LISTE DES MAITRESSES ET AMANTS DES SOUVERAINS DE GRANDE-BRETAGNE – 1ÈRE PARTIE


Cette liste répertorie les maitresses et les amants des rois et reines d’Angleterre, d’Écosse et, plus tard, du Royaume-Uni et de Grande-Bretagne.

Pendant des siècles, les royaumes d’Angleterre et d’Écosse forment deux entités politiques distinctes. L’unification se fait en 1603, lorsque le roi Jacques VI d’Écosse (1566-1625), fils de Marie Stuart, succède à sa cousine la reine Élisabeth 1ère d’Angleterre, qui n’a pas de descendance. Il porte alors le nom de Jacques 1er d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande.

Les souverains sont présentés par ordre chronologique.

N.B.: LE NOM FITZROY SIGNIFIE QUE L’ENFANT EST LE BÂTARD DU ROI.

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ANGLETERRE ET ÉCOSSE

Henri 1er Beauclerc, roi d’Angleterre et duc de Normandie (1068 – 1er décembre 1135) – (a régné du 2 août 1100 au 1er décembre 1135).  Henri Ier est resté célèbre car il est celui qui, parmi les rois d’Angleterre, a reconnu le plus grand nombre d’enfants illégitimes (au moins 9 fils et 13 filles). Il a eut tellement de maîtresses qu’il est difficile de dire quel était la mère de chacun des enfants. Elles n’appartenaient pas à la haute noblesse, à l’exception d’Isabelle, fille de Robert de Meulan. Sa première maîtresse connue fut une veuve nommée Ansfride. La liaison remonte au règne de Guillaume le Roux (1087-1100).  Il a eut au moins quinze maitresses ainsi que vingt-trois enfants illégitimes.  Sa première femme est Édith d’Écosse (1080-1118) et sa deuxième femme Adélaïde Louvain (1103-1151).  De ses deux femmes il eut cinq enfants.

  • NEST VERCH RHYS, Princesse de Deuhebarth.  (1073-1136) Concubine no. 13 : Elle était la fille de Rhys ap Tewdwr, prince de Galles du Sud.  Sa liaison avec le roi se situe vers 1073.  Elle était l’épouse de Gérald de Windsor, et eut plusieurs liaisons et enfants illégitimes.  Elle a eut un fils avec Henry 1er, Robert Fitzroy de Gloucester (1090-1147) comte de Gloucester, comte de Bristol et baron de Creuilly. Marié à Mathilde de Creuilly (6 enfants). 2- Henry  »Filius Regio » de Narbeth (1103-1157) marié à ? , 2 enfants.  3- Deux autres fils.
  • L’histoire de Nest est devenue populaire au 19ème siècle, avec son enlèvement et la guerre civile qui l’a suivi ce qui lui valus le nom de  « Hélen du Pays de Galles ». Elle a été accusée d’avoir montré trop d’indulgence envers son cousin Owain ap Cadwgan, prince de Powys en se donnant à lui volontairement pendant sa captivité, plutôt que la vérité, celle qu’il l’a violé devant ses enfants et les a enlevés par la suite. On dit qu’elle aurait eu deux enfants de son violeur.  Sa relation prénuptiale avec Henry Beauclerc a été amplifiée car elle s’est amusé avec la moitié de la Cour normande. Elle est aussi reconnu avoir eu des enfants illégitimes plus, qu’il n’est physiquement possible!

  • ÉDITH : Elle eut une fille Mahaut d’Angleterre (morte en 1120) femme de Rotrou III du Perche, deux enfants.
  • ANSFRIDE (1070 – ?) :  À l’époque de Guillaume Le Roux (1087-1100).  Supposément sa première maitresse.  Elle a épousée Sir Anskill, chevalier de l’abbaye d’Abingdon.  Avec Henri elle eut trois enfants.
  • 1- Richard d’Angleterre, comte de Suffolk (avant 1120-1120), périt à 11 mois ;
    2- Julianne de Fontevrault, religieuse à Fontevrault, qui a épousée Eustache de Pacy. Quand son mari se rebelle contre le roi en 1119, il l’assiège dans son château de Breteuil.
    3- Fulk d’Angleterre, probablement moine à l’abbaye d’Abingdon.
  • LADY SYBILLE CORBET D’ALCESTER (1077-1157) :  Elle a épousée Robert Corbet, Lord d’Alcester (1042-1121).  D’Henri elle eut sept enfants.

  1. Sybille Élisabeth d’Angleterre , Reine d’Écosse (v. 1092-1122), qui épousa Alexandre 1er, Roi d’Écosse (1077-1124) ;
  2. William d’Angleterre (av. 1103 – ap. 1120), peut-être constable d’Écosse jusqu’en 1122. il épousa une certaine Alice ;
  3. Réginald ou Renaud de Dunstanville (v. 1110-1175), 1er comte de Cornouailles, épousa Béatrice FitzRichard (cinq enfants plus un illégitime) ;
  4. Rochese (1114-1176), épousa Henri, seigneur de la Pomeray, Devon (mort en 1167) ;
  5. Eustacie (Richide) d’Angleterre qui épousa Guillaume II Gouët ;
  6. Joan II Élisabeth d’Angleterre qui épousa Ferquis de Galloway (mort 1166) ;
  7. Gundred d’Angleterre (1114-1130).

La filiation à Henri de Gundred est très discutée.

  • Il a eut six autres enfants avec trois autres maitresses.
  • ÉDITH SIGULFSON FITZFORNE DE GREYSTOKE (1072-1152) :  Elle épousa Robert de Oilly, constable du château d’Oxford.  Un enfant.

    1. Robert FitzEdith ou FitzRoy (1093-1172), seigneur d’Okenhampton, propriétaire dans le Devon en 1130. Il épousa Maud d’Avranches en 1142. Il fut un partisan de sa demi-sœur dans la guerre civile qu’elle menait.

     

  • ISABEL (ÉLIZABETH) DE BEAUMONT  – ISABELLA DE MEULAN, comtesse de Pembrooke (1086-1147) concubine no. 15 : Elle épousa Gilbert (FitzGilbert) de Clare, 1er comte de Pembrooke (1138-1147).  Une fille, 1- Isabelle Hedwig Fitzroy Beauclerc ou d’Angleterre (1120-1120).    Élisabeth de Meulant (1094-1148) peut être la même personne.  2) Mathilda Fitzroy Beauclerc, abbesse de Montvilliers, également connu sous le nom Montpiller.

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Henry II d’Angleterre (1133-1189) – (a régné du 25 octobre 1154 au 6 juillet 1189).  Il eut une femme, Aliénor d’Aquitaine qui lui donna huit enfants. Il eut aussi quelques enfants illégitimes de diverses maîtresses, et sa femme éleva plusieurs de ces enfants dans la nurserie royale, en compagnie de ses propres enfants. Certains restèrent dans la proximité de la famille royale à l’âge adulte. Parmi eux :

  • Geoffroy (1151-1212), évêque de Lincoln (1173-1181), chancelier d’Angleterre (1181-1189), puis archevêque d’York (1189-1212), probablement fils d’Ikenai;
  • Guillaume de Longue-Épée (1176-1226), 3 comte de Salisbury par sa femme. Fils d’Ida;
  • Morgan (après 1180 – après 1213), élu évêque de Durham en 1213, mais le pape Innocent III refusa de le consacrer à cause de son illégitimité. Fils de Nesta.
  • Mathilde († après 1198), nonne puis abbesse de l’abbaye de Barking en 1175.

  • ROSEMONDE CLIFFORD (ROSAMOND JOAN DE CLIFFORD) (1150-1176) : Il eut une liaison notoire avec elle, la belle Rosemonde, qui débuta probablement vers 1165, durant une de ses campagnes galloises, et continua jusqu’à la mort de celle-ci en 1176.  La liaison devint publique et est reconnue par le roi en 1174, après la révolte de ses fils, c’est-à-dire quand la Reine Aliénor d’Aquitaine est disgraciée et emprisonnée. Rosemonde devient donc « maitresse en titre ». Elle n’a aucune influence politique sur le roi, et c’est pourquoi celui-ci ne divorce pas de sa femme, comme la rumeur disait qu’il l’envisageait.  Elle ne profite pas longtemps de cette situation, car elle meurt en 1176. Le roi, dévasté de chagrin, fait de grosses donations au couvent pour son tombeau. D’après W. L. Warren, Rosemonde aura été le grand amour d’Henri II.  Une autre légende fait d’Aliénor d’Aquitaine sa meurtrière. Celle-ci lui aurait donné le choix entre le poison et le couteau, avant de l’assassiner.

  • ADÈLE DE FRANCE (ADÉLAÏDE OU ALIX) (1160-1221) : C’est à cette époque qu’il négocia pour faire annuler son mariage afin d’épouser Adèle, fille de Louis VII, qui était déjà promise à son fils Richard. Adèle aurait donné naissance à un fils illégitime d’Henri, au contraire de Rosemonde.  En 1169, à huit ans elle est fiancée à Richard Coeur de Lion, fils d’Henri II Plantagenet. Celui-ci la fit venir en Angleterre, pour prendre possession des terres constituant sa dot (comté d’Aumale et comté d’Eu), mais, dès qu’elle fut nubile (qui est en âge de se marier), il aurait abusé d’elle, et en aurait fait sa maîtresse ce qui retarda le mariage.

Par le traité de paix signé le 30 septembre 1174 à Montlouis entre Tours et Amboise, le roi Henri II renouvela à Louis VII, la promesse du mariage entre Alix et son fils Richard, mais il ne s’y tint pas, et en 1177, le pape Alexandre III intervint pour le sommer, sous peine d’excommunication, de procéder au mariage convenu. Le Berry devait être sa dot. Il renouvela sa promesse en décembre 1183 et à la carême 1186, mais ne tint toujours pas ses promesses. Entre temps Alix aurait donné la vie à un fils.

Après la mort du roi Henri II Plantagenêt, le 6 juillet 1189, son fils et successeur, Richard Coeur de Lion, fit venir Alix à Rouen en février 1190, mais en 1191, il avertit le roi de France Philippe-Auguste qu’il ne saurait prendre sa sœur comme femme à cause du déshonneur dont il l’accusait.

Après avoir tenté de la donner pour femme à Jean Sans Terre, frère de Richard Coeur de Lion, le roi Philippe-Auguste la maria le 20 aout 1195 à Guillaume II Talvas (vers 1178-1221), comte de Ponthieu. Elle apporta dans sa dot le comté d’Eu, le comté d’Arques et un prêt de 5 000 marcs.

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Édouard II d’Angleterre (1284-1327) – (a régné du 7 juillet 1307 au 25 janvier 1327).  Marié en 1308 avec Isabelle de France (1292-1358).  Ils eurent quatre enfants.  Le mariage se révèle un échec presque dès le début : Édouard néglige son épouse au profit de ses favoris, avec lesquels il passe son temps à imaginer comment limiter la puissance des pairs du royaume afin de consolider le pouvoir hérité de son père. 

Édouard est également le père d’un enfant illégitime, Adam FitzRoy (surnommé Adam, le fils bâtard de notre seigneur le roi) (1305-1310 – décès le 18 septembre et enterré le 30 septembre 1322) (nom de la mère inconnue), qui accompagne son père dans sa campagne contre les Écossais durant l’année 1322 et meurt peu après.

  • PIERRE GAVESTON, 1er comte de Cornwall (1281-83 – 19 juin 1312) :  » Je ne me rappelle pas avoir entendu dire qu’un homme en aimât autant un autre. Mais nous ne lisons pas qu’ils furent immodérés. Notre roi, lui, fut incapable de faveur modérée, et pour Piers, s’oubliait lui-même ; et ainsi disait-on de Piers qu’il était sorcier « . Vivre Edouard II.

Edward II d’Angleterre et Piers Gaveston.

Pierre Gaveston gisant mort aux pieds de Guy de Beauchamp, 10 comte de Warwick. (dessin du XVe siècle.).  Et c’est ainsi que, le 19 juin, Piers Gaveston fut mené à Blacklow Hill (possession du comte de Lancastre), où il fut exécuté, percé par l’épée puis décapité, son corps abandonné au sol sur ordre des comtes de Lancastre, de Hereford et d’Arundel (le comte de Warwick, qui l’avait pourtant enlevé, n’eut pas le courage d’assister à l’exécution). Les comtes lui avaient cependant fait l’honneur de mourir décapité comme un noble, étant le beau-frère du comte de Gloucester. Plus tard, son cadavre fut conduit auprès des Dominicains d’Oxford, qui en recousirent la tête avant de l’embaumer.

Fils d’un chevalier gascon, Pierre avait été élevé à la Cour avec le futur Édouard II dont il devint le favori. Fort, talentueux et très ambitieux, il acquit une telle influence sur son jeune compagnon qu’Édouard Ier dut le bannir d’Angleterre. Mais c’était pour mieux revenir après la mort du roi. Installé auprès d’Édouard II comme conseiller, il n’eut de cesse de recevoir terres, argent, titres et charges. Il épousa Margaret, fille de Gilbert de Clare, comte de Gloucester mais surtout nièce d’Édouard II.
Il fut régent du royaume durant la courte absence d’Édouard venu en France et prit une part importante à son couronnement en 1308. Tant de privilèges aiguisèrent la colère et la jalousie des barons dont le courroux ne fit qu’augmenter devant l’attitude arrogante qu’affichait le favori. Ils demandèrent son bannissement et Édouard, contraint d’accepter l’expédia en Irlande où il resta un an. A son retour en Angleterre, Édouard persuada quelques barons de l’autoriser à rester. Au lieu d’adopter un comportement acceptable, le favori se montra plus arrogant que jamais réveillant les vieilles rancœurs. Cette fois, Édouard, la mort dans l’âme dut accepter de le bannir à vie. Gaveston se retira en Flandres avant de revenir secrètement en Angleterre et de réintégrer publiquement sa place auprès du roi.
Trop, c’est trop ! Les barons prirent les armes contre lui. Abandonné par le faible roi, il fut battu et dut se rendre en mai 1312. Amené à Deddington puis au château de Warwick, il fut décapité à proximité, sur la colline de Blacklow Hill. Excommunié, personne ne voulant de sa dépouille, il fallut attendre l’assurance de l’absolution papale.
Édouard II était très attaché au prieuré dominicain de King’s Langley qu’il avait fondé dans l’enceinte de son manoir de Langley. Il attendit que les travaux de l’église du prieuré soient terminés pour y faire transporter les restes de son favori. A la fin de 1314, l’archevêque de Canterbury en personne, quatre évêques et de nombreux ecclésiastiques se chargèrent de lui organiser des funérailles en grande pompe. Il ne reste rien de sa sépulture.
  • HUGUES LE DESPENSER LE JEUNE (1286 – 24 novembre 1326).   Surnommé le mignon du roi.  Après l’abdication d’Édouard II, Hugues fut enfermé avec le roi dans le manoir fortifié de Monmouth . Celui qui avait reçu tant d’honneurs de son roi et amant en fut extrait sans ménagement. Minablement trimbalé de bourg en bourg où il était exposé comme divertissement, il gagna Hereford.
    Le supplice de Hughes le Despenser.
    Tenu pour responsable de toutes les erreurs et de tous les malheurs dont souffrait l’Angleterre, il cristallisait toutes les haines. Reconnu coupable de haute trahison, il fut condamné  à être pendu, être trainé sur une claie puis écartelé.  Devant Isabelle de France et son amant, ses parties génitales furent coupées et jetées dans le feu. Sa poitrine et son ventre furent ouverts ; avec des tenailles, son cœur fut arraché et jeté au feu. Même sort pour les entrailles. Enfin sa tête fut tranchée, non pas à la hache mais découpée au couteau et fut expédiée pour trôner à l’entrée du pont de Londres. Ce qui resta de sa dépouille fut alors coupé en quatre morceaux et expédié aux quatre coins du royaume. Le raffinement anglais n’avait rien à envier à la délicatesse française…
    En 1330, sa femme fit rassembler les morceaux récupérables, sa tête et quelques ossements, qu’elle fit inhumer dans la nécropole familiale. Néanmoins, en 1970, les restes d’un squelette furent découverts en l’abbaye d’Hulton dont les ossements manquant correspondaient à ceux récupérés par sa femme. Les analyses de 2008, confirmèrent la possibilité qu’ils puissent appartenir à Despenser le Jeune.
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Édouard III d’Angleterre (1312-1377) – (a régné du 25 janvier 1327 au 21 juin 1377).  Marié à Philippa de Hainault (1311-1369).  Philippa et Édouard eurent douze  enfants, (7 garçons et  cinq filles) dont cinq fils atteignirent la majorité. La rivalité de leurs descendants déclenche une guerre civile, connue sous le nom de guerre des Deux-Roses au siècle suivant.

  • DAME ALICE PERRERS DE WINDSOR (1348-1400) :  À quinze ans elle est devenue dame de compagnie de la reine Philippa de Hainault.  Elle était très laide mais très intelligente.  Connu comme la maîtresse avide du roi Édouard III, sa personnalité charismatique et sa nature impitoyable ont beaucoup compté pour faire en sorte que le peuple la déteste.
  • Enfants avec le roi Édouard III
    • Sir John de Southeray (1364-1384) (Mathilda Percy) fille de Henry Percy.  Ils eurent une fille Alice de Southeray ;
    • Nicholas Lytlington – Abbé de Westminster décédé en 1386 ;
    • Jane Plantagenet  (1365-?) (Richard Northland) ;
    • Joan Plantagenet (1335-1348) (Robert Skerne).

Alice Perrers et le roi Édouard sur son lit de mort.  Assistant au trépas du souverain, une fois seule, elle se rua sur la dépouille pour en retirer ses bagues.

Elle est devenue la maîtresse du roi, six ans avant la mort de la Reine Philippa. Leur liaison a été gardé secrète et clandestine jusqu’après la mort de la reine. Les conseillers du roi croyait qu’Alice avait corrompu le roi en lui faisant commettre le péché d’adultère. Le roi Édouard a donné à Alice des vêtements de la reine et ses bijoux. Elle adorait bafouer la défunte reine en se parant de ses robes somptueuses et de ses bijoux, d’une valeur de plus de 200 000 livres, d’après la Cour. Elle a commencé à amasser des manoirs et des terres avec tous les dons et subventions donné par son amant, le roi. Elle était la plus riche femme du peuple dans toute l’Angleterre.

Les courtisans croyaient que le roi Édouard était tombé sous l’influence d’Alice Perrers par un enchantement provoqué et de la manipulation jusqu’à ce qu’il ne puisse rien lui refuser. Les dépenses du roi devinrent très extravagantes et des soupçons de corruption parmi les ministres de la Cour abondaient. Elle a réussit à amasser 56 manoirs, châteaux et maisons de ville. Des poursuites se levèrent sur ses terres et elles furent transférées. Elle n’a jamais eu peur ou été timide, Alice est allé au tribunal ou elle s’est défendue, et elle a intimidé les juges pour que le verdict soit en sa faveur ou celle de ses amis.

Des rumeurs ont circulées au fait qu’Alice manipulait et frappait le roi avec des sorts occultes et de la sorcellerie. En conséquence, son médecin a été placé en détention et inculpé de concocter des philtres d’amour et des talismans en son nom. Quant elle épousa secrètement William de Windsor, lord-lieutenant d’Irlande, à l’insu du roi ou sans son consentement, tous croyaient ses mœurs totalement corrompus.

Comme les soupçons contre elle augmentaient en plus des accusations, le Parlement l’a dépouillée de toutes ses terres et de ses maisons, et la bannit de la cour. Mais seulement 15 de ses maisons étaient des cadeaux. Les autres, elle les avaient acheté légalement, en se servant de son sens des affaires et de ses astucieux et chics contacts pour ses investissements.

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Robert II (Stuart) d’Écosse (1316-1390) – (a régné du 22 janvier 1371 au 19 avril 1390).  Il épouse en première noce Élisabeth Muir de Rowallan (1320 – 1354) en 1336 dont il eut dix enfants.  Elle a d’abord été la maîtresse de Robert Stuart. Il l’a épousé en 1336, mais le mariage a été décrété comme non canonique, alors il s’est remarié en 1349 à la suite d’une dispense papale d’Avignon datée du 22 novembre 1347.  Étant donné qu’elle est morte avant que son mari ne fut couronné, elle ne fut jamais reine d’Écosse.  En secondes noces en 1349 avec Euphémie de Ross (1322-1387) dont il eut quatre enfants.

Robert II et sa deuxième femme Euphémie de Ross.

  • ÉLIZABETH MUIR DE ROWALLAN (1320 – 1354) : Elle était la maitresse de Robert Stuart avant de l’épouser.  Robert Stuart l’épouse, mais le mariage est invalidé car jugé non canonique.  Elle n’a jamais été reine d’Écosse.

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David II (Stuart) d’Écosse (1324-1371) – (a régné du 7 juin 1329 au 22 février 1371).  Il s’est marié en première noce le 17 juillet 1328 à Jeanne d’Angleterre (1328-14 août 1362) morte de la peste.  En deuxième noce avec Marguerite Drummond (1340-1375) le 20 février 1364 qui fut sa maitresse avant de devenir sa femme. 

