SIR HUGH ALLAN ET SA VILLA RAVENSCRAG


Sir Hugh Allan (29 septembre 1810 au 9 décembre 1882) était un magnat du transport maritime écossais d’origine canadienne, financier et capitaliste. Au moment de sa mort, la Allan Shipping Line était devenue le plus grand empire maritime privée dans le monde. Il était chargé de transporter des millions d’immigrants britanniques au Canada et les entreprises qu’il a établies à partir de Montréal ont filtré à travers toutes les sphères de la vie canadienne, cimentant sa réputation de constructeur de l’Empire. Sa maison, Ravenscrag était la résidence principale du Golden Square Mile à Montréal. Aujourd’hui c’est le département de recherche et de psychiatrie de l’hôpital Royal Victoria à qui elle appartient, et de l’Université McGill.

Petite enfance en Écosse.

 

Né à Saltcoats, Ayrshire, il était le second fils du capitaine Alexander Allan et de son épouse Jean Crawford (1782-1856). En 1819, Alexander Allan avait fondé la Allan Shipping Line, qui est devenue synonyme de course de marchandises et de passagers entre l’Écosse et Montréal. Hugh Allan a reçu une éducation de paroisse à Saltcoats avant de commencer à travailler en 1823 dans l’entreprise familiale de courtage, Kerr & Co., de Greenock. Trois ans plus tard, il fut envoyé par son père à Montréal, pour travailler comme commis pour le marchand de grains, William Kerr. En 1830, il a pris une année sabbatique pour voyager à travers son pays natal, l’Écosse (plus tard, il a appelé sa maison, Ravenscrag, d’après son repaire favori dans son enfance en Ayrshire) et poursuivi par Londres, New York et le Haut-Canada.

Sauver la Allan Line à Montréal.

Les bureaux de H. & A. Allan par le port de Montréal. Construit en 1863.

De retour à Montréal en 1831, Allan est devenu un marchand à commission avec l’un des principaux importateurs de la ville, qui avait également agit de Montréal comme agent de la compagnie de sa famille, J & A Allan, de retour en Écosse. Se concentrant sur l’expédition, la construction navale et l’achat de céréales, Allan a progressé rapidement, aidé par une levée de capitaux et des contacts acquis grâce à ses liens familiaux, ainsi que les liens sociaux eux-mêmes développés majoritairement dans les communautés écossaises d’affaires à Montréal. En 1835, Allan a été nommé associé du cabinet qui, dès lors, a été connu comme Millar, Edmonstone & Co. Avec les encouragements et le capital de son père, Allan a étendu ses activités de transport de l’entreprise, et J & A Allan (alors dirigé par son frère ainé, James, à Glasgow) est devenu étroitement impliqué dans la construction de la flotte marchande. Par le temps (1839) le jeune frère de Hugh, Andrew (1822-1901), avait rejoint maintenant Edmonstone, Allan & Co., qui avait la plus grande capacité de transport de toutes les entreprises basées à Montréal.

Andrew Allan (1822-1901) et sa femme Isabella Ann Smith Allan en 1871.  Ils eurent huit enfants.

Dans les années 1850, Edmonstone & Allan ont été décrits par une maison de crédit comme un « vieux coffre-fort et une maison respectable et l’une des plus riches entreprises de la province », connu pour sa gestion responsable et ses liens avec les maisons de commerce à Londres, Liverpool et Glasgow. Aidé par l’influence croissante d’Allan en navires alliés, chemin de fer et les affaires de la banque, la société était « aussi bonne qu’une banque ». À partir de 1863, la société est devenue connue sous le nom de H & A Allan, de Montréal, une partie, mais une partie importante et complexe de l’empire de la famille Allan.

La Allan Royal Mail Line.

Le Canada, 1855. Avec l’Indien ces navires supérieurs ont aidé Allan à obtenir le contrat de Royal Mail en 1856.

En 1851, Hugh Allan avait été élu président de la Chambre de commerce de Montréal. En tant qu’entrepreneur et de chef élu de la communauté des affaires de Montréal, il a utilisé cette position pour défendre la création d’une ligne maritime subventionnée par le gouvernement en place entre la Grande-Bretagne, Montréal et Portland. Le service d’Allan a déclaré qu’il livrerait le courrier royal des deux côtés de l’océan Atlantique tout en transportant les immigrants en Amérique du Nord.  Bien qu’Allan ait eu l’idée, la concurrence pour le contrat était féroce. Malgré un soutien important des deux côtés de l’Atlantique et une préparation minutieuse, Allan a perdu l’appel d’offres en 1853. Toutefois, le consortium qui a remporté le contrat, dirigé par Samuel Cunard, a connu des difficultés presque immédiatement et Allan a réagi en construisant davantage de navires sur la Firth of Clyde (vaste étendue d’eau côtière du Royaume-Uni) à l’aide d’une technologie supérieure (notamment le Canada et l’Inde). Ces navires ont formé le noyau de la Montréal Ocean Steamship Company de Allan, constituée par lui et son frère, Andrew, en 1856. Il a été soigneusement conçu pour les Canadiens, mais il était inextricablement lié (et financée) par la famille Allan en Écosse. En 1856, avec l’aide de politiciens conservateurs tels que Sir John Rose, Sir George-Étienne Cartier et Lewis Drummond, la Montréal Ocean Steamship Company (populairement appelé la Allan Line) a arraché en retour le contrat de Samuel Cunard. En 1859, le service était sur ​​une base hebdomadaire et Allan a signalé son investissement dans la société à 3,5 millions £.

Samuel Cunard (1787-1865).

Au-delà du courrier et de l’immigration de passagers, la Allan Line a réalisé des profits (conversion d’un de ses navires sans frais ni détail à l’attention épargnée), les troupes (dans les guerres de Crimée et Zulu), de marchandises générales, les biens manufacturés et très nécessaires aux Canadiens, le blé à la Grande-Bretagne. Après que le pont Victoria ait ouvert en 1859, Allan est devenu dépendant du chemin de fer Le Grand Tronc et a signé un contrat de dix ans avec eux. Mais, il est vite devenu frustré par le chemin de fer, quand il a voulu qu’ils triplent leurs livraisons du Midwest américain, il se sentit menacé par les projets du chemin de fer pour former une compagnie de navigation avec des entreprises rivales de New York et Boston. En 1873, Allan a exprimé «le désir de nous protéger ».

Chemins de fer et le scandale du Pacifique.

En même temps que Allan était dépendant du chemin de fer du Grand Tronc, le gouvernement canadien s’est engagé à construire un chemin de fer à travers la Colombie-Britannique. Bien que lent à se déplacer dans l’entreprise du chemin de fer, dans les années 1870, Allan est devenu l’entrepreneur de chemin de fer le plus flamboyant du Canada. Il a aidé à placer des collègues de confiance (comme son avocat John Abbott, l’agent Louis Beaubien et le politicien John Hamilton) dans des postes de direction des chemins de fer reliés à l’aventure. Allan lui-même investit massivement, en particulier dans ceux qui relieraient le port de Montréal à l’Ouest canadien, et il est devenu le président du chemin de fer de la colonisation du nord de Montréal en 1871. Obtention de l’appui du Canada français (aidé en grande partie par sa relation avec Antoine Labelle), le chemin de fer d’Allan a gagné d’importants avantages à Québec, y compris une souscription de 1 million de dollars de la Ville de Montréal. Allan était celui qui avait le plus d’influence en 1870 au Canada, et, après avoir écarté les intérêts américains dans le chemin de fer du Pacifique, il était le choix logique pour remporter le contrat.

Sir John Joseph Caldwell Abbott (1821-1893). Avocat de Sir Hugh Allan.  Il a été le troisième premier ministre du Canada du 16 juin 1891 au 24 novembre 1892. Il a été maire de Montréal. Il est aussi l’arrière-grand-père de l’acteur canadien Christopher Plummer et de Maude Abbott.

