JOHN WAYNE – L’ÉTERNEL COWBOY SOLITAIRE.


Marion Mitchell Morrison, dit John Wayne, né le 26 mai 1907 à Winterset dans l’Iowa, aux États-Unis, et mort le 11 juin 1979 à Los Angeles, était un acteur, réalisateur et producteur américain.

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S’il a joué dans des films policiers, des films de guerre et quelques comédies romantiques, c’est dans ses nombreux westerns que John Wayne s’est réellement imposé, sous la direction de deux réalisateurs particulièrement : John Ford (La Chevauchée fantastique, Le Massacre de Fort Apache, La Charge héroïque, Rio Grande, L’Homme tranquille, La Prisonnière du désert ou encore L’Homme qui tua Liberty Valance) et Howard Hawks (La Rivière rouge, Rio Bravo, El Dorado ou Rio Lobo). Il tourna également plusieurs films avec Henry Hathaway dans, Cent dollars pour un shérif, qui lui valut en 1970 un Oscar. En 1960, il passa derrière la caméra pour réaliser une fresque historique d’envergure Alamo, relatant les derniers jours de Davy Crockett et ses compagnons lors de la guerre d’indépendance du Texas. Huit ans plus tard, il coréalisa Les Bérêts verts, film engagé justifiant l’intervention américaine au Vietnam. Ses deux réalisations reflètent l’engagement personnel de John Wayne, républicain et ardent patriote.

John Wayne dans Rio Bravo en 1959.

Classé 13ème plus grande vedette de légende par l’Institut Américain du Film en 1999, John Wayne est certainement un des acteurs les plus représentatifs du western, une incarnation à lui seul de l’Amérique conquérante. Surnommé « The Duke », il reste toujours aujourd’hui grâce à ses films, le symbole d’une certaine virilité. Il interpréta ce rôle d’homme viril, dur, solitaire et un peu machiste tout au long de sa carrière, ce qui lui fit déclarer « J’ai joué John Wayne dans tous mes films et ça m’a plutôt pas mal réussi ».

John Wayne, sa mère et son jeune frère Robert.


Les jeunes années

Enfance et scolarité

La maison ou John Wayne est né à Winterset en Iowa.

Né dans une famille modeste et presbytérienne, son père Clyde Léonard Morrison, (1884–1937), est d’ascendance irlandaise et écossaise et fils d’un vétéran de la Guerre de Sécession, Marion Mitchell Morrison (1845–1915). Sa mère Mary Alberta Brown (1885–1970) est d’origine irlandaise. En décembre 1912 naquit son frère Robert. Ses parents changèrent alors son identité pour Marion Mitchell Morrison (toutefois il a souvent affirmé que son vrai nom aurait été Marion Michael Morrison). Peu après son père eut des lésions aux poumons et fut contraint de « changer d’air » pour sa santé. Il mit en vente sa pharmacie et acheta une maison délabrée près du désert des Mojaves, à Palmdale, et acheta des terres où il décida de faire pousser du maïs. Sa femme et ses enfants vinrent le rejoindre en 1914. « Je crois que c’était une misérable baraque. Ni gaz, ni électricité, ni eau courante. Nous étions absolument coupés du monde. » C’est pour aider son père qu’il apprit à se servir d’un fusil et à monter à cheval. « Je suis très à l’aise en selle, mais je ne suis pas amoureux des chevaux. Ils sont seulement utiles dans une ferme ou pour tourner un film. »

Lassée du climat rude et de la pauvreté de la famille, Mary Morrison poussa son mari à tout vendre. Ils partirent à Glendale, faubourg de Los Angeles, en 1916, où son mari trouva un emploi dans une pharmacie. Ils déménagèrent régulièrement, s’installant à chaque fois dans une maison plus petite. Marion devint vite un bon élève, lisant beaucoup à la bibliothèque municipale. À douze ans, il enchaina en parallèle des cours et des petits boulots : livreur de journaux, livreur, ouvreur du cinéma Palace, etc.

Son premier vrai souvenir d’un film est probablement Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse avec Rudolph Valentino. Grâce à son travail d’ouvreur, il pouvait accéder à un très grand nombre de films, dont des westerns avec Harry Carey ou des films d’aventures avec Douglas Fairbanks. Il se lia d’amitié avec Bob Steele, future vedette de westerns des années 1920. C’est aussi dès cette époque que Marion fut surnommé « Big Duke » en référence à son chien, « Little Duke », qu’il emmenait partout avec lui. Au collège, il appartenait aux clubs sportifs et culturels, et fit du théâtre, non comme acteur, mais comme accessoiriste. Ses rares performances d’acteur ne furent pas convaincantes, trop pétrifiées qu’il était par le trac.

Sportif et accessoiriste

En 1924, l’Université de Californie du Sud décida de recruter les meilleurs éléments des clubs alentours pour sa propre équipe de football, les Trojans dont, Marion Morrison. Pouvant faire ses études gratuitement grâce à une bourse sportive, il fut aussi initié à une fraternité, Sigma chi. Il rencontra peu après la vedette Tom Mix, qui assistait à tous les matchs de l’équipe. Appréciant la carrure du jeune homme, il lui offrit un rôle dans un film qu’il devait tourner quelques mois après. Entretemps, lors d’un weekend à Balboa, il fut victime d’un accident de bodysurf : il se déchira un muscle de l’épaule après une chute qui le fit entrer en contact avec le fond, tenta vainement quelque temps de continuer le football, mais fut évincé de l’équipe, avec toutefois un diplôme de la Fédération de football. Il n’y joua plus jamais. L’été au studio, la vedette méprisa le jeune Morrison, qui fut toutefois engagé, mais comme accessoiriste.

La rencontre avec John Ford fut décisive pour la carrière de John Wayne, même si c’est Raoul Walsh qui lui confia son premier grand rôle.


Après une figuration sur le film The drop Kick, il fut appelé sur le tournage de Maman de mon coeur, dirigé par John Ford, réalisateur déjà respecté à Hollywood. Celui-ci décida un jour de provoquer gentiment le jeune footballeur Morrison en le faisant se mettre en position, puis en lui faisant mordre la poussière. La pareille que lui rendit aussitôt le jeune homme le fit grimper dans l’estime du réalisateur. Il l’embaucha d’ailleurs comme acteur sur son film suivant, La Maison du bourreau, dans un petit rôle de paysan condamné par un juge. John Ford le fit d’abord renvoyer à cause de son comportement (il fut pris d’un fou rire), puis le rappela et tourna la scène.

À partir de 1928, il décida de ne plus aller à l’université. N’ayant plus la bourse accordée grâce à l’équipe de football, il ne pouvait s’offrir les cours. Il retourna à la Fox et devint accessoiriste pendant trois années. « J’ai été menuisier, manœuvre, électricien, charpentier, peintre et tapissier. J’ai tout fait, je connais tous les problèmes du métier et les trucs pour les résoudre. » Il travailla alors de nouveau avec John Ford, et d’autres réalisateurs, et fit un peu de figuration, notamment dans Words and music, Rough Romance ou Cheer up and smile.  Dans Salute, il se confronta pour une des premières fois à un autre étudiant-footballeur voulant participer au film de Ford,  Wardell Bond.  Dans Hommes sans femmes, il fut engagé comme cascadeur, mais payé au tarif d’un accessoiriste.

Le faux départ


INTERVIEW AVEC JOHN WAYNE.

Le cinéma parlant avait rendu difficile la réalisation de westerns. Le réalisateur Raoul Walsh prouva le contraire en coréalisant In Old Arizona qui fut un gros succès. La Fox voulut alors lui confier la réalisation d’un grand western, au budget d’un million de dollars. Des acteurs de théâtre furent engagés : Tyrone Power et Ian Keith. Pour le rôle principal, le choix s’orienta vers Gary Cooper, mais indisponible car sous contrat avec Samuel Goldwyn. Walsh remarqua alors par hasard cet accessoiriste qui déchargeait un camion, Duke Morrison, puis décida de lui faire faire un bout d’essai. Le producteur délégué et le réalisateur décidèrent juste après de lui faire changer de nom. Par admiration pour le général Anthony Wayne, on lui trouva un nom. Et tout bêtement parce que « John » faisait américain et simple, on lui donna ce prénom. Ainsi Duke Morrison devint John Wayne, sans même avoir été consulté.