  • CATHERINE MORTIMER (ASSASSINÉE EN 1360).  Catherine Mortimer, une «bien-aimée de Davie Bruise, et maîtresse du roi David II, a été enterrée dans les murs de l’Abbaye de Newbattle – debout!  En 1360, elle a été poignardée à mort sur la route à côté de Soutra par un valet appelé Richard Hulle un noble écossais menés par Thomas Stuart, 2ème comte d’Angus, comme elle se rendait à Londres.  Thomas Stuart, 2e comte d’Angus (1330-1361), capturé à Berwick en 1355, grand chambellan de l’Ecosse de 1357-1358, a été emprisonné pour complicité présumée dans l’assassinat de Catherine Mortimer, maitresse du roi.  David II était épris d’elle et l’influence de Catherine sur lui était génial.
  • MARGUERITE DRUMMOND (1340-1375) :  Marguerite épousa en deuxième noce David II d’Écosse à Inchmurdach à Fife le 20 février 1364.  Ce mariage permit notamment à Marguerite d’en faire bénéficier sa famille dans le Strathearn de l’avantage de son statut. Les relations de la Reine dans cette région et la perspective qu’elle produise un héritier exacerbèrent les relations entre le roi David II et son héritier présomptif et neveu, Robert II d’Écosse dont les protestations à l’égard des richesses prodiguées à la famille de la reine lui valurent d’être emprisonné un temps.

    Cependant, le mariage entre David II et Marguerite ne produisait pas d’enfants ce qui, pour le roi déjà sans héritier, constituait un problème politique de taille. Le couple se sépara dès 1368 et le roi divorça pour infertilité le 20 mars 1369.

    Afin de conserver sa position, Marguerite se rendit à Avignon auprès du Pape Urbain V. Disposant du soutien financier de l’Angleterre, elle fit un appel fructueux auprès du Pape pour annuler le divorce qui avait été prononcé contre elle en Écosse, empêchant ainsi le roi d’épouser une autre de ses maîtresses, Agnès Dunbar.

    Marguerite survécut au roi. Certains auteurs estiment qu’elle était toujours en vie le 31 janvier 1375 tandis que d’autres datent son décès de 1374 et situent son lieu de sépulture à Avignon.

  • LADY AGNÈS DUNBAR (fin du 14ème siècle)  :  Elle était la nièce et peut-être la fille aînée d’Agnès Dunbar, comtesse de Dunbar et de Mars et 4ème comtesse de Moray.  David II projetait de se marier avec elle quant il est mort en 1371.    Elle semble avoir été sa maîtresse autour de 1369, parce que des paiements pour elle commencèrent alors. Un paiement de 1 000 merks, une très grosse somme à l’époque, a été arrangé pour elle un mois avant que le roi ne meurt subitement en février 1371, ce qui indique qu’il avait très probablement planifier de l’épouser.  Le 21 novembre 1372, elle épousa Sir James Douglas, seigneur de Dalkeith. Leur petit-fils était James Douglas, 1er comte de Morton.

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Édouard IV d’Angleterre (1442-1483) – (a régné du 4 mars 1461 au 30 octobre 1470).  Il se maria secrètement en 1461 avec Lady Éléonore Talbot (1435-1468) qui était veuve, et se remaria avant que sa femme ne meure avec Élisabeth Woodville (1437 – 1492) dont il eut dix enfants dont deux fils. 

Édouard IV avait fière allure et mesurait 1,93 m, il est donc le plus grand monarque à ce jour.  Étant donné que son deuxième mariage fut invalidé pour cause de bigamie, ses deux fils furent écartés de la succession.  Édouard et Richard sont les deux princes qui furent assassinés à la Tour de Londres.

Le fils aîné d’Édouard IV, connu sous le nom d’Édouard V, lui succéda. Mais son oncle Richard, Lord Protecteur du Royaume et tuteur du jeune roi, invoqua un cas de bigamie d’Édouard IV, afin de le faire déclarer illégitime. Il fut établi qu’Édouard IV aurait en effet secrètement épousé Éléonore Talbot en 1461 et celle-ci, décédée en 1468, était encore vivante lors du mariage d’Édouard avec Élisabeth Woodville.

Robert Stillington, évêque de Bath et Wells, prétendit avoir célébré la cérémonie, et le mariage d’Édouard IV avec Élisabeth fut par conséquent invalidé, et ses enfants reconnus illégitimes. Édouard V fut écroué le 25 juin 1483 et enfermé à la Tour de Londres en compagnie de son frère cadet, Richard de Shrewsbury. Richard, duc de Gloucester, fut couronné sous le nom de Richard III et ce qu’il advint finalement des deux fils d’Édouard IV, reste l’un des plus grands mystères de la couronne d’Angleterre ainsi que le sujet de nombreux débats.

  • ÉLISABETH WOODVILLE (1437-1492).  Édward IV était marié avec Éléonore Talbot quant il l’a épousé, donc le mariage a été invalidé pour cause de bigamie.  Ils eurent dix enfants dont Élisabeth d’York, la mère d’Henry VIII d’Angleterre.

  • JANE SHORE (1445-1527) :  Elle devient probablement la maîtresse du roi à la fin de l’année 1475 ou en 1476. Le roi Édouard ne l’écarte pas comme il le fait de bien de ses maîtresses, et leur relation se prolonge jusqu’à la mort du roi en 1483. Après quoi elle devient la maîtresse du fils aîné de la reine, Thomas Grey, 1er marquis de Dorset, et de William Hastings, 1er baron Hastings, qui sera plus tard condamné pour trahison et exécuté à la Tour de Londres le 13 juin 1483.

Le roi Richard III exiga de Jane Shore qu’elle fasse pénitence publique à Paul’s Cross pour sa conduite libertine, bien qu’il soit possible qu’il ait été motivé par le soupçon qu’elle avait hébergé Dorset, alors qu’il était en fuite. Elle due en conséquence, parcourir les rues un dimanche, vêtue d’une robe de bure, tenant à la main un cierge, et soulevant sur son passage l’intérêt de la population masculine.

La pénitence de Jane Shore.

Alors qu’elle est en prison pour y expier sa mauvaise conduite, elle captiva tant le Solliciteur général de l’Angleterre et du Pays de Galles (Solicitor General for England and Wales), Thomas Lynom, qu’il signa avec elle un contrat de mariage.

Ces faits nous sont connus par une lettre du roi Richard III écrite à son chancelier à cette occasion, par laquelle il accorde son pardon à Jane Shore et qu’elle soit libérée de prison et remise à la garde de son père, mais demande en même temps au chancelier de dissuader Lynom de ce mariage, si c’est encore possible. Lynom et Jane se marieront cependant et auront une fille. Bien que Lynom ait perdu son poste d’avocat de la Couronne après que Henry VII ait défait Richard III, il put cependant conserver un emploi dans l’administration au cours du nouveau règne.

  • ÉLÉONORE BUTLER TALBOT (1435 – 1468) :  Il fut établit qu’Édouard IV aurait secrètement épousé Éléonore Talbot en 1461 et celle-ci, décédée en juin 1468, était encore vivante lors du mariage d’Édouard avec Élisabeth Woodville en juin 1464. Robert Stillington, évêque de Bath et Wells, prétendit avoir célébré la cérémonie et le mariage d’Édouard IV avec Élisabeth fut par conséquent invalidé et ses enfants reconnus illégitimes.

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Jacques IV (Stuart) d’Écosse (1473-1513) – (a régné du 11 juin 1488 au 9 septembre 1513). Il s’est marié en 1503 avec Marguerite Tudor (1489 – 1541) dont il eut six enfants (4 fils et deux filles mort-né.  Il eut aussi plusieurs enfants illégitimes des ses nombreuses maitresses dont quatre filles.

  1. MARION (MARGARET) BOYD (1477 – 1559)  Mariée en 1497 à John Mure II de Rowallan (1471-1513) deux enfants.  Et avec Jacques IV d’Écosse :

    • Alexandre Stuart (1493 – 9 septembre 1513), archevêque de Saint-Andrews et Lord Chancelier d’Écosse à 17 ans.   Il fut tué le 9 septembre 1513 à la bataille de Flodden Field avec son père.
    • Catherine Stuart (vers 1494 – 1554), épouse de James Douglas, comte de Morton (? – 1550). Une fille et trois petits-enfants.
    • Archibald Stuart (1493 – ?) En religion.
  2. JANET KENNEDY, comtesse d’Angus (1476 – 1545)   Elle était une des maitresses de Jacques IV d’Écosse.  Elle était mariée avec Archibald Douglas, 5ème comte d’Angus, ils eurent une fille Lady Mary Douglas.  Elle a attiré l’attention du roi Jacques IV vers 1497. Elle a porté un fils du roi.  Jacques Stuart, 1er comte de Moray (1499-1544) marié en 1529 avec Élizabeth Campbell, une fille.

Le roi avait un certain nombre de maîtresse, mais Janet semble avoir été sa relation la plus longue, qui a continué même après son mariage avec Marguerite Tudor.  Après le mariage par procuration, Jacques IV, a rencontré Janet au Château de Bothwell en avril 1503, puis elle a été envoyée au Château Darnaway en août, juste avant que Marguerite n’arrive.  Il n’est pas clair si elle est la même personne que la «Janet » qui a reçu des cadeaux du roi en 1505-1512. Elle a également eu des relations avec deux autres hommes.

3- MARGARET DRUMMOND (1475 – 1501) Maitresse de Jacques IV d’Écosse.  Elle était une arrière-arrière- arrière-arrière-petite-nièce de Margaret Drummond qui était la seconde femme du roi David II.  Sa mort a fait l’objet d’une très persistante légende romantique.  Elle a certainement été la maîtresse de Jacques IV au cours des années 1496-1497, et peut-être dès 1495. Les dossiers indiquent que sa vie au château de Stirling a été du 3 juin 1496, au 30 octobre ou mars 1597 au château Linlithgow. Sa présence, et un arrangement similaire précédent pour une autre maîtresse dans les maisons royales, a également été noté par l’ambassadeur d’Espagne Pédro de Avala.  Ayala a écrit plus tard de Jacques IV :

« Quand je suis arrivé, il gardait une dame avec grand état dans un château. Il lui a rendu visite de temps en temps. Ensuite, il l’a envoyé à la maison de son père, qui est un chevalier, et a épousé une tierce personne. Il fit de même avec une autre femme, dont il avait eu un fils. « 

Cependant, le roi avait un certain nombre de maîtresse en son temps, et cette relation semble avoir été plus courte que celles qu’il avait eut avec Marion Boyd  ou Janet Kennedy.

Famille

Margaret et James IV ont eus une fille, Margaret Stuart (1497). Elle a épousée en novembre 1512 d’abord, John Gordon, Lord Gordon et d’autre part le 20 janvier 1531 Sir John Drummond de Innerpeffry (deux filles) et Alexandre Stuart (?-1537) Évêque de Moray (deux filles).

4- LADY AGNES (ISABELLE) STUART de Buchan, 2ème comtesse de Bothwell (1480 – 1557) :  Elle se maria quatre fois.   Avec Adam Hepburn, 2ème comte de Bothwell (1492-1513) un fils Patrick Hepburn, 3ème comte Bothwell et avec Alexander Home, 3ème lord Home et baron Home (1485-1516) une fille Janet Home.  Elle a épousée, en troisième lieu, Robert Maxwell, 4ème Lord Maxwell, huit enfants.  Elle a épousée, en quatrième lieu, Cuthbert Ramsay avant le 13 décembre 1549.

  1. Sa fille qu’elle a eu avec Jacques IV d’Écosse, Lady Jane (Janet) Stuart Fleming (1508-1563), fut la future favorite du roi Henri II d’Angoulême roi de France, ils eurent un fils Henri d’Angloulême (1551-1586).  Jane (Janet) Stuart (1510-1562), épousa en 1524 Lord Malcolm Fleming, 3ème Baron Fleming (? – 1547) Trois enfants dont une  fille Margaret Fléming (Lord Robert Graham) et un petit-fils John Graham, comte de Montrose (1547 – 1608).  Elle a servit en tant que gouvernante de sa nièce Marie Stuart, Reine d’Écosse.

Lady Jane a attiré l’attention du roi Henri II de France et est devenue sa maitresse. Elle est tombé enceinte du roi et lui donna un fils illégitime. Que ce soit avant ou après la naissance de l’enfant, elle a été renvoyé en Écosse. Son fils, Henri de Valois-Angoulême (1551-juin 1586), était « le fils aîné le plus favorisée du roi ». Il a été légitimé et est devenu le « Grand Prieur de France, Gouverneur de Provence, et Amiral de la mer du Levant.».

Après la mort de Marie de Guise, Jane a demandé au Conseil privé la permission de quitter l’Écosse avec son fils: «Le Seigneur Henry de Valois » le 22 août 1560. Henri a participé au massacre de la Saint-Barthélémy et a été tué en duel en 1586.

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Henri VIII d’Angleterre (1491-1547) – (a régné du 24 avril 1509 au 28 janvier 1547).  Il épousa successivement Catherine d’Aragon (1509-1533), Anne Boleyn (1533-1536), Jeanne Seymour (1536-1537), Anne de Clèves (1540), Catherine Howard (1540-1542) et Catherine Parr (1543-1547).

  • ÉLIZABETH BLOUNT, comtesse de Lincoln  (1502-1540) : Le 15 juin 1519, Blount a mise au monde un fils illégitime du roi, qui fut nommé Henry FitzRoy (1519-1536) et qui devint plus tard duc de Richmond et de Somerset et comte de Nottingham. C’est le seul fils illégitime d’Henri que le roi reconnut. Peu après la naissance de son fils, le roi tomba amoureux de Mary Boleyn, ce qui fut en partie, la cause de la disgrâce de Blount.

Plaque funéraire sur son tombeau.

  • MARY BOLEYN (1499-1543) : Lors de son séjour comme dame d’honneur en France, Mary est probablement devenue la maîtresse de François 1er, qui l’a décrite plus tard «comme la plus grande, la plus infâme ou la plus célèbre de toutes les putains». Après sa relation avec le roi, elle a probablement eu plusieurs aventures qui ont provoqué son renvoi de la Cour et son retour en Angleterre. Certains historiens ont mis en doute la question de la liberté de mœurs de Marie, disant qu’elle avait grandement été exagéré, mais il est généralement admis qu’elle était partiellement vraie.

Mortifiée par son comportement, sa famille est soulagé lorsqu’elle peut renvoyer Marie en Angleterre en 1519. Elle prend le rôle de dame de compagnie auprès de la Reine d’Angleterre Catherine d’Aragon durant les dix dernières années du mariage de celle-ci à Henry VIII.

Un an après son retour en Angleterre, Marie est mariée à Sir William Carey le 4 février 1520, un riche courtisan favorisé par le roi, qui était un invité au mariage. Peu de temps après, la liaison royale commence. Celle-ci reste obscure et sa durée exacte est inconnue. De plus, l’affaire n’a jamais été rendue publique et Marie n’a jamais joui ni de la popularité, ni du pouvoir, ni de la richesse d’une telle position. Par la suite, certains soupçonnaient que l’un ou les deux enfants de Marie soient du roi lui-même.

Selon John Hales, vicaire d’Isleworth, qui avait rencontré « le jeune maître Carey » âgé de dix ans, le fils de Marie avait des ressemblances avec Henry VIII. Certains moines croyaient que c’était l’enfant bâtard du roi. Il n’existe aucune preuve contemporaine qu’Henri Carey était l’enfant biologique du roi et une lecture attentive des Lettres et Papiers relate la naissance de l’enfant en mars 1526, date à laquelle la liaison semble avoir pris fin.

Marie Boleyn est une ancêtre éloignée de plusieurs personnalités de l’histoire récente, dont Winston Churchill, Pelham Grenville Wodehouse, Élizabeth Bowes-Lyon, Diana, Princesse de Galles et Sarah, duchesse d’York.

  • ANNE BOLEYN (1501-1507 – 1536) :  Henri VIII en fit sa maitresse durant son mariage avec Catherine d’Aragon et l’épouse après avoir divorcé de la reine, ce qui provoque le schisme de l’Église d’Angleterre. Anne Boleyn, mère de la future Reine Élisabeth 1ère d’Angleterre, mourra sur l’échafaud quelques années plus tard.

  • JANE DE POPINCOURT (1510) : Demoiselle d’honneur de Catherine d’Aragon.  En 1514 elle devint la maitresse d’Henri VIII.  Quant elle quitta Henri il lui donna un cadeau de 100 livres.
  • ANNE STAFFORD, lady Hasting (1483-1514) : Elle est la plus jeune fille du duc de Buckingham Henri Stafford et épouse de Walter Herbert, comte de Pembrooke et de Lord George Hastings, comte de Huntingdon (8 enfants).  Anne devient la maîtresse du roi Henri VIII vers 1510. Leur liaison fait scandale lorsqu’elle éclate au grand jour, et le mari d’Anne l’envoie dans un couvent. Elle semble néanmoins continuer à fréquenter le roi jusqu’en 1513. Par la suite, elle devient la maîtresse de William Compton, qui avait servi d’intermédiaire entre le roi et elle. Lorsqu’il meurt de la suette (la suette est une ancienne maladie infectieuse épidémique caractérisée par une fièvre importante, une transpiration profuse et une mortalité élevée) en 1528, il lui laisse de nombreuses terres dans son testament.

  • MARGARET (MADGE) SHELTON (1510-1570) : Cousine de Marie et Anne Boleyn.  Cette liaison aurait duré environ six mois et aurait débuté en février 1535, selon Eustache Chapuys, l’ambassadeur de l’Empereur Charles Quint.  Une rumeur veut que ce soit la sœur de Margaret Shelton, Marie, qui ait été la maîtresse du roi, et qu’il aurait même envisagé d’en faire sa quatrième épouse.  Certains historiens pensaient même que Margaret et Marie n’étaient en fait qu’une seule et même personne.

  • Il existe également des allusions à une dame qu’il a logée dans un manoir (année inconnue), « à une dame inconnue » en 1534, et à une dame de Tournai, durant ses excursions en France en 1513. 

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Jacques V (Stuart) d’Écosse (1512-1542) – (a régné du 9 septembre 1513 au 14 décembre 1542). Il épousa Madeleine de France (1520 – 1537). Elle meurt en juillet de la même année de phtisie en Écosse à l’âge de 16 ans et ensuite il se remarie avec Marie de Guise (1515-1560).  Ils eurent trois enfants dont deux fils (James, Robert et Mary qui sera plus tard Reine d’Écosse). James V a eut neuf enfants illégitimes connus, au moins trois d’entre eux ont engendré avant l’âge de 20 ans. Le jeune roi a été dit avoir été encouragé dans ses affaires amoureuses par le régime Angus, à le distraire de la politique

Liste des ses enfants illégitimes :

  • Adam Stuart (20 juin 1575-1606), fils de Lady Élizabeth Stuart (fille de John Stuart, 3ème comte de Lennox),  Prieur de Charterhouse, Perth. Enterré à Saint-Magnus, Kirkwall, Orkney. Pierre tombale subsiste.
  • Jacques Stuart, fils de Christine Barclay.
  • Jeanne Stuart (7 janvier 1588), fille d’Élizabeth Béthune.   Mariée à Archibald Campbell, 5ème comte d’Argyll en 1553, divorcé en 1573 en raison de sa désertion.
  • Jacques Stuart (1529-1557), fils d’Élizabeth Shaw.   Abbé de Kelso et de Melrose.
  • Robert Stuart, 1er comte d’Orkney (1533-1591), fils d’Euphémia Elphinstone.  Prieur de l’abbey d’Holyrood.
  • John Stuart, 1er Lord Darnley (1531 – novembre 1563), (fils d’Élizabeth Carmichael (1514-1550) qui épousa plus tard John Somerville de Cambusnethan.  Prieur de Coldingham.)  Il a épousé Jean ou Jane Hepburn, sœur et héritière de James Hepburn, 4ème comte de Bothwell, leur fils Francis Stuart est devenu comte de Bothwell et une fille, Christine Stuart, a été nommée gouvernante du prince Jacques en mars 1567.
  • Jacques Stuart, 1er comte de Moray (1531-1570), fils de Lady Margaret Erskine, maîtresse favorite de Jacques V.   Prieur de St-Andrews, conseiller et rival de sa demi-sœur, Mary Stuart, Reine d’Écosse et régent (1567-1570) pour son neveu, Jacques VI.
  • Robert Stuart, junior, (d. 1581), de mère inconnue.  Prieur de Whithorn.
  • Margaret Stuart, de mère inconnue.
  • LADY MARGARET ERSKINE (1510 – 5 mai 1572) :  C’était une noble écossaise et dame de la Cour.  Bien que Margaret Erskine avait épousé Sir Robert Douglas de Lochleven qui a été tué en 1547, il est prouvé que Jacques V peut être considérée comme l’organisateur de leur divorce pour épouser sa maîtresse. Il semble que Jacques ou l’un de ses conseillers ait demandé l’avis du pape en la matière en juin 1536. Peu de temps avant que Jacques V finalise son contrat de mariage avec Madeleine de Valois (de France) en novembre 1536, Charles, évêque de Mâcon et l’ambassadeur français au Vatican, ont écris et discuté de son audience avec le pape. L’évêque avait dit au Pape que Jacques n’avait jamais voulu se marier avec Margaret et la pétition était une imposture. Le Pape a répondu qu’il avait reporté toute subvention, pensant que la proposition avait été faite à l’insu du roi.  Les chronique des comptes et des lettres anglaises ont aussi mentionné ce régime et l’implication de James Hamilton de Finnart. L’un des ambassadeur anglais Sir William Howard était un des informateurs de Marguerite Tudor, et il l’a rapporté à Henri VIII;

    «Sire, je l’entends, à la fois par la grâce de la Reine votre sœur et d’autres que le mariage est rompu entre le roi votre neveu et dame de Vendôme, et il va se marier avec une demoiselle en Écosse, la fille du Seigneur Erskine, qui était avec votre Grâce l’été dernier à Thornbury, par qui il a eu un enfant, elle a un mari et sa Grâce a trouvé le moyen de les séparer.  Et il y a un grand deuil fait pour elle dans ce pays, autant que les hommes osent Sire,.. il n’y avait pas d’homme mis au courant de cette affaire, mais sir James Hamilton.  » (25 avril 1536)

    Si le mariage n’est pas allé de l’avant, leur fils Jacques Stuart, 1er comte de Moray futur régent, aurait pu être déclarée illégitime. En juillet 1536, l’ambassadeur impérial à Londres, Eustache Chapuys, et les diplomates espagnols au Vatican croyait que le mariage avait déjà eu lieu.