Il a créé un consortium pour construire le chemin de fer national, et il le promit comme condition à la Colombie-Britannique pour se joindre à la Confédération.  Pour s’assurer le contrat, il a soudoyé le premier ministre Sir John A. Macdonald, souscrivant plus de 350 000 dollars pour la campagne de réélection de Macdonald en 1872, mais le scandale du Pacifique (et la défaite de Macdonald) a terminé ses rêves de suprématie dans le secteur ferroviaire. Cependant, grâce à sa banque, la banque des commerçants du Canada, il a toujours financé et maintenu un intérêt direct dans la plupart des compagnies ferroviaires canadiennes.

Sir John Alexander Macdonald (1815-1891).  Il fut la première personne à occuper le poste de premier ministre du Canada. Figure dominante de la Confédération canadienne, sa carrière politique s’étendit sur près d’un demi-siècle. Macdonald resta premier ministre durant 19 ans, une durée excédée seulement par William Lyon Mackenzie King.

La Banque des commerçants du Canada.

L’édifice de la Banque des commerçants, rue Saint-Jacques, Montréal en 1870.

Alors qu’il était encore dans la trentaine, Allan est devenu administrateur de la Banque de Montréal et est resté en poste pendant dix ans (1847-1857). Il a également occupé des postes importants dans la Banque Commerciale du Canada, la Banque du Haut-Canada, la Banque Maritime du Dominion du Canada et la Banque de la Ville de Montréal. Il a été administrateur de la Société de crédit de Montréal et président de la Société permanente de construction provinciale qui est devenue la Société de prêt provinciale en 1875. Hugh Allan a fondé la Banque marchande du Canada à Montréal, en 1864 avec un capital de 6,78 millions de dollars et un fonds de réserve de 6,8 millions de dollars.

Pour desservir ses besoins financiers et comme source de capital, Allan a fondé la Banque des marchands du Canada. Gérée comme une entreprise familiale, elle a été fondée en 1861, mais n’a pas ouvert avant 1864. Allan a été président de la banque jusqu’à sa mort quand il a été remplacé par son frère, Andrew. La banque est vite devenue connue comme l’une des plus dynamiques du Canada. Ils ont pris sur les cours de la banque commerciale du Canada et au milieu des années 1870, ils lui ajoutèrent des succursales à New York et à Londres.

L’association d’Allan avec la banque a facilité sa croissance dans d’autres entreprises rentables. Allan avait des intérêts dans les nouvelles technologies de communication, la fabrication et les mines. En 1852, il devient président de la Compagnie du télégraphe de Montréal, et en fin de compte il vendit »l’usine de téléphone MTC » à Bell Téléphone pour 75.000 $. Il a également établi des mines de charbon en Nouvelle-Écosse et des usines de textiles, de chaussures, de papier, de tabac, de fer et de l’acier dans le centre du Canada. L’édifice de la Banque des marchands au 92-94, rue Water, Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard, construit en 1871 est sur ​​le registre des lieux historiques du Canada.

Allan était président de la Corwall wool Manufacturing Company et possédait 165 parts dans la société de laine en Ontario. George Stephen, compatriote écossais, président de la Banque de Montréal, et le premier négociant en gros de la ville, avait intéressé Allan aux textiles de coton et les deux financiers ont capitalisé sur la volonté de Cornwall, en Ontario, pour subventionner la production textile. Allan est devenu président d’une entreprise de Cornwall, le Cotton Manufacturing Company Canada, en 1872, et était l’un des fondateurs de la Stormont Cotton Manufacturing Company huit ans plus tard. Il avait aussi contribué à fonder la Compagnie cotonnière de Montréal à Salaberry-de-Valleyfield au Québec.  En 1874, avec un dividende de 11 pour cent en 1880, 20 pour cent en 1881, et 14 pour cent en 1882, le stock de coton Montréal vendu à une prime pouvant aller jusqu’à 60 pour cent en 1881-1882.

Les profits étaient élevés, mais les conditions de travail dans les filatures de coton étaient notoires. Allan, jamais noté comme un employeur modèle, était plus préoccupé par le profit que par le bien-être de ses employés, et ses filatures de coton ont fait l’objet de plaintes concernant les salaires, l’eau, le travail des enfants, et les accidents industriels. Les tisserands dans le Coton au Canada et à  la Stormont Cotton Mills étaient payés 5 $ par semaine en 1888 et un teinturier à Cornwall était payé 1,25 $ par jour. Dans l’usine de Montréal, les enfants de dix ans travaillaient pieds nus tout l’hiver.

La vie de famille et la mort.

La maison d’Allan, Ravenscrag dans le Golden Square Mile, à Montréal  achevée en 1863.

 

Ancienne maison de Simon McTavish vers 1850 (1750-1804).

En 1860, Hugh Allan a acheté une partie de la succession de Simon McTavish et a démoli le vieux manoir qui se trouvait là pour faire place à son nouveau domicile, Ravenscrag, une somptueuse maison Renaissance italienne et la résidence principale du Golden Square Mile.  La maison, qui a dépassé le château Dundurn à l’échelle de grandeur, a été achevée en trois ans en 1863, et la salle de bal seul pouvait accueillir plusieurs centaines d’invités. Après sa mort, elle a été habitée par le deuxième fils de Hugh Allan, Hugh Montague Allan, jusqu’à ce qu’il en ait fait don à l’hôpital Royal Victoria à Montréal en 1940. Les Allans ont diverti le prince Arthur de Connaught, Lord Lisgar, le comte de Dufferin et le vicomte Wolseley, etc.

Château Dundurn devant et derrière, Hamilton, Ontario pour Sir Allan Napier MacNab (1798-1862).

À Montréal, le 13 aout 1844, Hugh Allan a épousé Mathilde Caroline Smith (1828-1881), l’ainée des quatre filles de John Smith (d.1872) de Athelsthane Hall, Montréal, et sa femme Betsy Rea. John Smith était originaire de Athelstaneford en Écosse et est devenu l’un des principaux marchands de marchandises sèches de Montréal. La sœur de Caroline, Isabelle, avait épousé le frère de Hugh, Andrew en 1848. Les deux sœurs restantes de Lady Allan ont épousé respectivement Hartland St Clair MacDougall (frère de George Campbell MacDougall) et James St George Bellhouse, de la firme Bellhouse & Dillon. Lady Allan est morte à Montréal, en juin 1881, à 53 ans. Ils étaient les parents de quatre enfants (un cinquième précèdera son père dans la tombe) et huit filles :

Lady Matilda Caroline (Smith) Allan par Wiliam Notman.

 

·  ALEXANDER R. ALLAN (2 aout 1844 – 29 juin 1901) « n’était pas taillé pour les affaires». Il a épousé Éva Belford Travers, fille de John N. Travers et une nièce du Général James Travers VC. Le couple vivait tranquillement avec leur fils au 112 rue King, à Brockville en Ontario, où il a dirigé la Banque de Montréal.

·  MATHILDA JANE ALLAN (1855 – ?) ;

·  MARGARET MACFIE ALLAN (1857- ?), a épousé Charles McEachran (1864-1919) de Montréal ;

·  COL. SIR HUGH MONTAGU ALLAN (1860-1951), vice-président de la compagnie Allan, président de la Banque des marchants. Héritier principal de son père, il a hérité de Ravenscrag et épousa Isabel Mackenzie. Tous les enfants, y compris Martha Allan, les ont précédées dans la tombe ;

Le 18 octobre 1893, Montagu Allan se marie avec Marguerite Ethel Mackenzie (1873-1957) de qui il a quatre enfants :

Les enfants de Sir Hugh Montagu Allan en 1901 à Cacouna.

