ÉLISABETH DE WITTELSBACH, HÉRITIÈRE D’UNE GRANDE DYNASTIE


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Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach, duchesse en Bavière (24 décembre 1837 à Munich – 10 septembre 1898 à Genève), fut impératrice d’Autriche et reine de Hongrie. Elle est universellement connue sous le surnom de Sissi (bien que la graphie autrichienne soit Sisi), grâce aux films d’Ernst Marischka qui révélèrent la comédienne Romy Schneider et sa mère Magda Schneider (sa mère dans les films).

LE 24 DÉCEMBRE 2012, SISSI FÊTAIT SON 175ÈME ANNIVERSAIRE DE NAISSANCE.

Office National Autrichien du Tourisme

Office du Tourisme de Vienne


Romy Schneider, KarlHeinz Böhm et Magda Schneider la mère de Romy.

Biographie


Duchesse en Bavière

Sissi à 16 ans.

Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach, dite Sissi ou Sisi comme elle signait parfois, nait le dimanche 24 décembre 1837 à 22 h 43 précisément dans le palais de la Ludwigstrasse à Munich, résidence hivernale de ses parents. Le nourrisson a déjà une dent (tout comme Napoléon 1er, qui éleva la Bavière au rang de royaume en 1806 et donna pour épouse à son fils adoptif la princesse Augusta de Bavière, qui est la tante de Sissi).

PALAIS DU DUC MAX SUR LA LUDWIGSTRASSE  À MUNICH OU SISSI EST NÉE.

Construit de 1828 à 1831, en style néo-Renaissance par l’architecte Léo von Klenze, et décorées dans un style classique par Schwantaler, Kaulbach et Langer, le palais a été aménagé avec un «cirque» pour les occupations équestre.  Une salle a été consacrée aux chevaliers de la Table Ronde, où le père de Sissi, l’excentrique duc Maximilien, pouvait amuser ses amis. Le palais contient même une chambre dans le style parisien d’un »café chantant ».  Après la Première Guerre mondiale et la fin de la monarchie en Bavière, il est tombé en ruine et fut finalement démoli en 1938 par les autorités nazies. En 1954, le siège des banques centrales nationales ont été érigés sur le site.

Sisi est le quatrième enfant et la deuxième fille du duc Maximilien en Bavière et de la duchesse Ludovica de Bavière. Le duc, couramment appelé « Max », est le chef de la branche cadette des Wittelsbach, à qui ne sera accordé qu’en 1845 le prédicat d’ « Altesse Royale ». La duchesse née Ludovica de Bavière est la benjamine des filles du roi Maximilien 1er de Bavière et de sa seconde épouse née Caroline de Bade.


Leur mariage était au sens le plus strict un mariage dynastique servant à réconcilier les branches ainées et cadettes de la Maison des Wittelsbach. Les deux époux n’avaient aucun gout en commun. La duchesse, dont les sœurs avaient contracté des unions brillantes, était une princesse des plus conformistes et était éprise de l’ex-roi Michel 1er de Portugal. Elle avait vécu son mariage avec un « cadet » comme une humiliation. Le mariage de ses filles fut, pour elle, une revanche sur le destin. Le duc Maximilien se révéla un époux excentrique et volage. Grand voyageur, il délaissait très souvent sa femme et ses enfants, allant jusqu’à jouer de la cithare en haut de la pyramide de Khéops. De plus, il ne se cachait pas d’avoir d’autres enfants naturels, et le seul horaire qu’il respectait était le déjeuner qu’il prenait quotidiennement seul avec ses deux filles naturelles préférées.

L’enfant reçoit le prénom d’Élisabeth en l’honneur de sa marraine et tante maternelle, la reine Élisabeth de Prusse. Les autres sœurs et demie-sœurs de sa mère sont la duchesse de Leuchtenberg, belle-fille de l’ex-empereur des Français Napoléon 1er et veuve de son fils adoptif l’ex-vice-roi d’Italie, l’impératrice douairière Caroline-Augusta d’Autriche, les reines Marie-Léopoldine et Amélie de Saxe et la fameuse archiduchesse Sophie, mère de l’empereur François-Joseph 1er d’Autriche, le « seul homme de la famille« . Quant aux oncles maternels de la petite fille, le prince héritier Maximilien est un intellectuel et le prince Charles Théodore vit à l’écart de la cour, ayant préféré épouser la femme roturière de son choix plutôt qu’un membre d’une famille princière.

 

La jeune Élisabeth (à droite) et sa sœur Hélène.

Le père de Sissi était fils unique. Son père le duc Pie Auguste de Wittlesbach, duc en Bavière (1786-1837), profondément misanthrope, avait épousé une fille du duc d’Arenberg, mariage convenable, mais sans plus, ce dont on raillera plus tard l’impératrice. Le duc Pie mourut l’année même de la naissance de Sissi en 1837.

Élisabeth grandit l’hiver à Munich et l’été dès que possible à la campagne, au château de Possenhofen, dit Possi, petit château aux tourelles carrées, situé sur les rives du lac de Starnberg. Paradoxalement, malgré les ambitions matrimoniales de sa mère pour ses filles, Sisi, comme ses frères et sœurs, est élevée sans contraintes ni manières. Elle est passionnée d’équitation, de poésie et adore faire de longues promenades en forêt. Élisabeth porte en elle la mélancolie des Wittelsbach, dynastie composée de nombreux artistes et de mécènes, dont Louis II de Bavière, protecteur de Richard Wagner.

POSSENHOFEN LE CHÂTEAU DE SON ENFANCE.

À 14 ans, la jeune duchesse s’éprend d’un écuyer de son père nommé Richard et songe à l’épouser. Refusant cette alliance trop peu brillante (le jeune est certes noble mais seulement issu d’une famille comtale), la duchesse Ludovika éloigne le jeune homme qui meurt quelque temps plus tard de la tuberculose. Sissi est désespérée et se confie à son journal dans un poème déchirant.

Pour lui changer les idées, la duchesse qui doit emmener sa fille ainée Hélène en Autriche décide que Sissi sera du voyage.

Impératrice d’Autriche


L’impératrice et reine Élisabeth.

Vivant dans une étroite complicité voire sous l’influence de sa mère, l’archiduchesse Sophie, à qui il doit son trône, le jeune empereur avait d’abord demandé la main de la princesse Anne de Prusse. Malgré l’intervention de la reine Élisabeth, sœur de l’archiduchesse Sophie, la cour de Berlin ne désirant pas s’allier avec sa rivale de Vienne avait refusé cet honneur. L’archiduchesse s’était alors tournée vers la Saxe, mais la princesse Sidonie n’eut pas l’heur de plaire à son impérial cousin. L’archiduchesse se tourna en troisième choix vers la Bavière, troisième puissance Allemande et avait choisi l’ainée de ses nièces, la duchesse Hélène en Bavière, âgée de 19 ans.

L’archiduchesse Sophie d’Autriche et l’archiduc François-Charles d’Autriche les beaux-parents de Sissi.

Prétendantes au trône d’Autriche.

Marie Anne Frédérique de Hohenzollern, princesse de Prusse (1836-1918), Marguerite Caroline Frédérique Cécile Auguste Amélie Joséphine Élisabeth Marie-Jeanne de Saxe (1840-1858), Hélène Caroline Thérèse, duchesse en Bavière et princesse de Tour et Taxis (1834-1890).


LES ROBES DE SISSI AU MUSÉE DE BAD ISCHL (VIDÉO EN ALLEMAND).