    EUPHÉMIA ELPHINSTONE, comtesse de Strathearn (11 mai 1509-1547) : Elle était une maîtresse de Jacques V d’Écosse et la mère de Robert Stuart, 1er comte d’Orkney (b.1533)Prieur de l’abbey d’Holyrood ainsi que d’un autre bâtard royal décédé dans l’enfance.

  • ÉLIZABETH SHAW DE SAUCHIE (1512 – ?) :  Elle avait épousée d’abord en 1595 James Bruce de Powfoulis et ensuite en 1599 Harry Lindsay Coreston à Fife. En outre, Élizabeth Shaw, fille de Shaw, de Sauchie, était l’une des maîtresses du roi Jacques V (1513-1542), et son père est reconnu pour avoir été Sir James, 6ème lord de Sauchie.  Elle est la mère de Jacques Stuart ( 1529-1557).  Abbé de Kelso et de Melrose.
  • LADY ÉLIZABETH STUART, comtesse de Sutherland ( 1512-1526 – 1564) :  Mariée le 15 avril 1549  à John Gordon, 11ème comte de Sutherland, deux enfants.  Enfant de Jacques V d’Écosse :  Adam Stuart (20 juin 1536-1606),   Prieur de Charterhouse marié à Janet Ruthven, un enfant. Enterré à Saint-Magnus, Kirkwall, Orkney,. La pierre tombale subsiste.

  • ÉLIZABETH BÉTHUNE DE CREICH (1518 – ?) :  Mariée à John Stuart, 4ème lord Innermeath, deux fils et à James Gray, 4ème lord GrayMère de Lady Jean Stuart ( 7 Janvier 1588) et mariée à Archibald Campbell, 5ème comte d’Argyll en 1553, divorcé en 1573 en raison de la désertion.
  • CHRISTINA BARCLAY STUART (1482-1530) Concubine no. 3:  Mariée à George Abercrombie (1501-1552).  Mère de Jacques Stuart (1531-1542).
  • ÉLIZABETH CARMICHAEL (1514-1550) :  Elle épousa plus tard John Somerville de Cambusnethan.  Prieur de Coldingham.
    Mère de John Stuart, Lord Darnley (c. 1531 – novembre 1563),  Il a épousé Jeanne ou Jane Hepburn, sœur et héritière de James Hepburn, 4ème comte de Bothwell, leur fils Francis Stuart est devenu comte de Bothwell et une fille, Christine Stuart, a été nommée gouvernante du prince Jacques en mars 1567.

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Élisabeth 1ère d’Angleterre (1533-1603) – (a régné du 17 novembre 1558 au 24 mars 1603). Ne s’est jamais marié et n’a jamais eu d’enfant.

  • ROBERT DUDLEY, comte de Leicester (1532-1588) : 

    Quand Dudley fut nommé Maître de cavalerie, les rumeurs à propos de sa relation avec la reine allèrent bon train, sous l’impulsion première des opposants de la reine. En 1560, l’épouse de Dudley mourut d’une chute dans les escaliers. On a dit qu’elle souffrait d’un cancer du sein, mais il y avait deux profondes blessures sur sa nuque. Cela provoqua des accusations contre Dudley, et une enquête approfondie s’ensuivit.


    Quelques contemporains pensèrent qu’il avait ordonné son assassinat afin de pouvoir se remarier avec la reine, allant jusqu’à affirmer qu’un mariage secret avait eu lieu. Ironiquement, la mort d’Amy mettait au contraire fin à de telles ambitions. Élisabeth, attentive à l’opinion publique, et même peu convaincue de l’intérêt du mariage, ne donna jamais une raison de croire qu’elle avait sérieusement envisagé une telle union. Les historiens pensent à l’heure actuelle que, si Amy avait été assassinée, cela aurait été plutôt par quelqu’un qui pensait gagner ainsi la faveur royale ou, encore plus probablement, par quelqu’un qui aurait su pertinemment que les suspicions pesant sur son favori aurait définitivement empêché un éventuel mariage. Il n’est pas plausible qu’Élisabeth ait été assez inconsciente pour tremper dans un tel crime, quand bien même Dudley l’ait été. On a aussi pensé qu’Amy était en phase terminale de son cancer du sein, ce qui rend la mort par assassinat beaucoup moins probable qu’un suicide ou un accident. En effet, ce type de cancer à métastase peut affaiblir les os du cou, ce qui aurait provoqué l’évanouissement en haut des escaliers, et la chute fatale qui s’en est suivie.

    En 1563, Élisabeth proposa Dudley comme second époux à Marie, reine d’Écosse, qu’elle espérait neutraliser en la mariant à un protestant. Les papiers officiels de l’État mentionnent qu’elle présenta cela comme une récompense pour Dudley « que, si c’était en notre pouvoir, nous le ferions propriétaire ou héritier de notre propre royaume », pour ses loyaux services. Marie, insultée par l’idée d’accepter le Maître de Cavalerie et supposé amant d’Élisabeth, refusa cette alliance. L’année suivante, Élisabeth lui accorda le comté de Leicester. Il fut son protecteur officiel tout au long de sa vie.

  • ROBERT DEVEREUX, 2ème comte d’Essex (1565-1601) : Il était un favori d’Élizabeth 1re d’Angleterre, disgracié en 1600 et, après avoir fomenté un complot, il fut décapité à la hache et le bourreau dut s’y prendre par trois fois pour séparer la tête du corps.

  • SIR WALTER RALEIGH (1552-1618) :  Il fut plusieurs fois élu membre du Parlement et y jouit d’une grande influence. Disgracié un instant en 1592 pour avoir séduit et épousé secrètement, une des filles d’honneur de la reine, Élisabeth Throckmorton, fille de l’ancien ambassadeur Nicholas Throckmorton, il rentra bientôt dans ses faveurs et disputa à Leicester et au comte d’Essex le cœur d’Élisabeth, on l’accusa d’avoir hâté la perte de Robert Devereux, 2ème comte d’Essex.

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Marie 1ère (Stuart), d’Écosse (1542-1587) – (a régné du 14 décembre 1542 au 24 juillet 1567).  Elle se maria avec François II de France (1544-1560), avec Henry Stuart, Lord Darnley (1545-1567) et avec James Hepburn, duc d’Orkney et 4ème comte Bothwell (1534-1578).

  • HENRY STUART, LORD DARNLEY (1545-1567)  :   Marie Stuart l’épouse.  Il fut assassiné le 10 février 1567 par Jacques Hepburn, 4ème comte de Bothwell probablement pour vanger l’assassinat de David Rizzio, mais ce ne fut pas prouvé car il fut acquitté.  Ils eurent un fils Jacques Charles Stuart, le futur Jacques VI.

  • DAVID RIZZIO (1533 – 9 mars 1566)  :  Il était considéré comme un bon musicien et un excellent chanteur, ce qui attira d’abord sur lui l’attention de la jeune Reine. Vers la fin de 1564, s’étant enrichi sous la protection de celle-ci, il devint le secrétaire de la Reine chargé des relations avec la France, après que le titulaire précédent de ce poste eut été contraint de le quitter. Ce poste rapportait des revenus de 20 livres par trimestre. Ambitieux (se voyant presque comme un Secrétaire d’État), catholique et étranger, Rizzio était jugé trop proche de la Reine. Bientôt se répandit la rumeur que Marie commettait un adultère avec Rizzio.

Il s’éleva pour devenir le secrétaire particulier de la Reine d’Écosse, Marie Stuart. L’époux de Marie, Lord Darnley, aurait été jaloux de leur amitié à la suite de rumeurs selon lesquelles Rizzio aurait mis Marie enceinte et il participa à une conspiration de nobles protestants, conduite par Patrick Ruthven, pour l’assassiner. Ce meurtre précipita la chute de Darnley et eut de sérieuses conséquences pour la suite du règne de Marie.

La jalousie mena à l’assassinat de Rizzio en présence de la Reine, au palais de Holyrood, après que les gardes royaux furent rapidement maîtrisés et que le palais fut tombé entre les mains des rebelles. La Reine était alors enceinte de sept mois (de Jacques VI). Ayant fait irruption dans la salle à manger privée de la Reine, les rebelles, menés par Lord Ruthven, demandèrent que Rizzio leur soit livré. La Reine refusa. Rizzio se cacha alors derrière Marie, qui, tentant désespérément de le protéger, fut elle-même menacée d’une arme à feu. Les cris hystériques de la Reine et de Rizzio retentirent à l’extérieur du palais et alertèrent la population d’Édimbourg. Quelques centaines d’habitants accoururent à Holyrood avec des armes improvisées. Mais, avec une arme pointée sur elle, la Reine fut contrainte d’aller à la fenêtre et de les congédier.

Après cette lutte violente, Rizzio aurait été poignardé à 56 reprises avant d’être jeté au bas des escaliers et dépouillé de ses bijoux et de ses beaux habits. Dans les deux jours qui suivirent, il fut enterré au cimetière de Holyrood. Buchanan et Daniel rapportent que, peu de temps après, son corps fut transféré sur ordre de la Reine et déposé dans le sépulcre des rois d’Écosse, mesure politiquement très maladroite, car elle renforçait les allégations relatives à leur familiarité (Ruthen 1815). On a fait courir des bruits sur les motifs de l’assassinat de Rizzio — la plupart l’attribuaient à la jalousie de Darnley.

  • JACQUES HEPBURN, 4ème comte Bothwell  (1534-1578) :   On le connaît surtout pour sa liaison avec Marie Stuart, Reine d’Écosse, dont il finit par être le troisième mari.  Bothwell fut accusé d’avoir assassiné Lord Darnley mais fut finalement acquitté.  Le mercredi 24 avril, pendant que Marie était en route pour le Palais de Linlithgow vers Édimbourg, Bothwell parut subitement à la tête de 800 hommes. Il assura à la Reine qu’un danger l’attendait à Édimbourg et lui proposa de l’emmener dans son château de Dunbar pour la protéger. Elle accepta de l’accompagner et arriva à Dunbar à minuit. Le 12 mai, la Reine le fit duc d’Orkney et il l’épousa dans la Grand Salle de Holyrood le 15 mai 1567, (huit jours après que son divorce eut été prononcé). Dans les trois jours, sir Guillaume Drury écrivit à Londres que, malgré les apparences, on savait qu’il n’y avait pas eu contrainte.

    Fuite

    Le mariage divisa le pays en deux camps et le 16 juin, les Lords opposés à Marie et à Bothwell signèrent un acte pour les dénoncer. Il s’ensuivit le 15 juin 1567 un affrontement entre les deux camps opposés sur la Colline de Carberry, et Bothwell s’enfuit, après avoir embrassé une dernière fois la Reine, qui ne devait plus jamais le revoir. En décembre de la même année, les titres et les propriétés de Bothwell lui furent retirés pour trahison aux termes de la loi votée par le Parlement.

Ayant fui l’Écosse pour la Scandinavie, le roi du Danemark, Frédéric, ayant appris que la couronne anglaise cherchait Bothwell pour l’accuser du meurtre de Lord Darnley, décida de le garder prisonnier sur le territoire continental du Danemark.

La fin

Au début, le roi Frédéric traita Bothwell honorablement, mais finalement l’envoya au château danois de Dragsholm de sinistre réputation et où, dit-on, il fut enfermé dans des conditions épouvantables. On peut encore voir dans le château un pilier où il était enchaîné, avec un sillon circulaire sur le sol autour de la colonne ; c’est là que Bothwell aurait passé les dix dernières années de sa vie et qu’il mourut. C’est son corps momifié suppose-t-on que l’on pouvait voir il y a encore quelques décennies à Fårevejle, dans l’église près du château. Cependant, l’identité du corps n’a jamais été établie de façon concluante.

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ROYAUME-UNI (APRÈS 1603)

Jacques (Stuart) 1er d’Angleterre, roi d’Angleterre, d’Écosse (Jacques VI) et d’Irlande (1566-1625) – (a régné du 24 mars 1603 au 27 mars 1625).  Il épousa Anne du Danemark (1574-1619) dont il eut huit enfants, 3 fils et 4 filles.

Jacques a, durant toute sa vie, d’étroites relations avec des courtisans masculins, plus particulièrement avec Esmé Stuart, Robert Carr, le 1er comte de Somerset, et Georges Villiers, le 1er duc de Buckingham. Il y a eu des débats entre les historiens pour discuter de la nature de ces relations: « Le témoignage de sa correspondance et les récits contemporains ont conduit quelques historiens à conclure que le roi était homosexuel ou bisexuel. En fait, la question est obscure ». Dans le Basilikon Doron, Jacques place la sodomie parmi les crimes à ne jamais pardonner. À l’âge de vingt-trois ans, Jacques et 300 de ses hommes portèrent secours à Anne du Danemark qui s’était échoué sur la côte norvégienne. Ils se marièrent et eurent sept enfants, certaines sources disent neuf. Jacques eut également une relation de deux ans avec Anne Murray.

  • ESMÉ STUART, 7ème comte de Lennox (1580)  et 1er duc de Lennox (1542-1583) : 

En 1578, il retourne en Écosse où il devient le favori du roi, âgé de 13 ans, Jacques VI d’Écosse (Jacques 1er d’Angleterre), un membre de la maison Stuart comme lui. Il assume la régence après la destitution de James Douglas, 4e comte de Morton, qui est exécuté le 2 juin 1581. En 1580, le roi lui donne le titre de comte de Lennox, lorsque Robert Stuart, le 6e comte de Lennox, accepte d’échanger son titre pour celui de comte de March. En 1581, il est promu 1erduc de Lennox.Pour assumer le gouvernement Esmé Stuart est contraint de renoncer officiellement à sa foi catholique, mais il est soupçonné par les seigneurs écossais protestants de continuer à la pratiquer en secret. Il lui est egalement reproché d’avoir une influence pernicieuse sur les tendances homosexuelles du jeune roi. Il est destitué en 1582 lorsque le roi est capturé dans son château de Ruthven. Esmé est emprisonné pendant dix mois avant d’être finalement contraint de rentrer en France. Il y demeure jusqu’à sa disparition prématurée, à Paris, en entretenant une correspondance secrète avec le roi, qui ne parvenait pas à surmonter la perte de Lennox.

  • ROBERT CARR, 1er comte de Somerset (1587-1645) : 

Originaire d’Écosse, il faisait partie de la suite du favori lord Hay lorsque le roi l’aperçu. Il devient vicomte de Rochester. En un rien de temps, il est secrétaire privé, chevalier de la Jarretière et reçoit des pensions et des châteaux. Il est fait comte de Somerset à l’occasion de son mariage en 1613 avec lady Frances Howard dont l’union avec le comte d’Essex, venait d’être annulée. Robert Carr et sa femme Frances Howard sont arrêtés suite au meurtre de sir Thomas Overbury, secrétaire et ami de Robert Carr. Celui-ci s’était opposé au mariage de son maître avec Frances Howard. Condamnés à être brûlés vifs, les deux époux sont graciés par le roi et doivent se retirer dans le modeste château de Robert en Écosse.

  • GEORGE VILLIERS, 1er duc de Buckingham (1592-1628)  :

Il fut le favori de Jacques 1er d’Angleterre puis de Charles 1er. Doué de toutes les grâces du corps et de l’esprit, il plut à Jacques, qui éloigna pour lui son favori Robert Carr de Somerset.  Il fut élevé en moins de deux ans aux plus hautes dignités : fait marquis puis duc en 1623, il devint premier ministre et fut le dispensateur de toutes les faveurs. Son pouvoir lui permit de s’enrichir, en partie grâce à la faiblesse et à la connivence du chancelier Francis Bacon, en établissant de nouvelles taxes, en vendant des privilèges, il fit casser plusieurs parlements et entraîna son pays dans des guerres désastreuses. Envoyé en Espagne (1623) pour négocier le mariage du prince de Galles (Charles 1er d’Angleterre) avec l’infante, il ne put faire aboutir ce projet, à la suite de quoi il convainquit le roi à déclarer la guerre à l’Espagne.  Alors qu’il préparait une seconde expédition à Portsmouth, il fut assassiné par le fanatique John Felton le 23 aout 1628, qui croyait par ce meurtre servir sa patrie. Plusieurs fois les communes avaient demandé son éloignement.

  • LADY ANNE MURRAY, comtesse de Kinghorne (1579-1618) : Initialement appelé Lady Anne Murray, elle était la maîtresse de Jacques VI d’Écosse (Jacques 1er d’Angleterre) de 1593 jusqu’à son mariage avec Patrick Lyon, 1er comte de Kinghorne en 1595.  Jacques VI disait de la future Lady Glamis, qu’il appelait « ma maîtresse et mon amour ».  Le fils d’Anne et de son mari le comte de Kinghorne, John Lyon, 2e comte de Kinghorne (13 août 1596 – 12 mai 1646), est un ancêtre en ligne direct d’ Élisabeth Bowes-Lyon  (1900-2002), mère de la reine Élisabeth II d’Angletterre.

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Charles II d’Angleterre, roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande (1630-1685) – (a régné du 29 mai 1660 au 6 février 1685).  Marié avec Catherine de Bragance (1638-1705). 

Charles n’eut aucun enfant légitime, mais il en reconnut une douzaine issues de sept maitresses, dont cinq avec Barbara Palmer pour laquelle le titre de duchesse de Cleveland fut créé. Ses autres maitresses incluaient Mary  »Moll » Davis, Nell Gwynne, Élizabeth Killigrew, Catherine Pegge, Lucy Walter et la duchesse de Portsmouth. Le public était mécontent de payer des taxes pour entretenir ces maitresses et ces enfants, dont de nombreux reçurent des titres de noblesse. Les actuels ducs de Buccleuch, de Richmond, de Grafton et de Saint-Albans, descendent en ligne mâle directe de Charles. La princesse Diana descendait de deux fils illégitimes de Charles, Henry Fitzroy, 1er duc de Grafton et Charles Lennox, 1er duc de Richmond. Le fils de Diana, William de Cambridge, deuxième dans la ligne de succession au trône britannique, sera probablement le premier monarque descendant de Charles II.

VOIR

LISTE DES DESCENDANTS DE CHARLES II D’ANGLETERRE

DESCENDANCE DE Charles II vers le prince William et le prince Harry D’ANGLETERRE.

C’était un fait bien connu que Lady Diana Spencer, (plus tard la princesse de Galles), était une descendante direct de Charles II, à travers deux de ses fils illégitimes. Diana a épousée le prince de Galles en 1981, et a eu deux fils, le prince William, duc de Cambridge (qui s’est récemment marié avec Catherine Middleton) et le prince Harry. À l’heure actuelle, le duc est 2ème dans la ligne de succession et le prince Harry est 3e. Si l’un d’entre eux monte sur le trône britannique, la descendance de Charles II d’Angleterre sera de nouveau sur le trône.

La liste suivante détaille la descendance de Charles II d’Angleterre vers les princes William et Harry.

  1. Charles II d’Angleterre – maîtresse Louise Kéroual, duchesse de Portsmouth
  2. Charles Lennox, 1er duc de Richmond marié à Anne Brudenell.
  3. Charles Lennox, 2ème duc de Richmond a épousé Sarah Lennox, duchesse de Richmond et Lennox.
  4. Général Lord George Lennox a épousé Lady Louisa Kerr.
  5. Charles Lennox, 3ème duc de Richmond marié à Lady Charlotte Gordon.
  6. Charles Gordon-Lennox, 5ème duc de Richmond a épousé Lady Caroline Paget.
  7. Lady Cécilia Catherine Gordon-Lennox a épousée Charles Bingham, 4ème comte de Lucan.
  8. Rosalind Cécilia Caroline Bingham (1869-1958) a épousée James Hamilton, 3ème duc d’Abercon.
  9. Cynthia Spencer, comtesse Spencer a épousée Albert Spencer, 7ème comte Spencer.
  10. John Spencer, 8ème comte Spencer a épousé Frances Roche.
  11. Lady Diana Spencer a épousée Charles Windsor, prince de Galles.
  12. William Windsor, duc de Cambridge a épousé Catherine Middleton, duchesse de Cambridge.
  13. Harry Windsor, célibataire.