Le tournage de La Piste des Géants commença à Yuma. Wayne fut victime d’une dysenterie qui l’obligea à un régime et lui fit perdre trois semaines de tournage. Le film fut tourné en 70mm, près de vingt ans avant le CinémaScope. La première mondiale eut lieu le 24 octobre 1930 dans un grand cinéma d’Hollywood et la société de production fit faire à sa nouvelle vedette une promotion mensongère, lui inventant une nouvelle biographie. Le film fut un échec notoire et la conséquence pour John Wayne fut de redevenir un acteur inconnu, sous contrat, à 75 dollars la semaine. De plus, il se fâcha quelque temps avec John Ford.

Les années 1930 : entre échecs et nouveau départ

Un acteur de séries B

Duke fut engagé en 1930 pour tourner Girls demand excitement, une comédie musicale dirigée par un chorégraphe de New York parfaitement inexpérimenté, avec Virginia Cherrill. Puis avec Loretta Young, ce fut Three girls lost. Présenté le 1er mai 1931, le film fut résumé par un critique par « Tout cela est assez idiot ! ». La Fox ne renouvela pas le contrat de John Wayne, qui fut embauché par Harry Cohn, grand patron de la Columbia, qui lui fit tourner un autre film sans intérêt, Men are like that. Ces films permirent toutefois à Wayne de se faire un public. Mais une brouille avec Harry Cohn lui fit perdre son statut de vedette, et il devint un second rôle, au profit de Tim McCoy notamment. Il n’oublia jamais cette offense et, devenu une grande vedette, refusa toujours de tourner pour la Columbia.

La mode était aux films d’aviation. John Wayne, qui venait de prendre un agent, Al Kingston, tourna L’ombre d’un aigle. C’est sur ce tournage qu’il rencontra Yakima Canutt, qui allait devenir l’un des cascadeurs les plus connus du cinéma américain. Il enchaina avec Hurricane express où il interprétait un aviateur décidé à venger son père, tué dans un accident de chemin de fer. Le 24 juin 1933, il se maria enfin à celle qu’il aimait depuis des années, Josie (Josephine Saenz). Amie avec Loretta Young, cette dernière lui permit d’obtenir un petit rôle, celui d’un boxeur, dans La Vie de Jimmy Dolan avec Douglas Fairbanks. Al Kingston arrangea ensuite un entretien avec Trem Carr et Léo Ostrow qui venaient de fonder la société Monogram Pictures et le Duke se vit offrir un contrat de huit westerns par an, payés 2500$. Il tourna la même année Les Cavaliers du destin où il fut un cowboy chantant. Exaspéré par cette expérience humiliante, il déclara plus tard que sa chansonnette en arrière-plan lui donnait l’impression « d’être une foutue pédale ». Pourtant cette époque laissa à John Wayne de bons souvenirs, il déclara plus tard : « D’avril à septembre on travaillait comme des dingues pour fournir de la pellicule aux petites salles qui achetaient la production en bloc et d’avance. Puis, à la fin de l’été, je filais chasser la palombe. Ensuite c’était la saison des oies sauvages et des canards. Oui c’était le bon temps ».

John Wayne, cowboy chantant dans Les Cavaliers du destin.

De nouvelles expériences navrantes

Marié et à présent père, John Wayne refusa un nouveau contrat de 24 000 $ proposé par Herbert J. Yates pour Monogram Pictures, las de vivre loin de sa famille et de ses enfants. Il s’essaya sans succès à la gestion d’une agence immobilière. Puis, sous le nom de Duke Morrison, devint boxeur et fit quelques combats dans le Nevada. Encore une fois, sans grand succès. Résolu à revenir au cinéma, il tenta de se faire remarquer par Cecil B. DeMille, en vain. Son ami Paul Fix lui proposa alors une pièce de théâtre, Red Sky At Evening, avec Sally Blane. D’abord enthousiasmé, il déchanta assez vite, se rappelant ses expériences navrantes de jeunesse. La seule et unique représentation fut un désastre : ayant vidé une bouteille de whisky pour se donner du courage, Wayne entra sur scène ivre, oubliant ses répliques et demandant « Où suis-je ? ».

Il reprit alors le chemin des studios et tourna pour Universal quelques films où il abandonnait son personnage de cowboy. Entre 1936 et 1937, il tourna ainsi Les Pirates de la mer, Conflic, où il joua un boxeur,  I Cover of war dans le rôle d’un reporter, et L’idole de la foule. Produits à couts réduits, ces films furent des échecs cuisants. Son public fidèle ne voulait de John Wayne qu’il ne fût qu’un cowboy, sachant se battre et manier son pistolet. Il revint alors vers Herbert J. Yates et tourna d’autres films médiocres, dont certains ne furent sortis qu’une fois John Wayne devenu une vedette.

« Sauvé » par John Ford

À l’été 1937, John Ford invita Wayne à bord de son bateau, l’Araner, et lui donna à lire un scénario de Dudley Nichols, La Chevauchée fantastique, pour avoir son avis quant à l’acteur qui pourrait endosser le premier rôle. Vexé, il proposa néanmoins Lloyd Nolan. Ce n’est que le lendemain que Ford lui demanda « Idiot, tu penses que tu ne pourrais pas le jouer le rôle ? ». Mais les producteurs envisageaient plutôt des vedettes confirmées : Gary Cooper et Madeleine Dietrich. Le réalisateur réussit finalement à imposer Wayne et Claire Trevor, ainsi que d’autres acteurs expérimentés, tels que Thomas Mitchell ou George Bancroft.

Le film fut tourné d’octobre à décembre 1938, avec un budget modeste. Quelques scènes furent filmées à Monument Valley, le reste en Californie.  Yakima Canutt doubla John Wayne, notamment lors de la grande attaque de la diligence. Ce dernier fut tout au long du tournage tyrannisé par le réalisateur, Ford le reprenant sans cesse sur sa façon de marcher, de jouer, de parler. « Je l’aurais tué. Il me mettait en rage. Mais Ford savait ce qu’il faisait. Il savait que j’avais honte d’être un cowboy de westerns de séries B et de me retrouver là, en compagnie de ces grandes vedettes. » Ford offrit à son acteur vedette l’une des « plus belles entrées de vedette de l’histoire du cinéma », avec son fameux mouvement de caméra laissant apparaitre Ringo Kid, une selle dans une main, un fusil dans l’autre.

La Chevauchée fantastique fut un succès public et reçut sept nominations aux Oscars. Les conséquences furent nombreuses : le western comme genre de cinéma fut réhabilité (le critique Frank S. Nugent écrivit : « Dans un grand geste superbe, John Ford a balayé dix ans d’artifice et de compromis et a réalisé un film qui fait chanter la caméra ») et John Wayne sortit enfin de l’impasse dans laquelle il se trouvait depuis le début des années 1930.

1940-1951 : L’affirmation d’un héros de cinéma américain

Des retrouvailles professionnelles

John Wayne dans Les Naufragés des mers du sud, de Cecil B. DeMille, en 1942.

Le succès international de La Chevauchée fantastique fit de John Wayne une vedette, auprès du public et des réalisateurs. Son salaire fut multiplié par trois, puis par onze en 1946, et il devint alors un des acteurs les plus chers avec Gary Cooper ou Clark Gable. Il retrouva le réalisateur Raoul Walsh en 1940 pour un western sur fond de guerre civile, L’Escadron noir, avec Claire Trevor. La même année, il fut engagé pour incarner un Américain accueillant des réfugiés allemands fuyant le régime nazi dans Les Déracinés, et retrouva John Ford pour Les Hommes de la mer. Tourné rapidement et pour un cout relativement modeste, le film ne fut pas un succès public. De plus, Wayne n’était toujours pas pris au sérieux par le réalisateur qui ne le pensait pas capable de jouer des rôles plus complexes. Il tourna un dernier film cette année 1940, La Maison des sept péchés, première collaboration avec Marlène Dietrich, avec qui il s’entendit à merveille.