LA KAISERVILLA À BAD ISCHL ou on eu lieu les fiançailles du couple. La façade, la salle à manger et la salle de bal.

Les fiançailles doivent être célébrés le 18 aout 1853, dans la résidence impériale d’été de Bad Ischl, à l’occasion des fêtes données pour le vingt-troisième anniversaire du souverain autrichien.

SA ROBE DE MARIÉE.

Mais c’est Sissi dont le jeune souverain s’éprend. À la surprise de sa mère, l’autoritaire archiduchesse Sophie, il annonce le 19 août son intention d’épouser la jeune Sissi, à peine âgée de quinze ans et 8 mois.

Élisabeth qui tient dans sa main une gravure de François-Joseph.

Le mariage est célébré le 24 avril 1854 à Vienne, en Autriche. Contrairement à la tradition, la nuit de noces n’est pas publique. Elle se passe d’ailleurs assez mal. Le jeune empereur, habitué à des dames peu farouches et audacieuses, ne sait pas apprivoiser la jeune fille inexpérimentée qu’il avait épousée. La cour est également surprise par cette jeune impératrice qui se laisse aller à ses états d’âme. Il est vrai qu’à l’époque le rôle d’une souveraine se cantonne à être disponible et soumise à son mari. De plus, la jeune impératrice, habituée aux manières simples de son entourage provincial, supporte mal la pesante étiquette viennoise, et s’enfonce vite dans une profonde dépression.

CHÂTEAU DE LAXENBOURG ou les jeunes mariés ont fait leur voyage de noce et ont vécus les premiers temps de leur mariage.

Les premiers temps du mariage, le couple prend ses quartiers au château de Laxenbourg, aux environs de la capitale. Élisabeth se sent perdue et surveillée par sa belle-mère, une femme intelligente, mais dirigiste et traumatisée par la révolution de 1848 et par son entourage. L’empereur, qui adore pourtant sa femme, est peu présent. La guerre de Crimée vient d’être déclarée, opposant la France de Napoléon III et l’Angleterre victorienne à la Russie du tsar Nicolas 1er, précieux allié de l’Autriche pendant la révolution de 1848 puisqu’il permit aux Habsbourg-Lorraine de conserver en leur possession le vaste royaume de Hongrie. Le jeune empereur est accaparé par les obligations de sa fonction et doit se rendre tous les jours à Vienne, au palais de la Hofburg, ou au palais de Schönbrunn et n’en revient que très tard dans la soirée. Élisabeth, adolescente narcissique, se sent abandonnée. De là proviennent ses premières répugnances pour la vie conjugale.

LA HOFBURG DE VIENNE, LE PALAIS D’HIVER.

LA HOFBURG DE VIENNE

Beaucoup plus tard, elle confiera à sa fille Marie-Valérie « le mariage est une institution absurde. Enfant de 15 ans, j’ai été vendue… ». Cependant, elle est rapidement enceinte et donnera naissance à quatre enfants :

  • Sophie Frédérique Dorothée Marie Josèphe (1855-1857), archiduchesse d’Autriche.
  • Gisèle Louise Marie (1856-1932), archiduchesse d’Autriche et princesse en Bavière. Elle épousa (1873) le prince Léopold de Bavière (1846-1930).
  • Rodolphe François Charles Joseph (1858-1889), archiduc d’Autriche et prince héritier de l’empire austro-hongrois. Il épousa (1881) la princesse Stéphanie de Belgique (1864-1945).
  • Marie-Valérie Mathilde Amélie (1868-1924), archiduchesse d’Autriche, princesse de Hongrie et archiduchesse d’Autriche-Toscane. Elle épousa (1890) l’archiduc François-Salvator de Habsbourg-Toscane, prince de Toscane (1866-1939).

L’archiduchesse Sophie, trouvant que sa nièce de 20 ans était quelque peu immature, décida de prendre en charge l’éducation des trois premiers enfants du couple ; cela entraina des conflits à répétition. De plus, la mort de Sophie, la première fille d’Élisabeth, marqua profondément sa mère. La naissance difficile de Rodolphe par la suite et la culpabilité qui la rongeait n’a rien arrangé entre elle et François-Joseph, ni avec sa belle-mère.

Les relations entre Élisabeth et sa belle-mère (qui est aussi sa tante), l’archiduchesse Sophie, furent souvent orageuses. Bien au-delà du conflit familial traditionnel, il y avait entre elles le fossé de deux visions différentes des devoirs d’une souveraine et de deux conceptions politiques différentes de l’avenir de l’Autriche. Sophie avait sacrifié sans se plaindre les espérances d’une jeune fille romantique, acceptant son destin de princesse mariée malgré elle.

LE CHÂTEAU DE SHÖNBRUNN À VIENNE, LE PALAIS D’ÉTÉ.

LE CHÂTEAU DE SHÖNBRUNN

Contrairement à la légende, Sophie n’avait pas été déçue du choix d’Élisabeth, surprise certes, mais pas déçue. En femme politique, elle souhaitait une alliance avec la Bavière et l’avait conclue, peu lui importait la personne choisie par son fils. Sur le plan dynastique et diplomatique, une duchesse en Bavière en valait bien une autre, l’essentiel étant de trouver des alliés au sein de la Confédération germanique pour contrer les ambitions du royaume de Prusse.

Elle aimait sa belle-fille, et appréciait ses qualités personnelles. Seulement, Sissi n’avait aucun gout pour la vie curiale, et elle souffrait du protocole auquel elle ne sut s’adapter. Au départ, les ambitions de Sophie et de François-Joseph se portèrent sur la princesse Anne de Prusse, mais le gouvernement de Berlin s’y opposa pour mieux préserver sa liberté de manœuvre face à la prééminence autrichienne.

Le « couple » d’archiducs se tourna alors vers la famille royale de Saxe, mais la princesse Sidonie n’eut pas l’heur de plaire au jeune empereur qui s’éprit ensuite d’une de ses cousines hongroises, archiduchesse déjà veuve et mère d’une petite fille. Sophie, qui gardait un souvenir cuisant de la révolution hongroise, soutenue par le frère de la jeune femme, chef de la branche hongroise, y était opposée. Femme de caractère, elle maria l’archiduchesse veuve, qui se prénommait également Élisabeth, à un cousin autrichien de la branche de Teschen. Elle se rabattit, en désespoir de cause, sur une de ses nièces issues de la branche ducale de sa maison. C’était le moins mauvais parti à prendre.

L’archiduchesse Sophie reprochait à sa belle-fille, qui refusait de sacrifier sa vie privée et ses gouts à ses devoirs, un tempérament « puéril et égoïste ». Intelligente, sensible et cultivée, ayant sacrifié sa vie, ses ambitions et ses amours à une union certes prestigieuse, mais avec un homme sans éclat, Sophie ne pouvait comprendre ni admettre que la jeune impératrice n’aimât pas être une souveraine et surtout qu’elle rechignât à remplir ses devoirs de représentation. De fait, Élisabeth devint rapidement impopulaire tant à la ville qu’à la Cour de Vienne. Elle ne sut réagir que par un mépris affiché pour la capitale autrichienne et ses institutions. Ironiquement, un journal titra un 1er janvier : « Nous remercions Votre Majesté d’avoir daigné passer quatre jours à Vienne cette année ! ».