Descendants notables

Édouard Fitzalan-Howard, 18ème duc de Norfolk, par Lady Charlotte Fitzroy.
Andrew Russell, 15ème duc de Bedford , à travers Charles Lennox, 1er duc de Richmond.
Charles Gordon-Lennox, 10ème duc de Richmond, par Charles Lennox, 1er duc de Richmond.
John Anstruther-Gough-Calthorpe, pa Henri Fitzroy, 1er duc de Grafton.
Isabella Calthorpe, fille de John Anstruther-Gough-Calthorpe.
Sarah, duchesse d’York, par Charles Lennox, 1er duc de Richmond et James Scott, 1er duc de Monmouth.
Ralph Percy, 12ème duc de Northumberland, à travers Charles Lennox, 1er duc de Richmond et James Scott, 1er duc de Monmouth.
Auguste Wittgenstein, par Charles Beauclerk, 1er duc de Saint-Albans.
Samantha Cameron, l’épouse du Premier ministre britannique David Cameron, à travers Charles Beauclerk, 1er duc de Saint-Albans, Lady Charlotte Fitzroy et Lady Mary Tudor.
Camilla, duchesse de Cornouailles, par Charles Lennox, 1er duc de Richmond.
Henri Fitzroy, 12ème duc de Grafton, par Henri Fitzroy, 1er duc de Grafton.
Charles Gordon-Lennox, 10ème duc de Richmond, par Charles Lennox, 1er duc de Richmond.
Murray Beauclerk, 14ème duc de Saint-Albans, par Charles Beauclerk, 1er duc de Saint-Albans.

En effet Charles semble avoir été l’un des rois les plus sexuellement actif qui ait jamais régné sur l’île de la Grande-Bretagne, dépassé seulement par Henry 1er du nombre de ses conquêtes. Charles aurait perdu sa virginité à l’âge de quatorze ans quant il a été séduit par son ancienne nourrice, Christabella Wyndham, et a continué dans la même veine par la suite. Son mariage avec Catherine de Bragance n’a malheureusement pas donné d’enfant, mais avec ses nombreuses autres relations qui ont produit un total de quatorze enfants illégitimes. Le duc de Buckingham a souvent appelé Charles « comme le père de son peuple», ajoutant sans aucun doute sotto voce, « de bon nombre d’entre eux ».

  • HORTENSE MANCINI, duchesse de Mazarin  (1646-1699) :  Elle était la nièce du cardinal Mazarin.  Elle fut l’arrière-grand-mère des quatre soeurs de Nesle, maîtresses successives de Louis XV, et, par son arrière-arrière-petite fille Louise d’Aumont, l’ancêtre des actuels princes de Monaco de la dynastie Grimaldi, à qui elle a transmis ses nombreux titres.

Charles II l’accueillit avec bienveillance et lui assigna sur sa cassette une pension de quatre mille livres sterling. Elle aurait probablement remplacé la duchesse de Portsmouth dans le cœur du monarque, si elle ne se fût pas montrée sensible aux soins que lui rendait le prince de Monaco.

Le roi, irrité de la préférence qu’elle semblait accorder à son rival, supprima la pension qu’il lui faisait, mais la rétablit quelques jours après, honteux de s’être abandonné à un mouvement de jalousie qui n’avait aucun motif réel.

La maison d’Hortense devint bientôt le rendez-vous des hommes les plus aimables et les plus spirituels de Londres. Parmi les beaux esprits qui s’y réunissaient on cite : Justel, Vossius, Leti et Saint-Évremond.  Elle parut s’occuper elle-même de littérature avec beaucoup d’ardeur, mais au goût innocent des lettres, succéda celui du jeu de la bassette : elle y passait les nuits, perdant des sommes considérables sur sa parole et faisant payer quelquefois ses sottises à ses amis.

Cependant, obsédée comme elle l’était d’une foule d’adorateurs, elle se décida enfin à faire un choix. Elle jeta les yeux sur le baron de Banier, gentilhomme suédois d’un mérite rare, la préférence qu’elle lui marquait excita la jalousie du prince Philippe de Savoie, son neveu, il provoqua Banier en duel et le tua d’un coup d’épée (1683).

Hortense, affectée vivement par cette mort, fit tapisser sa chambre de noir et y resta enfermée plusieurs jours sans vouloir prendre aucune nourriture. Saint-Évremond, le meilleur de ses amis, lui remontra le moral et lui dit combien elle se nuisait à elle-même en affichant une douleur si excessive. Elle répondit qu’elle était décidé à partir en Espagne et à finir ses jours dans le couvent où languissait sa sœur la Connétable, mais il n’eut pas de peine à lui prouver qu’elle ne pourrait jamais s’accoutumer à la vie régulière et tranquille d’une religieuse.

Hortense n’avait encore rien perdu de sa première beauté ni de ses agréments. Elle avait toujours eu beaucoup d’indifférence pour la vie et elle ne démentit point les sentiments qu’elle avait témoignés à cet égard. Elle était douée d’un esprit vif et parlait d’une manière très agréable, mais jamais elle n’eut la prétention de passer pour une auteure : une preuve que l’on peut en donner, c’est qu’elle permettait à Saint-Évremond de la railler sur ses fautes d’orthographe.

  • ÉLÉANOR (NELL) GWYNNE  (1650-1687) : Une des premières actrices.  Elle eut deux fils Charles Beauclerk (1670-1726) fait duc de Saint-Albans en 1684 et James Beauclerk (1671-1680).  Le nom de famille de ses fils se prononce «Bo-Clare.

Vers la fin de 1667, George Villiers, 2e duc de Buckingham a pris le rôle d’agent ou d’intermédiaire, dans les amours de Nell Gwyn. Il visait à fournir le roi Charles II d’une femme qui remplacerait Barbara Palmer, sa maîtresse principale (et cousine de Buckingham), qui avait l’oreille du roi. Le plan a échoué et Nell Gwyn aurait demandé 500 livres par an pour garder le secret, ce qui a été refusé étant trop coûteux. Buckingham avait un autre plan cependant, qui était de mettre en relation le roi avec Mary  »Moll » Davis une actrice, rivale du duc.  Davis serait la première rivale de Nell Gwyn pour le coeur du roi. À partir de ce moment plusieurs satires anonymes du moment ont raconté une rumeur sur Nell Gwyn, qui, avec l’aide de son ami Aphra Behn, aurait glissé un puissant laxatif à Davis dans son gâteau à l’heure du thé, avant une soirée où elle était attendue dans le lit du roi.

L’histoire d’amour entre le roi et Nell Gwyn aurait commencé en avril 1668. Gwyn assistait à une représentation de George Étherege dans : Elle Deviendrait si elle voulait, au théâtre Lincoln Field Inn. Dans la loge d’à côté était le roi, qui à partir de ce moment était plus intéressé à flirter avec Nell que de regarder la pièce. Charles a invité Nell et son escorte (un M. Villiers, cousin de Buckingham) à souper, avec son frère Jacques, duc d’York. L’anecdote devient charmante et peut-être apocryphe, à ce stade : le roi, après le souper, a découvert qu’il n’avait pas d’argent sur lui, pas plus que son frère. Gwyn a dû payer la facture. «Ode du poisson! » dit-elle avec une imitation sur la manière du roi de parler « , mais ce sont les personne les plus pauvres, dont j’ai été en compagnie! »

Auparavant, après avoir été la maîtresse de Charles Hart et Charles Sackville, dont elle discutait avec le roi en plaisantant ». À l’été 1668, la relation de Gwyn avec le roi était bien connu, mais il y avait peu de raisons de croire qu’elle ne durerait pas longtemps. Elle a continué d’agir à la Maison du Roi, sa nouvelle notoriété attirait de grandes foules et encourageait les dramaturges à  concevoir des rôles spécifiquement pour elle. En juin 1668 elle a jouée à Dryden dans : Une soirée de l’Amour, avec l’astrologue Mock, et en Juillet, elle a joué dans : La vieille compagnie de Lacy. Il s’agissait d’une comédie sur une compagnie de cavalier pendant la guerre civile anglaise, basée sur les propres expériences de Lacy. Peut-être, que le père de Nell Gwyn aurait travaillé dans la même troupe, et en partie Nell Gwyn – qui jouait le rôle d’une prostituée dans la pièce, qui était basé sur la vie de sa propre mère.  Comme son engagement envers le roi augmentait, sa carrière elle, ralentissait, et elle n’a pas joué de pièces entre janvier et juin 1669, quant elle a joué dans une pièce de Valéria Dryden parlant d’un amour tragique et tyrannique qui eut beaucoup de succès.

Le roi Charles II avait un nombre considérable de maîtresses dans sa vie, qu’il s’agisse de relation à court terme ou de ralations sérieuses. Il avait une femme portugaise, la Reine consort Catherine de Bragance, dont toutes les grossesses se sont terminés par des fausses couches, et elle avait peu, ou rien à dire sur le choix de Charles d’avoir des maîtresses. La nouvelle venue rencontra la Reine en tête à tête peu de temps après leur mariage en 1662, lors d’une confrontation entre Catherine et Barbara Palmer qui est devenue connus sous le nom de «La crise Bedchamber ». Ostracisé à la Cour et dans la plupart de son cortège, renvoyé au Portugal, Catherine n’avait d’autres choix que d’acquiescer aux maîtresses de Charles étant appelés, la semi-officielle.

Au cours des premières années de Nell Gwyn avec Charles, il y avait peu de concurrence avec les autres maîtresses : Barbara Palmer était sur son chemin à bien des égards certainement en termes d’âge et de regards et d’autres, comme Moll Davis qui était gardé tranquillement loin des projecteurs, des apparitions publiques ou de Whitehall. Nell a donné naissance à son premier fils, Charles, le 8 mai 1670. C’était le septième fils du roi, de cinq maîtresses différentes.

Plusieurs mois plus tard, Louise de Kérouaille ou Kéroual, venue en Angleterre depuis la France sous prétexte de servir de demoiselle d’honneur à la Reine Catherine, mais aussi pour devenir une autre maîtresse du roi Charles qui fut probablement organisé par les français et les anglais.  Kéroual et Gwyn seraient rivales pour de nombreuses années à venir. Elles étaient opposés,  la première avec sa personnalité et son maniérisme, Louise était une femme fière de naissance noble, utilisé pour la sophistication de Versailles et Nell était une jeune fille fougueuse. Gwyn avait surnommée Louise « Squintabella » pour sa beauté et la « Weeping Willow » pour ses tendances à sangloter. Dans un cas, consigné dans une lettre de George Legge à Lord Preston, Nell se servit des caractéristique piquée à la duchesse de « grande lignée,« s’habiller en noir à la Cour, la même tenue de deuil que Louise, quant un prince de France est mort. Leurs relations n’étaient pas strictement contradictoires, elles étaient connus pour se réunir pour prendre le thé et jouer aux cartes.  Par exemple, le basset était le jeu le plus populaire à l’époque, et Gwyn était une joueuse assidu et les enjeux étaient élevés.

Gwyn revient sur la scène plus tard en 1670, quelque chose que Beauclerk appelle : «quelque chose d’extraordinaire à faire » pour une maîtresse avec un enfant royal. Son retour fut à Dryden dans : La Conquête de Grenade, une épopée en deux parties réalisé en décembre 1670 et janvier 1671. C’est peut-être sa dernière pièce, et 1671 était presque certainement sa dernière saison.  La carrière théâtrale de Nell Gwyn a duré sept ans et a pris fin à l’âge de 21 ans. Dans la distribution d’Aphra Behn dans : The Rover (produit à Dorset Garden en mars 1677) Angélica Bianca « , une célèbre courtisane » était joué par une Mme Gwyn.  Elle est une jolie putain pleine d’esprit qui se vend pour mille écus par mois. S’agirait-il ici du retour de Nell Gwyn au théâtre ?

  • LUCY WALTER  (1630-1658)  :  Elle eut un fils James Crofts ou James Fitzroy qui prit le nom de James Scott (1649-1685), fait 1er duc de Monmouth en 1663 en Angleterre et 1er duc de Buccleuch en 1663 en Écosse. Il est l’ancêtre de Sarah Ferguson, duchesse d’York. Monmouth est né neuf mois après la première rencontre de Lucy Walter et de Charles II, mais Jacques II suggéra qu’il était le fils d’un autre de ses amants, le colonel Robert Sidney, plutôt que Charles II. Lucy Walter eut une fille, Mary Crofts, née après Jacques en 1651 mais Charles II n’était pas le père, car il s’était séparé de Lucy Walter en septembre 1649.

  • LOUISE RENÉE DE PENANCOËT DE KÉROUAL, duchesse de Portsmouth (1673)  et d’Aubigny (1649-1734) : Elle fut la maîtresse du roi d’Angleterre Charles II pendant une quinzaine d’années, mais aussi l’espionne du roi de France, Louis XIV.  Sait-Évremond a dit « le ruban de soie qui serrait la taille de Mlle de Keroualle unit la France et l’Angleterre ».  Saint-Simon, la considère comme une aventurière.

Au mois d’octobre 1671, elle est invitée à une réception donnée par la comtesse d’Arlington, en présence du roi et de nombreux invités. Pour fêter l’arrivée du roi sans la reine, (le roi était effectivement marié à l’infante Catherine du Portugal mais il avait vite délaissé son épouse et n’en avait pas d’enfant), un faux mariage est organisé, mais la nuit de noce a bien lieu. C’est ainsi que Louise Renée de Penancoët de Keroual devient la maîtresse du roi d’Angleterre. Elle est officiellement nommée demoiselle d’honneur de la reine Catherine (il en allait de même à Versailles, le roi peut ainsi visiter son épouse et voir sa maîtresse).

Louis XIV est informé par son ambassadeur, que son agent a beaucoup de pouvoir sur son amant. En 1672, elle donne naissance à un garçon, Charles Lennox, fait duc de Richmond (1675). La mère reçoit des terres et est titrée duchesse de Portsmouth, comtesse de Fareham et baronne de Patersfield, elle se voit accorder une pension annuelle de 138 000 livres. Si son influence dure environ une quinzaine d’années, jusqu’à la mort du roi le 6 février 1685, sa position n’a pas été néanmoins sans inspirer des haines et des jalousies farouches. En effet, le retour du roi au catholicisme était attribué à sa maîtresse ce qui la rendait d’autant plus impopulaire.

En 1684 Louis XIV, à la demande de Charles II qui fait valoir que cette terre avait appartenu à ses ancêtres les Stuarts, la fait duchesse d’Aubigny (Aubigny-sur-Nère, petite cité berrichonne en Sologne) et Paire de France. Cette même année, elle fait l’acquisition du Château de Trémazan (Finistère), auquel elle joint les terres de Kéroual.

Après avoir résidé au château de la Verrerie, « la bonne Dame d’Aubigny », comme l’appelait les habitants, meurt à Paris, rue des Saints-Pères, le 14 novembre 1734, ayant perdu une partie de sa fortune. Elle possédait un chateau à Évry dit  » Le château du Mousseau  » détruit en 1860.  Son fils est l’ancêtre de Diana, princesse de Galles, de Camilla, duchesse de Cornouailles et de Sarah, duchesse d’York.

  • MARY (MOLL) DAVIS (1648-1708) : Une courtisane, une chanteuse, danseuse et comédienne réputée.  Elle eut une fille Mary Tudor (1673-1726), qui épousa Édouard Radclyffe, après la mort d’Édouard, elle se maria avec Henry Graham et à sa mort, elle épousa James Rooke.  Davis a rencontré le roi Charles II dans un théâtre ou dans un café au environ de 1667.  Elle fait étalage de sa richesse qu’elle a acquis de sa liaison avec Charles, et elle a acquis une réputation de vulgarité et de  cupidité. Elle a montré que son amant était assez puissant car il lui a donné une bague d’une valeur de 600 livres, en ce temps là c’était une somme considérable.  Davis a abandonné la scène en 1668 et en 1669 elle a eut une fille de Charles, Lady Mary Tudor, qui est devenu célèbre. Plus tard, quand Charles a rejeté Davis, peut-être due à une dispute avec Nell Gwynne, une grande rivale pour les attentions du roi. Davis n’a pas été laissé les mains vides cependant: Charles lui a accordé une année de pension à vie de 1 000 livres. De janvier 1667 à 1668, Pepys note que le roi avait meublé une maison pour l’actrice Moll Davis,  «dans la riche rue Suffolke, ce qui est d’une honte infinie. » À ce moment cette rue appartenait à James Howard, 3e comte de Suffolk et 3ème Lord de Walden, un neveu de Thomas Howard, père naturel de Moll. Mary Davis est inscrite dans les livres de taux de 1672-3, mais pas avant.

  • BARBARA VILLIERS PALMER, 1ère duchesse de Cleveland  et comtesse de Castlemaine (1641-1709)  :  C’était une courtisane anglaise et maitresse du roi Charles II d’Angleterre dont elle eut cinq enfants qui ont tous été reconnus et anoblis.  Son surnom était  » La reine sans couronne » tant sont inflluence sur le roi était grande.  Elle épouse Roger Palmer et est faite duchesse de Cleveland.

Taille voluptueuse, avec des masses de cheveux auburn et ondulés, paupières lourdes, yeux bleu-violet, peau d’albâtre, et une bouche sensuelle et boudeuse, Barbara Villiers a été considérée comme l’une des plus belles femmes royalistes, mais son manque de fortune ont réduit ses perspectives de mariage. Sa première relation sérieuse était avec Philip Stanhope, 2ème comte de Chesterfield, mais il était à la recherche d’une femme riche, il aurait épousé Élizabeth Butler en 1660. Le 14 avril 1659 elle a épousée Roger Palmer (plus tard 1er comte de Castlemaine) contre la volonté de sa famille, son père lui prédit qu’elle allait faire de lui l’un des hommes les plus misérables du monde. Palmer était un catholique. Ils se sont séparés en 1662, après la naissance de leurs premier fils. Ils sont restés mariés pendant toute leur vie, mais on pense que Palmer n’était pas le père de l’un des enfants de son épouse.

Barbara devient la maîtresse du roi Charles en 1660, tout en étant marié à Palmer, et tandis que Charles était encore en exil à La Haye. Les Palmers avaient rejoints le groupe ambitieux des suppliants qui ont navigué à Bruxelles à la fin de 1659. En récompense de ses services, le roi a fait son mari baron Limerick et comte de Castlemaine en 1661. Dans de nombreux témoignages de l’époque, y compris le Journal Pepys, elle est appelée « Lady Castlemaine ».

De ses six enfants, cinq ont été reconnus par Charles :

  • Lady Anne Palmer, plus tard Fitzroy (1661-1722), sans doute la fille de Charles II, bien que certaines personnes croyaient qu’elle ressemblait au comte de Chesterfield. Elle est ensuite devenue la comtesse de Sussex.
  • Charles Palmer, plus tard Fitzroy (1662-1730), seigneur Limerick et plus tard comte de Southampton, fait duc de Southampton (1675), plus tard, 2ème duc de Cleveland (1709).
  • Henry Fitzroy (1663-1690), fait comte de Euston (1672) et duc de Grafton (1675).
  • Charlotte Fitzroy (1664-1718), plus tard comtesse de Lichfield.  Elle a donné naissance à une vingtaine d’enfants.
  • George Fitzroy (1665-1716), fait comte de Northumberland (1674) et duc de Northumberland (1683).
  • Barbara (Bénédicte) Fitzroy (1672-1737) – Barbara Villiers a affirmé qu’elle était la fille de Charles, mais elle était probablement la fille d’un cousin germain issu de sa mère et la maitresse de John Churchill, plus tard duc de Malborough.

Dame d’honneur

En 1662, Barbara, maîtresse du roi, avait plus d’influence à la Cour que son époux sur la Reine, Catherine de Bragance. En fait, Barbara a choisie de donner naissance à leur deuxième enfant au château d’Hampton Court alors que lui et la reine étaient en lune de miel. À l’été de 1662, elle fut nommée dame d’honneur malgré l’opposition de la Reine Catherine et d’Édouard Hyde, 1er comte de Clarendon, principal conseiller du roi et ennemi acharné de Barbara. Derrière les portes closes, Barbara et la Reine se sont disputés constamment. Elle a comploté avec le futur ministère de la Cabale pour provoquer la chute de Clarendon. Sur son licenciement en août 1667, Barbara s’est publiquement moqués de lui, Clarendon lui a gentiment rappelé qu’un jour elle serait trop vieille.

L’influence de Barbara sur le roi a eu des hauts et des bas. Sa victoire en étant désigné comme dame d’honneur a été suivie par des rumeurs d’une brouille entre elle et le roi, le résultat de son engouement pour Frances Stuart.  En décembre 1663, Barbara a annoncé sa conversion au catholicisme. Les historiens ne s’entendent pas à savoir pourquoi elle l’a fait. Certains croient que c’était une tentative de consolider sa position auprès du roi, et certains pensent que c’était une façon de renforcer ses liens avec son mari catholique.

En juin 1670, Charles l’a fait baronne Sans-Pareil (comme elle était la propriétaire du Palais de Sans-Pareil). Elle a également été, brièvement, propriétaire du Parc Phoénix de Dublin étant un présent du roi. Elle a été faite comtesse de Castlemaine et duchesse de Cleveland. Cependant, personne à la Cour n’était sûr que ce soit une indication qu’elle avait été largué par Charles, ou si c’était un signe qu’elle était encore plus élevé dans ses faveurs. Le duché a été créé avec un droit spécial qui lui a permis d’être transmis à son fils aîné, Charles Fitzroy, en dépit de son illégitimité.