  1. Marguerite Martha (1895-1942), qui fonda le Théâtre de répertoire de Montréal). Ne s’est jamais mariée.
  2. Hugh Allan Jr. (1897-1917). Il est mort au combat durant la Première Guerre mondiale.
  3. Anna Marjory (1898-1915).  Noyée dans le naufrage du Lusitania, son corps ne fut jamais retrouvé.

Anna Marjory Allan à 16 ans, le 10 mai 1915

  1. Gwendolyn Évelyn (1900-1915). Noyée dans le naufrage du Lusitania, son corps fut retrouvé et ramené à Montréal pour être inhumé dans le caveau familial.

Gwendolyn Évelyn Allan à 15 ans, le 10 mai 1915

La propriété MONTROSE à Cacouna en 1901.

Sir Montague et Lady Allan vivaient à Ravenscrag dans le Golden Square Mile pendant les hivers, et à MONTROSE à Cacouna pendant les étés. Sir Montague Allan possédait également ALLANCROFT une ferme près de Beaconsfield, où il éleva ses chevaux. Allancroft a brulé en 1938. Après la mort de leurs plus jeunes filles, les Allan ont passé moins de temps à Montrose et en 1941 ils ont vendu la maison à l’Ordre des Frères capucins pour 10 000 $. Après que leur dernier enfant est mort, les Allan ont donné Ravenscrag à l’Hôpital Royal Victoria à Montréal.  Ils sont enterrés dans le cimetière Mont-Royal à côté de deux de leurs filles.

·  BRYCE JAMES ALLAN (né en 1862) a réussi à la Allan Line de Boston. Il a étudié au Collège Bishop, en France et en Allemagne. Il vivait à « ALLANBANK » près de Boston (maintenant connu sous le nom de Tupper Manor au Massachusetts, c’est maintenant le Wylie Inn and Conference Center du Collège Endicott). En 1896, il épouse Anna, la fille du Général Francis Winthrop Palfrey de Boston ;

WILLIE INN AND CONFERENCE CENTER

WYLIE INN AND CONFERENCE CENTER at Endicott College

·   PHOEBE MARIE ALLAN (1852-1904). Elle a épousé le 1er mars 1877, le Capitaine Sir George Lauderdale Houstoun-Boswall, 3ème baronnet (1847-1908), petit-fils du Général Sir William Houston, 1er baronnet.  Lady Houstoun-Boswall était la mère d’une fille et de deux fils ;

 

1- Évelyn Mary Alice Houstoun-Boswall (1885-1963) : Elle épousa le Major Alexander Houstoun de Clerkington (1870-1939) le 8 aout 1915.  Après son mariage son nom devint Houstoun. Ils eurent deux enfants R.A.H. Houstoun (1915-1979) et A.C. Houstoun (1917-1990).

2- Capitaine Sir George Réginald Houstoun-Boswall de Blackadder, 4ème baronnet : ( 6 décembre 1877 –  27 septembre 1915). Il épousa Naomi Véronica Anstey (1887 – 26 novembre 1970), le 25 février 1913.  Il est mort à l’âge de 37 ans en service actif.  Ils demeuraient au 2 Cornwall Terrace, Regent’s Park, Londres.

 

Lady Naomi Véronica Anstey Houstoun-Boswall et son mari Sir George Réginald Houstoun-Boswall de Blackadder.

  • Sheila Mary Houstoun-Boswall (28 décembre 1913 – 15 janvier 1914)
  • Élisabeth Phoebe Houstoun-Boswall (21 mai 1915 – 23 octobre 2008). Elle épousa le Major John Alastair Livingston Timpson, le 25 mai 1940. Elle et le Major  John Alastair Livingston Timpson ont divorcés en 1956.

Enfants de Élizabeth Phoebe Houstoun-Boswall et du Major John Alastair Livington Timpson :

  • 1- Nicolas George Lawrence Timpson (21 février 1941). Il a épousé Lady Sélina Catherine Meade. 2 enfants : Lawrence Rupert John Timpson (5 juillet 1974) et Catherine Sélina Alexandra Timpton (13 janvier 1979).
  • 2- Rupert Alastaire Hugh Timpson (18 juin 1945). Il a épousé Anne Meigh.  Pas d’enfant.
  • 3- Gérard Brian Sébastian Timpson (29 juillet 1946). Il a épousé Siobhan Anne Southwell Fitzgerald. Pas d’enfant.
  • 4- Véronica Naomi Linvingston Timpson (21 janvier 1950). Elle a épousé le 28 mars 1973 William James Robert Peel, 3ème Comte Peel et le mariage a été dissouts en 1987.

Deux enfants :

  • 1– Ashton Robert Gérard Peel, vicomte Clanfield (16 septembre 1976) a épousé Matilda Rose Aykroyd (née le 15 mars 1978) en 2004. Mathilde est la troisième fille et quatrième enfant (et jeune) du sous-lieutenant de la Coldstream Guards David Peter Aykroyd (né le 6 juin 1937) et son épouse Lydia Huldine Beamish (18 janvier 1939 au 9 juillet 2004). Lord et Lady Clanfield ont trois filles, l’honorable Isla Rose Huldine Peel (née le 24 mars 2005), L’honorable Willa Katherine Peel (née le 1er décembre 2006), et l’honorable Iona Florence Emily Peel (née le 1er janvier 2011) ;
  • 2- Lady Iona Joy Julia Peel (18 septembre 1978) Lady Iona Peel a épousé Robert Alexander Edward Bowen, le 14 mai 2005.  Il a épousé en deuxièmes noces l’honorable Charlotte Clémentine Soames (née le 17 juillet 1954), fille de Lord Soames et de son épouse, Mary Churchill, fille de Sir Winston Churchill, le 15 avril 1989. Ils ont une fille, Lady Antonia Marie Catherine Peel (née en 1991).
  • 3- Sir Thomas Randolph Houstoun-Boswall de Blackadder, 5ème baronnet : ( 5 février 1882 – 4 décembre 1953). Il épousa Édith Mary Salter, le 8 aout 1912.

Enfants de Sir Thomas Randolph Houstoun-Boswall de Blackadder, 5ème baronnet et Édith Mary Salter.

  • Thomas Gordon Houstoun-Boswall (20 février 1915 – 7 mai 1915) ;
  • Paméla Nanine Houstoun-Boswall (6 juin 1916 – 27 mars 2008) ;
  • Patricia Mary Houstoun-Boswall (16 octobre 1917).  Elle vit depuis 2003 dans le Surrey, Angleterre.  2 enfants (Judith Christina (1942) et Pamela Mary (1947).
  • Lieutenant George Cleeton Houstoun-Boswall (1er septembre 1920 – 11 décembre 1941) ;
  • Élizabeth Flora Houstoun-Boswall (12 mai 1923). 2 enfants : Nicolas Georges James (1942) et Victoria Jane (1956).

___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

·  ÉDITH M. ALLAN (née en 1865), mariée à James Colin Routledge. Ils ont hérité de l’une des fermes du père d’Édith à Belmère au Québec et étaient les parents de deux fils ;

·  FLORENCE ALLAN : Elle a épousé Albert H. White du Québec et après sa mort, le Major Général J.F. Wilson. Les filles White, Gladys et Eileen, toutes deux mariées aux deux fils de John Ogilvie, frère de William Watson Ogilvie et avec lui l’un des fondateurs de la minoterie Ogilvie. Gladys a épousé le Major Alexander Thomas Ogilvie et Eileen a épousée Douglas Watson Ogilvie. Dorothy Blanche a épousé l’avocat montréalais, J.W. Cook ;

·  MABEL GERTRUDE ALLAN (1867-1955) a épousé Auguste Colin Campbell Monk (1860-1926), Seigneur de Rouville. Il était le fils du Major Thomas-Edmund Campbell et d’Henriette-Julie, fille du capitaine Michel Juchereau Duchesnay-Louis.  Ils vivaient au Manoir Rouville-Campbell et étaient les parents d’un fils et deux filles. Énid Margaret s’est mariée, mais n’a pas laissé d’enfants ;

Colin Campbell, son épouse Mabel Allan Campbell et leur fille Phoebe.