Élisabeth ne souhaitait pas être impératrice, mais elle profita largement des avantages financiers de sa position. Comprenant tout le parti qu’elle pouvait tirer de sa beauté, qu’elle entretenait avec des soins maniaques, elle dépensa sans compter en toilettes, chevaux, équipages et voyages. François-Joseph payait toutes ses dépenses sans jamais lui en faire le reproche. Pour l’encourager à rester proche de la cour tout en respectant son plus cher désir de ne pas se sentir observée, François-Joseph lui avait fait construire la Hermès villa située à l’ouest de Vienne. En 1875, à la mort de l’empereur Ferdinand 1er, qui avait abdiqué en sa faveur en 1848, François-Joseph remit à Élisabeth des sommes importantes prélevées sur cet héritage considérable, car il avait conservé la possession de tous les apanages du défunt. Élisabeth plaça lesdites sommes en Suisse. Elles furent ensuite partagées entre ses héritiers à sa mort.


LA HERMÈS VILLA à l’ouest de Vienne.

Coffre à bijoux de l’impératrice.

Si sa beauté, qu’elle entretint excessivement une fois qu’elle eut compris qu’elle lui conférait un certain pouvoir, était unanimement admirée et célébrée, ses aptitudes équestres étaient également remarquables. Elle fut considérée comme la meilleure cavalière de son temps.

Souveraine malade

En 1860, Élisabeth, 22 ans, souffre d’une toux incessante. On diagnostique une tuberculose et on l’envoie à Madère pour se soigner. C’est elle qui choisit la destination de Madère, qui est, pour l’époque, très exotique et surtout très lointaine. En réalité, elle veut fuir la cour d’Autriche. Sa maladie fut donc la conséquence de toute une série d’évènements qui faisaient souffrir Élisabeth. Il y eut d’abord la mort de sa première fille, la petite Sophie; la culpabilité qui la rongeait, les tracasseries perpétuelles de sa belle-mère, notamment le fait qu’elle l’accuse sans cesse d’avoir tué sa fille, puis la naissance de Rodolphe qui l’avait affaiblie.

C’est à cette époque que François-Joseph part faire la guerre contre Napoléon III et laisse son épouse seule à Vienne. Élisabeth combat son désœuvrement en inaugurant un hôpital au château de Laxenbourg pour soigner les blessés qui reviennent vers la capitale. Elle y passe des journées entières et suscite même l’admiration de sa belle-mère qui pour une fois reconnaît son courage.

Quand elle n’en peut plus des blessés, elle part des journées entières à cheval pour épuiser ses forces. La nuit, elle écrit à son mari, l’implorant de revenir et détrempant le papier par ses larmes. Elle s’est mise à fumer et scandalise la cour. Surtout que beaucoup de jeunes filles se mettent à l’imiter et un drame se produit. Une de ses jeunes cousines, l’archiduchesse Mathilde, promise au prince héritier d’Italie, entendant son père arriver, et voulant cacher sa cigarette dans un des pans de sa robe, mourut brulée vive en 1867.

Mathilde Marie Aldegaonde Alexandra de Habsbourg-Lorraine-Teschen (1849-1867).  Une soirée se donnait au théâtre de Vienne et la jeune archiduchesse se préparait pour cet événement. Déjà vêtue de sa robe à crinoline (laquelle était imprégnée de glycérine pour donner de l’ampleur aux soieries), Mathilde voulut fumer une dernière cigarette avant le départ.

Soudain, elle entendit les pas de son père l’archiduc Albert.  D’un mouvement rapide, elle voulut cacher sa cigarette allumée derrière elle.  La cigarette incandescente mit le feu à la robe de mousseline glycérinée de l’archiduchesse.

Prise de panique, la jeune fille se mit à courir dans tous les sens à travers la pièce, attisant le feu. Des domestiques réussirent à la maîtriser et en la roulant dans une couverture étouffèrent les flammes. La jeune fille ne mourut pas de suite, elle agonisa dans d’atroces souffrances et mourut le 6 juin 1867 à l’âge de 18 ans laissant sa famille impuissante consternée.

Pour célébrer le printemps, Élisabeth organise des bals privés dans ses appartements avec de jeunes couples de petite noblesse, mais elle se lasse très vite. Elle vit la nuit et le jour, épuise ses forces et mange très peu. Aussi, à Vienne il y a maintenant une nouvelle rivale, sa belle-sœur née Charlotte de Belgique, épousée en 1857 par l’archiduc Maximilien. Charlotte est ambitieuse, intrigante, rompue au protocole, fille de roi (quand Élisabeth n’est que petite-fille de roi) et très jalouse d’Élisabeth. De plus, elle sait comment plaire à l’archiduchesse Sophie. Immédiatement Élisabeth et Charlotte se détestent. Surtout qu’à la cour, on murmure que Charlotte est bien plus jolie qu’Élisabeth. C’en est trop, Élisabeth ne sait plus qui elle est, et ne reconnaît même plus son image.

Charlotte de Belgique (1840-1927) et l’archiduc Ferdinand-Maximilien d’Autriche vice-roi de l’Ombardie-Vénétie puis empereur du Mexique (1862-1867).

En 1859, après la guerre contre la France et le royaume de Piémont-Sardaigne, l’empereur revient à Vienne, il est défait, il a perdu et dans la foule on crie à l’abdication en faveur de Maximilien. De plus à son retour, tout a changé, il ne reconnait plus sa femme, et s’en éloigne. Il part retrouver les comtesses qu’il voyait avant son mariage pour faire son éducation sexuelle et bien sûr à la cour on ne se gêne pas pour en parler espérant que cela arrive aux oreilles d’Élisabeth. C’est la goutte d’eau qui provoque son mal. Elle se met à tousser et on la croit perdue.

Elle passera quelques mois sur l’ile de Madère, puis on la fera revenir à Vienne, mais, dès son retour, son mal réapparait encore plus fort que lorsqu’elle était partie. On l’emmène à Corfou, croyant qu’elle n’en reviendra pas. Là-bas, les médecins cherchent à soigner son aversion pour Vienne et pour la cour, bien plus que son mal physique. C’est à Corfou qu’elle commencera une collection de photos de femmes en tout genre, afin de l’aider à apprivoiser son image. Elle revient à Vienne après deux ans d’absence. Plus sereine, prête à accepter la cour et le palais qu’elle appelle sa « prison dorée », elle a pourtant envie de voyager de par le monde, ce qu’elle fera très souvent, délaissant mari, devoirs et enfants.  Nonobstant, si Élisabeth n’a pas eu le droit d’éduquer ses trois premiers enfants (la première, Sophie, est morte très jeune), elle a su intervenir quand il le fallait, par exemple pour le choix du précepteur de l’archiduc héritier Rodolphe.

LE PALAIS DE SISSI À CORFOU L’ACHILLÉON.



LE CULTE DE LA BEAUTÉ

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Pour éviter de prendre du poids, Élisabeth s’astreint à la pratique du « corsetage » (tighlacing), qui consiste a enserrer l’abdomen dans un corset extrêmement serré et à consommer uniquement du lait et du bouillon de poulet, des substances très nourrissantes (par exemple le jus de six kilos de viande de bœuf en guise de déjeuner), mais absolument répugnantes au palais, mises au point pour combler les besoins alimentaires des ouvriers trop pauvres pour acheter la nourriture normale des marchés. Dans le même but, elle passe beaucoup de temps à la marche forcée, au cheval, une à deux heures chaque matin à la gymnastique (notamment dans des salles d’agrès aménagées dans toutes ses villas avec anneaux, barre fixe et haltères). L’impératrice était tellement obsédée par la peur de grossir, poids maximum de 50 kg (entre 90 et 103 lbs) pour 1 m 72 (5′ 8 »), que certains la considèrent à postériori comme souffrant d’anorexie mentale.

La taille de Sissi 19 pouces (50 cm).