Il fut contacté par le réalisateur Cecil B. DeMille. Wayne, qui n’avait pas oublié sa première rencontre infructueuse avec lui, refusa de jouer dans son film, en lui adressant une longue notice visant à modifier le scénario. DeMille le rappela, se fit prier, et après plusieurs discussions, obtint que John Wayne tournât dans Les Naufragés des mers du sud, en compagnie de Ray Milland et Paulette Goddard, l’histoire d’un pilleur d’épaves dans les Caraïbes. Le tournage fut agréable, l’entente parfaite, ce qui fit déclarer à Wayne : « Après avoir tourné avec lui, j’ai pu garder la tête haute, en dépit des films dégueulasses que je devais faire pour Republic. » L’année 1942 vit également Lady for a Night, de Leigh Jason avec Joan Blondell pour partenaire.

Après l’entrée en guerre des États-Unis, John Wayne voulut s’engager pour partir combattre en Europe. Mais, marié et père de quatre enfants, sa demande fut rejetée à plusieurs reprises. Sa participation se réduisit alors à des visites dans des camps. Il déclara plus tard : « J’ai toujours eu honte de ne pas avoir combattu. Lorsque j’interprète un officier à la tête de son commando, j’ai une piètre opinion de moi-même. »

Patriote et soldat au cinéma


Il retrouva Marlène Dietrich en 1942 dans une nouvelle adaptation du roman de Rex Beach, Les Écumeurs avec un jeune premier, Randolph Scott, puis dans La Fièvre de l’or noir, qui connut un accueil chaleureux de la part du public. Wayne incarna également un pilote de l’armée américaine combattant les Japonais dans Les Tigres volants, film de propagande réalisé par David Miller, Sacramento, un nouveau western, fut choisi par John Wayne car il devait incarner un pharmacien, une manière de rendre hommage à son père décédé en 1938.

Les années suivantes, John Wayne tourna une série de films de guerre : Quelque part en France de Jules Dassin où il incarna un pilote réfugié en Normandie, puis Alerte aux marines. Aux côtés de Anthony Quinn, il incarna un colonel américain luttant avec les résistants philippins dans Retour aux Philippines.  Républicain et patriote, Wayne critiqua par la suite le travail du réalisateur Edward Dmytryk, qui fut lié au parti communiste et figura sur la liste des dix meilleurs d’Hollywood, ainsi que le scénario. Il retrouva ensuite John Ford pour Les Sacrifiés, qui se déroule pendant la guerre du Pacifique, aux côtés d’un jeune acteur, Robert Montgomery. Le film rapporta de l’argent et se classa parmi les vingt plus gros succès de l’année.

Entre temps, John Wayne revint au western dans L’Amazone aux yeux verts, revenant sur sa déclaration de ne plus jamais en tourner. Scénarisé et interprété par son ami Paul Fix, le film imposa durablement l’image virile, nonchalante et misogyne de son personnage. En revanche, King Vidor ne peut le diriger avec Hedy Lamarr dans Duel au soleil (1946), western lyrique et exacerbé finalement interprété par Gregory Peck et Jennifer Jones et devenu un classique. Il enchaina par la suite quelques films passés inaperçus, La Femme du pionnier, Sans réserve avec Claudette Colbert et L’Ange et le mauvais garçon.  Pour faire « rentrer l’argent », il tourna également Taïkoun, de nouveau avec Anthony Quinn. En 1948, John Wayne, devenu une vedette importante, faisait partie des acteurs préférés du public américain, avec Clark Gable, Gary Cooper et Humphrey Bogart.

Monument Valley, où furent tournés plusieurs films de John Ford avec John Wayne.

En 1947, John Ford tourna le premier volet d’une trilogie consacrée à la cavalerie américaine, Le Massacre de Fort Apache avec pour vedettes Henry Fonda et John Wayne dans un rôle d’officier « humain et pacifiste ». Tourné à Monument Valley pour un budget modeste, le film réunit également Ward Bond et Victor McLaglen. John Wayne, habitué aux humeurs du réalisateur, fut un soutien psychologique précieux pour le jeune John Agar, martyrisé par Ford. L’accueil public fut chaleureux. Il enchaina avec un rôle de nouveau refusé par Gary Cooper, celui de Tom Dunson dans La Rivière rouge de Howard Hawks qui signait là son premier western. Dans un rôle de cowboy dur et brutal, Wayne eut pour partenaire Montgomery Clift, avec qui il ne s’entendit pas immédiatement. Ce film tourné en extérieurs fut également un grand succès, rapportant plus de dix-millions de dollars. Et s’il ne fut pas récompensé, John Wayne impressionna John Ford, qui déclara par la suite à Hawks : « Je ne savais pas que ce grand fils de pute pouvait jouer ».

En 1948, il engagea à nouveau John Wayne pour Le fils du désert, film en technicolor avec Harry Carey Jr., tourné dans la vallée de la mort.. Wayne tourna ensuite deux films, Le réveil de la sorcière rouge avec Gail Russell et Le bagarreur du Kentucky avec Oliver Hardy, western sans moyens. Deuxième épisode de la trilogie de la cavalerie de Ford, La charge héroïque fut tournée en 1949 à Monument Valley et remporta un grand succès. L’année suivante, Rio Grande, suite du Massacre de Fort Apache, le mit en scène aux côtés de Maureen O’Hara qui devint une partenaire fidèle en même temps qu’une grande amie.

John Wayne enfila de nouveau l’uniforme de l’armée américaine dans trois films : Iwo Jima de Allan Dwan, pour lequel il fut nommé aux Oscars, Opération dans le Pacifique puis Les diables de Guadalcanal de Nicholas Ray (qui désavoua le film par la suite, au même titre que Wayne, qui le considérait comme une œuvre mineure), clôturant ainsi sa série de films en hommage aux combattants de la guerre du Pacifique.

1952-1959 : Une incarnation de l’Amérique à l’écran, un héros aux multiples visages

En 1952, John Wayne tourna à nouveau avec Maureen O’Hara et John Ford. Si Ford ne peut engager le couple d’acteurs pour son adaptation de What Price Glory (qu’ils ont joué sous sa direction sur scène), ils se consolent largement avec L’Homme tranquille, tourné en Irlande (terre des ancêtres du réalisateur), pour un cachet dérisoire. Le film, qui racontait le retour d’un boxeur américain dans son pays d’origine, fut un gros succès commercial dans le monde entier et remporta l’Oscar du Meilleur Film. Big Jim McLain, réalisé la même année par Edward Ludwig le mettait dans la peau d’un enquêteur de la Commission sur les activités antiaméricaines au service du sénateur  McCarthy. L’Homme de bonne volonté, réalisé en 1953 par Michael Curtiz ne remporta pas le succès espéré et orienta de nouveau John Wayne vers des films héroïques. Sous la direction de William Wellman, il tourna Aventure dans le Grand Nord, qu’il coproduisit, et refusa un rôle principal dans Géantt (qui fut interprété par Rock Hudson). Également coproducteur de Hondo, l’homme du désert, il fut obligé de reprendre le rôle titre, la vedette du film Glenn Ford étant en désaccord avec le réalisateur, puis retrouva l’équipe d’Aventure dans le Grand Nord pour un nouveau film catastrophe, Écrit dans le ciel. Le film fut un grand succès public, nommé aux Oscars (seule la musique de Dimitri Tiomkin reçut la récompense). Sa collaboration avec Lana Turner pour Le renard des océans fut houleuse, mais il s’entendit à merveille avec Lauren Bacall sur le tournage de L’Allée sanglante, qui fut un succès immédiat.

La Prisonnière du désert a été désignée plus grand western de tous les temps par l’Institut du Film américain.

Le tournage du Conquérant en 1956 fut éprouvant. Produit par Howard Hughes et réalisé par Dick Powell, il mettait en scène John Wayne dans le rôle du chef asiatique Gengis Khan, avec Susan Hayward pour partenaire. Tourné près d’un site d’essais nucléaires, il fut probablement à l’origine du cancer de l’acteur (et d’une grande partie de l’équipe du film). En outre, il fut un lourd échec au boxoffice. La même année, Wayne tourna un nouveau western sous la direction de John Ford, La prisonnière du désert. Tourné sur deux saisons (l’hiver et l’été), à Monument Valley notamment, le film permit à John Wayne de créer un personnage sombre et violent. Le film fut un énorme succès à sa sortie et plusieurs critiques louèrent le travail du réalisateur. En outre, il est aujourd’hui considéré par l’Institut du film américain comme le plus grand western de tous les temps.

