 9 ans qui a lancé la première balle à un match des Pirates de Pittsburgh, un garçon de 16 ans qui a obtenu de rencontrer Diana, la princesse de Galles, et une fillette de 7 ans qui se tenait à côté du président Reagan et a allumé l’arbre de Noël national.

À l’époque de JP Morgan, cette voiture de chemin de fer était l’équivalent d’un jet privé, Wilson a dit à un groupe de visiteurs, qu’ils mangeaient du saumon fumé et des canapés et écoutaient de la musique Dixieland fournie par un orchestre de quatre musiciens, Charlie Crochets Jazz, qui se produisaient dans la lumière grise de la voie de la gare d’Union Station.

Construit au sud de Chicago, la voiture Pullmann a été construite en 1924 et terminé en 1925, elle a été utilisée en 1961 pour transporter le maire Richard Daley à l’investiture du président John F. Kennedy. Soigneusement restauré par Robert J.S. Snow de Snow & Associates, un entrepreneur qui dirige le restaurant de la gare de Church Street à Orlando en Floride sur l’ancienne voie ferrée du Musée de l’Automobile, il est prévu de la vendre entre 750 000 $ et 1 million de dollars. Environ 20 offres sérieuses ont été reçues, a déclaré M. Wilson.

M. Robert J.S. Snow l’a acheté de John Hankins Jr.

Les invités ont eu de belles choses à dire sur la salle à manger, avec son lustre-lanterne jumeau, sa douche vitrée et l’onyx couler dans la chambre des maîtres. On a voulu savoir quels étaient les coûts d’exploitation pour une voiture privée. Wilson était heureux de fournir plus de détails. Pour accrocher une voiture privée à l’un de ses trains, Amtrak facture 1 20 $ à 6 dollars du mille, en fonction de la distance. Pour la tournée actuelle, de New York à Washington, Atlanta, La Nouvelle-Orléans, Chicago, St-Louis, Dallas, Phoenix, San Francisco et Los Angeles, la facture du kilométrage est de 14 000 dollars.

RÉFÉRENCES:

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Pierpont_Morgan

http://en.wikipedia.org/wiki/J._P._Morgan

9 réflexions sur “LA DYNASTIE JOHN PIERPONT MORGAN

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