En plus de ses exercices et routines rigoureuses, Élisabeth pratiquait ce qu’on pourrait appeler un culte véritable de la beauté, mais qui était très ascétique, solitaire, et sujette à des routines bizarres, excentriques et presque mystique. Les soins quotidiens de sa chevelure abondante et extrêmement longue, et qui à l’époque se détourna du blond foncé de sa jeunesse, au marron, prenait au moins trois heures. Ses cheveux étaient si longs et lourds qu’elle se plaignait souvent que le poids des tresses élaborées doubles et des épinglettes lui donnaient des maux de tête. Sa coiffeuse, Franziska (Fanny) Angerer Feifalik, était à l’origine une coiffeuse de scène du Burgtheater de Vienne. Responsable de toutes les coiffures qui ornaient Élisabeth, elle l’a toujours accompagné dans ses voyages. Il était interdit à Feifalik de porter des bagues et il était nécessaire de porter des gants blancs, après des heures de tressage à accrocher les cheveux de l’impératrice, les cheveux qui tombaient devaient être présentée dans un bol d’argent à son impératrice aux fins d’inspection. Lorsque ses cheveux étaient lavés avec des «essences» spéciales d’œufs et de cognac, une fois toutes les deux semaines, toutes les activités et les obligations étaient annulés pour la journée. Avant la mort de son fils, elle chargeait Feifalik de lui arracher ses cheveux gris avec une pince à épiler, mais à la fin de sa vie ses cheveux ont été décrits comme « abondants, mais striés de fils d’argent. »

Fanny Angerer Feifalik sa coiffeuse.

Élisabeth utilisait ces heures de captivité pendant qu’elle se faisait coiffer pour apprendre les langues, elle parlait couramment l’anglais et le français, et a ajouté le grec moderne à ses études hongroises. Son tuteur grec décrit le rituel :

Sa coiffure prend près de deux heures, dit-elle, et tandis que mes cheveux sont occupé, mon esprit reste inactive. Je crains que mon esprit s’échappe par mes cheveux et sur les doigts de ma coiffeuse. D’où mon mal de tête après. L’impératrice était assise à une table qui a été déplacé vers le milieu de la pièce et recouvert d’un drap blanc. Elle était enveloppée dans un peignoir blanc lacé, ses cheveux détachés, atteignaient le sol et enveloppaient son corps tout entier.

Contrairement à d’autres femmes de son temps, Élisabeth utilisaient des cosmétiques ou des petit parfums, car elle voulait montrer sa «beauté naturel» elle a testé de nombreux produits de beauté préparés en pharmacie, ou préparés par une dame d’honneur dans son appartement pour la préserver. Bien que favorite, la «Crème Céleste », a été composé à partir de cire blanche, de blanc de baleine, d’huile d’amande douce et d’eau de rose car elle attachait une grande importance pour les crèmes et les émollients, et expérimentait une grande variété de toniques pour le visage et les eaux qui apparemment donnaient davantage de résultats. Élisabeth dormait sans oreiller sur un lit de métal, pour mieux conserver sa posture verticale, avec soit du veau crue ou des fraises écrasées en alignant son masque de cuir sur le visage. Elle était fortement massé et a souvent dormi avec des chiffons imbibés de vinaigre de cidre de violet sur les hanches afin de préserver sa taille fine et son cou était enveloppé de linges trempés dans de l’eau de lavage Kummerfeld-tonique. Pour préserver sa couleur de peau, elle prenait une douche froide tous les matins (qui plus tard avec les années ont aggravé son arthrite) et un bain d’huile d’olive dans la soirée.

Après l’âge de 32 ans, elle ne s’est plus assise pour faire des portraits, et ne permettait pas de prendre des photos d’elle, de sorte que son image publique de la beauté éternelle ne serait pas remise en cause. Les quelques photographies qui ont été prises à son insu montre une femme qui était «gracieuse, mais presque trop mince ».

Sissi et François-Joseph faisant une promenade dans les jardins du château.

Souffrant de neurasthénie, elle drape ses pièces de noir et les orne de statues cadavériques, exige que ses domestiques portent une livrée noire.

Reine de Hongrie, Kaiserin Erzsébet.


Photo prise le jour du couronnement de l’impératrice Élisabeth à Budapest le 8 juin 1867.

Le 8 juin 1867, Élisabeth, passionnée par la Hongrie, sa langue, le hongrois et son peuple, est couronnée reine de Hongrie aux côtés de son mari (c’est la naissance de la double monarchie austro-hongroise). Le compositeur Liszt, présent à la cérémonie, dira d’elle émerveillé « Elle n’avait jamais été aussi belle.. elle apparaissait comme une vision céleste dans le déroulement d’un faste barbare ». Élisabeth devient donc Erzsébet, une souveraine aimée, admirée, acclamée, fêtée et adulée par le peuple magyar, qui lui offre le château de Gödöllö qui est situé à une trentaine de kilomètres de Budapest. C’est le seul véritable endroit où elle se sente chez elle. Elle s’y rendra très souvent.

LE CHÂTEAU DE GÖDÖLLÖ à une trentaine de kilomètres de Budapest en Hongrie.

Le rôle politique d’Élisabeth dans l’élaboration du Compromis austro-hongrois, sans avoir été déterminant, est incontestable. Au moins dans l’influence qu’elle eut auprès de François-Joseph à surmonter sa répugnance vis-à-vis des Magyars et celle de ces derniers à l’encontre de leur roi. La répression de la révolution hongroise de 1848/1849 avait laissé des traces d’amertume d’autant plus profondes dans les élites et dans le peuple hongrois qu’il avait fallu que François-Joseph, débutant, fasse appel aux troupes russes pour rétablir l’ordre.

La joie éprouvée lors du compromis avec la Hongrie raviva pour une courte période sa relation avec François-Joseph et Sissi revint sur sa décision de ne plus tomber enceinte. Un an après le couronnement, elle donna le jour à Budapest à une fille, Marie-Valérie. Cette couronne de Hongrie et la naissance de cette enfant, pour laquelle elle éprouvera toute sa vie un amour exclusif et oppressant, marqueront un tournant dans la vie d’Élisabeth. Elle s’est enfin imposée. L’archiduchesse Sophie, encore sous le choc de l’exécution de son fils, l’archiduc Maximilien, à Querétaro au Mexique, n’est plus que l’ombre d’elle-même (elle mourra cinq ans plus tard). La confrontation entre les deux femmes est définitivement terminée.

Une inlassable mouette


Sissi et François-Joseph.

La nouvelle position d’Élisabeth a pour effet de distendre un peu plus les liens qui l’unissent à l’Autriche, et surtout à cette cour impériale qu’elle déteste. Elle s’entoure de dames de compagnie uniquement hongroises, parmi lesquelles Marie Festetics, et Ida Ferenczy.

Marie Festétics (2 premières photos) et Ida Ferenczy ses dames de compagnie hongroises.

L’impératrice passe de plus en plus de temps à l’étranger en particulier à Gödöllö, et ne rentre à Vienne qu’en de rares occasions. Elle se surnomme elle-même « la mouette des mers ». Elle confie un jour à son fils Rodolphe que si elle devait s’établir au même endroit pour le restant de ses jours « le séjour dans un paradis même lui paraitrait l’enfer ». À travers ses évasions, c’est elle-même qu’elle fuit, et cette relation conjugale qu’elle ne peut assumer et qui l’étouffe. Au fil des années, les époux ne se retrouvent que rarement. Francois-Joseph en souffre, et Élisabeth, qui culpabilise de ses absences répétées, pousse son époux dans les bras d’une actrice réputée, Katharina Schratt. La relation en restera d’ailleurs au stade de l’amitié, mais Francois-Joseph trouvera auprès de « l’amie », c’est ainsi que le couple impérial désigne Schratt dans ses lettres, l’atmosphère « familiale » qui lui manquait depuis la mort de sa mère en 1872.