·       Énid Margaret Campbell (23 février 1889 – 1978).  Elle épousa une première fois (1) Joseph Charles Wray en 1913 à Montréal. Et ensuite (2) Harold Édouard (Harley) Walsh le 25 avril 1955 à Clayton, Nouveau-Mexique (pas d’enfant).

Phoebe Duchesnay Campbell, (20 novembre 1895 – 21 mars 1984) ;

Colin Archibald Allan Campbell (22 mars 1897 – 18 aout 1898). Mort en bas âge.

MANOIR ROUVILLE CAMPBELL

Manoir Rouville-Campbell qui appartient aujourd’hui à la famille Imbeau.

·  ARTHUR ÉDOUARD ALLAN (né en 1871), décédé jeune dans un incendie accidentel ;

·  JEAN ALLAN (? – 1935), a épousée le Dr William Shaw vers 1884. Ils se sont installés à Govan, une ville industrielle près de Glasgow, où il recevait ses patients dans les logements surpeuplés de Glasgow. Il est mort au bout de quelques années de la tuberculose. Jean par la suite est revenue au Canada avec leur fils, et a vécue à  Owen Sound.

LA MORT DE SIR HUGH ALLAN.

En 1871, Hugh Allan a été nommé Chevalier Commandeur de l’Ordre de St-Michel et St-George par la reine Victoria pour ses services dans le cadre du développement de la navigation à vapeur. Peu de temps après la mort de sa femme, il est décédé lors d’une visite à son gendre, Sir George Houstoun-Boswall, à Édimbourg, en décembre 1882. À sa mort, il fut l’un des hommes les plus riches du monde, avec une fortune estimée à entre huit et douze millions de livres. Ses restes ont été ramenés à Montréal et il fut enterré avec sa famille au cimetière Mont-Royal. Les entreprises canadiennes d’Allan, presque entièrement construites par Hugh Allan, ont continué à fonctionner sous la direction de son frère, Andrew Allan.

RAVENSCRAG LA PLUS GRANDE ET LUXUEUSE MAISON DE MONTRÉAL EN SON TEMPS.

 

La maison Hugh Allan, dite Ravenscrag, fut successivement la résidence de Sir Hugh Allan de 1863 à 1882 et de son fils ainé Sir Hugh Montagu Allan de 1882 à 1940. Depuis 1940, cette ancienne maison bourgeoise est la propriété de l’hôpital Royal Victoria et elle abrite l’Institut Allan Mémorial qui héberge le département de psychiatrie de l’hôpital et du centre universitaire et de santé McGill.

Construite essentiellement entre 1861 et 1863, cette résidence du Golden Square Mile (Mille carré doré) fut principalement conçue et réalisée par l’architecte  Victor Roy dans le style néorenaissance italienne du mouvement architectural victorien, et comporta à l’origine plus de 72 pièces.  Hugh Allan baptisa sa résidence « Ravenscrag » suite à sa construction dans les années 1860.

Victor Roy architecte (1837-1902). Roy est membre fondateur de l’Association des architectes de la province de Québec en 1890, et ses pairs l’élisent président en 1892.

L’architecte John William Hopkins de la firme William & Wily aurait également contribué à la conception et à la réalisation de plusieurs pièces importantes de la maison. De nombreux autres architectes et entrepreneurs ont également participé à sa construction, à la décoration intérieure et aux divers travaux de modifications du bâtiment.

John William Hopkins architecte (1825-1905).

Cette résidence fait partie de l’ancien domaine de Hugh Allan qui comprend la maison, les écuries, la maison du gardien et le belvédère. Ce domaine fait l’objet de quelques mesures de protection.

Le 15 décembre 1987, la Ville de Montréal a déclaré par règlement une zone délimitée du Mont-Royal incluant le domaine Hugh Allan de «Site du patrimoine».

Le 9 mars 2005, le Gouvernement du Québec a déclaré par décret une zone délimitée du Mont-Royal, qui inclut également le domaine Hugh Allan, de « Arrondissement historique et naturel».

En 2012, la maison Hugh Allan a été déclarée par le gouvernement du Québec « site patrimonial du Mont-Royal».

LOCALISATION.

La grille monumentale d’accès au Ravenscrag (1913).

L’ancienne entrée des calèches depuis l’avenue des Pins Ouest (2012).

L’allée des calèches (1902).

La maison Hugh Allan est située au 835-1025 de l’Avenue des Pins Ouest dans le quartier du Golden Square Mile (Mille carré doré) de l’arrondissement Ville-Marie de la Ville de Montréal. Elle est localisée à environ 3,5 km du Vieux-Montréal. Le site est desservi par les autobus no 107 Verdun et no 144 Av. des Pins.

La maison se trouve plus précisément sur le versant sud-est du Mont-Royal et elle est située en haut de la rue McTavish. On y accède depuis la grille monumentale ou depuis l’ancienne entrée des calèches plus à l’ouest, toutes les deux donnant sur l’Avenue des Pins Ouest.

La maison du gardien (2012).

HISTORIQUE.

Sommaire des étapes de construction

Années

Étapes de construction

Architectes

Entrepreneurs

1861-1863

Construction

Victor Roy : conception et William Speir & Son : architectes superviseurs

Daniel Wilson et John Macfarlane : maçonnerie; Wand et Henry Jackson : briquetage et quincaillerie; George Roberts : charpenterie, peinture et vitrage.

entre 1861 et 1872

Construction de la salle de bal et de la serre

Alexander G. Fowler et Victor Roy

entre 1861 et 1872

Construction de la salle de billard, d’une antichambre à la salle de bal et décoration de la salle de bal

John William Hopkins et Daniel Wily

1889

Agrandissement de l’aile est

Andrew Thomas Taylor et George William Gordon

1898

Agrandissement de l’écurie

Andrew Thomas Taylor et George William Gordon

1907

Construction du mur de clôture

C. Levitt (New York)

Gray & Wighton

Vers 1913

Agrandissement de la serre

Lord & Burnham Co.

1926

Reconstruction d’une partie du mur de la clôture longeant l’avenue des Pins

John Wighton

1943-44

Transformation en hôpital

Harold Lawson et H.B. Little

Sutherland Construction Co.

1945

Élimination des galeries à l’ouest de la tour et modification de la façade

Harold Lawson et H.B. Little

Sutherland Construction Co.

1952-53

Construction de l’annexe arrière

E.I. Barott, L.E. Marshall, R.A. Montgomery et J.C. Merret

1964

Modifications intérieures

Angus Robertson

1991

Restauration de la porte d’entrée principale à double battant

1993

Restauration du vestibule, du hall et de l’écurie

Avant 1860 : le « château » McTavish.

Maison McTavish (vers 1850).

À l’origine, le domaine Hugh Allan appartenait à Simon McTavish, un riche marchant de fourrure qui a fondé en 1783 la Compagnie du Nord-Ouest, une des plus importantes compagnies canadiennes de traite de fourrure de l’époque. En 1803, alors qu’il habitait sur la rue Saint-Jean-Baptiste dans le Vieux-Montréal, McTavish décida de faire construire en l’honneur de son épouse, Marie-Marguerite Chaboillez, un « château » à l’écart de la vieille ville, sur un terrain situé sur un versant du Mont-Royal. Cependant, Simon McTavish mourut l’année suivante et les travaux furent interrompus et jamais repris. L’histoire ou la tradition romantique racontait que, lors de la construction du château, Simon McTavish se rendit à Londres avec son épouse. Cette dernière aurait refusé par la suite de rentrer à Montréal, brisant ainsi le cœur de Simon McTavish qui en mourut. La maison à demi complétée fut alors sans acquéreur, laissé à l’abandon et sujette à des actes de vandalisme, ayant par la suite la réputation d’être hantée.