En 1957, de nouveau avec Ford, il tourna L’aigle vole au soleil, un film de guerre adapté de la biographie du héros Frank Wead, avant d’enchainer avec un film d’espionnage, Les espions s’amusent. Mise en scène par Joseph von Sternberg, avec l’actrice Janet Leigh, cette comédie d’espionnage était considérée par John Wayne comme son plus mauvais film. L’année suivante, il forma un couple à l’écran avec Sophia Loren dans La cité disparue, tourné en partie en Italie par Henry Hathaway, puis entama le tournage du Le barbare et la Geisha, sous la direction de John Huston. Les relations furent souvent tendues entre les deux hommes, et le film fut un échec. Wayne fut engagé de nouveau par Howard Hawks pour jouer dans Rio Bravo, aux côtés de Dean Martin et Rick Nelson. Construit comme l’opposition scénaristique du Le train sifflera trois fois, le film fut un gros succès populaire et critique. Son nouveau projet avec John Ford et William Holden, Les cavaliers, fut difficile : le scénario était complexe, le réalisateur vieillissait, des tensions intervinrent entre les sociétés de production et un cascadeur se tua sur le tournage.

1960-1976 : La fin du géant

John Wayne réalise en 1960 le western Alamo, contesté par des historiens. L’acteur reste fidèle à ce genre et retrouve à plusieurs reprises Henry Hathaway (1960 : Le Grand Sam avec Stewart Granger, 1965 : Les quatre fils de Katie Elder avec Dean Martin, 1969 : Cent dollars pour un shérif), Howard Hawks (1966 : El Dorado avec Robert Mitchum, 1970 : Rio Lobo avec Jennifer O’Neil), et bien sûr Ford pour L’Homme qui tua Liberty Valance (1962) face à James Stewart, plus tard tournant beaucoup avec Andrew V. McLaglen (1963 : Le Grand McLintock qui réunit Wayne avec Maureen O’Hara et Yvonne De Carlo, 1969 : Les Géants de l’Ouest face à Rock Hudson, 1970 : Chisum, 1973 : Les cordes de la potence).

La vedette continue de privilégier le film d’aventure : exotique (en 1962 Hatari ! de Hawks), de guerre (en 1962 Le jour le plus long, en 1965 Première victoire d’Otto Preminger avec Kirk Douglas, en 1966 L’Ombre d’un géant avec Yul Brynner et Frank Sinatra). Il participe aux superproductions Le plus grand cirque du monde de Hathaway (1964) avec Rita Hayworth et Claudia Cardinale et La plus grande histoire jamais contée de George Stevens (1965) où il incarne le centurion de la Crucifixion. Finalement il ne se détend vraiment à l’écran que chez Ford, dans La taverne de l’Irlandais (1963).

Lui-même revient à la mise en scène en 1968 pour le très polémique Les bérets verts. L’essentiel est ailleurs : miné par la maladie, mais toujours très actif, ce grand séducteur de l’écran s’offre un dernier tour avec sa partenaire favorite, Maureen O’Hara, dans Big Jake en 1971 (que Wayne coréalise), et un duel avec une autre géante, Katharine Hepburn, dans le western humoristique Une bible et un fusil (1975). Sur le tard, il tourne deux policiers : Un silencieux au bout du canon de John Sturges (1974) et Brannigan (1975). L’année de sa mort, sa carrière se clôt sur un western au titre mythique : Le dernier des géants, dirigé par Don Siegel, où John retrouve James Stewart et Lauren Bacall. Une époque disparait.

En 1964, on diagnostique chez Wayne un cancer du poumon. Des rumeurs affirment que le responsable de ce cancer était le site nucléaire de Yucca Flat, proche du plateau de cinéma lors du tournage du film Le conquérant. Patriote, John Wayne pensait que les six paquets de cigarettes qu’il fumait par jour en étaient la cause.

John Wayne dans Rio Bravo.


Avec Dean Martin, Ricky Nelson et John Wayne.

Toujours présent à l’écran dans des premiers rôles malgré la maladie jusqu’en 1976, il décède finalement d’un cancer de l’estomac le 11 juin 1979. D’après son fils Patrick, il se convertit au catholicisme peu avant sa mort. Il est enterré au cimetière de Pacific View à Corona del Mar.

Convictions et Engagement politique

Convictions

Dans son film Alamo qu’il a produit et réalisé, John Wayne via son personnage Davy Crockett exprime ses convictions politiques. John Wayne, se définit comme un républicain c’est-à-dire un homme qui a foi en la république. Par l’intermédiaire de son personnage Davy Crockett, John Wayne déclare dans son film :  » République. C’est un nom qui sonne bien, ça veut dire qu’on peut vivre libre, dire ce que l’on veut, aller et venir où l’on veut, boire et prendre une cuite si ça vous chante. Il y a des mots qui font de l’effet. République est un de ces mots, qui me donne des picotements dans les yeux, un serrement de gorge comme quand on voit son premier-né commencer à marcher, quand la barbe le pousse à s’enhardir et à prendre le rasoir de son père. Ces mots-là, quand on les prononce, ça vous réchauffe le coeur. République est un de ces mots. »

Engagement politique

John Wayne était connu pour ses opinions patriotiques, anticommunistes et conservatrices. Vedette du parti républicain, il s’impliqua dans la création de la « Motion Picture Alliance for the Preservation of American Ideals », une association américaine de cinéma conservatrice. S’il n’a pas été incorporé pendant la Seconde Guerre mondiale pour des raisons familiales, il a toujours soutenu l’effort de guerre américain : il incarnera toutes les catégories de soldats américains et cosigne, en 1968, avec Les Bérets verts le seul film américain ouvertement proguerre du Vietnam.

En 1964, il soutient encore la candidature de Barry Goldwater à la présidence des États-Unis et, en 1968, est approché pour être lui-même le candidat du parti républicain. Il déclina la proposition au prétexte qu’il ne pensait pas que le public pourrait envoyer un acteur à la Maison Blanche. Il fut même approché pour être le colistier du candidat démocrate George Wallace. Il ne donna pas suite. John Wayne fut cependant un ardent soutien de son ami, l’acteur Ronald Reagan, lors de ses candidatures au poste de gouverneur de Californie en 1966 et 1970.

Famille

1ÈRE ÉPOUSE :

JOSÉPHINE ALICIA  »JOSIE » SAENZ WAYNE (1908-2003).

Il est le père de sept enfants :

Les fils et filles de John Wayne : John Éthan, Patrick, Michael, Mélinda, Toni, et Marisa assistent à la consécration et le renommage de l’école publique 380 en l’honneur de John Wayne à Brooklyn, New York.

1- MICHAEL ANTHONY MORRISON (1934-2003), acteur et producteur. Il est connu sous le nom de Michael Wayne.

Michael et son épouse, Gretchen, ont eu cinq enfants, un fils Christopher, quatre filles Alicia, Joséphine, Maria et Térésa. Il mourut à l’âge de 68 ans d’une insuffisance cardiaque à la suite de complications d’un lupus érythémateux, juste deux mois avant la mort de sa mère.

Michael, qui a développé la réputation d’être un bon homme d’affaires, a siégé au conseil de la Motion Picture & Television Fund et a été président et président du conseil d’administration de la Fondation John Wayne. Il a également été le fondateur et président du conseil d’administration de la John Wayne Cancer Institute au Centre de santé de Saint-John.

Au décès de son père en 1979, Michael Wayne devient président de la Batjac et gère à ce titre les droits des films produits par la société (le dernier étant Un silencieux au bout du canon de John Sturges, sorti en 1974), jusqu’à sa mort d’une crise cardiaque en 2003.

Joséphine Wayne (femme John Wayne), Chris Wayne (fils Michael), Gretchen Wayne (femme) et Michael Wayne (Photo by Jim Smeal/WireImage).