KATHARINA SCHRATT ACTRICE ET AMIE DE FRANÇOIS-JOSEPH.

Selon certaines données, telles que celles présentées dans l’ouvrage de Catherine Clément Sissi: l’impératrice anarchiste, il s’avère que Sissi était en réalité lesbienne et qu’elle rejetait profondément les valeurs imposées de l’aristocratie. Bien qu’ayant eu plusieurs enfants, elle a fini par regretter profondément le mariage, un piège selon elle, et cherchait à fuir ses responsabilités familiales autant que possible, en particulier au travers de voyages. Depuis l’adolescence, Élisabeth aimait collectionner des photos de femmes, belles ou impressionnantes. À l’instar de la reine de Roumanie, Carmen Sylva, intellectuelle qu’elle fréquenta, elle admirait la poétesse Sappho. Elle s’éprit secrètement de la cavalière Élisa Petzold dite Élisa Renz, entre autres relations, bien entendues tenues secrètes au regard du contexte historique. Cet aspect de Sissi reste encore assez tabou, en raison du mythe romantique constitué après sa mort.

Souveraine meurtrie

Au cours des années, les morts successives de sa fille ainée Sophie (alors âgée de deux ans), de son beau-frère l’empereur Maximilien 1er du Mexique (exécuté sommairement en 1867), celle prématurée de Maximilien, prince de Thurns-und-Taxis (mari de sa sœur Hélène) la même année, de son cousin le roi Louis II de Bavière, retrouvé noyé dans le lac de Starnberg, de son père le duc Max, de sa mère la duchesse Ludovica de Bavière, de son ami le comte Gyula Andrassy (que d’aucuns ont prétendu à tort être le père de Marie-Valérie), de sa sœur Sophie-Charlotte, duchesse d’Alençon brulée vive dans le tristement célèbre incendie du Bazar de la Charité et la folie dont est atteinte sa belle-sœur (bien que détestée) Charlotte et qui durera 60 ans, mais surtout la mort restée mystérieuse et entourée d’une atmosphère de scandale de son fils unique l’archiduc Rodolphe à Mayerling en 1889, plongent Élisabeth dans une douleur et une mélancolie indescriptibles.

Son cousin Louis II de Bavière.

Son ami le comte Gyula Andrassy.

Détruite psychologiquement par la mort de son seul fils, elle restera à jamais choqué. Le soir de l’inhumation de son fils, elle se rend à la Crypte des Capucins pour voir Rodolphe. Elle demande alors aux moines de la laisser seule. L’impératrice reste quelques instants devant la tombe de son fils unique. Soudain, elle pousse deux horribles cris de douleur, appelant son fils à travers l’immensité de la Crypte. Après s’être recueillie, elle rentre au Palais Impériale, mais plus rien ne sera jamais comme avant. Elle décide de ne plus porter que le deuil (en noir), et, n’ayant plus de liens avec la cour de Vienne (sa fille Marie-Valérie s’est mariée en 1890), accentuent ses voyages à travers l’Europe. Passionnée par la Grèce antique et les héros homériques, elle apprécie particulièrement Corfou, où elle fait construire un magnifique palais de style antique, l’Achilléion. Elle séjournera aussi en 1896-1897 en France à Roquebrune-Cap-Martin, au Grand Hôtel du Cap, près duquel a été érigé un monument à sa mémoire dans le petit « square Sissi »

Le Grand Hôtel du Cap Ferrat.

Monument élevé à la mémoire de l’Impératrice d’Autriche à Roquebrune-Cap-Martin.

Impératrice assassinée

La robe qu’elle portait quand elle est morte et le poignard une lime de 9 cm et demi de long.

SON ASSASSIN LUIGI LUCHENI.

Pour ce meurtre, Luigi Luccheni fut condamné à la réclusion à perpétuité. Il se pendra dans sa cellule le 19 octobre 1910.  Dans les années 1980 la tête de Luigi Luccheni conservée dans du formol a été remise, au musée d’anatomie pathologique de Vienne.

Reconstitution d’un artiste sur l’assassinat de l’impératrice.

Plaque souvenir de l’endroit ou elle a été assassinée à Genève.

Le Bateau Genève, dernier voyage de l’Impératrice Sissi.

Le sarcophage de l’Impératrice et Reine, Crypte des Capucins, Vienne, Autriche.

L’impératrice est atteinte d’anémie. Ne manger parfois que huit oranges par jour est, malgré les vitamines, insuffisant. Elle souffre aussi de névrite, d’insomnie et d’une légère dilatation cardiaque. Le 16 juillet 1898, elle part pour une énième cure. Le 30 aout 1898, elle arrive par le train à Munich après un périple en Allemagne avec une suite réduite (son aide de camp le général de Berzeviczy, sa dame de compagnie la comtesse Staray, Barker son nouveau lecteur grec, trois dames d’honneur et quelques domestiques). François-Joseph est resté pour fêter son 50e anniversaire d’accession au trône. Le 10 septembre 1898, à l’âge de 60 ans, elle est assassinée à Genève, en sortant de l’hôtel Beau-Rivage, situé face au Lac Léman, par Luigi Luccheni dont le seul but était de se faire un nom en accomplissant une action éclatante, comme il le déclarera lors de son interrogatoire dans lequel il affirme n’avoir jamais été anarchiste.



Luccheni voulait assassiner le duc d’Orléans, mais celui-ci avait changé son emploi du temps. Il s’est « rabattu » sur l’impératrice. Il attend près de l’hôtel Beau-Rivage où Sissi est descendue. À 13h35, celle-ci sort, incognito comme toujours, sous le nom de Comtesse de Hohenembs, au bras de sa dame de compagnie, Marie Festetics. Passant près du jeune homme, l’impératrice reçoit, ce qu’elle croit être, un coup de poing et trébuche. Le meurtrier, qui vient de la poignarder au moyen d’une lime (exposée à Vienne dans un musée dédié à l’impératrice), s’échappe, mais est arrêté quelques mètres plus loin par des passants. L’impératrice tient quand même à prendre le bateau, ce qu’elle fait avec peine. Le bateau appareille et peu après l’impératrice perd connaissance. En ouvrant son corsage, le médecin observe un infime point rouge au-dessus du sein gauche. Sa dame de compagnie révèle alors le nom de sa maitresse et le bateau Genève revient à quai. Ramenée dans ses appartements, Élisabeth décède à 14h40 dans les bras de Fanny Mayer, l’épouse du propriétaire de l’hôtel.

1157526_538264446247522_969140050_nMasque mortuaire d’Élisabeth (pas sur).

Son masque mortuaire.

FUNÉRAILLES D’ÉLISABETH D’AUTRICHE.

Le salon de l’impératrice à l’hôtel Beau-Rivage à été transformé en chapelle ardente pour que les gens puissent lui rendrent hommage.

On entre le cercueil de l’impératrice dans la crypte des Capucins.


Cette photo n’est pas celle de l’impératrice sur son lit de mort avec Irma Sztaray, elle est extraite d’un film de 1921 qui s’intitule  Kaiserin Elisabeth von Österreich, et l’actrice qui joue le rôle de Sissi est Carla Nelsen.