En 1844, Hugh Allan, un important homme d’affaires montréalais d’origine écossaise.  Le 13 octobre 1860, leur troisième enfant et premier fils, Hugh Montague Allan, naquit. C’est à cette époque que Hugh Allan décida de se faire construire une nouvelle résidence reflétant sa richesse et son pouvoir. Il décida alors de faire ériger sa nouvelle maison sur un versant du Mont-Royal à l’abri du bruit, de l’agitation et des regards indiscrets de la ville, lui conférant ainsi plus d’espace, de confort et d’intimité. La situation choisie du domaine eut alors l’avantage d’être ni trop proche de la ville, ni trop loin, lui permettant ainsi d’y accéder rapidement tout en bénéficiant de ces autres avantages. Le choix de cet endroit n’est également pas étranger à cette nouvelle mode des familles anglophones aisées de l’époque de s’installer dans le nouveau quartier riche du Mille carré doré (Golden Square Mile).

De cette façon, il acheta les 14 hectares de l’ancien domaine de Simon McTavish pour une somme de 10 000 $ et vendit pour une somme de 70 000 $ sa précédente résidence située sur la rue Sainte-Catherine. Cette dernière fut achetée par des méthodistes qui y ont érigé l’église Saint-James, surnommée « Cathédrale du Méthodisme », qui devint dans les années 1920, l’église unie Saint-James.

L’ancien « château » abandonné depuis 1804 est alors rasé entre 1860 et 1861 pour faire place aux travaux de construction de la nouvelle résidence.

1860 à 1863 : la construction.

Résidence royale d’Osborne (2002).

La maison Lyman, dite Thornhill, sur la rue McTavish à Montréal, également inspirée de la résidence royale d’Osborne.

Vers 1860, à la suite d’un concours d’architecture, Hugh Allan retint les services de l’architecte Victor Roy pour la conception d’une maison de 72 pièces sur l’ancien domaine de Simon McTavish situé sur le Mont-Royal.

La construction débuta entre 1860 et 1861et se poursuivit jusqu’en 1863. Des architectes de la firme William Speir & Son supervisèrent les travaux de construction. De nombreux autres architectes et entrepreneurs ont également participé à sa construction, à la décoration intérieure et aux divers travaux de modifications du bâtiment.

La maison fut construite comme une villa ou une maison de campagne anglaise de style néorenaissance à l’italienne du mouvement architecturale victorien. Selon un article paru dans The Montreal Star en 1940, le choix de Hugh Allan pour ce style proviendrait de ce voyage qu’il aurait réalisé lorsqu’il était jeune garçon en sa terre natale d’Écosse. Lors de son séjour, il aurait visité et admiré la demeure du marquis de Lorne située sur une falaise dans le comté de Ayrshire. Cette visite l’aurait tant impressionné qu’il fût inspiré des années plus tard à non pas copier, mais reprendre les traits caractéristiques généraux de son style architectural tout en le surpassant en beauté, faste et grandeur. Toutefois, cette histoire « semble davantage un montage journalistique pour satisfaire le gout des lecteurs du The Montreal Star  que le romantisme d’une véritable histoire plausible d’architecture». Le style de la résidence et le mouvement architectural dans lequel il s’inscrit laissent douter de cette histoire, le contexte historique semblant éclairer davantage sur l’origine du style choisi.

À l’époque victorienne, l’édification de maisons de campagne ou de villas fut très populaire. La révolution industrielle et le boum agricole eurent pour effet de faire naitre de nouvelles fortunes et d’augmenter la fortune des classes supérieures. Ces derniers investirent notamment leurs surplus dans les terres et y firent ériger de monumentales maisons de campagne, un moyen pour ainsi étaler sa richesse.

En 1847, le Prince Albert fit ériger sur l’ile de Wight avec l’aide de Thomas Cubitt la résidence royale d’été d’Osborne. Cette résidence de style néorenaissance italienne inspira la construction de plusieurs maisons de campagne en Angleterre pour ensuite s’étendre en Amérique du Nord et dans les colonies britanniques jusque dans les années 1870. Cette résidence aurait été manifestement une source dominante d’inspiration pour la conception de la maison de Hugh Allan, son style étant ainsi d’inspiration anglaise.

Le Prince François Auguste Charles Albert Emmanuel de Saxe-Cobourg et Gotha mari de la reine Victoria 1ère (1819-1861). Osborne House sur l’ile de Wight.

Toutefois, le nom avec lequel Hugh Allan baptisa sa maison dans les années 1860, « Ravenscrag », n’a aucun lien avec l’Angleterre et dérive plutôt de sa terre natale d’Écosse. Quant au confort, la résidence fut pourvue de l’équipement le plus avancé de son temps pour assurer un confort optimal, notamment en terme de plomberie et de chauffage.  Aussi, la maison fut conçue de manière à remplir une de ses fonctions principales, soit d’accueillir de grandes réceptions mondaines et de recevoir des invités de marque.

1863 à 1882 : Sir Hugh Allan.

Bal donné en l’honneur du comte de Dufferin à Ravenscrag (1872).

Au temps de Sir Hugh Allan, de grandes réceptions mondaines eurent lieu au Ravenscrag et presque tous les gouverneurs généraux du Canada de ce temps y ont été reçus.  En 1869, Hugh Allan reçut le Prince Arthur du Royaume-Uni, futur duc de Connaught et de Strathearn (1874) et gouverneur général du Canada de 1911 à 1916.

Le prince Arthur du Royaume-Uni, duc de Connautht et Strathearn (1850-1942) et sa femme Louise Margaret de Prusse (1860-1917).  Il a été le 10ème gouverneur général et vice-roi du Canada.

En 1872, Allan organisa un bal à Ravenscrag en l’honneur du comte de Dufferin, 3e  gouverneur général du Canada de 1872 à 1878. Quatre-cents personnes furent invitées au bal dont trois-cents furent présentes. « La société canadienne y fut bien représentée. »   Toutes ces réceptions se déroulaient principalement habituellement dans la grande salle de bal de la résidence. Elle semble être également l’endroit où on célébrait l’arrivée du Nouvel An.

Frédérick Temple Hamilton-Temple-Blackwood (1826-1902), 1er comte de Dufferin puis 1er marquis de Dufferin et Ava, fut le 3ème gouverneur général du Canada de 1872 à 1878 et vice-roi des Indes de 1884 à 1888. Sa femme Lady Hariot Georgina Dufferin.

Le 9 décembre 1882, Hugh Allan décéda subitement à l’âge de 72 ans lors d’un voyage d’affaires en Écosse. Il fut retrouvé avec la tête qui reposait sur une main recouvrant une lettre à moitié écrite. Son cadavre fut alors rapatrié et ramené à Ravenscrag. Son cercueil franchit la grande porte d’entrée à double battant pour être ensuite posé dans une pièce située au nord-ouest du rez-de-chaussée et entouré de fleurs. Les funérailles eurent lieu le 27 décembre 1882 à l’église St-Andrew. Tous les drapeaux de la Ville de Montréal furent mis en berne et plusieurs commerces fermèrent leurs portes cette journée-là pour rendre un dernier hommage à Hugh Allan. Le Montreal Driving Club annula même leur excursion du samedi par respect pour le défunt. Le maire de Montréal de l’époque, Jean-Louis Beaudry, ainsi que tous ses conseillers municipaux participèrent à la marche funèbre. Il y avait tant de monde qui bordait la route lors de la procession funèbre que le cortège avait parfois des difficultés à se frayer un passage, non sans l’aide de la police.