3- MARIE-ANTONIA  »Toni » Morrisson LaCava (1936-2000).

L’actrice et fille de John Wayne. Née Marie Antonia Morrison à Los Angeles, en Californie, elle était la fille de bientôt être célèbre acteur John Wayne et sa première épouse, Joséphine Alicia Sáenz. Ayant grandi dans une famille d’acteurs, elle est apparue dans « The Quiet Man » (1952) avec son père, dans une apparence de camée non crédité en tant que jeune adolescente aux courses, avec son frère et sa sœur. Elle est également apparue dans un petit rôle non crédité dans le film de son père, « The Alamo » (1960). En 1956, elle a épousé Donald Leon La Cava, avec qui elle aurait huit enfants : Anita, Mark, Brigid, Kevin, Christopher, Peter, David, et Brendan. Elle est restée une mère et femme au foyer. On sait très peu sur elle comme elle a vécu la plupart de sa vie en tant que personne privée.

2- PATRICK JOHN MORRISON (Patrick Wayne) (né le 15 juillet 1939), est un acteur Américain, le deuxième fils de la star de cinéma John Wayne et sa première épouse, Joséphine Alicia Saenz.   Il a fait plus de 40 films dans sa carrière, dont neuf avec son père.  En 2003, Patrick est devenu président de la John Wayne Cancer Institute

Patrick et Michael posant avec une statue de leur père.

4- MÉLINDA MORRISON MUNOZ (née le 3 décembre 1940).

SA DEUXIÈME FEMME :

ESPERENZA BAUER (1946-1954). Pas d’enfant.

SA TROISIÈME FEMME :

PILAR PALLETE WELDY (1954-1973). 

John  et Pilar en 1971.

John Wayne avec des lunettes.

John, Pillar et les trois enfants Aïssa, Étan et Marisa.

2- JOHN ÉTHAN MORRISON (ÉTHAN WAYNE) né le 22 février 1962.

Deuxième photo : son fils Éthan dans Big Jake.

1- AÏSSA MORRISON (31 mars 1956) actrice et maintenant procureur.

3- MARISA MORRISON (MARISA WAYNE) née le 22 février 1966.  actrice.

DERNIÈRE COMPAGNE :

PAT STACEY  (assistante de longue date de John Wayne). 

Elle a été sa conjointe durant les six dernières années de sa vie.  Celle-ci a écrit un livre sur John Wayne intitulé « Duke, a love story » paru en 1983.


Décoration

Monnaie américaine en hommage à John Wayne.

Le Congrès américain lui décerne le 26 mai 1979 la Médaille d’or du Congrès (plus haute distinction civile qui puisse être accordée à un citoyen). Évènement exceptionnel car cette décoration ne fut décernée que deux fois à des acteurs du cinéma, John Wayne et Francis Albert Sinatra dit Frank Sinatra le 14 mai 1997. Une rue porte depuis le 6 octobre 2012 son nom a Paris.

Analyse


LA DÉMARCHE JOHN WAYNE.

John Wayne déguisé en lapin pour Pâques.


JOHN WAYNE RACONTE L’AMÉRIQUE – SPECTACLE DE VARIÉTÉ SWING OUT, SWEET LAND.

Son personnage au cinéma


John Wayne dans La Prisonnière du désert.

Il occupe une position particulière dans le panthéon des vedettes d’Hollywood pour n’avoir interprété qu’un seul rôle dans les 175 films aux génériques desquels il apparait, mais en avoir fait un mythe et archétype universellement accessible : celui du héros viril à la présence rassurante, indépendant, solide contre toute épreuve, avec un charisme de chef, certain de ses idées sans jamais les remettre en question et sans que la situation ne lui donne jamais tort. Il sait faire usage de ses poings et de ses armes, mais uniquement pour se défendre, sauf lorsqu’il s’agit d’une bonne bagarre collective. Il est à la limite du machisme, mais intimidé et mal à l’aise devant les femmes. Ce personnage unique se place toujours du bon côté, même s’il n’y est pas nécessairement engagé de prime abord.

Pourtant, le personnage cinématographique de Wayne est beaucoup moins monolithique qu’il ne parait de prime abord. En effet, si l’on analyse les personnages de ses plus grands rôles on peut remarquer que s’il est toujours le héros « jusqu’au-boutiste » de l’histoire, c’est toujours au détriment de sa vie personnelle. Par exemple, dans L’Homme qui tua Liberty Valance on apprend dès le début du film qu’il est mort dans la solitude loin de la femme qu’il avait aimée et à la fin du film qu’il s’est effacé devant James Stewart pour qu’il gagne la gloire d’avoir tué Liberty Valence. Dans La Prisonnière du désert il est un soldat revenant de la guerre de Sécession en perdant et qui va perdre encore une partie de sa vie à poursuivre une jeune femme enlevée par les Indiens pour la tuer, ce qu’en fin de compte il ne fera pas se rendant compte de l’absurdité de ses idées. Dans Chisum, on découvre très vite que ce richissime et puissant rancher, craint et respecté de tous est passé à côté de la femme qu’il aimait et vit en permanence avec ce regret. Elle a épousé son frère parce que Chisum n’a pas eu le temps de s’occuper de sa vie personnelle. Quand sa nièce arrive dans l’Ouest, il l’accueille comme la fille qu’il aurait dû avoir. Dans Rio Grande, dès le début on sait que ce colonel intransigeant vit dans le regret d’une vie loin de son fils et de sa femme parce qu’il a incendié la maison de celle-là en obéissant aux ordres. Dans L’Homme tranquille, il vient se réfugier en Irlande pour trouver la paix intérieure après avoir tué un boxeur au cours d’un match pour lui « donner une leçon » et lui faire raccrocher ses gants. Dans Le Massacre de Fort Apache (Ford, 1948), Wayne, capitaine York, s’oppose en humaniste à Henry Fonda, colonel Thurday / Custer qui ne rêve que d’exterminer les Indiens.

C’est probablement ce côté paradoxal qui rend le personnage de John Wayne encore si moderne de nos jours à la différence, par exemple, d’un Randolph Scott. Même dans la vie, Wayne était un paradoxe qui s’assumait avec un grand humour. Il s’avouait être un macho qui n’épousait que des femmes latines qui savaient lui résister. Républicain pour la guerre du Vietnam, il charmera les étudiants pacifistes de l’université d’Harvard en 1974 en arrivant sur un char et en répondant à toutes leurs questions avec un sourire et un humour qui conquirent l’assemblée. John Wayne fut l’un des rares acteurs d’Hollywood à soutenir Montgomery Clift dans ses derniers jours ou quand la presse l’attaqua sur sa vie privée. Le plus grand paradoxe de Wayne résidant dans son prénom réel le macho d’Hollywood avait un prénom de fille : Marion.

Les francmaçons et leurs chapeau (Édition Shriners).

Un détail semble confirmer que le Duke était probablement un humaniste (même si ce n’est pas une preuve parfaite) : John Wayne fut initié à la franc-maçonnerie, à l’instar de John Ford et Victor McLaglen à la Marion McDaniel Lodge de Tucson en Arizona, le 9 juillet 1970. Si son adhésion fut assez tardive, il avait été membre de l’ordre  DeMolay (une association paramaçonnique pour jeunes) pendant ses études.

Très mauvaise habitude, j’espère juste qu’il n’était pas 8 heures du matin.


Le yacht de John Wayne.

Le séducteur


JOHN WAYNE CHANTANT AVEC DEAN MARTIN.

Associé dès les années vingt, avant ses débuts au cinéma, à la superstar Clara Bow, John Wayne, dès ses débuts à l’écran, lorsque la gloire semble lui sourire, est associé à des vedettes féminines : Loretta Young, Laura La Plante, Virginia Cherrill. Mais ce n’est qu’après 1939 et La Chevauchée fantastique (avec Claire Trévor et Linda Darnell) que sa carrière peut redémarrer. Il est ensuite le partenaire de Carole Landis et de Claire Trevor à plusieurs reprises, pour la seconde en 1954 encore (Écrit dans le ciel de William Wellman). Le couple détonnant et récurrent qu’il forme avec Marlène Dietrich ouvre la voie à un séducteur de premier plan. Contrairement à l’image dominante, Wayne a aussi tourné des films où le couple tient une place importante.