PALAIS SANS-PAREIL

Le palais était inachevé à la mort d’Henri VIII en 1547. En 1556 la Reine Marie Tudor le vendit au 19e comte d’Arundel qui en paracheva la construction. Il revint aux souverains d’Angleterre dans les années 1590, et demeura propriété royale jusqu’en 1670, lorsque Charles II en fit don à sa favorite, la comtesse de Castlemaine. Elle en avait fait abattre les murs en 1682–83 et vendue les pierres comme matériaux de construction pour payer ses dettes de jeu.

  • FRANCES TÉRÉSA STUART, duchesse de Richmond  (1647-1702)  : Elle est connue pour avoir refusé de devenir la maîtresse de Charles II.

Étant membre de la Cour royale, elle attira l’attention de Charles II, qui tomba amoureux d’elle. L’engouement du roi était si grand, que lorsque l’état de la reine fut jugé désespéré en 1663, on raconta qu’il tenta de se marier avec Stuart. Quatre ans plus tard, la reine s’étant rétablie, il considéra la possibilité de divorcer, désirant faire de Stuart sa femme, puisqu’elle avait refusé de devenir sa maîtresse. Officiellement, elle n’eut pas d’enfant, mais un épisode de la télévision hollandaise, Hidden Past (« Passé caché »), montra qu’il y a de fortes présomptions qu’elle eût un enfant illégitime avec Charles. L’existence de cette fille, Rebecca Stuart, fut apparemment cachée, car la vertue et la beauté de Frances étaient les principales raisons de son attrait. Elle finit par se marier en mars 1667 avec Charles Stuart, 3ème duc de Richmond, un Stuart lui aussi. Il est possible qu’elle dut s’enfuir pour se marier, car elle avait été surprise avec son futur mari par une de ses rivales, Barbara Palmer.

  • MARGARET (MARGUERITE) DE CARTERET de Jersey (1509- ?)  :  Les lettres avançant qu’elle a accouché d’un fils appelé James de Carteret ou de la Cloche (1646-1667)  comme étant le fils de Charles II en 1646 sont rejetées par les historiens comme étant des faux.  Il aurait été le premier enfant de Charles II quant il avait 16 ans.
  • ÉLIZABETH KILLIGREW, vicomtesse Shannon (1622-1680) :   L’une des nombreuses maitresses de Charles II d’Angleterre, elle était aussi la soeur de Thomas Killigrew et l’épouse de Francis Boyle, 1er vicomte Shannon. Elle eut une fille Charlotte Jemima Henrietta Maria FitzRoy (1650-1684), qui épousa James Howard puis William Paston.
  • CATHERINE PEGGE (1635- ? ) : Elle était considéré comme une grande beauté même si aucun de ses portraits connus ne lui survive. Elle a également rencontré Charles II lors de son exil, et est devenu l’une de ses maîtresses à long terme. Elle eut un fils Charles FitzCharles (1657-1680), surnommé  »Don Carlo » fait comte de Plymouth en 1675.  Une fille Catherine FitzCharles (1658-elle mourut jeune ou devint nonne à Dunkerque).

AUTRES MAITRESSES PROBABLES :

  • LADY CHRISTABELLA WYNDHAM  (16-   ) : Femme du gouverneur le colonel Edmund Wyndham.  Christabella Wyndham était une beauté célèbre et héritière de l’ère Stuart. Elle a également été la nourrice de Charles II d’Angleterre, et plus tard (quand le prince n’avait pas encore quinze ans), en 1645 sa première maitresse.  Bien que Charles n’avait que quatorze ans, il était mature pour son âge et bien cultivé. À cet époque ce n’était pas considéré comme mauvais pour une femme mariée d’éduquer un jeune prince de cette façon, même si elle a soulevé quelques sourcils avec son manque de discrétion et ses démonstrations d’affection en public. À une occasion on a pu voir le jeune Charles de l’autre côté d’une salle bondée, et Christabella courir vers lui et le couvrir de baisers.
  • WINIFRED WELLES (1642- ? ) : Winifred Wells était une courtisane au temps des Stuarts et demoiselle d’honneur de la reine consort Catherine de Bragance.  Elle a également été l’une des nombreuses maitresses du roi Charles II d’Angleterre. Samuel Pepys se réfère à elle comme la maîtresse du roi dans son journal, et elle figure également dans les célèbres mémoires de Philibert de Gramont.  Wells a été décrite par Gramont comme ayant été une créature  « grande et magnifiquement belle qui était bien mise», avec un «port de déesse et la physionomie d’une brebis rêveuse », mais Barbara Villiers, maîtresse en titre du roi, fait plutôt rapport à une oie.  Dans son journal du 8 février 1663, Samuel Pepys a indiqué qu’il a été dit que Wells, avait « abandonné un enfant au cours d’un bal de la Cour qui s’est tenue le 31 décembre 1662 ». L’enfant aurait été engendré par le roi. Pepys dira plus tard qu’il a continué d’enregistrer les rumeurs car disait-on, le roi Charles lui avait donné entre 1 500 et 2 000 livres le 20 février 1663. Neuf ans plus tard, en septembre 1672, Charles lui fit un autre cadeau de 2 150 livres en dot. Quelque temps avant le 14 juillet 1673, elle a épousé Thomas Wyndham, un des écuyers du roi. La reine Catherine l’a nommée comme dame d’honneur, et elle est restée au service de Catherine jusqu’en 1692, sept ans après la mort du roi Charles.
  • ÉLIZABETH BAGOT BERKELEY, comtesse de Falmouth (1645-1679)  :  C’était une courtisane britannique. Elle était l’une des beautés de Windsor.  Mariée à Charles Berkeley, 1er comte de Falmouth en 1663.  Elle a ensuite épousée Charles Sackville, 6ème comte de Dorset, en juin 1674.
  • ÉLIZABETH HOLLES FITZGERALD, comtesse de Kildare (1665-1758) :  Elle a épousée Wentworth FitzGérald, 17ème comte de Kildare, vers 1655De ce fait en 1655, son nom marital est devenu FitzGérald. À la suite de son mariage, Lady Élizabeth Holles a été dessinée comme La comtesse de Kildare en 1660.

  • DIANA KIRKE DE VERE, comtesse d’Oxford (? – ?) :  Mariée à Aubrey de Vere, 20ème comte d’Oxford (1627-1703) le 12 avril 1673.  Ils eurent une fille Lady Diana de Vere (1676-1742).  Elle a épousée Charles Beauclerk, 1er duc de Saint-Albans, fils illégitime de Charles II et Nell Gwynne.  Ils eurent huit enfants.

  • JANE ROBERTS –  La fille d’un ecclésiastique.  Jane Robert succombera aussi à ses charmes.  L’évêque Burnet, au chevet de Mlle Roberts, la fera se repentir et adresser une lettre d’admonestation au roi.  Celui-ci la lira, et la brûlera, gardant rancune à l’évêque.

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Jacques (STUART) II d’Angleterre, d’Irlande et d’Écosse (1633-1701) (a régné du 6 février 1685 au 11 décembre 1688).  Le 3 septembre 1659, il épouse en premières noces Anne Hyde (1637-1671), qui lui donne huit enfants, dont seules survivent deux filles, et veuf il épouse en secondes noces, le 30 septembre 1673, Marie-Béatrice de Modène (1658 – 1718), princesse catholique, dont il eut sept enfants dont deux survivent.

  • CATHERINE SEDLEY, comtesse de Dorchester et comtesse de Portmore, (1657-1717) :  Elle fut la maîtresse du roi Jacques II d’Angleterre, à la fois avant et après son accession au trône.  Catherine n’a pas été reconnue seulement pour sa beauté, mais aussi pour son humour et sa langue bien pendue.

Elle a décroché un emploi avec la princesse italienne Marie de Modène, qui venait d’épouser Jacques, duc d’York, héritier du trône britannique. Cela s’est terminé par une liaison avec lui. Elle a été déconcerté d’avoir été choisie par Jacques. « Il ne peut pas être avec moi pour ma beauté car il doit voir que je n’en ai pas,» a t’elle fait remarquer, incrédule. « Et il ne peut être avec moi pour mon esprit, car il n’en a pas assez pour savoir que j’en ai. »

Après son accession au trône, Jacques a cédé à la pression de son père confesseur Giffard, et soutenu par Lord Sunderland et plusieurs de ses conseillers catholiques qui lui ont conseiller de la répudier pour un temps. Alors que Jacques pour son propre compte a demandé l’intervention de Giffard « très gentiment, il était un homme vraiment religieux» a t-il dit fortement à ses conseillers « de ne pas se mêler de choses qui en aucune façon ne sont liés à lui. « 

Elle a été faite comtesse de Dorchester à vie en 1686, une élévation qui a suscité beaucoup d’indignation et contraint Catherine à résider pour un temps en Irlande.  En 1696, elle a épousée Sir David Colyear, baronnet, qui a été fait comte de Portmore en 1703, elle était donc la mère de Charles Colyear, 2ème comte de Portmore.  Après la révolution de 1688, lorsque la Reine Marie refusa de la recevoir à la Cour, Catherine demanda comment Marie, qui avait brisé le commandement d’honorer son père et dit que de toute façon elle était mieux que Catherine qui avait brisé le commandement contre l’adultère.

À la Cour de George Ier, elle a rencontré Louise de Kéroual, duchesse de Portsmouth, et la maitresse de Guillaume III Élisabeth Hamilton, comtesse d’Orkney et s’écria : «Dieu! Qui aurait cru que trois putes devraient se rencontrer ici. »

Elle est morte à Bath le 26 octobre 1717, alors que sa pairie à vie s’est éteinte.

Par Jacques II, Lady Dorchester avait une fille Lady Catherine Darnley (morte en 1743), qui a épousée James Annesley, 3ème comte d’Anglesey, et après sa mort, a épousée John Sheffield, 1er duc de Buckingham et Normanby. Grâce à Catherine, sa fille par son premier mari, elle était l’ancêtre des Barons Mulgrave et des soeurs Mitford. Grâce à son fils, Charles, Lord Portmore, elle était la grand-mère d’Élizabeth Colyear, épouse du Dr. Érasmus Darwin, médecin, scientifique et poète.

  • ARABELLA CHURCHILL (1648-1730) :  Elle fut la maîtresse du roi Jacques II d’Angleterre et la mère de quatre de ses enfants (surnommés Fitz-James-Stuart, « fils de Jacques Stuart »).  Arabella était la fille de sir Winston Churchill (un ancêtre du premier ministre du même nom) et d’Élisabeth Drake. Sœur aînée de John Churchill, 1er duc de Malborough, elle commence sa liaison avec Jacques II, alors duc d’York, vers 1665, alors qu’il est encore marié à Anne Hyde.  Arabella est devenue dame d’honneur de la reine cette année-là et a donné naissance à deux enfants durant la vie d’Anne. Quelque temps après 1674, elle épouse Charles Godfrey et a trois enfants avec lui.

Ses enfants :

    • Henriette FitzJames (1667 – 3 avril 1730), mariée avec Henry Waldegrave (avec descendance) puis avec Piers Butler, 3e vicomte Galmoye (sans descendance).
    • James FitzJames (21 août 1670 – 12 juin 1734), 1er duc de Berwick.
    • Henry FitzJames (août 1673 – décembre 1702), 1er duc d’Albemarle.
    • Arabella FitzJames (1674 – 7 novembre 1704).  Devint religieuse.

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Guillaume III d’Angleterre prince d’Orange et Guillaume II d’Écosse et d’Irlande (14 novembre 1650 – 8 mars 1702) (Roi d’Angleterre de 1689 à 1702).  Il épousa sa cousine Marie (Stuart) II d’Angleterre (1662-1694) reine d’Angleterre et d’Irlande  qui régna du 13 février 1689 au 28 décembre 1894.

Marie partit vivre aux Pays-Bas avec son mari. Son mariage ne fut pas des plus heureux car ses grossesses se terminaient toutes en fausse couche ou par la mort de l’enfant à la naissance. Bien que devenue assez populaire parmi les Hollandais, elle n’eut pas la vie facile : son mari l’ignorait et la maltraitait. Guillaume eut en fait une relation assez longue avec Élisabeth Villiers, une des dames d’honneur de Marie mais aussi des favoris comme Jan Arnold Keppel.

  • ÉLIZABETH HAMILTON NÉÉ ÉLISABETH VILLIERS, comtesse d’Orkney (1657-1733) :  Elle a été reconnue comme la maitresse de Guillaume III, roi d’Angleterre et de l’Écosse, à partir de 1680 jusqu’en 1695. Elle était une des dames d’honneur de son épouse et co-monarque, la Reine Marie II, d’Angleterre.

Trois ans après le mariage de Guillaume III et Mary II, Élisabeth est devenue sa maîtresse officielle. En 1685, le père de Mary, Jacques II, a exploité les rumeurs d’infidélité de Guillaume, dans le but de provoquer une scission entre sa fille et son prince infidèle. Après son accession au trône d’Angleterre, Guillaume lui a donné une grande partie des biens confisqués aux irlandais de la fin du règne de Jacques II. Le Parlement a abrogé cette subvention en 1699.

Peu de temps après la mort de Marie II, Guillaume a terminé sa relation avec Élisabeth Villiers, motivé, dit-on, par les désirs exprimés de sa femme.

Le 25 novembre 1695 Élisabeth a été mariée à son cousin, lord George Hamilton, cinquième fils du 3ème duc de Hamilton. Il fut heureux au début de l’année suivante avec le titre de comte d’Orkney, vicomte de Kirkwall, et baron Dechmont. Élisabeth, comtesse d’Orkney, servit les intérêts de son mari avec une grande habileté et le mariage s’est avéré un choix heureux. Elle est décédée à Londres le 19 avril 1733.

Lady Orkney a gardé une certaine importance sociale à l’époque Hanovrienne, et était la maitresse à la fois de George 1er et George II.  Sa succession comprenait Cliveden, dans le Buckinghamshire.

Famille

Élisabeth Villiers était une cousine germaine de Barbara Villiers, maitresse de Charles II, comme leurs pères étaient frères. Sa tante paternelle était Élisabeth Villiers, comtesse de Morton, la marraine et la gouvernante de la princesse Henriette. Son frère était Édouard Villiers, 1er comte de Jersey, dont le petit-fils a épousé Frances Twysden, encore une autre maîtresse royale.

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Anne, Reine de Grande-Bretagne, Reine d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande  (1665-1714) (a régné du 8 mars 1702 au 1er mai 1707).  Malgré dix-sept grossesses, Anne mourut sans enfants survivants, et fut le dernier monarque de la maison Stuart. Elle a été remplacé par son petit-cousin George 1er de la maison de Hanovre, qui était un descendant des Stuarts par sa grand-mère maternelle.

  • SARAH JENNINGS CHURCHILL, 1ère duchesse de Malborough (1660-1744) : Épouse de John Churchill, 1er duc de Malborough.  Favorite de la reine de 1675 à 1704.  L’amitié entre les deux femmes et l’emprise qu’exerce alors Sarah Churchill sur Anne de Grande-Bretagne sont connus de tous et de nombreuses personnalités influentes approchent Sarah pour lui demander d’intercéder en leur faveur auprès de la reine. Lorsqu’Anne monte sur le trône, la connaissance parfaite qu’a Sarah du gouvernement et son intimité avec la nouvelle reine, lui permettent de devenir une amie puissante et une ennemie dangereuse, la dernière de la longue lignée des favorites des Stuarts.

C’était une femme résolue qui aimait suivre ses propres idées. Elle use la patience de la Reine chaque fois qu’elle est en désaccord avec sa politique, la Cour ou les nominations des hommes d’églises. Elle finit par se brouiller avec Anne en 1711, et est écartée de la Cour, tout comme son mari. Elle n’y revient qu’après la mort de la Reine, en 1714, sous le règne des Hanovres. Au cours de sa vie, elle se met à dos d’autres personnages importants, notamment sa fille, la 2ème duchesse de Malborough, l’architecte du Palais de Blenheim John Vanbrugh, le premier ministre Robert Walpole, le roi George II de Grande-Bretagne et sa femme la Reine Caroline. L’argent dont elle bénéficie grâce à la confiance de son mari en fait une des femmes les plus riches d’Europe.

  • ABIGAïL HILL MASHAM, baronne Masham (1670-1734) : Favorite de la reine de 1704 à 1714.  Sa cousine Sarah Churchill, duchesse de Malborough fit courir la rumeur qu’Abigail et la reine avait une liaison.    Elle a épousée Samuel Marsham, 1er baron Marsham.

Il a rencontré sa future femme, Abigaïl Hill, au environ de 1704, quant elle a été nommée dame d’honneur d’Anne, qui était maintenant reine. Ce fut l’année où la reine a confié au comte de Godolphin qu’elle ne croyait pas qu’elle et Sarah Churchill, duchesse de Malborough, sa meilleure amie jusqu’à présent, ne pourrait jamais redevenir de vrais amies. La duchesse, une whig, était souvent absente de la Cour, parfois pendant de longues périodes, et était devenue trop autoritaire pour la reine, terne et facile à confondre. Abigaïl, une conservatrice, aidée par la flatterie et la soumission , a rapidement commencé à supplanter la duchesse dans les affections de la Reine.

Le leader Tory, Robert Harley, a probablement conseillé Masham sur les avantages d’épouser une favorite royale. Cependant, Masham lui-même décrit son mariage, comme un mariage d’amour. Le couple s’est marié quelque temps en 1707, en présence de la Reine, qui a contribué à la dot d’Abigaïl de 2 000 livres.  La duchesse, qui n’a pas été consulté, a découvert que le mariage avait eu lieu quelques mois plus tard, et son argument ultérieur avec la Reine comprenaient des accusations de lesbianisme. Ces allégations ont complètement tourné la Reine contre elle, mais a ouvert la voie à élever Abigaïl.

Pendant ce temps, Masham a profité des récompenses de la position d’Abigaïl. Il a été promut Général de Brigade dans l’armée, et en 1710 est devenu Député pour Ilchester. En 1712, Robert Harley, maintenant comte d’Oxford et Mortimer, a demandé à la Reine de créer douze nouveaux pairs pour pouvoir négocier le traité d’Utrecht,  contre lequel les Whigs étaient fermement opposés. Masham était l’un de ceux qui ont fait la suggestion à la Reine, mais elle ne consentit qu’à la condition qu’Abigail continue à agir comme sa dame d’honneur (pairesse on ne s’attendait pas à accomplir les tâches plus humbles, de dame d’honneur). Il devint Baron de Masham Otes.

Après la mort de la reine Anne en 1714, le nouveau roi, George Ier, a rétablit les Whigs, et a recommencer à favoriser les Marlborough. Abigaïl se retira dans sa vie privée, mais Samuel Masham est devenu Remembrancer King (ancien poste judiciaire dans le système juridique de l’Angleterre et du Pays de Galles) en 1716. Il est mort en 1758, et a survécu à sa femme.

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George 1er de Grande-Bretagne (1660-1727) (a régné du 1er août 1714 au 11 juin 1727).  Marié à Sophie-Dorothée de Brunswick-Lunebourg (1666-1726) dont il eut deux enfants.  Le traitement de son épouse, Sophie-Dorothée, fit l’objet d’un scandale. Les Britanniques le considérait comme trop allemand et l’historien Ragnhild Hatton disait à tort qu’il avait une succession de maitresses allemandes.

Le mariage de George avec Sophie-Dorothée fut dissout, non sur des raisons d’adultère mais sur le fait que Sophie-Dorothée avait abandonné son époux. Avec le soutien de son père, George fit emprisonner Sophie-Dorothée dans le château d’Ahlden, la ville où elle resta jusqu’à sa mort en 1726. On lui refusa l’accès à ses enfants et à son père, et elle ne pouvait pas se remarier ou se promener seule à l’extérieur du château. Elle avait néanmoins un revenu et des serviteurs.

  • EHRENGARD MÉLUSINE, baronne von DER SCHULENBURG, duchesse de Kendal et duchesse de Munster (1667-1743) :  C’était une maîtresse de longue date du roi George Ier de Grande-Bretagne. Son prénom a probablement été donné en référence aux Mélusines des légendes.

Maîtresse royale

Quant elle était demoiselle d’honneur de l’Électrice Sophie de Hanovre, elle est devenue maitresse royale du prince électoral, Georges Louis. Georges Louis succéda comme électeur de Hanovre en 1698 et roi de la Grande-Bretagne (comme George I) en 1714.

Mélusine s’installe avec lui en Angleterre, et le 18 juillet 1716, elle fut fait duchesse à vie de Munster, marquise de Dungannon, comtesse de Dungannon et la baronne Dundalk, dans la pairie d’Irlande. Le 19 mars 1719, elle a en outre été fait duchesse de Kendal, comtesse de Feversham et la baronne de Glastonbury, dans la pairie de la Grande-Bretagne. En 1723, Charles VI, empereur germanique, l’a fait princesse d’Éberstein. Cette dernière création en particulier, tend à étayer la théorie selon laquelle elle avait épousée le roi en secret. Robert Walpole disait d’elle : qu’elle était «aussi bien la Reine d’Angleterre que n’importe qui l’a été » (la femme de George, Sophie avait été gardé prisonnière depuis leur divorce en 1694).