Son corps repose aux côtés des corps des 137 autres membres de la dynastie des Habsbourg-Lorraine, dans la crypte des Capucins à Vienne.

Dernière photo de l’impératrice en train de faire des empletttes avec Irma Sztaray le 3 septembre 1898 à Territet.

Sa famille :

Élisabeth de Wittelsbach eut avec son mari François-Joseph quatre enfants :

  • SOPHIE FRÉDÉRIQUE DOROTHÉE MARIE-JOSÈPHE, archiduchesse d’Autriche (née le 5 mars 1855 à Vienne – décédée le 29 mai 1857 à Budapest).  Elle a été élevée par sa grand-mère qui trouvait Sissi trop jeune pour s’occuper de ses enfants.  C’est lors d’un voyage en Hongrie en 1857 que Gisèle, la sœur cadette de Sophie, tombe malade. Alors que Gisèle se remet peu à peu, elle transmet son mal (a priori la rougeole) à Sophie, dont l’état s’aggrave de jour en jour. La grand-mère de Sophie semble avoir imposé son choix du médecin de l’enfant contre l’avis de sa mère et cette décision lui fut fatale. La petite archiduchesse finit par s’éteindre, laissant ses parents, et surtout Sissi, anéantis.

  • GISÈLE LOUISE MARIE, archiduchesse d’Autriche et princesse de Bavière : (née le 12 juillet 1856 à Laxenbourg – décédée le 27 juillet 1932 à Munich) était la deuxième fille de l’empereur et roi François-Joseph 1er d’Autriche et de son épouse, la célèbre Sissi.

Gisèle a épousé à Vienne le 20 avril 1873 à l’âge de 16 ans le prince Léopold de Bavière, frère cadet du futur roi Louis III, son cousin au 2e degré. Ils vécurent à Munich, en Bavière. Le couple eut quatre enfants :

  • Élisabeth, (1874- 1957)
  • Augusta, (1875- 1964)
  • Georges, (1880- 1943)
  • Conrad, (1883- 1969)

  • RODOLPHE FRANÇOIS CHARLES JOSEPH DE HABSBOURG-LORRAINE : (Laxenbourg, 21 août 1858 – Mayerling, 30 janvier 1889) était un membre de la Maison Impériale et Royale d’Autriche-Hongrie. Archiduc d’Autriche et Prince héritier de l’Empire austro-hongrois, il mourut à 30 ans dans des circonstances mystérieuses (suicide) au pavillon de chasse de Mayerling.

La princesse Stéphanie de Belgique qu’il épouse le 10 mai 1881, lui donnera une fille, l’archiduchesse Élisabeth, née le 2 septembre 1883 au château de Laxenbourg. La naissance de la petite princesse, surnommée « Erzsi », est une déception pour ses parents qui espéraient un fils. Rodolphe est également le père présumé de Robert Pachmann, fils probable de l’archiduchesse Marie-Antoinette d’Autriche-Toscane.

  • MARIE-VALÉRIE MATHILDE AMÉLIE, archiduchesse d’Autriche, princesse de Hongrie puis archiduchesse d’Autriche-Toscane : (née le 22 avril 1868 à Budapest – décédée le 6 septembre1924 à Wallsee) était la plus jeune fille de François-Joseph 1er, empereur d’Autriche et roi de Hongrie et de son épouse, la célèbre Sissi.  Elle fut la seule de ses quatre enfants que l’impératrice éleva elle-même.

Le 31 juillet 1890, Marie-Valérie, 22 ans, épousa enfin à Bad Ischl son cousin, l’archiduc François-Salvator de Habsbourg-Toscane de deux ans son aîné.  Marie-Valérie était la fille la plus raisonnable et quand vint le temps de se marier, elle avait préféré, sous l’égide de sa mère, l’amour à un mariage dynastique.

Les débuts du couple seront heureux mais avec le temps, l’archiduc se tournera de plus en plus vers d’autres femmes et aura notamment un fils d’une liaison avec une danseuse de l’Opéra de Vienne, Stéphanie Richter. Pour étouffer le scandale, la jeune femme fut mariée en hâte à Londres avec un prince de Hohenlohe qui accepta d’endosser cette paternité adultérine et prénomma l’enfant François-Joseph (né en 1914).

De leur union sont issus dix enfants :

  • Élisabeth (1892-1930), en 1918 elle épousa le comte Georges de Walburg-Zeil ;
  • François-Charles (1893-1918) ;
  • Hubert-Salvator (1894-1971), en 1926, il épouse la princesse Rosemary de Salm-Salm (1904-2001) ;
  • Hedwige (1896-1970), en 1918 elle épousa le comte Bernard de Stolberg-Stolberg ;
  • Théodore-Salvator (1899-1978), en 1926 il épousa la comtesse Marie-Thérèse de Walburg (postérité) ;
  • Gertrude (1900-1962), en 1931 elle épousa le comte Georges de Walburg-Zeil ;
  • Marie-Élisabeth (1901-1936)
  • Clément-Salvator (1904-1974), en 11930 il épousa Élisabeth Ressequier de Miremont (1906-2000) (postérité) ;
  • Mathilde (1906-1991), en 1947 elle épousa Ernest Hefel ;
  • Agnès (1911-1911).

Les parents d’Élisabeth

  • MAXIMILIEN-JOSEPH (1808-1888), duc en Bavière. Il se maria le 9 septembre 1828 avec la princesse Ludovica de Bavière.

  • MARIE-LUDOVICA (LOUISE) WILHELMINE (1808-1892), duchesse en Bavière, fille du roi Maximilien 1er de Bavière et de Caroline de Bade et sœur de l’Archiduchesse Sophie, mère de l’Empereur François-Joseph 1er.

Ses grand-parents.

MAXIMILIEN 1ER DE BAVIÈRE (1756-1825).

CAROLINE DE BADE (1776-1841).

Frères et sœurs


  • LOUIS-GUILLAUME (1831-1920), duc en Bavière. Il renonça à ses droits pour épouser morganatiquement en (1859) l’actrice Henriette Mendel (1833-1891) dont il eut deux enfants. Henriette Mendel fut titrée baronne de Wallersee.

  • Marie-Louise Mendel ou Marie-Louise von Larisch-Wallersee (1858-1940) qui se mariera trois fois.  Compromise dans le drame de Mayerling, elle laissa des « Mémoires« .

Fille morganatique de Louis-Guillaume en Bavière, duc en Bavière et de Henriette Mendel, baronne von Wallersee.

Jolie jeune fille et excellente cavalière mais issue d’un mariage morganatique qui ne lui permettait pas de fréquenter la cour, elle plut à sa tante l’ impératrice d’Autriche révoltée contre son milieu social qui lui accorda sa protection tout en prenant un plaisir malsain à choquer la cour en la faisant pénétrer dans les cercles aristocratiques. L’impératrice fit également de marie-Louise qui avait 15 ans une compagne de jeu pour sa fille cadette et ouvertement préférée Marie-Valérie qui était une enfant de 7 ans.

L’impératrice négocia aussi son mariage avec un riche aristocrate de Bohême et en 1877,  à l’âge de 19 ans, c’est dans le palais hongrois de Gödöllö, propriété personnelle de l’impératrice, que Marie-Louise épousa le comte Georges de Larisch-Moennisch (1855-1928). Ils eurent cinq enfants (mais la légitimité des trois cadets est contestée).