Entre autres : Ona Munson (la prostituée Belle Watling dans Autant en emporte le vent), Betty Field, Joan Blondell, Paulette Goddard, Joan Crawford chez Dassin, Jean Arthur, Susan Hayward, Ella Raines la fameuse amazone aux yeux verts, Ann Dvorak (La Belle de San Francisco), Claudette Colbert (Sans Réserve de Mervyn LeRoy) Gail Russell dans L’Ange et le mauvais garçon en 1947 et Le réveil de la sorcière rouge, Joanne Dru (La charge héroïque de Ford en 1949), Maureen O’Hara bien sûr, Patricia Neal, Donna Reed, (Un homme pas comme les autres de Michel Curtiz en 1953), la vedette des planches Géraldine Page, Lana Turner, Lauren Bacall, Janet Leigh, Sophia Loren, Eiko Ando (Le barbare et la Geisha de John Huston en 1958), Angie Dickinson et Elsa Martinelli chez Hawks, la Française Capucine chez Hathaway, Katharine Hepburn sur le tard, toutes des séductrices confirmées, passent entre les bras du héros après en général de solides échanges verbaux. Ceci montre aussi la variété de la carrière et du talent de John Wayne, souvent occultée par sa réussite dans l’action et notamment le western.

Une petite sieste entre deux scène.

Filmographie

Années Titres Rôles Métiers
1926 Mère Machree, de John Ford Extra Acteur
The great K and A Train Robbery, de Lewis Seiler Extra Acteur
Tom champion du stade, de Jack Conway
(Brown of Harvard)
Joueur de football Acteur (non crédité)
Bardelys le Magnifique, de King Vidor Gardien Acteur, Cascadeur
1927 The Drop Kick, de Millard Webb Joueur de Football Acteur
Annie Laurie, de John S. Robertson Extra Acteur (non crédité)
1928 La Maison du bourreau, de John Ford
(Hangman’s House)
Spectateur de la course de chevaux Acteur
Quatre Fils, de John Ford Extra Acteur
1929 Salut 1929, de David Butler (II) et John Ford