1882 à 1940 : Sir Hugh Montague Allan.

Prince Arthur de Connaught en visite à Montréal, Ravenscrag (1906).

Prince Fushimi Hiroyasu en visite à Montréal, Ravenscrag (1907).

À la mort de Sir Hugh Allan en 1882, son fils ainé, Hugh Montagu Allan, devint l’héritier de Ravenscrag conformément à son testament qui stipulait : « il est de mon désir que mes exécuteurs testamentaires transmettent à mon fils, Hugh Montagu Allan, la propriété de la maison et du domaine de Ravenscrag ainsi que tous les biens meubles qui la garnissent. » Dès 1889, comme le témoigne une pierre de la maison où il y est gravé « 1889 », Hugh Montagu apporta plusieurs modifications à la résidence. Il demanda cette année- là aux architectes Andrew Thomas Taylor et George William Hamilton Gordon (1854-1906) d’agrandir l’aile dédiée aux domestiques. Un troisième étage entier fut notamment ajouté à cette aile. En 1898, Huth Montagu leur demanda aussi d’agrandir l’écurie pour accueillir, à sa demande, des chevaux pur-sang. Cette écurie porte d’ailleurs son nom de nos jours. D’autres modifications eurent lieu dans les années 1890 : l’ancien hall d’entrée fut fermé et joint au vestibule, la salle à manger fut agrandie d’environ 3 m (environ dix pieds) et, à cause d’une vue privilégiée sur la ville et le fleuve Saint-Laurent, de nombreux balcons et terrasses virent le jour sur la façade avant, notamment sur le toit de la salle à manger, de l’ancien portique et du toit de la véranda qui fut d’ailleurs aussi agrandie. Les lucarnes se trouvant de part et d’autre du campanile furent abaissées pour finalement percer la corniche.

Sir Andrew Thomas Taylor, architecte (1850-1937).

George William Hamilton Gordon architecte (1854-1906)

En 1893, Hugh Montagu Allan épousa Marguerite Ethel Mackenzie. Dès lors, Hugh Montagu continua la tradition hospitalière de la famille. En 1907, Sir Hugh Montagu Allan reçut à Ravenscrag le Prince Fushimi Hiroyasu, frère de mikado et il fut chargé de ses divertissements lors de sa visite à Montréal. Cette visite lui valut son investiture au sein de l’Ordre du Soleil levant.

Toutes ces visites donnèrent lieu à de grandes réceptions mondaines qui pouvaient durer presque toute la nuit. Ces réceptions débutaient par de somptueux soupers conçus souvent pour plus de cent convives. La soirée se déplaçait par la suite dans la salle de bal où des musiciens juchés sur la tribune des musiciens  jouaient « des polkas et des valses qui faisaient tourbillonner les danseurs jusqu’au petit matin. » L’hospitalité des Allan ne se limitait pas qu’à des réceptions : la famille organisait également des parties de cartes, des chasses à courre, des courses de chevaux ou des promenades en voiture.

Toutefois, ces visites et réceptions se firent plus rares après de tragiques évènements qui frappèrent la famille Allan. Le 7 mai 1915, les deux plus jeunes filles de Hugh Montagu et de son épouse Margerite, prénommées Anna et Gwendolyn, périrent dans le naufrage du RMS Lusitania. Plus tard, en 1917, au cours de la Première Guerre mondiale, leur fils unique, Hugh Allan, second du nom, fut tué au combat. De leurs quatre enfants, il ne restait que leur fille ainée, Marguerite Martha. La vie à Ravenscrag se fit alors « plus sobre et plus sévère ».

En 1920, Hugh Montagu eut soixante ans et son unique enfant, Marguerite Martha, se dirigea vers une carrière de comédienne et de dramaturge. Cette profession l’amena souvent à voyager et à délaisser la maison pendant plusieurs mois chaque année. De plus, l’entretien d’une telle résidence devint de plus en plus onéreux pour le vieux couple. Ils en vinrent à louer Ravenscrag « à des visiteurs fortunés pour des périodes plus ou moins étendues ». Marguerite Martha utilisa également à quelques occasions la salle de bal comme un théâtre où elle réunissait de jeunes comédiens anglophones et francophones pour la pratique de sa profession.

Au fil des années, la maison ne correspondait plus aux besoins du vieux couple et du monde moderne et appartenait davantage à l’époque victorienne. De plus, la Deuxième Guerre mondiale arriva aux portes de Ravenscrag et Hugh Montague devait affronter une éventuelle taxe foncière de cinquante-mille dollars (50 000 $) par année. Lui et son épouse décidèrent alors en 1940 de se départir de l’opulente résidence pour emménager dans un appartement plus petit. En novembre 1940, ces derniers mirent en vente aux enchères les biens meubles de la résidence : l’encanteur vendit notamment les trophées de chasse sous forme de têtes d’antilopes montées sur applique murale, les candélabres supportés par des cariatides grandeur nature, les longs tapis des corridors et les éléphants sculptés dans l’ivoire et l’ébène. Le jour de la vente aux enchères fut marqué par une chute de neige et du temps humide et des feuilles mortes jonchaient le sol de la serre, marquant ainsi la triste fin de la glorieuse maison des Allan. Ils firent don de Ravenscrag à l’hôpital Royal Victoria la même année. Leur fille unique mourra deux ans plus tard, en 1942, laissant le couple sans héritier.

1940 à de nos jours : Institut Allan Mémorial.

L’annexe arrière en forme de « T » (construit en 1953), Institut Allan Mémorial.

Pavillon Irving Ludmer (construit en 1963).

Pavillon Irving Ludmer (construit en 1963).

En 1940, l’hôpital Royal Victoria a reçu la maison Ravenscrag et le reste du domaine en don de la part de Hugh Montagu Allan. Pendant près de trois ans, l’hôpital fut indécis quant à la destination éventuelle à accorder à l’ancienne maison bourgeoise. Ce n’est qu’en 1943 que l’hôpital prit la décision de la transformer en un département consacré à la psychiatrie, le premier du genre au Canada. Dès lors, d’importantes modifications eurent lieu à l’intérieur de la maison afin de mieux servir la nouvelle destination du nouveau département créé. Entre 1943 et 1944, l’hôpital Royal Victoria commanda dans ce but aux architectes Harold Lawson et H. B. Little de refaire presque entièrement l’intérieur de la résidence et de l’écurie, seuls un mur de l’ancienne bibliothèque ainsi que le vestibule de la maison sont restés visibles et intacts. En 1945, tous les balcons et terrasses furent détruits et la véranda adjacente à la salle à manger fut fermée par des murs. De plus, on supprima cette même année la serre.

Dans les années 1940, l’ancienne maison bourgeoise fut renommée l’Institut « Allan Memorial » en l’honneur de la famille Allan.

Après plus de cent ans d’existence, d’usure et d’exposition aux intempéries, la vieille résidence et le domaine commencèrent à dévoiler son âge. La peinture de la corniche était écaillée à plusieurs endroits, les rosettes du plafond à caissons du vestibule s’étaient détachées et avaient chuté et les éléments décoratifs de la monumentale porte d’entrée à double battant, tels les lions ou les chérubins sculptés, étaient tombés ou s’étaient brisés. Dans les années 1980, le Fonds pour le développement de l’institut Allan Memorial organisa une campagne de financement qui permit de financer la restauration d’une partie de l’ancienne écurie entre 1980 et 1990, de la monumentale porte d’entrée en 1991 et du vestibule et du hall d’entrée de la résidence qui débuta entre 1992 et 1993. En 1993, une autre campagne de financement eut lieu pour souligner notamment le cinquantième anniversaire de la fondation de l’institut. Une soirée de gala fut prévue à la Place des Arts le 14 novembre 1993 rassemblant quatre des plus grands guitaristes du moment : Joe Pass (Jazz), Léo Kottke (guitare folk), Pépé Roméro (guitare classique) et Paco Péna (guitare flamande). Un billet coutait alors cent-vingt-cinq dollars (125 $) par personne et incluait une place VIP au gala et un accès à la réception avec champagne qui suivait.