Très dépensière, la comtesse Larisch – ainsi qu’elle est connue à la cour – était aussi très proche de son cousin l’archiduc héritier Rodolphe qui a son âge et paie ses nombreuses dettes. Débitrice de son cousin et cherchant un jouer un rôle, elle lui présenta la jeune baronne Marie Vetsera mais fut compromise dans le drame de Mayerling et fut disgraciée par sa tante (1889) qui refusa de lui permettre de s’expliquer et de la revoir. Pour Marie-Louise, c’était la disgrâce.

Elle retourna en Bavière où sa mère, la très discrète Henriette Mendel, mourut d’un cancer de l’estomac en 1891. Son père, amateur de théâtre qui avait un faible pour les actrices, se remaria avec une artiste de music-hall de 40 ans sa cadette (et qui a 13 ans de moins qu’elle) ; Marie rompt alors ses relations avec son père. Elle prend un amant , supposé être le père de trois de ses enfants. Voulant éviter le scandale, son mari endosse la ^paternité.

Ne s’entendant pas avec son mari, elle divorce en 1896.

En 1897, Marie-Louise von Larisch-Wallersee épousa à Munich Otto Brucks (1854-1914), chanteur lyrique célèbre dont elle aura un fils. Son mariage avec « cette comtesse Larisch » brisa la carrière de l’artiste qui sombra dans l’alcoolisme. Ne pouvant plus chanter, il fut nommé en 1906 directeur du théâtre de Metz.

En 1907 son fils Georges ayant appris sa possible illégitimité se suicide.

Après l’assassinat de l’impératrice en 1898, Marie écrit ses Mémoires (dont la véracité sera contestée) pour se justifier où elle se présente comme la confidente de sa tante mais trouve avec la cour de Vienne un compromis financier pour ne pas les publier. Sans cesse grugée par les éditeurs, elle se retrouve dans une situation difficile et , trahissant ses engagements envers la cour de Vienne, fait publier ses Mémoires en 1913.

Son second mari meurt d’une cirrhose du foi en 1914.

En 1918, la monarchie des Habsbourg-Lorraine s’effondre et Marie, veuve , rejetée de tous, est ruinée.

Agée de plus de soixante ans, elle fait paraître un article où elle affirme vouloir épouser tout homme qui pourra la faire quitter l’Europe avec son fils. En 1924, elle épouse William Meyers, un agriculteur de Floride qui se fait passer pour naturopathe, homme violent qu’elle quitte dès 1926. Elle s’installe dans la New Jersey , divorce en 1928. Pour survivre, elle travaille comme employée de maison.

Elle retourne en Europe en 1929 et meurt dans un hospice d’ Augsbourg au début de la seconde guerre mondiale.

  • Charles de Wallersee (1859-1859).

Il épousa à nouveau morganatiquement (19 novembre 1892) l’artiste de music-hall Barbara Antonie Barth (1871-1956), titrée baronne de Bartolf et ils divorcèrent en 1913.

  • KARL WILHELM (né le 24 décembre 1832, mort le 13 février 1833). 

  • HÉLÈNE CAROLINE THÉRÈSE dite NÉNÉ (1834-1890), princesse de Thurns-und-Taxis, née duchesse en Bavière. Elle épousa (1858) le prince Maximilien de Thurns-und-Taxis (1831-1867), de cette union naquit :

  • Louise (1859-1948), épouse en 1875, Frédéric, prince de Hohenzollern ;
  • Élisabeth (1860-1881), épouse Miguel de Bragance ;
  • Maximilien (1862-1885), sans alliance ;
  • Albert (1867-1952), épouse en 1890, Marguerite d’Autriche.


  • ÉLISABETH AMÉLIE EUGÉNIE, duchesse en Bavière (dite « Sissi ») (1837-1898) qui épousa en 1854, François-Joseph 1er, empereur d’Autriche (1830-1916), ils eurent 4 enfants dont 3 filles et un garçon.

  • CHARLES-THÉODORE dit GACKEL (« petit coq ») (1839-1909), duc en Bavière. Il devint l’héritier des ducs en Bavière quand son frère aîné Louis-Guillaume contracta une union morganatique en 1860. Il épousa (1865) la princesse Sophie de Saxe (1845-1867)  de cette union naquit :

  • Amélie (24 décembre 1865 – 26 mai 1912) qui épousa en 1892, Guillaume de Wurtemberg-Urach, duc d’Urach (3 mars 1864-27 mars 1928) aîné d’une branche morganatique de la famille de Wurtemberg.

puis en (1874 à 17 ans) l’infante Marie-Josèphe de Bragance, infante du Portugal (1857-1943) de cette union naquit :

  • Sophie Adélaïde en Bavière (22 février 1875 – 4 septembre 1957), qui épousa en 1897 Hans Veit comte de Toering-Jettenbach (4 avril 1862 – 29 octobre 1929).

  • Élisabeth (25 juillet 1876 – 23 novembre 1965), qui épousa en 1900 le prince Albert de Belgique (Albert 1er de Belgique) (8 avril 1875 – 17 février 1934) et devint Reine des Belges en 1909.
  • Marie-Gabrielle (9 octobre 1878 – 24 octobre 1912), elle épousa en 1900 le prince Rupprecht de Bavière (18 mai 1869 – 2 août 1955), fils aîné du futur roi Louis III.
  • Louis-Guillaume (17 janvier 1884 – 5 novembre 1968), qui épousa en 1917 la princesse Éléonore de Sayn-Wittgenstein-Berleburg (13 avril 1880 – 20 février 1965). Sans enfants, le couple adopta Max Emmanuel, prince en Bavière (21 janvier 1937).
  • François-Joseph (23 mars 1888 – 23 septembre 1912).
  •  MARIE-SOPHIE AMÉLIE (1841-1925) duchesse en Bavière et reine des Deux-Siciles. Elle épousa (1859) le roi François II des Deux-Siciles (1836-1894), de cette union naquit :

  • Princesse Cristina de Bourbon-Deux-Siciles (nom complet: Maria Cristina Pia Anna Isabella Natalia Elisa de Bourbon des Deux Siciles, (Rome, 24 décembre 1869 – Rome 28 mars 1870) était la fille unique de François II des Deux-Siciles et son épouse, la reine Marie-Sophie.

À Rome, Marie s’ennuie auprès d’un mari plutôt terne. Elle s’éprend d’un officier des zouaves pontificaux, Emmanuel de Lavaysse, dont elle est bientôt enceinte. Sa famille la fait accoucher discrètement dans un couvent d’Augsbourg d’une petite fille, Daisy de Lavaysse. Réconciliée avec son mari, elle donne naissance en 1867, à Rome, à une fille, Maria-Cristina-Pia qui meurt au berceau.

  • De sa fille naturelle, Daisy de Lavaysse, on sait seulement qu’elle fut élevée dans sa famille paternelle dans le sud-ouest de la France. Pour autant, une fois par an et jusqu’à sa mort, la jeune Daisy est envoyée à Possenhofen pour y rencontrer discrètement sa mère. Alliée à la famille du comte de Gineste dans le Tarn, Daisy de Lavaysse passe de longs séjours au château de Garrevaques près de Revel. Elle meurt avant sa mère, puisque cette dernière assiste aux obsèques de sa fille en l’église de la Madeleine à Paris, au grand étonnement de la presse.
  • MATHILDE LOUISE dite SPATZ (« Moineau »)(1843-1925), comtesse de Trani, née duchesse en Bavière. Elle épousa (1861) le prince Louis des Deux-Siciles (1838-1886), comte de Trani et frère de l’époux de Marie.  De cette union naquit :

  • Marie-Thérèse-Madeleine de Bourbon-Deux-Siciles, comtesse de Trani (Zurich, Suisse 15 janvier 1867- Cannes 1er mars 1909). Postérité.