Bill Acteur
L’arche de Noé, de Michael Curtiz et Darryl F. Zanuck
(Noah’s Ark)
Extra Acteur (non crédité)
Speakeasy, de Benjamin Stoloff Extra Acteur (non crédité)
The Forward pass, de Edward F. Cline Extra Acteur (non crédité)
The Black watch, de John Ford Extra Acteur (non crédité), Accessoiriste
Paroles et musique, de James Tinling Pete Donahue Acteur, Accessoiriste
1930 La Piste des géants, de Raoul Walsh et Louis R. Loeffler
(The Big Trail)
Breck Coleman Acteur
Born Reckless, de Andrew Bennison et John Ford Extra Acteur (non crédité)
Hommes sans femmes, de John Ford L’homme de la radio (surface) Acteur (non crédité)
Cheer Up and smile, de Sidney Lanfield Bit Part Acteur (non crédité), Accessoiriste
Romance difficile, de A. F. Erickson Lumberjack Acteur (non crédité), Accessoiriste
1931 Maker of men, de Edward Sedgwick Dusty Rhodes Acteur
Range Feud, de D. Ross Lederman Clint Turner Acteur
The Deceiver, de Louis King Richard Thorpe Acteur
Arizona, de George B. Seitz Bob Denton Acteur
Trois filles perdues, de Sidney Lanfield Gordon Wales Acteur
Girls demand Excitement, de Seymour Felix Peter Brooks Acteur
1932 Haunted Gold, de Mack V. Wright John Mason Acteur
Le Grand Stampede, de Tenny Wright Député Sheriff John Steele Acteur
Ride Him, Cowboy, de Fred Allen (II) John Drury Acteur
The Hurricane express, de J.P. McGowan et Armand Schaefer Larry Baker Acteur
Two-Fisted Law, de D. Ross Lederman Duke Acteur
Cyclone du Texas, de D. Ross Lederman Steve Pickett Acteur
L’ombre de l’aigle, de Ford Beebe et B. Reeves Eason Craig McCoy Acteur
Mesdames et Messieurs, de Stephen Roberts Buzz Kinney Acteur
1933 Justice pour un innocent, de Armand Schaefer
(Sagebrush Trail)
John Brant Acteur
Les Cavaliers du destin, de Robert N. Bradbury
(Riders of Destiny)
Sandy Saunders Acteur
L’Homme de Monterey, de Mack V. Wright Capitaine John Holmes Acteur
Liliane, de Alfred E. Green
(Baby Face)
Jimmy McCoy Jr. Acteur
Son secrétaire privé Dick Wallace Acteur
La vie de Jimmy Dolan, de Archie Mayo Smith Acteur
N’importe ou en Sonora, de Mack V. Wright John Bishop Acteur
Aéroport central, de William A. Wellman et Alfred E. Green Un des co-pilotes Acteur
Les Trois Mousquetaires, de Colbert Clark et Armand Schaefer Lieutenant Tom Wayne Acteur
La Piste du télégraphe, de Tenny Wright John Trent Acteur
L’entraîneur du collège, de William A. Wellman Etudiant Acteur
1934 Neath the Arizona skies, de Harry L. Fraser Chris Morrell Acteur
Le Territoire sans loi, de Robert N. Bradbury
(The Lawless Frontier)
John Tobin Acteur
La Mine d’or perdue, de Robert N. Bradbury
(The Trail Beyond)
Rod Drew Acteur
Terreur dans la ville, de Robert N. Bradbury
(The Star Packer)
John Travers Acteur
Randy Rides Alone, de Harry L. Fraser Randy Bowers Acteur
L’homme de l’Utah, de Robert N. Bradbury
(The Man from Utah)
John Weston Acteur
Panique à Yucca City, de Robert N. Bradbury
(Blue Steel)
John Carruthers Acteur
À l’Ouest des montagnes, de Robert N. Bradbury
(West of the Divide)
Ted Hayden Acteur
Terreur du Texas, de Robert N. Bradbury John Higgins Acteur
Le Texan chanceux, de Robert N. Bradbury
(The Lucky Texan)
Jerry Mason Acteur
1935 La nouvelle frontière, de Carl Pierson John Dawson Acteur
Westward Ho, de Robert N. Bradbury John Wyatt Acteur
L’Elixir du docteur Carter, de Carl Pierson
(Paradise Canyon)
John Wyatt Acteur
Le Cavalier de l’aube, de Robert N. Bradbury
(The Dawn of rider)
John Mason Acteur
La piste du désert, de Lewis D. Collins John Scott Acteur
Rainbow Valley, de Robert N. Bradbury John Martin Acteur
Lawless Range, de Robert N. Bradbury John Middleton Acteur
1936 Sea Spoilers, de Frank R. Strayer ‘Bos’n’ Bob Randall Acteur
Winds of the Wasteland, de Mack V. Wright John Blair Acteur
Le train solitaire, de Joseph Kane Capitaine John Ashley Acteur
Le Roi de Pécos, de Joseph Kane John Claybourn Acteur
The Lawless Ninetines, de Joseph Kane John Tipton Acteur
Conflit, de David Howard Pat Glendon Acteur
La Piste de l’Orégon, de Scott Pembroke Capt John Delmont Acteur
1937 La fin des aventures, de Arthur Lubin Duke Slade Acteur
Idol of the Crowds, de Arthur Lubin Johnny Hansen Acteur
I Cover the war, de Arthur Lubin Bob Adams Acteur
Californie, en avant !, de Arthur Lubin
(California Straight Ahead !)
Biff Smith Acteur
Né à l’Ouest, de Charles Barton Dare Rudd Acteur
1938 Santa Fe Stampede, de George Sherman Stony Brooke Acteur
Overland Stage Raiders, de George Sherman Stony Brooke Acteur
Pals of the Saddle, de George Sherman Stony Brooke Acteur
1939 La Chevauchée fantastique, de John Ford
(Stagecoach)
Ringo Acteur
Le Premier rebelle, de William A. Seiter
(Allegheny Uprising)
James Smith Acteur
Nouvelle frontière, de George Sherman Stony Brooke Acteur
Wyoming Outlaw, de George Sherman Stony Brooke Acteur
Three Texas Steers, de George Sherman Stony Brooke Acteur
The Night riders, de George Sherman Stony Brooke Acteur
1940 Les hommes de la mer (le long voyage), de John Ford
(The long voyage home)
Ole Olsen Acteur
L’Escadron noir, de Raoul Walsh
(Dark Command)
Bob Seton Acteur
Three Faces West, de Bernard Vorhaus John Phillips Acteur
1941 The Shepherd of the Hills, de Henry Hathaway Matt jeune Acteur
Lady from Louisiana, de Bernard Vorhaus John Reynolds Acteur
A Man betrayed, de John H. Auer Lynn Hollister Acteur
1942 Réunion en France, de Jules Dassin Pat Talbot Acteur
Femme pour la nuit, de Leigh Jason Jackson Morgan Acteur
1943 La Ruée sanglante, de Albert S. Rogell
(In Old Oklahoma)
Daniel F. Somers Acteur
1944 L’Amazone aux yeux verts, de Edwin L. Marin
(Tall in the Saddle)
Rocklin Acteur
1945 Dakota, de Joseph Kane John Devlin Acteur
La belle de san-francisco, de Joseph Kane
(Flame of Barbary coast)
Duke Fergus Acteur
1946 Sacramento, de William C. McGann
(In Old California)
Tom Craig Acteur
Sans réservations, de Mervyn Leroy Rusty Thomas Acteur
1947 Les naufragés des mers du Sud, de Cecil B. DeMille
(Reap the wild wind)
Capitaine Jack Stuart Acteur
Retour aux Philippines, de Edward Dmytryk
(Back to Bataan)
Colonel Joseph Madden Acteur
La maison des sept péchés, de Tay Garnett
(Seven sinners)
Dan Brent Acteur
L’Ange et le mauvais garçon, de James Edward Grant
(Angel and the badman)
Quirt Evans Acteur, Producteur (non crédité)
1948 Le Massacre de Fort Apache, de John Ford
(Fort Apache)
Capitaine Kirby York Acteur
Les Écumeurs, de Ray Enright
(The Spoilers)
Roy Glennister Acteur
1949 Madame et son cow-boy, de William A. Seiter et Henry Hathaway
(A Lady Takes a Chance)
Duke Hudkins Acteur
Tigres volants, de David Miller
(Flying Tigers)
Capitaine Jim Gordon Acteur
La Rivière rouge, de Howard Hawks
(Red River)
Thomas Dunson Acteur
Taikoun, de Richard Wallace
(Tycoon)
Johnny Munroe Acteur
Les Sacrifiés, de John Ford et Robert Montgomery
(They were expendable)
Lietenant Rusty Ryan Acteur
Le Réveil de la sorcière rouge, de Edward Ludwig
(Wake of the red Witch)
Capitaine Ralls Acteur
Le Bagarreur du Kentucky, de George Waggner
(The Fighting Kentuckian)
John Breen Acteur, Producteur (non crédité)
1950 Le Fils du désert, de John Ford
(The three Godfathers)
Robert Marmaduke Hightower Acteur
Rio Grande, de John Ford Kirby Yorke Acteur
La Charge héroïque, de John Ford
(She Wore a Yellow Ribbon)
Capitaine Nathan Cutting Brittles Acteur
Iwo Jima, de Allan Dwan
(Sands of Iwo Jima)
Sergent John M. Stryker Acteur
L’étranger dangereux, de Sid Davis Producteur (non crédité)
1951 La Fièvre de l’or noir, de Lewis Seiler
(Pittsburgh)
Charles ‘Pittsburgh’ Markham Acteur
Opération dans le Pacifique, de George Waggner
(Operation Pacific)
Lieutenant Commandant Duke E. Gifford Acteur
1952 Les diables de Guadalcanal, de Nicholas Ray
(Flying leathernecks)
Maj. Daniel Xavier Kirby Acteur
Miracle in motion Narrateur Acteur voix
Big Jim McLain, de Edward Ludwig Jim Mc Lain Acteur, Producteur (non crédité)
L’Homme tranquille, de John Ford
(The Quiet Man)
Sean Thornton Acteur, Réalisateur 2ème équipe
La dame et le toréador, de Budd Boetticher
(Bullfighter and the lady)
Producteur
1953 Trois vies, de Edward Dmytryk Commentateur Acteur
Island in the Sky, de William A. Wellman Capitaine Dooley Acteur, Producteur (non crédité)
Les pillards de mexico, de John Farrow
(Plunder of the sun)
Producteur (non crédité)
1954 Hondo, l’homme du désert, de John Farrow
(Hondo)
Hondo Lane Acteur, Producteur
Écrit dans le ciel, de William A. Wellman
(The High and the Mighty)
Dan Roman Acteur, Producteur
Track of the Cat, de William A. Wellman Producteur
Les géants du cirque, de James Edward Grant et William Wellman Jr.
(Ring of Fear)
Producteur (non crédité)
1955 Un homme pas comme les autres, de Michael Curtiz
(Trouble Along the Way)
Stephen ‘Steve’ Aloysius Williams Acteur
Le renard des océans, de John Farrow
(The sea chase)
Capitaine Karl Ehrlich Acteur
« Le Choix de… » – (Saison 1)
(Screen Directors Playhouse)
Mike Cronin Acteur
1956 La prisonnière du désert, de John Ford
(The searchers)
Ethan Edwards Acteur
Le Conquérant, de Dick Powell
(The Conqueror)
Temujin / Genghis Kahn Acteur
L’Allée sanglante, de William A. Wellman
(Blood alley)
Capitaine Tom Wilder Acteur, Producteur (non crédité)
Gun the man down, de Andrew V. McLaglen Producteur
Good-bye, My Lady, de William A. Wellman Producteur
Man in the vault, de Andrew V. McLaglen Producteur (non crédité)
Sept hommes à abattre, de Budd Boetticher
(Seven men from now)
Producteur (non crédité)
1957 La cité disparue, de Henry Hathaway
(Legend of the lost)
Joe January Acteur
L’Aigle vole au soleil, de John Ford
(The Wings of eagles)
Frank W. ‘Spig’ Wead Acteur
« La Grande caravane » – (Saison 4)
(Wagon Train)
General William Tecumseh Sherman Acteur
1958 Le Barbare et la geisha, de John Huston
(The Barbarian and the geisha)
Townsend Harris Acteur
Les Espions s’amusent, de Josef von Sternberg
(Jet pilot)
Jim Shannon Acteur
J’épouse une femme, de Hal Kanter Leonard Acteur (non crédité)
Poupée de Chine, de Frank Borzage Producteur (non crédité)
1959 Rio Bravo, de Howard Hawks Shérif John T. Chance Acteur
Les Cavaliers, de John Ford
(The Horse Soldiers)
John Marlowe Acteur
1960 Alamo, de John Wayne
(The Alamo)
Colonel Davy Crockett Acteur, Réalisateur, Producteur
Escorte pour l’Orégon, de Francis D. Lyon
(Escort West)
Producteur (non crédité)
1961 Alerte aux marines, de Edward Ludwig
(The Fighting Seabees)
Lieutenant Wedge Donovan Acteur
Le Grand Sam, de Henry Hathaway
(North to Alaska)
Le grand Sam Acteur
« Alcoa Premiere » – (Saison 2) Bill Riley Acteur
Dix du Texas, de Ignazio Ferronetti Acteur
1962 Hatari, de Howard Hawks
(Hatari !)
Sean Mercer Acteur
L’Homme qui tua Liberty Valance, de John Ford
(The Man Who Shot Liberty Valance)
Tom Doniphon Acteur
Le Jour le plus long, de Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki et Darryl F. Zanuck
(The Longest Day)
Lieutenant Colonel Vandervoort Acteur
Les Comancheros, de Michael Curtiz et John Wayne
(The Comancheros)
Ranger Capitaine Jake Cutter Acteur, Réalisateur (non crédité)
1963 La Taverne de l’irlandais, de John Ford
(The Donovan’s reef)
Michael Patrick ‘Guns’ Donovan Acteur
La Conquête de l’Ouest, de John Ford, Henry Hathaway, George Marshall et Richard Thorpe
(How the west was won)
Général Sherman Acteur
1964 Le Grand McLintock, de Andrew V. McLaglen
(McLintock!)
George Washington McLintock Acteur
1965 Les Quatre fils de Katie Elder, de Henry Hathaway
(The Sons of Katie Elder)
John Elder Acteur
La plus grande histoire jamais contée, de George Stevens
(The greatest story ever told)
Un centurion Acteur
Première victoire, de Otto Preminger
(In harm’s way)
Capitaine Rockwell Torrey Acteur
Le plus grand cirque du monde, de Henry Hathaway
(Circus world)
Matt Masters Acteur
1967 El Dorado, de Howard Hawks Cole Thornton Acteur
La Caravane de feu, de Burt Kennedy
(The War Wagon)
Taw Jackson Acteur
L’Ombre d’un géant, de Melville Shavelson
(Cast a Giant Shadow)
Général Mike Randolph Acteur
Hondo et les apaches (Télé), de Lee H. Katzin Producteur
1968 Les Bérets verts, de John Wayne, Ray Kellogg et Mervyn Leroy
(The Green berets)
Colonel Mike Kirby Acteur, Réalisateur
1969 Les Géants de l’Ouest, de Andrew V. McLaglen
(The Undefeated)
Col. John Henry Thomas avec Rock Hudson Acteur
Les feux de l’enfer, de Andrew V. McLaglen
(Hellfighters)
Chance Buckman Acteur
1970 Chisum, de Andrew V. McLaglen
John Simpson Chisum Acteur
Cent dollars pour un shérif, de Henry Hathaway
(True Grit)
Marshall Reuben J. ‘Rooster’ Cogburn avec Katharine Hepburn Acteur
1971 Rio Lobo, de Howard Hawks Colonel Cord McNally Acteur
Big Jake, de George Sherman et John Wayne Big Jake Acteur, Réalisateur (non crédité)
1972 Les Cowboys, de Mark Rydell
(The Cowboys)
Wil Andersen Acteur
1973 Les Cordes de la potence, de Andrew V. McLaglen
(Cahill U.S. Marshal)
Marshall Cahill Acteur
Les Voleurs de trains, de Burt Kennedy
(The Train Robbers)
Lane Acteur
1974 Un silencieux au bout du canon, de John Sturges
(McQ)
Lieutenant Lon McQ Acteur
1975 Brannigan, de Douglas Hickox Lieutenant Brannigan Acteur
1976 Une bible et un fusil, de Stuart Millar
(Rooster Cogburn)
Rooster Cogburn Acteur
1977 Le Dernier des géants, de Don Siegel
(The last Shootist)
J.B. Books Acteur
1984 Thunder Riders of Golden West