De nos jours, les particuliers peuvent visiter brièvement une partie de l’ancienne maison. Des affiches contenant des photographies et des notes historiques présentes dans le couloir de l’annexe en forme de « T » prolongeant le hall d’entrée sont mises à la disposition des visiteurs. Toutefois, les visites de groupe ne sont pas recommandées afin de ne pas déranger les patients.

La maison.

Ravenscrag (2012).

La maison Hugh Allan, dite Ravenscrag, fait partie de l’ancien domaine de Hugh Allan qui comprend la maison, les écuries, la maison du gardien et le belvédère. L’architecte C. Levitt de New York termina de clôturer le domaine en 1907.

Le domaine est d’une superficie d’environ 139 930 m. La maison est située sur un vaste terrain en pente et sa construction n’a pas été « spécialement adaptée au relief de l’emplacement et aurait tout aussi bien pu se situer sur un terrain plat ou au sommet d’une falaise », le style architectural étant de plus grande importance à l’époque victorienne que l’intégration du bâtiment au site. D’ailleurs, suivant l’architecture victorienne, la conception architecturale du bâtiment n’a pas été imaginée pour combiner la maison à son environnement, la nature ayant plutôt sa place dans la serre. Sinon, cette combinaison n’aurait été considérée que pour accentuer l’image pittoresque de la résidence, image tant recherchée à cette époque.

Cette résidence, placée sur une pente du Mont-Royal, domine le réservoir McTavish et offre une vue privilégiée de la ville, du fleuve Saint-Laurent, et même des montagnes du Vermont. La maison possède environ 25,6 m (84 pieds) de large et a près de 18,3 m (60 pieds) de profondeur, excluant le quartier des domestiques.

L’extérieur.

Tête de chien couronnée de la devise « Spero » de la famille Allan.

Lettres entrelacées « H », « M » et « A » pour Sir Hugh Montague Allan.

Détail des colonnes, Ravenscrag (2012).

Fenêtres style palladien, Ravenscrag (2012).

Blason de Sir Hugh Allan, Ravenscrag (2012).

La maison fut construite comme une villa ou une maison de campagne anglaise de style néorenaissance à l’italienne du mouvement architectural victorien.

L’architecture extérieure de Ravenscrag répond aux exigences de l’image pittoresque tant recherchée à l’époque victorienne et qui exploitait l’asymétrie des façades et la surabondance des détails. Le choix du style néorenaissance à l’italienne fut ainsi non sans raison : les multiples éléments architecturaux et décoratifs utilisés de la renaissance italienne, tels le campanile, la corniche à consoles, les chérubins ou les fenêtres de style palladien, permettaient d’atteindre de cette façon ce côté pittoresque si prisé.

La résidence est en premier lieu caractérisée par cette tour ou ce campanile d’environ 23 mètres de haut (75 pieds) et d’une superficie de 1,86 m2 (20 pieds carrés) qui semble diviser la maison en deux. Tous les balcons d’origine qui figuraient sur la tour ont disparu et certaines des portes-fenêtres y donnant accès ont été murées en partie. Autrefois, le mât à drapeau en fer était dressé sur le toit de la tour, aujourd’hui disparu, contrastant manifestement avec les façades en pierre bossagée de calcaire gris soulignée aux angles et autour des fenêtres par des pierres taillées. L’utilisation de ce style de façade pour une résidence privée était une première à l’époque, ce style étant plutôt réservé à la construction d’édifices religieux. De plus, ces murs furent conçus d’une grande épaisseur afin de combattre le dur climat hivernal de la région.

À la base de la tour se trouve le vestibule qui a été connecté dans les années 1890 à l’ancien portique, créant l’illusion que la tour a reculé de plusieurs mètres. Cet ancien portique, maintenant fermé aux intempéries, présente sur sa façade avant quatre marches menant à une porte à double battant. Cette porte est décorée notamment de caissons ornés d’une rosette en leurs centres puis entourée d’une moulure d’oves, de dards et de feuilles aux coins. Cette dernière est ensuite entourée d’une moulure de feuilles et de fruits ayant pour chaque croisée une décoration différente de feuilles et de fruits, de chérubins ou de têtes de lions.

La porte est ensuite prolongée par une fenêtre qui prend la forme de l’arc située au-dessus. Cet arc à clé de voute, représentée par une délicate tête de femme, est entouré par une moulure dite à « chapelet » puis d’une moulure d’oves et de dards. De chaque côté de cette clé de voute, se trouvent les lettres entrelacées des prénoms et noms de l’ancien propriétaire Hugh Montague Allan, à droite, et de son épouse Marguerite Ethel Allan, à gauche.

De chaque côté de la porte, un socle supporte une paire de colonnes. Les chapiteaux d’ordre dorique romain des colonnes sont couronnés d’un abaque carré supporté par une échine ornée de feuilles. Leurs gorgerins sont agrémentés de fleurs. Ces colonnes supportent un fronton présentant en son centre ce qui semble être une tête de chien au-dessus duquel se trouve la devise en latin de la famille Allan « Spero », c’est-à-dire « espoir ». Pour certains, cette devise démontrerait l’attention portée par la famille Allan à la misère humaine et leur bonne volonté d’améliorer les conditions de vie des miséreux. Pour d’autres, cette devise signifierait davantage pour Hugh Allan la valeur de la « détermination ».

La façade avant de la salle de bal est toujours couronnée du blason de Sir Hugh Allan, ce dernier étant surnommé le « chevalier de Ravenscrag ». De plus, le toit mansardé de la salle de bal était autrefois recouvert d’une crête en fonte qui a de nos jours disparu. L’ancien accès à la serre depuis la salle de bal a été aussi muré, à l’exception d’une ouverture pour permettre le passage au pavillon de recherche et de formation en psychiatrie Irvind Ludmer.

Quant au toit, il est dit « à deux versants droits » ou « papillon » et est recouvert de tôles à baguettes.

L’intérieur.

Le petit salon (1902) et le hall d’entrée (1913) de Ravenscrag.

L’intérieur de la résidence, constitué à l’origine de 72 pièces, occupait autrefois une superficie d’environ 4 968 m une superficie considérable pour l’époque. À sa construction, la maison fut pourvue de l’équipement le plus avancé de son temps pour assurer un confort optimal, notamment en terme de plomberie et de chauffage.

Aussi, la maison fut conçue de manière à remplir une de ses fonctions principales, soit d’accueillir de grandes réceptions mondaines et de recevoir des invités de marque. Des salles de réception aux dimensions parfois impressionnantes furent donc construites à cet effet, notamment la grande salle de bal. La superficie accordée aux salles de réception était de 256 m2, soit 14 m (46 pieds) de large et environ 18,3 m (60 pieds) de profondeur.

La salle à manger en 1913.

La grande salle de bal (1913).

L’intérieur de la maison reflétait les gouts en vogue en Amérique du Nord à cette époque, soit l’utilisation de plusieurs styles empruntés au passé afin de démontrer sa richesse et son pouvoir. La maison emprunta notamment le style géorgien, le style Second Empire français et le style néorenaissance Italienne. Toutefois, ces styles suivaient manifestement l’esprit éclectique et les principes du style victorien. La décoration intérieure faisait appel à des couleurs vives et à des éléments décoratifs rehaussés de dorure. Il y avait également des fresques peintes à la main qui illustraient des scènes mythologiques ou des scènes de la vie quotidienne.

Le grand salon (1911).