Le 15 janvier 1867, elle met au monde une fille, Marie-Thérèse-Madeleine, dont la légitimité n’a jamais été mise en doute. La jeune Marie-Thérèse sera très proche de sa cousine, l’archiduchesse Marie-Valérie d’Autriche, et épousera en 1889, Guillaume, Prince de Hohenzollern-Sigmaringen. Le couple donnera une petite-fille et deux petits-fils à Mathilde, veuve depuis quelques années. En effet, le 8 juin 1886, le comte de Trani, a été découvert sans vie dans un hôtel parisien et l’on a parlé, sans vraiment savoir, de suicide.

Sa fille unique, la princesse de Hohenzollern développe une sclérose multiple, maladie dégénérative face à laquelle la médecine de l’époque se déclare impuissante. Mathilde, trois fois grand-mère, se consacre entièrement à son unique enfant. Marie-Thérèse meurt en 1909, âgée de 42 ans.

En 1912, sa petite-fille Augusta-Victoria de Hohenzollern épousait l’ex-roi Manuel II de Portugal. La petite Spatz avait depuis longtemps perdu sa gaieté et sa vivacité. Comme ses sœurs, elle était une femme brisée. Elle survécut encore à la Grande Guerre et vit s’effondrer les monarchies séculaires européennes. Sa sœur et elle durent se résoudre à économiser. En 1923/1924, la comtesse de Trani eut un accident qui l’obligea à porter une prothèse rééducatrice qui la fit beaucoup souffrir.

  • Inconnue de Castro, marquise de Lema (janvier 1864) Mathilde prend un amant, le diplomate espagnol Salvador Bermudez de Castro, marquis de Lema, (dont elle aurait eu une fille en janvier 1864) puis se réconcilie avec son mari.
  • SOPHIE CHARLOTTE AUGUSTE (1847-1897), duchesse d’Alençon, née duchesse en Bavière. Elle épousa (28 septembre 1868) le prince Ferdinand d’Orléans (1844-1910), duc d’Alençon.

De cette union naquit :

  • Louise (1869-1952) qui s’unit en 1891 au prince Alphonse de Bavière (1862-1933), infant d’Espagne.
  • Emmanuel (1872-1931)  duc de Vendôme, qui épouse en 1896, après une union et un veuvage secret (?), la princesse Henriette de Belgique (1870-1948), sœur du roi Albert 1er de Belgique.
  • MAXIMILIEN EMMANUEL dit MAPPERL (1849-1893), duc en Bavière. Il épousa le 20 septembre 1875 la princesse Amélie de Saxe-Cobourg-Gotha (1848-1894).  Ils auront trois fils qui seront les derniers descendants des ducs en Bavière.


De cette union naquit :

  • Siegfried, duc en Bavière (10 juillet 1876 – 12 mars 1952) ;
  • Christophe, duc en Bavière, (22 avril 1879 – 10 juillet 1963).  Il épousa Anna Sibig (18 juillet 1874 – 1er janvier 1958) ;
  • Luitpold-Emmanuel,  duc en Bavière (30 juin 1890 – 16 janvier 1973).

Représentation dans les arts

Filmographie















Comédie musicale



Bibliographie

  • 1905 : Une Impératrice de la solitude de Maurice Barrès (préface à Élisabeth de Bavière de Constantin Christomanos, Mercure de France)
  • 1936 : Élisabeth d’Autriche de Egon C. Corti
  • 1957 : Élisabeth d’Autriche l’impératrice assassinée de Henry Valloton, Librairie Arthème Fayard
  • 1961 : Le vrai visage de Sissi roman de Michel Manoll
  • 1963 : La Dame blanche des Habsbourg de Paul Morand
  • 1963 : Adieu, Sissi ! roman de Michel Manoll
  • 1979 : La tragédie d’Élisabeth de Carlo Scharding, Maurice Muller à Aubange
  • 1982 : Élisabeth d’Autriche de Brigitte Hamann
  • 1983 : Sissi ou la fatalité de Jean des Cars, Perrin, ISBN 2-262-02068-X
  • 1983 : Sissi ou la vulnérabilité de Cioran (in Vienne 1880-1938, L’Apocalypse joyeuse, Paris, 1986)
  • 1987 : Sissi, vie et destin d’Élisabeth d’Autriche de Raymond CHEVRIER, Ed. MINERVA, ISBN 2-8307-0050-3
  • 1992 : L’Impératrice anarchiste de Catherine Clément, Gallimard, ISBN 2-07-053204-6
  • 1993 : L’Impératrice de Nicole Avril, biographie romancée, Grasset. Éditions LGF-Livre de Poche en 1995.
  • 1994 : La Valse inachevée de Catherine Clément, roman. Éditions LGF-Livre de poche en 1996.
  • 1998 : Sur les pas de Sissi de Jean des Cars
  • 1998 : Mémoires de l’assassin de Sissi de Louis Lucheni
  • 1998 : Sissi, une vie retrouvée roman d’Agnès Michaux, roman. Editions 1, ISBN 2-84057-276-1
  • 1998 : Le Journal poétique de Sissi poésie d’Élisabeth, impératrice d’Autriche
  • 2001 : Louis II de Bavière et Élisabeth d’Autriche, âmes sœurs de Philippe Collas, Éditions du Rocher (ISBN 978 2 268 03884 1)
  • 2003 : Sissi les forces du Destin de Hortense Dufour
  • 2004 : Sissi, ses frères et sœurs : Valse tragique en Bavière de Erika Bestenreiner, Pygmalion, ISBN 2-85704-852-1
  • 2004 : Sissi à Sassetot le Mauconduit – 1875: un séjour impérial en France de Marie-Thérèse Denet-Sinsirt, Gilles Gallas éditeur
  • 2005 : Le Roman de Sissi roman d’André Besson
  • 2005 : Le Livre de l’impératrice Élisabeth. Pages de Journal de Constantin Christomanos
  • 2006 : Specchi ad angoli obliqui. Diario poetico di Elisabetta d’Austria’ de Matteo Tuveri, Aracne, Roma, ISBN 88-548-0741-9
  • 2007 : Tabularium. Considerazioni su Elisabetta d’Austria de Matteo Tuveri, Aracne, Roma, ISBN 978-88-548-1148-5
  • 2007 : Mes années avec Sissi d’Irma Sztáray ISBN 978-2-228-90321-9
  • 2007 : Sissi/Une femme d’avant-garde de Christine Mondon
  • 2007 : Da Cioran a d’Annunzio: percorsi letterari di Elisabetta d’AustriaDe Cioran vers d’Annunzio : sentiers littéraires de Elizabeth d’Autriche – de Matteo Tuveri, Rassegna d’Annunziana-revue de Centre National des études sur Gabriele d’Annunzio, Pescara, Italie
  • 2008 : Sissi (doublement) assassinée de Marie-Thérèse Denet-Sinsirt, Gilles Gallas éditeur
  • 2010 : Le Roman de Sissi d’Élisabeth Reynaud, Éditions du Rocher
  • 2011 : Sissi impératrice, la solitude du trône de Danny Saunders, Les éditeurs réunis


RÉFÉRENCES :

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_de_Wittelsbach

2 réflexions sur “ÉLISABETH DE WITTELSBACH, HÉRITIÈRE D’UNE GRANDE DYNASTIE

  1. Pingback: courtier

  2. Marie-Valérie était la fille la plus raisonnable et quand vint le temps de se marier, elle avait préféré, sous l’égide de sa mère, l’amour à un mariage dynastique.

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