Récompenses et nominations

Academy Awards (Les Oscars).

John Wayne recevant son Oscar en 1969 des mains de Barbra Streisand pour True Grit.

Wayne a été nominé pour trois Oscars.   Il a été nominé deux fois pour le meilleur acteur, le remportant en 1969 pour son rôle dans True Grit, et une fois pour la meilleure image car il était le producteur. Les Academy Awards sont décernés chaque année par l’American Academy of Motion Picture Arts et Sciences (AMPAS) pour reconnaître l’excellence dans l’industrie du film.

Meilleur acteur

Le gagnant de chaque année est surligné en jaune.
– 1949 – – 1969 –
Acteur Film Acteur Film
Broderick Crawford Les Fous du Roi meilleure image Richard Burton Anne des mille jours
Kirk Douglas Champion Dustin Hoffman Midnight Cowboy Meilleure image
Gregory Peck Twelve O’Clock haut Peter O’Toole Goodbye Mr. Chips
Richard Todd Le cœur Hasty Jon Voight Midnight Cowboy Meilleure image
John Wayne Sands of Iwo Jima John Wayne True Grit

Producteur

– 1960 –
Producteur Film
Bernard Smith Elmer Gantry
Jerry Wald Sons and Lovers
John Wayne The Alamo
Billy Wilder L’Appartement
Fred Zinnemann Les soleils couchants

Golden Globe Awards (Télévision).

Les Golden Globe Awards sont décernés chaque année par la Hollywood Foreign Press Association (HFPA) pour reconnaître les réalisations exceptionnelles dans l’industrie du divertissement, tant nationaux qu’étrangers, et de concentrer une large attention du public sur le meilleur dans les films et la télévision. En 1953, John Wayne a reçu le Prix Henrietta (une récompense maintenant disparue) pour le meilleur acteur de fillm du monde.

Le Cecil B. DeMille Award

Le Cecil B. DeMille Award (ci-dessus) pour l’ensemble des réalisations cinématographiques est un prix annuel décerné par la Hollywood Foreign Press Association à la cérémonie des Golden Globe Award à Hollywood, en Californie.  Il a été nommé en l’honneur de Cecil B. DeMille (1881-1959), l’un des cinéastes les plus talentueux de l’industrie, John Wayne a remporté le prix en 1966.   En 1970, Wayne a remporté un Golden Globe Award pour sa performance dans True Grit .

Brass Balls Award

En 1973, The Harvard Lampoon, un journal satirique dirigé par des étudiants de l’Université de Harvard, a invité John Wayne à recevoir le Brass Ball Award, créé en son «honneur»,  l’appelant « la plus grande fraude de l’histoire ».  Le campus d’Harvard est devenu un lit chaud de l’intellectualisme de gauche et de protestation dans les années 1960 et 1970. John Wayne a accepté l’invitation comme une chance de promouvoir son film récemment sorti McQ , et un convoi de l’armée de Fort Devens a offert de le conduire dans le campus sur un transport de troupes blindé.  La cérémonie a eu lieu le 15 Janvier 1974, au Théâtre du campus de Harvard et la cérémonie a été officiellement présenté en l’honneur de «machisme et son penchant pour le poinçonnage des gens exceptionnels » John Wayne. Bien que le convoi a été accueilli par les protestations des membres du Mouvement Américain Indien et d’autres, dont certains ont jeté des boules de neige , John Wayne a reçu une ovation de l’auditoire quand il est monté sur ​​la scène.  Une enquête interne a été lancée sur l’implication de l’armée dans la journée.

Annexes

Bibliographie

Biographies

  • Dureau, Christian, John Wayne : Un homme, une légende, Paris, éditions Dualpha, 2005, 253 pages.
  • Mancino, Anton Giulio, John Wayne, Paris, Gremese International, 1998, 192 pages.
  • Valmont, Frédéric, John Wayne, le géant de l’Ouest, Paris, éditions Didier Carpentier, 2010, 113 pages.
  • Zolotow, Maurice, John Wayne ou l’épopée du courage, Paris, éditions France-Empire, 1979, 306 pages.

Sur ses collaborations avec des réalisateurs

  • McBride, Joseph, A la recherche de John Ford, Paris, Institut Lumière/Actes Sud, 2007.
  • McCarthy Todd, Hawks, Paris, Institut Lumière/Actes Sud, 1999, 941 pages.

Sur l’analyse de son jeu

  • Moullet, Luc, Politique des acteurs. Gary Cooper, John Wayne, Cary Grant, James Stewart. Paris, Éditions de l’Étoile, 1993.

Articles

  • Fabre, Patrick, « John Wayne, l’homme qui incarnait l’Amérique », Studio Magazine, 237, aout 2007, p.99.
  • Rajchman Olivier, « John Wayne, Droit dans ses bottes », Studio Cinelive Hors série : Les légendes du cinéma, 2009, p.36.

Articles connexes

BATJAC PRODUCTIONS :  C’est une société de production indépendante créée par John Wayne au début des années 1950 dans l’optique de produire ses propres films. Les activités de la firme durent jusque dans les années 1970. Après Wayne, la société fut présidée par Michael, son fils, et, depuis 2003, par Gretchen, l’épouse de Michael.

AÉROPORT JOHN-WAYNE (aéroport du comté d’Orange, en Californie).

RÉFÉRENCES :

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Wayne

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