La duchesse de Kendal était une femme très mince, étant connue en Allemagne comme « l’épouvantail » et en Angleterre comme « l’arbre de mai». Les Jacobites parlait d’elle comme «l’oie», et la ballade la plus célèbre pour narguer les Écossais était : Cam Ye O’er Frae France. En Angleterre, elle a vécut principalement à Kendal House à Isleworth, Middlesex.

Elle lui donna trois enfants illégitimes :

  • Anna Luise Sophie von der Schulenburg, comtesse de Dölitz (1692-1773), qui épousa Ernest August Philipp von dem Bussche zu Ippenburg.
  • Pétronille Mélusine von der Schlenburh (1693-1778), qui épousa Philippe Stanhope, 4ème comte de Chesterfield, un leader politique whig.
  • Margaret Gertrude von der Schulenburg, comtesse de Oeynhausen (1701-1726), qui épousa Albrecht Wolgang, comte de Schaumburg-Lippe.

La mort.

Après la mort de George, elle a gardé un corbeau qu’elle croyait être le roi mort, qui revenait lui rendre visite.  Elle est morte, célibataire (sauf que George l’avais épousé), le 10 mai 1743.

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George II de Grande-Bretagne (1683-1760) (a régné du 11 juin 1727 au 25 octobre 1760). Marié à Caroline de Brandebourg-Ansbach (1er mars 1683-20 novembre 1737) dont il eut huit enfants dont sept survécurent.

  • HENRIETTA HOWARD, comtesse de Suffolk (1689-1767) :  Elle était une maitresse du roi George II de Grande-Bretagne.

En 1714, son mari et elle se sont rendus à Hanovre, en espérant s’attirer les bonnes grâces pour l’avenir, de George I de Grande-Bretagne.  Henrietta l’a rencontré et devient la maîtresse de son fils, le futur George II, et elle a été nommée dame d’honneur de sa femme, Caroline de Brandebourg-Ansbach.  En 1723, le prince fit un arrangement financier avec son mari en échange de ses services en tant que maitresse royale.

Elle et son mari était officiellement séparés.  Après la mort de Charles Howard en 1733, Henriette se remaria, en 1735, à l’Hon. George Berkeley, fils du comte de Berkekey.

Après avoir quitté le poste de maîtresse de George II, Henriette acheté des terres sur les rives de la Tamise, après avoir reçu un règlement financier très important de lui. Marble Hill House à Twickenham a été construit pour elle sur ce site par l’architecte Roger Morris, qui a collaboré à sa conception avec le comte de Pembroke, l’un des comtes ‘architectes». Lorsque son second mari est mort, en 1746, elle se retire de façon permanente. Ses nombreux amis, incluants Charles Mordaunt, 3ème comte de Peterborough, et Alexandre Pope, qui a écrit d’elle, dans son poème «Sur une certaine dame à la cour »:

Je savais une chose qui était plus rare
(L’envie de se taire et d’assister!)
Je connaissais une femme raisonnable,
Belle et pleine d’esprit, mais une amie.
  • SOPHIE AMALIE MARIANNE  von WALLMODEN, 1ère comtesse de Yarmouth (1704-1765) : Elle était la maîtresse de George II de Grande-Bretagne à partir du milieu des années 1730 jusqu’à sa mort en 1760.

Né dans une famille de notables de Hanovre et marié à un autre, elle est devenue une citoyenne naturalisé de Grande-Bretagne en 1740 et a obtenue la pairie à vie et le titre de «comtesse de Yarmouth». Elle était la dernière maîtresse royale à être ainsi honoré. Elle est restée en Grande-Bretagne jusqu’à la mort de George II en 1760, qui est soupçonné d’avoir engendré son deuxième fils, Johann Ludwig, Reichsgraf von Wallmoden-Gimborn. Elle est retournée à Hanovre pendant cinq ans et elle a survécue au roi.

George II a d’abord été attiré par Von Wallmoden lors d’une visite en 1735 à Hanovre, où elle vivait avec son mari. En 1736, elle enfanta un fils, Johann Ludwig, Reichsgraf von Wallmoden-Gimborn, dit-on, l’enfant illégitime non reconnu du roi. En 1738, les visites de George II à Hanovre pour voir sa maîtresse étaient assez nombreuses pour inspirer les satires comme Samuel Johnson dans le poème « London ». Le roi a terminé la nécessité de ces visites après la mort de son épouse Caroline de Brandebourg-Ansbach en novembre 1737, étant donné qu’il a invité von Wallmoden à le rejoindre en Angleterre, mais il n’a pas mis fin à la désapprobation de Johnson. En 1739, Johnson fut cinglant sur la relation du roi avec von Wallmoden, «ses fils mourront torturés devant son visage, alors qu’il se trouve dans une relation lubrique».

En 1739, von Wallmoden était divorcée de son mari. En 1740, elle a été naturalisée et a été faite du titre non héréditaire de comtesse de Yarmouth, la dernière maîtresse royale à être ainsi honorée. Elle a été officiellement désigné Amalie Sophie de Wallmoden mais la question de son statut matrimonial est obscur.  Horace Walpole a indiqué que son objectif premier, était de plaire au roi, mais elle a également dit être intéressé par une pairie, réputé jouer un rôle dans la création d’une baronnie de Stephen Fox-Strangways, 1er comte d’Ilchester en 1741, et dans le tout nouveau titre de vicomte Folkestone pour Jacob des Bouveries en 1747.

Après la mort du roi le 25 octobre 1760, elle est retournée à Hanovre. Elle est morte le 19 ou 20 octobre 1765.

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George III du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande (1738-1820) (a régné du 25 octobre 1760 au 1er janvier 1801).  Il a épousé Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (1744-1818).  Ils eurent quinze enfants dont neuf fils et six filles.  Contrairement à ses prédécesseurs, il n’eut pas de liaison extraconjugale. George III et Sophie Charlotte de Mecklemburg-Strelitz furent un couple uni.

  • HANNAH LIGHTFOOT (1730-1759) : Elle dont on a dit à tort avoir été la première femme de George III du Royaume-Uni.

Théorie

George III admirait la bonté simple des Quakers et il y eut une vieille histoire, d’abord publié en 1770, mais autour de laquelle on a beaucoup brodé au XIXe siècle, qui liait son nom quant il était un adolescent de quinze ans extrêmement timide avec celle de Hannah Lightfoot, de huit ans son aînée, qui s’était enfui d’avec son mari en 1754 et avait disparu. Le roi, alors prince de Galles dit-on, avait organisé son enlèvement pendant ou après son mariage avec Isaac Axford en 1753 et, plus tard selon les histoires, l’avoir secrètement marié et avoir eu des enfants avec elle, deux d’entre eux étaient connus de l’histoire comme George Rex (maintenant connu pour être né en 1765) et John Mackelcan, né en 1759. Ses allées et venues n’étaient pas connues de sa famille en 1758. Son mari s’est remarié en 1759 se décrivant comme veuf. Chaque détail de l’histoire en ce qui concerne les «enfants» a été démentit par les recherches.

Allégations

Juste un mois avant qu’un témoignage de refus ait été émis à l’encontre d’Hannah Lightfoot, le jeune prince de Galles avait vu une quaker dans un bal masqué à Northumberland House.   En décembre 1759, les commères disaient que le prince avait gardé une belle Quaker depuis quelques années, qu’elle était morte, et qu’un enfant avait survécu. Lors de sa visite dans la ville des Quakers en 1761, la plaisanterie était qu’il avait été «complètement engagé et instruit par la plus belle de la confrérie Quaker». Et l’histoire s’est amplifié.

Cependant, l’histoire s’est renforcée et le niveau des détails douteux également, avec la publication anonyme :  D’un évènement historique relatif à feu Sa Majesté la reine Caroline (1824), Les contes anonymes et authentiques de la Cour d’Angleterre (1831-2) et l’Histoire secrète de la Cour d’Angleterre (1832) dans laquelle il a été déclaré que le mariage entre le Prince George et Hannah Lightfoot avait eu lieu dans la chapelle de Curzon Street le 17 avril 1759. Un tel mariage aurait bâtardisé les enfants de George III et compte tenu de tous les enfants de son frère, le duc de Cumberland, ils auraient pu réclamer le trône. L’imposteur Olive Wilmot Serres » Olivia Serres » prétendait être une de ces enfants et a produit une succession de documents pour prouver ces événements, y compris le mariage en 1759.

Quant Olive la fille de la princesse Lavinia, produit ces documents au tribunal en 1866, l’affaire a été rejetée, le Lord en Chef de la Justice disant :« Je crois qu’ils sont faux» et le procureur général de déclarer son action comme« un cas de fraude, fabrication et imposture du début à la fin ». Les documents sont maintenant dans les Archives nationales à Kew (référence J77/44). Un tel mariage, s’il avait eu lieu, aurait de toute façon été bigame, étant donné qu’Hannah Lightfoot était déjà mariée à Isaac Axford. En outre, il n’y aurait eu aucune descendance de ce mariage, étant donnée que Lightfoot était présumée morte quelques mois après la date présumée d’avril 1759 sur la base de ses remariages des veufs « en décembre 1759.

Bien que n’étant pas accepté par tout historien universitaire, ces insinuations sont parfois encore affirmées.

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George IV du Royaume-Uni (1762-1830) (a régné du 29 janvier 1820 au 26 juin 1830).  Il épousa Caroline de Brunswick (1768-1821) dont il eut une fille Charlotte Augusta de Galle ((1796-1817).

  • MARIA ANNE SMYTHE FITZHERBERT (1756-1837) : (épousée par George IV, mais mariage jugé illégitime)  : Le prince de Galles resta attaché à Marie Anne Fitzherbert pour le reste de sa vie, en dépit de ses différentes tromperies.

La jeune veuve fut présenté à la société londonienne. Au printemps de 1784, Maria Anne Fitzherbert fut présenté à un jeune admirateur, Georges, prince de Galles. Elle devint sa maîtresse. Le 15 décembre 1785, Maria Anne Fitzherbert épousa le prince de Galles. Ce mariage fut considéré comme illégal, selon la Loi des mariages de 1772, le prince de Galles était dans l’obligation, pour se marier, de demander la permission à son père, le roi Georges III du Royaume-Uni et au Conseil privé, ce qu’il ne fit pas. Au cas où le prince aurait demandé cette permission, elle n’aurait probablement pas été accordée, Maria Anne Fitzherbert était catholique romaine.

Les liens entre Maria Anne Fitzherbert et le prince de Galles après son mariage

Maria Anne Fitzherbert et le prince de Galles continuèrent leur vie amoureuse même après le mariage du prince avec Caroline de Brunswick le 8 avril 1795. Vers  1800, il revint vivre auprès de Maria Anne Fitzherbert et leur relation se termina vers 1811. Pendant ces onze années, le prince de Galles eut une liaison avec Frances Villiers, comtesse de Jersey, mais Maria Anne Fitzherbert ne lui en tint pas rigueur.

Après la mort de Georges IV du Royaume-Uni le 26 juin 1830, on découvrit des lettres conservées par Maria Anne Fitzherbert, des mesures furent prises pour leur destruction.

Guillaume IV du Royaume-Uni lui proposa le titre de duchesse royale eu égard aux difficultés dont elle eut à souffrir de la part de Georges IV. Maria Anne Fitzherbert déclara avoir porté le nom de Fitzherbert toute sa vie, elle ne l’avait jamais déshonorée et ne souhaitait pas en changer.

Maria Anne Fitzherbert décéda le 27 mars 1837, elle fut inhumée à l’église saint Jean-Baptiste à Kemp près de Brighton.

  • ÉLIZABETH DENISON CONYNGHAM, marquise Conyngham (1769-1861) :  Elle était la maîtresse du prince de Galles (futur George IV ) de 1819 à sa mort en 1830.

Les Conynghams n’avaient pas de relation en haut lieu et selon le duc de Wellington, Élizabeth aurait décidé dès 1806 de devenir la maîtresse du prince de Galles, futur George IV. Elle est probablement devenue sa maitresse en 1819, lorsque le prince était prince régent, mais elle supplanta finalement sa rivale, Isabella Seymour-Conway, marquise de Hertford après qu’il soit devenu roi en 1820. Il est devenu épris d’elle, sans cesse « lui baisant la main avec un air de soumission la plus dévouée», et tandis que sa femme, la reine Caroline, était dans son procès pour son divorce, le roi ne pouvait pas être vu avec Lady Conyngham, et était par conséquent  » seul et triste « . Au cours du couronnement, George a été constamment vu « lui faisant des signes de tête et des clin d’œil».

La liaison de lady Conyngham avec le roi a rapporté à sa famille des bénéfices.  Son mari a été fait marquis dans la pairie du Royaume-Uni et a prêté serment devant le conseil privé, dans les honneurs du couronnement de 1821. Il a également reçu plusieurs autres titres, y compris Lord Steward et Lieutenant du château de Windsor.  Son second fils était maître de la garde-robe et de la chambre du marié.

La marquise avait des sympathies whig, mais n’avait pas d’ambitions politiques, elle s’est concentrée sur l’enrichissement de la situation financière de sa famille. Cependant, quant elle a demandé que le précepteur de son fils se fasse prêtre de la chapelle St-George de Windsor, le premier ministre, lord Liverpool a menacé de démissionner. Arguments que lady Castlereagh a dit contribués, à aggraver la relation entre le roi et le gouvernement. Elle a également dit qu’elle n’aimait pas le gardien de la cassette privée, Benjamin Bloomfield, et a réussie à la lui faire perdre son poste en 1822. Son successeur, William Knighton, était un ami intime du roi, qui réussi à éliminer toutes ses dettes plus tard dans son règne. Dorothéa Lieven l’a rejetée avec mépris comme n’ayant «pas une idée en tête … pas un mot à dire pour elle .. rien, mais qu’elle acceptait un coup de main pour des perles et des diamants, et un immense balcon pour la porter.

Plus tard, la vie et la mort

Lady Élizabeth Conyngham, Portrait de Sir Thomas Lawrence.

Comme sa vie a évoluée, le roi est devenu dépendant d’elle en raison de son caractère et de sa mauvaise santé. Cependant, il s’est lassé de cette liaison, son affection pour elle par compte, n’a jamais cessé. Leur relation a pris fin avec la mort soudaine de George en 1830, elle a immédiatement quitté le château de Windsor pour Paris. Bien que le roi lui ait légué ses bijoux et plus, elle a refusé l’héritage en entier. Le marquis remercia son personnel de bureau lors des funérailles de George, et n’a jamais tenu un autre poste sous le règne suivant. Lady Conyngham a vécue jusqu’en 1861, et mourut à Canterbury à l’âge de 92 ans. Bien qu’exclus de la Cour sous le règne de Guillaume IV et de la Reine Victoria, son fils, Francis Conyngham, 2ème marquis de Conyngham, a été chambellan de Guillaume et, avec l’archevêque de Canterbury, a été porter la nouvelle de la mort de Guillaume à la princesse Victoria, et s’est d’abord adressé à sa Majesté. La fille du 2ème marquis, Jane Churchill, fut plus tard une dame d’honneur de la Reine Victoria et une de ses amie la plus proches.

  • ANNA MARIA PHILLIPS CROUCH (1763-1805) : Elle fut souvent désigné comme Mme Crouch, elle était une chanteuse et une actrice dans le Londres du théâtre. Elle a été (brièvement) une maîtresse du prince de Galles, George.  Même si elle était mariée et qu’elle avait une liaison avec Michael Kelly, cela ne l’a pas empêché d’avoir une liaison avec le prince de Galles, survenant alors qu’il vivait avec Marie-Anne Fitzherbert. La liaison a été brève, mais elle a été bénéfique financièrement, selon la conviction générale qu’elle a reçu un montant de 10 000 livres du prince quand la liaison fut terminée. Suite à sa séparation conjugale de Crouch en 1791, son partenariat avec Michael Kelly (chanteur et acteur irlandais) est devenu connu de tous. Elle mourut subitement, de causes inconnues, le 2 octobre 1805, alors qu’elle était à Brighton. Il y eu des rapports qui indiquent que sa mort était peut-être dûe à un accident de chariot.  Elle est enterrée dans le cimetière Saint-Nicolas à Brighton, et dispose d’un monument qui a été fourni par Michael Kelly.

  • MARY DARBY ROBINSON (1757-1800) :   Mary Robinson, née Darby (1757-1800) était une poétesse et une romancière anglaise. Elle était aussi connue pour son rôle de Perdita (héroïne de Shakespeare dans Le Conte d’hiver) en 1779. C’est au cours de cette performance qu’elle a attiré l’attention du jeune prince de Galles, futur roi George IV de Grande-Bretagne et d’Irlande. Son aventure avec lui a pris fin en 1781, et « Perdita » Robinson a été laissée à elle-même avec une charge par le biais d’une rente accordée par la Couronne (en échange de quelques lettres écrites par le Prince) en 1783 et par ses écrits. Aujourd’hui, on se souvient d’elle comme la première maîtresse publique de George IV, et comme une écrivaine de la fin du 18e siècle.

  • ISABELLA ANN INGRAM- SEYMOUR-CONWAY, marquise d’Herford (1759-1834) :  Une courtisane anglaise et la maîtresse du roi George IV quant il était prince de Galles.  Elle s’est mariée à Francis Seymour-Conway, 2ème marquis de Hertford le 20 mai 1776.  A la mort de sa mère en 1807, elle a hérité du Temple Newsam House dans l’Ouest du Yorkshire, où le prince de Galles avait payé pour une visite.   Elle et son mari ont ajoutés le nom de Ingram à leur nom de famille en raison de la fortune qu’ils ont reçu.  La relation de Lady Hertford avec le prince, maintenant le Prince Régent, a pris fin en 1819, quand il a tourné son attention vers Élizabeth Conyngham, marquise de Conyngham.  Lady Hertford est morte en 1834.

  • FRANCES TWYSDEN VILLIERS, comtesse de Jersey  (1753-1821) : Elle fut l’une des plus tristement célèbre et nombreuses maîtresses du roi George IV, quant il était prince de Galles, « une femme du monde scintillante, un mélange grisant de charme, de beauté et de sarcasme « .  Elle épousa George Bussy Villiers, 4ème comte de l’Ile de Jersey.  Sa liaison avec le roi se poursuivit de 1782-1803.

Le futur George IV a commencé sa liaison avec Lady Jersey, et à 40 ans, elle était mère de dix enfants et grand-mère, en 1793. Elle a également eu une relation amoureuse avec d’autres membres de l’aristocratie anglaise, dont Frédérick Howard, 5ème comte de Carlisle.  Ce n’est qu’en 1794 qu’elle a été attiré par le prince de Galles qui était déjà loin de sa « femme », avec Maria Fitzherbert, avec qui il avait contracté une forme de mariage clandestin interdit par l’Église d’Angleterre cérémonie que toutes les parties ont invalidés en vertu de la Loi Royale sur les mariages de 1722.

Après avoir encouragé le prince de Galles à épouser sa cousine germaine, Caroline de Bunswick en 1794, lady Jersey a néanmoins décidé de faire de la vie de Caroline un enfer.  Toutefois, la princesse de Galles (Caroline) n’a tenue que très peu à George IV, ni lui pour elle, et après la naissance de leur enfant, ils ont vécus séparés pendant leur 25 années de mariage, laissant un vide que Frances et d’autres maitresses, dont Mme Fitzherbert, ont contribué à remplir.

Depuis, lady Jersey jouissait de la faveur de la Reine Charlotte, même le déplaisir de George III n’était pas suffisant pour menacer la position de Lady Jersey, et elle a continué à gérer la vie du Prince de Galles et du ménages pendant un certain temps. Au environ 1803, sa place en tant que maîtresse en titre incontestée précédemment par le Prince de Galles a été contestée par son engouement pour Lady Hertford. Finalement, il a remplacé Lady Jersey, et elle n’avait plus aucune participation active à la Cour.

Selon Archaelogia cantiana,

« La maison de la fille de l’évêque, Frances, lady Jersey, favorite de George IV, est devenue un rendez-vous de jeu pour la société, au cours de laquelle la réputation de ses cousins ​​ne s’est nullement améliorée.

  • GRACE DALRYMPLE ELLIOTT (1758-1823) :  C’était une courtisane et une mondaine écossaise qui résidait à Paris à l’époque de la Révolution française et un témoin oculaire des événements. Elle était autrefois la maîtresse du duc d’Orléans, qui était le cousin de Louis XVI. Elle a été arrêtée et détenue en attente d’être guillottiné, mais a été libéré après la mort de Robespierre. Elle a écrit un récit autobiographique de ses expériences intitulé :  Ma Vie Sous La Révolution publié à titre posthume en 1859.

Lord Cholmondeley, un de ses nombreux bienfaiteurs, l’a sauvée et ramenée à Londres où elle est devenue la maîtresse et la courtisane de plusieurs hommes éminents et les plus riches.