La pièce préférée de Hugh Allan fut manifestement la bibliothèque où il y passait des heures pour travailler, se relaxer ou encore pour passer du temps avec ses enfants. Cette pièce est principalement caractérisée par les boiseries d’acajou où les livres étaient entreposés et qui prenaient place d’un mur à l’autre autour de la cheminée. Ces boiseries, exécutées en 1861 par George Roberts, présentent notamment des monstres marins et des sirènes. Ils sont parmi les seuls éléments décoratifs restant dans l’ancienne maison.

La bibliothèque (1913).

Après la mort de Hugh Allan, l’intérieur n’aurait pas subi d’altérations majeures. Les photos prises du vivant de son fils, Hugh Montagu Allan, sont les seules témoins de ce que pouvaient ressembler les pièces à son époque et à l’origine. Après la conversion de la résidence en hôpital en 1943, on a longtemps cru que tout l’intérieur avait été presque complètement détruit, à l’exception d’une partie de la bibliothèque, du vestibule et du dernier étage du campanile. De plus, la firme d’architectes Betts, Beaudoin, Cash and Nobbsm, qui avait hérité des plans architecturaux de Ravenscrag de la firme Lawson and Little qui les avait exécutés lors de la conversion en hôpital, les avait carrément jetés en 1970. Toutefois, l’institut Allan Mémorial a découvert que plusieurs des murs et plafonds décorés d’éléments décoratifs d’origine ont été plutôt cachés derrière les faux murs et plafonds installés lors de la conversion de la résidence en hôpital, notamment le plafond de la salle de bal qui est toujours intacte, caché derrière un faux plafond.

Quant aux biens meubles d’origine qui garnissaient jadis la maison, il n’existe aujourd’hui aucun répertoire permettant d’en faire une liste ou pour en connaitre leurs acheteurs. La société de vente aux enchères a en effet perdu tous les registres de la vente aux enchères réalisée en 1940 lors d’un feu qui a ravagé l’édifice de cette société.

Parties de cartes organisées par lady Allan (1914).

Le rez-de-chaussée.

 L’étage noble ou rez-de-chaussée de la résidence avait à l’origine quatre accès possibles : l’un depuis l’entrée principale, l’un depuis la serre, l’un depuis l’arrière et l’un depuis le passage menant au quartier des domestiques. Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, le rez-de-chaussée comptait ces pièces :

  • Un vestibule ;
  • Un hall d’entrée ;
  • Un vestiaire ;
  • Un couloir ;
  • Un petit salon ou vivoir faisant partie du hall d’entrée, attenant à la salle du petit déjeuner ;
  • Un comptoir de service ;
  • Une cuisine ;
  • Un garde-manger ;
  • Une salle pour le petit déjeuner ;
  • Une arrière-cuisine ;
  • Une glacière ;
  • Une laiterie ;
  • Une salle pour le service ;
  • Une salle des majordomes;
  • Une salle des gouvernantes.
  • Une salle du petit déjeuner ;
  • Une salle à manger ;
  • Une salle de réception ;
  • Un grand salon ;
  • Une bibliothèque et une salle de billard combinées ;
  • Deux antichambres attenantes à la salle de bal ;
  • Une grande salle de bal avec une tribune pour les musiciens ;
  • Une serre contenant :
    • Un vignoble ;
    • Une culture de pêche ;
    • Une fontaine ;
    • Une grotte artificielle ;
    • Une pièce de rempotage.

Le premier étage.

 Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, le premier étage comptait ces pièces :

  • Deux grandes chambres à coucher ou deux chambres principales ;
  • Deux cabinets de toilette (boudoirs) adjacents aux chambres principales ;
  • Un boudoir ;
  • Deux salles de bain ;
  • Deux autres chambres à coucher ;
  • Un couloir menant à la cage d’escalier et au quartier des domestiques ;
  • Une possible salle à manger pour enfant.

Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, le premier étage du quartier des domestiques comptait ces pièces :

  • Huit chambres à coucher ;
  • Deux placards ;
  • Un cabinet de toilette ;
  • Une pièce pour les toilettes ;
  • Deux salles de bain ;
  • Un couloir.

Le second étage.

 Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, le second étage comptait ces pièces :

  • Huit chambres à coucher pour les enfants, dont un avec placard ;
  • Une pièce de rangement ;
  • Une lingerie ;
  • Une grande salle de bain avec réservoir d’eau chaude.

Dans les années 1890, le second étage du quartier des domestiques ne comptait sous Hugh Allan que la cage d’escalier pour accéder au second étage de la maison, afin d’éviter d’y accéder par l’escalier de la résidence.

L’attique.

Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, il existait et existe toujours dans la tour à l’attique un observatoire. Cette pièce est entourée de fenêtres posées au faite du toit et permettait notamment à Hugh Allan d’apercevoir ses bateaux qui entraient dans le port de Montréal.

Sous-sol.

Quartier des domestiques (2012). L’aile dédiée aux domestiques (2012).

Le sous-sol de la résidence avait à l’origine deux accès possibles : l’un depuis le passage provenant du quartier des domestiques à l’est, l’autre connectant avec l’extérieur depuis l’atelier à l’ouest. Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, le sous-sol comptait ces pièces :

  • Une cave à vin ;
  • Cinq pièces de rangement diverses ;
  • Quatre entrepôts à charbon ;
  • Un Atelier ;
  • Trois chambres à coucher pour domestiques ;
  • Un couloir reliant les pièces et menant au quartier des domestiques.

Le sous-sol du quartier des domestiques avait à l’origine deux accès possibles : l’un depuis le passage provenant du sous-sol de la résidence, l’autre depuis l’escalier accédant à l’étage noble. Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, le sous-sol comptait ces pièces :

L’écurie.

Le cheval de Sir Hugh Montagu Allan en 1901.

L’écurie visible de nos jours est celle qui a suivi les modifications initiées par  Hugh Montagu Allan en 1898. À l’origine, il n’y avait pas que deux portes principales, mais deux disposées de chaque côté de l’écurie et quatre à l’arrière. Les modifications apportées à l’écurie démontrent la passion qu’avait Hugh Montagu Allan pour les chevaux. L’entrée principale est impressionnante : les chevaux et les calèches traversaient autrefois cette immense porte à double battant qui épouse un arc à clé de voute qui reprend la forme d’une élégante tête de cheval. De chaque côté de cette clé de voute se trouvent les deux années de construction de l’écurie, soit 1861 pour la construction initiale sous Hugh Allan et 1898 pour les modifications apportées sous Hugh Montagu Allan. Une paire de colonnes à chapiteaux d’ordre ionique supporte un fronton percé d’une fenêtre ovale au-dessus duquel se trouve une horloge aujourd’hui non fonctionnelle. L’écurie est ensuite couronnée d’une coupole de style néoclassique.

Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, l’écurie à l’origine construite sous Hugh Allan comptait ces pièces :

  • Au rez-de-chaussée :
    • L’écurie : chaque cheval avait son nom gravé sur une plaque installée dans son emplacement désigné ;
    • La salle de harnachement ;
    • Une mangeoire à chevaux.
  • Dans les combles ou à l’étage :
    • Un vaste grenier où se trouvait un conduit de lumière à travers le plancher pour diffuser la lumière dans l’écurie ;
    • Une chambre à coucher ;
    • Un petit salon (Parloir) ;
    • Une salle de bain ;
    • Une petite grange à vache.

L’écurie (1903) et en (1889).

L’entrée de l’écurie (1903). Les chevaux de Hugh Montagu Allan.

Le devant et l’arrière de l’écurie (2012).

Jardins à l’arrière de la maison (1902).

La base du belvédère (1902).

RÉFÉRENCES :

http://en.wikipedia.org/wiki/Hugh_Allan

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_Hugh_Allan,_dite_Ravenscrag

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s