Thomas Gainsborough peint son portrait en 1778, qui est maintenant exposée au MET Musée métropolitain de l’art de New York. En 1782, elle a eu une calme et courte relation avec le prince de Galles (plus tard George IV), et a donné naissance à une fille qui a porté le nom de Georgina Seymour (1782-1813), et qui a été baptisé à St- Marylebone comme «Georgina Frédérique Augusta Elliott, fille de Son Altesse Royale le prince de Galles George et de Grâce Elliott.  Grâce était gardé par Lord Cholmondeley, mais a déclaré que le prince était le père de son enfant et le Morning Post a déclaré en janvier 1782 qu’il avait  reconnu sa responsabilité. Toutefois, lorsque l’enfant, qui était très sombre, a d’abord été montré au prince il aurait déclaré: «Pour me convaincre que c’est ma fille, ils doivent d’abord prouver que le noir est blanc ». Le Prince et les autres ont considéré Lord Cholmondeley comme le père, mais des amis du prince ont déclaré que Charles William Wyndham (frère de lord Égremont), avec qui elle avait une ressemblance, avait revendiqué la paternité. Pourtant, d’autres ont pensé qu’elle pourrait avoir été engendré par George Selwyn.  Lord Cholmondeley a élevé la jeune fille et, après sa mort prématurée en 1813, s’occupait de son unique enfant.

George, prince de Galles, l’a présentée au français duc d’Orléans en 1784. Le couple a commencé une relation en 1786 et Grâce s’installe à Paris. Elle y est restée pendant toute la Révolution. Le duc s’est rangé du côté des révolutionnaires, et a pris le nom de Philippe Égalité, qui a voté pour l’exécution du roi son cousin, et encouragé le peuple à la haine contre la femme de Louis, Marie-Antoinette. Grâce, d’autre part, a soutenu la monarchie et elle est devenue une disciple dévouée de Louis XVI et de sa famille. Son exécution en 1793 l’a dévastée.

Bien que beaucoup de ses amis ont trouvé la mort dont madame du Barry, Grâce n’est pas morte.  Elle a évité de justesse la mort et a été libérée, après que le règne de la terreur ait pris fin. Au total, elle a été limitée à quatre prisons différentes par le gouvernement républicain.

Des années plus tard, la rumeur voulait qu’elle soit devenue la maitresse de Napoléon Bonaparte, mais elle avait rejeté sa demande en mariage. Elle est morte en femme riche à Ville-d’Avray, dans l’actuelle Hauts-de-Seine en 1823, alors maitresse du maire de la commune.

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Guillaume IV du Royaume-Uni et de Hanovre (1765-1937) – (a régné du 26 juin 1830 au 20 juin 1837).  Il épouse Adélaïde de Saxe-Meiningen (1792-1849).   Ils eurent cinq enfants qui moururent au berceau au grand soulagement de leur belle-sœur Victoria, duchesse de Kent, de nouveau veuve après un an de mariage, et qui plaçait ses espoirs en sa propre fille, la future reine Victoria du Royaume-Uni qui montra toujours beaucoup d’affection à sa tante.  Néanmoins, sa relation de 20 ans, avec l’actrice Dorothy Jordan, lui avait donné dix enfants illégitimes, dont huit étaient en vie en 1837.

  • DOROTHÉA JORDAN (1761-1816)  :  Elle était une actrice irlandaise et la maîtresse du futur roi d’Angleterre, Guillaume IV, alors duc de Clarence, de 1791 à 1811. Leurs dix enfants illégitimes portèrent tous le nom de FitzClarence. Le prince disait qu’elle était « une créature excellente, très domestique et se préoccupant de ses enfants. » Après la séparation du couple, elle reçut une pension mensuelle de 4 400 livres sterling à condition de renoncer à la tutelle de ses fils et de ne jamais remonter sur scène.  Ayant dû, pour payer ses dettes, reprendre certains rôles, elle fut déchue de la tutelle de ses filles.  Elle mourut peu après en France.

  • Descendance

    De Guillaume IV, elle eut dix enfants illégitimes :

    • George Augustus (1794-1842), comte de Munster;
    • Henri Édouard (1795-1817);
    • Madame Sophia Philip (1796-1837);
    • Le Général Charles Richard (1798-1864);
    • Frédérick (1799-1854);
    • Élisabeth Hay (1801-1856);
    • Seigneur Adolphus (1802-1856);
    • Madame Augusta Boyle (1803-1865), qui épousa en premières noces le seigneur John Kennedy-Erskine le 5 juillet 1827, mariée en secondes noces avec l’Amiral John Frédérick Gordon.
    • Augustus (1805-1854);
    • Madame Amélia (1807-1858).

    Parmi ses descendants notables, on peut citer :

    • Andrew Bertie (1929-2008), grand-maitre de l’Ordre de Malte ;
    • Johnny Dumfries, de son vrai nom John Colum Crichton-Stuart, 7e Marquis de Bute (né en 1958), un ancien pilote automobile écossais ;
    • David Cameron (née en 1966), premier ministre britannique.

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(Alexandrine Victoire de Hanovre) Victoria du Royaume-Uni et Impératrice des Indes (1819-1901)   (a régné du 20 juin 1837 au 22 janvier 1901).  Elle a épousée Albert de Saxe-Cobourg-Gotha (1819-1861) dont elle eut neuf enfants.

  • JOHN BROWN (1826-1883) : C’était un serviteur écossais personnel et favori de la Reine Victoria du Royaume-Uni pendant de nombreuses années. Il a été apprécié par beaucoup (y compris la Reine) pour sa compétence et sa compagnie, et représenté par les autres pour son influence et ses manières informelles. La nature exacte de sa relation avec Victoria a fait l’objet de grande spéculation par ses contemporains et continue d’être controversée aujourd’hui.

La reine Victoria sur «Fyvie ‘avec John Brown à Balmoral, par George Washington Wilson, 1863; la collecte des Galeries National d’Écosse.

EXTRAIT DU FILM MRS BROWN

La mort prématurée du prince Albert en 1861 a été un choc dont la reine Victoria ne s’est jamais complètement remise. John Brown est devenu un bon ami et un soutien pour la reine en deuil.  La Reine lui a donné des cadeaux et créé deux médailles pour lui, la Médaille du serviteur fidèle et la Médaille du service dévoué. Elle a également commandé un portrait de lui. Après sa mort, elle avait une statut grandeur nature de lui, érigé sur les terres du château de Balmoral. Quant il est mort, elle lui a rendu hommage :

‘Friend more than Servant, Loyal, Truthful, Brave
Self less than Duty, even to the Grave’

Les enfants de Victoria et les ministres ont ressentis la haute estime qu’elle avait pour Brown, et inévitablement, des histoires ont circulées qu’il y avait quelque chose d’irrégulier dans leurs rapports. Les filles de la reine plaisantaient en disant : Que Brown était « L’amant de maman, », tandis qu’Édouard Stanley, 15ème comte de Derby a écrit dans son journal que Brown et Victoria dormaient dans des chambres voisines « , contrairement à la décence et même à l’étiquette ».

Les journaux de Lewis Harcourt contiennent un rapport selon lequel l’un des aumôniers de la reine, Rey Norman Macleod, a fait une confession sur son lit de mort se repentant de son action, en présidant le mariage de la reine Victoria et de John Brown. Le débat se poursuit sur quel crédit donner à ce rapport. Il convient de souligner que Harcourt n’a pas reçu la confession directement (il avait neuf ans à l’époque ou Macleod est mort), mais qu’elle a été obtenue (si c’était le cas) de la soeur de Macleod pour la femme d’Henry Ponsonby, secrétaire privé de la Reine, et de là à Harcourt père Sir William Harcourt, alors secrétaire d’accueil. Sir William a servi de ministre de l’Intérieur dans les trois dernières années de la vie de Brown. S’il est vrai que certains monarques veuves ont contracté des mariages avec leurs domestiques privés, il y a peu de preuves que Victoria ait épousée Brown.

Peut-être la preuve la plus convaincante de la profondeur de la relation de Victoria et de Brown vient de la plume de la reine elle-même. Une lettre récemment découverte, écrite par Victoria peu après la mort de Brown, vicomte de Cranbrook, révèle la véritable ampleur de sa perte :

«Peut-être jamais dans l’histoire une sensation aussi forte, si chaude que d’aimer une amitié entre un souverain et son serviteur … Sa force de caractère ainsi que sa puissance, sa droiture et son courage, sa gentillesse, son sens de la justice, son honnêteté, son indépendance et son désintéressement associé à un appel du coeur… font de lui l’un des hommes les plus remarquables. La Reine pense que sa deuxième vie est devenue moins pénible et triste à porter car elle était tout à coup privée de tout ce qu’elle avait tant besoin … le sort lui est tombé dessus trop fortement pour ne pas l’avoir ressentit lourdement … »

«Une deuxième vie» La phrase se rapporte à la mort de son mari le Prince Albert. L’historien qui a découvert la lettre, pense qu’elle a suggéré que Victoria, dans son esprit, a assimilé la mort de Brown avec celle d’Albert, et qu’elle le considérait plus qu’un serviteur. Que Brown et Victoria étaient des amants réels, toutefois, est impossible à prouver.

Ceux qui croient que la reine vit Brown comme étant un peu plus qu’un serviteur sont au fait que, après sa mort, elle devint très attaché à un servicteur Indien, Abdul Karim (le Munshi), l’un des deux serviteurs indiens qui était venus travailler pour elle à la fin de juin 1887. Elle l’appelait le Munshi, et il est venu à être détesté encore plus que John Brown l’avait été. Contrairement à Brown, dont la loyauté était sans aucun doute, il y eut des preuves que les propos mensongers et la manipulation de Karim ont profité à sa position par des gains personnels et plus de prestige.

Le livre de Tony Rennell Last Days of Glory: la mort de la reine Victoria, révèle que Victoria avait confié des instructions détaillées sur sa sépulture à son médecin, Sir James Reid (sur le même lieu que Brown lui-même, qui était mort en 1883.  Ceux-ci inclus une liste de souvenirs, des photographies et des bibelots qu’elle souhaitaient être placé dans le cercueil avec son : Albert, une robe et un plâtre de sa main, la reine a été enterrée avec une mèche de cheveux de Brown, sa photo, et un anneau porté par la mère de Brown et qu’il lui a été donné par Brown, ainsi que plusieurs de ses lettres. La photographie, enveloppé dans du papier de soie blanc, a été placé dans sa main gauche, avec des fleurs discrètement disposées de manière à la cacher à la vue. L’anneau, elle la portait sur ​​le troisième doigt de sa main droite.

Les statues et les monuments privés que Victoria avait créés pour Brown ont été détruits et jetés sur ordre de son fils, Édouard VII, que Brown avait souvent affronté et qui ressentait amèrement l’influence que Brown avait sur sa mère.

  • ABDUL KARIM, le Munshi (1863-1909) :  C’était un indien musulman serviteur de la reine Victoria. Il l’a servit au cours des quinze dernières années de son règne, et a gagné son affection pendant cette période.

Karim est né près de Jhansi en Inde britannique, d’un père travaillant pour l’hôpital de la ville. En 1887, année du jubilé d’or de la reine, Karim est l’un des deux Indiens choisis pour devenir ses serviteurs. Victoria en vient à lui porter un grand intérêt et lui donne le titre de « Munshi », un mot hindi-ourdou souvent traduit comme « commis » ou « enseignant ». Elle le nomme son secrétaire indien, le couvre d’honneurs, et obtient une concession terrestre pour lui en Inde.

L’étroite relation entre Karim et la Reine a conduit à des frictions au sein de la Cour, parmi les membres qui se considéraient supérieurs à lui. La Reine insistait pour avoir la présence de Karim avec elle pendant ses voyages, ce qui a causé des frottements entre elle et ses serviteurs. Après la mort de Victoria, en 1901, son successeur, Édouard VII, renvoie Karim en Inde et ordonne la confiscation et la destruction de sa correspondance avec Victoria. Karim a ensuite vécu tranquillement près d’Agra, sur la propriété que Victoria lui avait fait attribuer, jusqu’à sa mort à l’âge de 46 ans.

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Édouard VII du Royaume-Uni (1841-1910) – (a régné du 22 janvier 1901 au 6 mai 1910).  Il épouse Alexandra du Danemark  (1844-1925) dont il eut six enfants, 3 fils et 3 filles.  Dans sa jeunesse, il s’est gagné une réputation de séducteur. En décembre 1861, son père (Albert de Saxe Cobourg Gotha) meurt de la typhoïde deux semaines après avoir rendu visite à Bertie à Trinity College (Cambridge), le prince Albert avait réprimandé son fils à propos de sa liaison avec une actrice pornographique devenue le sujet de commérage dans la presse. La reine, qui était inconsolable et a porté le deuil pour le reste de sa vie, a blâmé Bertie pour la mort de son père. Elle considérait son fils comme frivole, indiscret et irresponsable.

  • FRANCES EVELYN  »DAISY » GREVILLE, comtesse de Warwick (1861-1938) :  Elle était une mondaine britannique et depuis longtemps la maitresse d’Albert Édouard, prince de Galles, qui devint plus tard le roi Édouard VII.

Après son mariage et la naissance de ses enfants, elle est devenue une mondaine, elle assistait souvent à des fêtes somptueuses et des rassemblements. Elle et son mari étaient des membres de la Maison des ducs de Malborough, dirigé par Albert Édouard, prince de Galles (le futur Édouard VII). À partir de 1886, elle s’est impliquée dans des aventures avec plusieurs hommes puissants, et plus particulièrement le prince de Galles.

Daisy a commencé une liaison avec Lord Charles Béresford, et a été outrée de découvrir que Lady Charles Beresford était enceinte de son mari. Tout à coup elle a envoyé une lettre violente à Lady Béresford, qui a lue le contenu de la lettre avec horreur. D’autres qui l’ont lus, y compris le frère de Charles, Lord Marcus Béresford a reconnu qu’elle «n’aurait jamais dû voir la lumière du jour. » Lady Béresford a remis la lettre promptement à Sir George Lewis, 1er baronnet, avocat discret de la société, pour la garde des enfants. Le prince de Galles était désormais impliqué dans l’affaire, et pardonna à Daisy qui le remercia par des larmes de joie, Daisy devenant par la suite sa maitresse semi-officielle. Le prince espérait convaincre Lady Béresford d’abandonner la lettre et de la détruire, mais elle a donné un ultimatum à Daisy: celui de rester loin de Londres cette saison et la lettre lui serait renvoyée. Daisy a refusé cet ultimatum, et le prince de Galles a aggravé la situation en faisant allusion à Lady Béresford que le poste qu’elle et son mari avait dans la société serait en danger. Cela a tellement irrité Lord Béresford, suffisamment pour pousser le Prince de Galles contre un canapé. Le prince de Galles a pardonné à Lord Béresford et lui-même a pardonné à son seigneur pour ses actions, mais le scandale les mis à rude épreuve et scella définitivement l’amitié entre les deux hommes. La querelle dura tellement que le premier ministre Lord Salisbury est intervenu pour que les deux parties parviennent à un accord. Néanmoins, les relations entre Édouard VII et Lord Béresford sont restés fragiles pendant le reste de leur vie.

Quand son aventure avec le prince de Galles pris fin en 1898, elle est tombée en amour avec Joe Laycock, un millionnaire célibataire qui a servit comme officier de l’armée dans la guerre des Boers. Il est le père de deux de ses enfants, Maynard et Mercy.   Mais Laycock a également vu Kitty Downshire, la femme d’un marquis irlandais, et quand le mari de Kitty l’a menacé de divorce, des rumeurs ont circulés dans la société et des lettres ont été échangées à propos de la conduite scandaleuse de Kitty et de ce ménage à trois. Joe a épousé Kitty après son divorce, et la mort dans l’âme Daisy a été forcée de réfléchir et réaliser sa pauvreté. Des années de divertissements somptueux et activités sociales avaient épuisé l’immense fortune qu’elle avait hérité de son grand-père.

Son principal défaut lorsqu’elle était une courtisane avec des hommes puissants, c’est qu’elle n’avait pas la capacité de garder ses affaires privées pour elle, une caractéristique qui, seule, pouvait prolonger la carrière d’une courtisane. Daisy avait l’habitude distincte de divulguer à d’autres personnes, avec qu’elle homme elle était et de discuter de ces richesses et de son pouvoir, une habitude qui, entre autres indiscrétions lui a value le surnom de « The Babbling Brooke »».

Après la mort d’Édouard VII, et ayant des dettes importantes, elle a essayé de faire chanter son fils, le nouveau roi George V. Elle a menacé de rendre public une série de lettres d’amour écrites par Édouard VII. C’est grâce à l’expertise et à la ruse du Seigneur Stamfordham, qui a réussi à arrêter la publication des lettres en faisant valoir que les droits d’auteurs appartenaient au roi.

  • AGNES KEYSER  (1852-1941) : Elle était une courtisane et une maitresse de longue date d’Édouard VII.  Miss Keyser était la mieux acceptée dans l’entourage du roi, en raison de sa discrétion et du respect qu’elle portait à la monarchie, mais surtout parce qu’elle n’était pas mariée. Humanitariste, elle contribua avec l’aide de sa sœur à fonder un hôpital militaire pour officiers et reçut à cette occasion le soutien d’Édouard VII.

De l’ensemble des maîtresses d’Édouard VII, à l’exception de la célèbre Jennie Jérôme Churchill, Keyser était la mieux accepté dans les cercles royaux, ayant l’acceptation de l’épouse d’Édouard VII, Alexandra du Danemark. Elle est restée avec Édouard VII jusqu’à sa mort en 1910.

Keyser, telle qu’enregistré par l’auteur Raymond Lamont-Brown dans Derniers amours son livre Edward VII: Alice Keppel et Agnes Keyser, elle a établit un lien affectif avec Édouard VII que d’autres n’avaient pas, en raison de son être état de célibataire, et préférant une aventure plus privée que public.

À la suggestion du prince de Galles (futur Édouard VII) Agnès et sa sœur Fanny ont utilisé leur maison du 17 Grosvenor Crescent pour aider les officiers de l’armée britanniques malades et blessés qui revenaient de la guerre des Boers.  Au cours de la Première Guerre mondiale, l’hôpital a utilisé le 9 Grosvenor Gardens pour des officiers britanniques et des  infirmières, parmi eux, le romancier Stuart Cloete. L’hôpital est devenu le King Edward VII’s Hospital for officers et plus tard le King Edward VII’s Hospital Sister Agnes.

  • SARAH BERNHARDT (1844-1923)  :  Elle était une artiste de la scène française et actrice de cinéma à ses débuts, elle a été surnommée «l’actrice la plus célèbre que le monde ait jamais connue ». Bernhardt a établit sa renommée sur les scènes de France dans les années 1870, et fut bientôt l’actrice la plus en demande en Europe et dans les Amériques. Elle a développé une réputation en tant qu’actrice dramatique sérieuse, gagnant le surnom de « La Divine Sarah ».

Elle épousa entre autre un acteur d’origine grecque Aristides Damala (connu en France sous le nom de scène de Jacques Damala) à Londres en 1882, mais le mariage, qui, légalement a duré jusqu’à la mort de Damala en 1889 à l’âge de 34 ans, s’est rapidement effondré, en grande partie en raison de sa dépendance  à la morphine. Pendant les dernières années de ce mariage, Sara Bernhardt aurait été impliquée dans une liaison avec le futur roi Édouard VII alors qu’il était encore le prince de Galles.

  • ÉMILIE CHARLOTTE LE BRETON (LILLIE LANGTRY) (1853-1929) : Elle était une actrice britannique qui a connue de grands succès. D’une beauté reconnue, elle a été surnommée « Jersey Lily » (le lys de Jersey : Amaryllis belladonna) et a eu de nombreux amants célèbres, dont le futur roi Édouard VII.

Le Prince de Galles, Édouard («Bertie», plus tard Édouard VII), connu pour s’être assis au côté de Langtry lors d’un dîner donné par Sir Allen Young, le 24 mai 1877. (son mari Édouard assis de l’autre côté pour finir le tableau.) Bien que le prince fut déjà marié à la princesse Alexandra et qu’ils avaient six enfants, il était reconnut comme un coureur de jupons. Il s’est épris de Lillie Langtry et elle est rapidement devenue sa maîtresse semi-officielle. Elle a même été présentée à la mère du prince, la reine Victoria. Finalement, une relation cordiale s’est établie entre lui et la princesse Alexandra.

Leur liaison a duré de 1877 à la fin juin 1880. Le prince de Galles avait  la  »Red House »  (aujourd’hui le Langtry Manor Hôtel) construit en Bournemouth, dans le Dorset, en 1877, un refuge privé pour le couple ou Langtry était autorisée à le voir.  Il se plaignait d’elle, « J’ai passé assez de temps sur vous pour construire un navire de guerre», après quoi elle a sèchement répondue : «Et vous avez passé assez de temps en moi pour flotter ». Le folklore dit que quand leur relation s’est finalement refroidie elle se serait mal comporté lors d’un dîner, car elle avait été éclipsée quand Sarah Bernhardt est venue à Londres en juin 1879.

En juillet 1879, Langtry a commencé une liaison avec le comte de Shrewbury.  En janvier 1880 Langtry et le comte avaient l’intention de s’enfuir ensemble. À l’automne de 1879, il y avait des rumeurs publiées dans Town Talk que son mari voulait demander le divorcer et citer avec d’autres, le prince de Galles. Pendant ce temps, le Prince s’est éloigné d’elle.  Il lui est resté attaché et parlait en bien d’elle, plus tard dans sa carrière, en tant que comédienne de théâtre.

Avec le retrait de la faveur royale, les créanciers ont fermés les finances des Langtrys »Elles ne correspondent pas à leur mode de vie. En octobre 1880, Langtry a vendue beaucoup de ses biens pour payer ses dettes, mais Édouard Langtry n’a pas officiellement déclarer faillite.

  • AGUSTINA OTÉRO IGLESIAS dite CAROLINA OTÉRO (1868-1965) surnommé La Belle Otéro: C’était une chanteurse et danseuse de cabaret et une grande courtisane de la Belle Époque.  Elle séduit des rois, Édouard VII du Royaume-Uni, Léopold II de Belgique,  des aristocrates russes et britanniques, le Duc de Westminster, le grand-duc Nicolas de Russie,  des financiers, des écrivains tels que Gabriele D’annunzio et des ministres tel qu’ Aristide Briand, qui sera longtemps son amant et le seul homme auquel elle s’est attachée. Elle faisait tourner bien des têtes et serait à l’origine de plusieurs duels et de six suicides, d’où son surnom de la « sirène des suicides ».

  • JENNIE JÉRÔME – LADY RANDOLPH CHURCHILL (1854-1921) : Mère de Winston Churchill.  Dotée d’une forte personnalité, Jennie était respectée et influente dans la haute société britannique et parmi la classe politique. On la décrit comme très intelligente, pleine d’esprit et prompte au rire. Lady Randolph a eu de nombreux amants durant son mariage, notamment le Comte Charles Andreas Kinsky et Édouard VII du Royaume-Uni.  La reine Alexandra du Danemark elle même, appréciait sa compagnie, malgré la liaison de Jennie avec son mari Édouard VII, qu’elle n’ignorait pas.

  • ALICE FRÉDÉRICA EDMONDSTONE KEPPEL (1868-1947) : En 1898, elle rencontra le prince de Galles, futur Édouard VII, alors âgé de 56 ans et héritier du trône. Il ne fallut pas longtemps avant qu’elle ne devînt une de ses nombreuses maîtresses, bien que vingt-huit ans les séparent. Leur relation devait durer jusqu’à la mort du Roi en 1910.  Elle était mariée avec l’hon. George Keppel.

Toutefois, c’est Mrs Keppel qui fut la plus connue. « Alice Keppel a été d’une aide extraordinaire pour Édouard VII, plus que son épouse la reine Alexandra aurait pu faire », observe Christopher Wilson, qui a publié d’importants travaux sur l’arrière-petite-fille d’Alice Keppel, Camilla Parker Bowles (femme du prince Charles d’Angleterre). Mrs Keppel était une des rares personnes de son entourage qui fût capable de désamorcer les sautes d’humeur qui rendaient Édouard VII insupportable.

  • Par ailleurs, les Anglais soulignent le fait que l’arrière-petite-fille de Mrs Keppel, Camilla Parker-Bowles, aujourd’hui duchesse de Cornouailles, acquit elle aussi la célébrité comme maîtresse de l’actuel prince de Galles, et finit par l’épouser, après avoir divorcé de son mari, ce qui, à l’époque de son aïeule, eût été impensable.

Les sentiments de la reine à son égard étaient bien évidemment mêlés. La souveraine, qui affectait publiquement l’ignorance, avait des rapports de politesse suffisants pour lui envoyer une lettre de condoléances, quand son mari fut frappé de la fièvre typhoïde, et elle lui permit d’être au chevet d’Édouard sur son lit de mort. Il semble qu’elle l’ait simplement toléré, sans jamais éprouver la moindre amitié pour elle. Alexandra avait un certain ressentiment envers Mrs Keppel, laquelle, malgré sa discrétion, apparaissait toujours dans les occasions où la reine accompagnait Édouard VII, ce qui irritait cette dernière.

Des aristocrates de haut rang, comme le duc de Norfolk, le duc de Portland et le marquis de Salisbury, se détournaient délibérément de la maîtresse du roi avec froideur.

Après la mort d’Édouard VII

À la mort d’Édouard, elle se retira discrètement à Ceylan pendant deux ans, avant de revenir en Angleterre.

Par la suite, après avoir entendu qu’Édouard VIII était sur le point de renoncer au trône pour épouser Wallis Simpson, Alice Keppel fit remarquer que « de son temps les choses se passaient beaucoup mieux ».

Dans son livre, intitulé Edward VII’s Last Loves: Alice Keppel and Agnes Keyser, Raymond Lamont-Brown souligne qu’il ne faut pas sous-estimer l’influence qu’eurent à la fois Alice Keppel et Agnes Keyser à la Cour sur la politique et la diplomatie de l’époque.

Un timbre-poste britannique représenta en 1995, Mrs Keppel accompagnée de sa fille Violet, alors enfant.

  • LADY SUSAN CHARLOTTE CATHERINE PELHAM-CLINTON (1839-1875) de 1864 À 1871.  Elle était une aristocrate britannique et l’une des maîtresses du roi Édouard VII d’Angleterre quant il était prince de Galles. Lady Susan était une demoiselle d’honneur de Victoria, princesse royale et deux ans plus tard, elle devint l’épouse de Lord Adolphe Vane-Tempest. Elle a pris le prince comme amant vers 1864 après la mort de son mari, et aurait donné naissance à son enfant illégitime en 1871.

Quelque temps après la mort de son mari qui a eu lieu le 11 juin 1864, elle est devenue la maitresse du prince de Galles, qui allait plus tard succéder à sa mère, la reine Victoria sur le trône britannique en tant que le roi Édouard VII. Il avait épousé sa compagne Alexandra du Danemark en 1863. Selon l’auteur John Van der Kiste, Susan portait un enfant illégitime du prince en 1871. Il cite dans son livre Les enfants d’Édouard VII que l’un des confidents de Susan a écrit à Édouard pour lui dire que la «crise était due dans les deux ou trois mois », ce qui est probablement une référence à la grossesse de Susan. Elle aurait donné naissance à l’enfant du prince à Ramsgate à la fin de 1871.  Rien cependant, n’est connu du sexe du bébé ou son sort ultérieur parce que quand Susan est décédée le 6 septembre 1875 à l’âge de 36 ans, elle a emporté le secret avec elle dans la tombe.

  • CATHERINE dite HORTENSE SCHNEIDER (1833-1920) :  Une chanteuse et une actrice accomplie, elle a été très admirée pour son brio et sa verve sur scène, elle était la coqueluche du Second Empire et une favorite des visiteurs royaux à Paris. La Snédèr était réputée pour être l’une des maitresses du roi Édouard VII (à cause des faveurs qu’elle accordaient généreusement aux membres de la noblesse.  Elle a pris sa retraite en 1878, après son mariage, et est morte à Paris plus de quarante ans plus tard, à l’âge de 87 ans.« Hortense Schneider fut la triomphatrice du Second Empire.  Sa Cour était aussi suivie que celle des Tuileries… et plus amusante. Les souverains, en visite à Paris, s’empressaient d’y accourir, aussitôt les hommages officiels rendus et venaient quêter, de la belle étoile, un sourire… et le reste. Or, comme le cœur était aussi hospitalier que la maison, « on » [Léa Silly, sa rivale] l’avait surnommée plaisamment « le Passage des Princes ». »

  • GIULIA BARUCCI (1837-1870) :  Elle se vantait qu’elle était la plus grande putain du monde.  La Barucci, promit une nuit d’amour « gratuite » à un jeune officier, si celui-ci oserait se promener nu sous ses fenêtres, avenue des Champs-Elysées. Ce qu’il fit, à cheval, à la tête de ses troupes. Cela devait en valoir la peine.

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Édouard VIII d’Angleterre (1894-1972) (a régné du 20 janvier 1936 au 11 décembre 1936).  Il épousa Wallis Simpson (1896-1986).  Ils n’eurent aucun enfant.

La réputation de coureur de jupons d’Édouard et les exemples de ses comportements imprudents durant les années 1920 et 1930 inquiétèrent le premier ministre Baldwin, le roi George V et les personnes proches du prince. Alan Lascelles, le secrétaire privé d’Édouard durant huit ans lors de cette période, croyait que « pour une raison héréditaire ou psychologique, son développement mental s’était arrêté lorsqu’il avait atteint l’adolescence« . George V était mécontent de l’échec d’Édouard à se ranger, dégoûté par ses nombreuses aventures avec des femmes mariées et réticent à le voir monter sur le trône. Il aurait d’ailleurs dit à propos de son fils : « Après ma mort, ce garçon va se ruiner en un an« .

En 1929, le magazine  Time rapporta qu’Édouard avait taquiné sa nouvelle belle-sœur, Élisabeth, l’épouse de son frère cadet Albert, en l’appelant « Reine Élisabeth ». Le magazine s’interrogeait « si elle ne se demandait pas parfois quelle était la part de vérité dans l’histoire selon laquelle il avait une fois dit qu’il renoncerait à ses droits à la mort de George V, ce qui ferait de ce surnom, la vérité ». Édouard vieillissait et restait célibataire mais son frère et sa belle-sœur avaient déjà deux enfants dont la princesse Élisabeth. Le roi George V dit de son fils Albert (« Bertie ») et de sa petite-fille Élisabeth (« Lilibet ») : « Je prie Dieu que mon fils aîné [Édouard] n’ait jamais ni femme ni enfant, et que rien n’empêche Bertie et Lilibet d’accéder au trône ! ».

En 1930, George V donna une résidence à Édouard à Fort Belvédère dans le Windsor Great Park. Édouard y entama une série de relations avec des femmes mariées dont l’héritière du textile Freda Dudley Ward et Lady Furness, l’épouse d’un pair britannique, qui le présenta à son amie américaine Wallis Simpson. Simpson avait divorcé de son premier mari en 1927 et son deuxième époux, Ernest Simpson, était un homme d’affaire américo-britannique. Il est généralement accepté que Wallis Simpson et le prince de Galles devinrent amants lorsque Lady Furness était en voyage à l’étranger même si Édouard assura véhément à son père qu’il n’y avait aucune intimité et qu’il n’était donc pas approprié de parler de maitresse. La relation avec Simpson aggrava encore plus ses liens déjà tendus, avec son père. Même si le roi George V et la reine Marie avaient rencontré Simpson au palais de Buckingham en 1935, ils refusèrent de la revoir à nouveau.

L’aventure d’Édouard avec une femme américaine divorcé entraina de telles inquiétudes que le couple était espionné par les membres de la Branche Spéciale de la Metropolitan Police Service (Scotland Yard) (habituellement chargée des missions antiterroristes) qui se renseignaient en secret sur la nature de leur relation. Un rapport non daté détaille la visite d’un magasin d’antiquités par le couple dont le propriétaire nota par la suite que « la dame semblait contrôler complètement le POW [prince de Galles] ». La perspective qu’une américaine divorcé au passé discutable ait une telle influence sur le prince héritier, inquiéta le gouvernement et les membres de l’institution.

  • WINIFRED MAY (FREDA) BIRKIN – DUDLEY WARD, marquise de Casa Maury  (1894-1983) :  Elle était la deuxième enfant, aînée et de trois filles  du colonel Charles Birkin Wilfred (quatrième fils d’un magnat du textile britannique ou roi de la dentelle de Nottinghamshire, Sir Thomas Birkin et son épouse américaine, l’ex-Claire Lloyd Howe).  Elle a été la maîtresse du prince de Galles de 1918 à 1923, après quoi elle est restée sa confidente jusqu’en 1934 et le début de sa relation avec Wallis Simpson.  L’actrice Jane Birkin est une parente éloignée.

1ère et deuxième photo : Freda Dudley Ward.  3ème photo: le prince de Galles, Freda et son mari William Dudley-Ward, le mari de Freda est photographié ici en compagnie du couple, il a choisi d’ignorer la relation, bien qu’elle soit de notoriété publique.  Édouard était très amoureux d’elle et l’a aimé jusqu’à temps qu’il rencontre Wallis Simpton.  Freda n’a jamais parlé de sa relation de seize ans avec Édouard jusqu’à sa mort.

  • LADY THELMA MORGAN FURNESS, vicomtesse FURNESS, (1904-1970) : Elle était une maîtresse du roi Édouard VIII alors qu’il était encore prince de Galles, elle a précédé Wallis Simpson (par amour pour elle il a abdiqué et est devenu le duc de Windsor) dans son coeur.  Pendant la majeure partie de sa relation étroite avec le prince, elle était mariée à un autre noble britannique, Marmaduke Furness, 1er vicomte Furness. Son mariage s’est terminé un an avant que sa relation avec le prince ne prenne fin.  Lady Furness était la soeur jumelle de Mme Réginald Vanderbilt (Gloria Morgan) la mère de Gloria Vanderbilt.

Lady Furness rencontre pour la première fois le prince de Galles lors d’un bal au Manoir Londonderry en 1926 , mais ils ne se sont pas revus jusqu’à cette journée à Leicester le 14 juin 1929. Le prince lui a demandé pour dîner et par la suite ils se sont rencontrés régulièrement avant de rejoindre le prince en safari en Afrique de l’Est au début de 1930, à ce moment leur relation devint plus étroite. Au retour du prince en Angleterre en avril 1930, il était son compagnon de fin de semaine régulier suite à la récente acquisition de Fort Belvédère jusqu’en janvier 1934. Le 10 janvier 1931 à sa maison de Burrough Court, près de Melton Mowbray, elle a présenté le prince à son amie proche, Mme Wallis Simpson et, pendant qu’elle était en visite chez sa sœur Gloria à New York, entre janvier et mars 1934, elle a été supplantée dans le coeur du prince par Mme Simpson.  Réagissant à la froideur du prince, plus tard cette année là, elle se jeta dans une aventure de courte durée avec le Prince Aly Khan.

  • BESSIE WALLIS WARFIELD SPENCER SIMPSON, duchesse de Windsor (1896-1986) : Elle fut l’épouse américaine du prince Édouard, duc de Windsor, anciennement roi du Royaume-Uni et Empereur des Indes sous le nom d’Édouard VIII.

BANDE ANNONCE DU FILM W.E. PRODUIT PAR MADONNA.

C’est pendant son deuxième mariage, dit-on, en 1934, qu’elle devint la maîtresse d’Édouard, prince de Galles. Deux ans plus tard celui-ci, devenu Édouard VIII, roi d’Angleterre et Empereur des Indes, lui proposa le mariage. Cette intention d’épouser une américaine deux fois divorcée, dont les deux ex-maris vivaient encore et qui traînait une réputation d’intrigante, provoqua au Royaume-Uni et dans les Dominions, une crise constitutionnelle qui déboucha finalement sur l’abdication du roi en décembre 1936, pour se marier, disait-il, avec « la femme que j’aime ».

Après son abdication, George VI, son frère, lui accorda le titre de Duc de Windsor. Il épousa Wallis six mois plus tard, le 3 juin 1937, au Château de Candé à Monts en Indre-et-Loire, propriété de l’industriel franco-américain Charles Bedaux. Après ce mariage, elle reçut officiellement le titre de duchesse de Windsor, mais sans l’appellation « Son Altesse Royale ».

De 1937 à 1940, le duc et la duchesse vécurent essentiellement en France. En mai 1940, avec l’avancée des troupes allemandes sur le sol français, le couple quitte son domicile parisien pour Biarritz dans un premier temps, puis pour l’Espagne en juin. Après la guerre, le couple s’installe de nouveau en France.

Avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, dans les sphères dirigeantes et dans le public, on a suspecté le duc et la duchesse de Windsor de sympathiser avec le nazisme.

Dans les années 1950 et 1960, le couple vécut entre Europe et États-Unis, menant la vie oisive et mondaine que leur offrait leur célébrité. A partir de 1952, le couple s’installe dans une villa – désormais appelée Villa Windsor – au 4, Route du Champ d’Entraînement, dans le bois de Boulogne, à Paris.

Après la mort de son mari dans sa villa parisienne, le 28 mai 1972, la duchesse vécut retirée et se montra rarement en public. Sa vie privée a été à l’origine de bien des spéculations, et elle reste une figure controversée dans l’histoire britannique.

À son décès le 24 avril 1986 à Paris, elle fit don de la majeure partie de sa fortune à l’institut Pasteur. Ce don devait servir la recherche scientifique mais ne devait pas être utilisé dans des recherches impliquant des animaux en laboratoire. L’institut utilisa alors les fonds pour la construction d’une bibliothèque scientifique et de son centre d’informatique scientifique.

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Le prince Charles Windsor d’Angleterre, prince de Galles (1948 – ). Il a épousé en première noce (1981) Lady Diana Frances Spencer (1961-1997) dont il a divorcé en 1996.  Il ont eu deux enfants William et Henry de Galles.  En deuxième noce, il a épousé (2005) Camilla Rosemary Shand Parker-Bowles, duchesse de Cornouailles (1947 – ).

Diana et Charles se sépare en 1992 et divorce le 28 aout 1996, peu après que Diana ait publiquement révélé dans une biographie que le prince avait une relation extra-conjugale avec Camilla Parker-Bowles, ce que le prince confirme publiquement dans un documentaire censé le réhabiliter. Diana meurt dans un accident de la route en 1997.

Le couple aura eu deux fils :

  • le prine William de Galles, duc de Cambridge, né le 21 juin 1982 qui a épousé le 29 avril 2011, Catherine  »Kate » Élisabeth Middleton (1982-   ).
  • le prince Henry de Galles, (plus couramment appelé Harry), né le 15 septembre 1984.

Futur nom de règne

Le prénom Charles est considéré comme maudit, eu égard à l’histoire tragique de son homonyme Charles 1er, décapité en 1649 après la première révolution anglaise, ainsi que celle de son fils le roi Charles II, exilé de son pays pendant 18 ans. Le prince Charles dit alors désirer changer de nom s’il vient à régner. Ceci n’est pas sans précédent : en 1837, Alexandrina devint la reine Victoria (elle était déjà connue auparavant comme la princesse Victoria de Kent); Édouard VII (fils de Victoria et arrière-arrière-grand-père de Charles) est né Albert Édouard et George VI (son grand-père) est né Albert.

En 2005, en réponse à un article du Times, l’entourage du Prince nie que Charles ait indiqué qu’il adopterait le nom de règne « George VII ». Officiellement, la décision concernant un nom de règne (« Charles III » ou autre) sera prise peu avant le couronnement.

De toute façon, vu l’âge de la reine Élisabeth II et celle de son fils Charles, prince de Galles, il y a plus de possibilité que ce soit William, duc de Cambridge et sa femme Catherine Middleton, duchesse de Cambridge, qui remplaceront la reine quant elle décèdera.

  • CAMILLA ROSEMARY SHAND PARKER-BOWLES, duchesse de Cornouailles (1947 – ) :  Elle a été la maitresse du prince Charles avant et pendant son mariage avec lady Diana Spencer.  Le 9 avril 2005, en seconde noces, elle épouse son amant de longue date, Charles, prince de Galles.

En 1973, elle épouse le Brigadier Andrew Parker Bowles (né en 1939), un officier des Horse Guards.  De ce mariage sont issus deux enfants :

  • Thomas  »Tom » Henri Parker Bowles né le 18 décembre 1974, a épousé Sara Buys le 10 septembre 2005 – deux enfants ;
  • Laura Rose Parker Bowles née le 1er janvier 1978, a épousée Harry Lopes en 2006 – trois enfants).

Ils divorceront en 1995.

  • DALE ÉLIZABETH  »KANGA » TRYON, baronne Tryon (1948-1997) :  C’était un personnage haut en couleur dans les milieux de la Cour, c’étant une amie proche à la fois du Prince Charles et de Diana, princesse de Galles, et une femme d’affaires prospère dans la communauté internationale du monde de la mode, avec le label « Kanga » et la ligne de couture »La Collection Dale Tryon ». «Kanga» est le surnom qu’on lui a donnée.  Dale Tryon a apporté son soutien à un certain nombre d’organismes de bienfaisance, y compris SANE – organisme de bienfaisance en santé mentale dont elle était la présidente.

Bien que mariée au Baron Anthony Tryon, elle a entretenue une amitié avec le prince Charles. Tous les deux appréciaient la pêche à la mouche, où ils allaient régulièrement. Grâce à cette amitié, il y avait de continuelles rumeurs dans les tabloïds que Dale était la maitresse de Charles. Cela a été en partie alimentée par la relation que Dale avait avec la presse, y compris le Daily Mail et le journaliste Nigel Dempster.  Cependant, dans toute la publicité dans les journaux et ses entrevues télévisées, Dale n’a jamais révélé l’étendue de leur amitié.  La seule femme qui m’ait compris » même si le prince Charles l’a publiquement décrite comme une Kanga.  Le prince Charles avait également une relation à long terme avec Camilla Parker Bowles, mais Dale et Camilla ne s’entendaient pas, et cette querelle a continué tout au long de sa relation avec le prince Charles. Le prince Charles était aussi le parrain de son fils Camille.  Dale Tryon est décédée le 15 novembre 1997, quelques mois après Diana, au King Edward VII Hospital de septicémie, âgé de 49 ans. Elle a été inhumée quatre jours plus tard en Angleterre, et dans son testament elle a laissé 1 300 000 livres de biens à ses enfants.

Le 4 novembre 2008, Dale Tryon a fait l’objet d’un documentaire, Autres maitresses du prince Charles, qui a été diffusé par Channel 4 TV.

RÉFÉRENCES:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_ma%C3%AEtresses_des_rois_d%27Angleterre

http://favoritesroyales.canalblog.com

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