LES PAIRS ET LES BARONNETS CANADIENS – 1ÈRE PARTIE


 

Drapeau de la Nouvelle-France de 1663 à 1763.

Drapeau du Canada 1868-1921.

 

Le cardinal de Richelieu a introduit le système seigneurial de la Nouvelle-France en 1627. La quasi-totalité des premiers Canadiens français qui sont venus comme officiers dans l’armée, où, pour combler des postes officiels importants au sein de la colonie, sont issus des rangs de la noblesse française. Sous l’Ancien Régime, plusieurs de ces hommes qui s’étaient installés au Canada ont été soit élevés ou promus, à des grades supérieurs au sein de la Pairie de France.  Depuis le début des années 1700, il est devenu habituel pour les gouverneurs de la Nouvelle-France de donner le titre de «marquis». Sauf pour le marquis de Vaudreuil et le marquis de Beauharnois, la plupart étaient au Canada seulement pendant quelques années avant de retourner en France et ne sont donc pas comptabilisés en tant que Canadiens.

Le baronnettage de la Nouvelle-Écosse (un titre héréditaire britannique, mais pas une pairie) avait été créé par le roi Jacques 1er d’Angleterre en 1624, comme un moyen de régler la Nouvelle-Écosse. Sauf pour Sir Thomas Temple, presque aucun d’entre eux n’est venu en Nouvelle-Écosse, par conséquent, ils sont comptés comme Britannique et non canadiens.

Après la conquête britannique de la Nouvelle-France en 1763, Lord Amherst et de Lord Dorchester ont été élevé à la pairie de Grande-Bretagne pour leur rôle dans la prise du Canada et de gouverneurs généraux du Canada, mais ils n’étaient pas canadiens. Comme la colonie a grandi sous la domination britannique en termes de géographie et de l’économie, les baronnies ont commencé à être données à divers politiciens canadiens, des commandants militaires et des hommes d’affaires. En 1891, Lord Mount Stephen est devenu le premier Canadien à être élevé à la pairie du Royaume-Uni.

Après les nominations controversées des Lords Atholstan et Beaverbrook à la pairie du Royaume-Uni, la résolution Nickle a été présentée à la Chambre des communes canadienne en 1917, demandant au souverain de ne pas accorder de titre de chevalerie, baronnies ou pairies aux Canadiens. Cela a déclenché le débat canadien des titres et a conduit à un système distinct de commandes, de décorations et de médailles pour le Canada.  Les Canadiens qui ont obtenu des pairies après cette date devaient détenir ou acquérir déjà la citoyenneté britannique, comme Lord Thomson de Fleet. Toutefois, la Loi sur la citoyenneté canadienne a déclaré que les Canadiens ayant acquis une nationalité étrangère par tous les moyens autres que le mariage, devraient renoncer à leur citoyenneté canadienne.

Noblesse canadienne dans l’aristocratie de France.

Existantes.

Armes des barons de Longueuil, les détenteurs du titre colonial français actuels seulement reconnus par la reine Élisabeth II.  Raymond Grant, le 11ème baron (1959-2004).  En 2002, il autorisa la ville de Longueuil au Québec à utiliser le blason des barons de Longueuil.

  • BARON DE LONGUEUIL : créé en 1700 par le roi Louis XIV pour Charles Le Moyne de Longueuil,  le gouverneur est né au Canada à Trois-Rivières et par la suite a vécu à Montréal. Il est actuellement le seul titre colonial français existant tel que reconnu par la reine Élisabeth II. La seule fille du 3ème Baron est devenue la 4ème baronne de Longueuil, et a épousée le neveu (le capitaine David Alexander Grant) de son beau-père, William Grant, de Québec. La femme du 10ème baron, Ernestine Bowes-Lyon, était une cousine germaine de la reine Élisabeth, la reine mère. Le titulaire actuel est Michael Charles Grant, 12ème baron de Longueuil né en 1947 qui réside à Nottingham en Angleterre et qui détient le titre depuis 2004.  Son héritier direct est David-Alexander Grant de Longueuil le futur 13ème baron.

Charles II Le Moyne ou Charles Le Moyne de Longueuil (Montréal le 10 décembre 1656 – Montréal le 7 juin 1729) était un militaire et politicien de la Nouvelle-France.  Il serait le fondateur de Mobile, première ville de la Louisiane française, vers 1700. Il fut le tout premier baron de Longueuil, en Nouvelle-France lorsqu’en 1700, Louis XIV  éleva la seigneurie de Longueuil en baronnie. 2ème photo : Ruines du château de Vaudreuil en 1825.

Le docteur Michael Grant de Longueuil (oncologue) et ses filles Rachel et Rébecca.

Michael Charles Grant, 12ème baron de Longueuil (né en 1947) est un noble possédant le seul titre colonial français reconnu par la reine Élisabeth II d’Angleterre.  Il est son cousin au second degré.

  • Michael Charles Grant de Longueuil épousa Isabel Padoue Grant, née aux Philippines et d’origine mixte espagnole et philippine.

Isabelle Padoue Grant de Longueuil avec sa fille Rachel Louise Grant de Longueuil.

Ensemble, ils ont trois enfants :

  • Angela Grant de Longueuil (née en 1974), directrice du The Grant School of Dance, Londres. Elle a joué dans quelques films de soft porn qu’on peut voir à SexTV sur le câble.
  • Rachel Louise Grant de Longueuil (née en 1977), adepte des arts martiaux, mannequin et actrice. Elle s’est fait valoir comme actrice et a tenue un rôle dans le film de James Bond, (Meurs un autre jour)(Die Another Day) avec Pierce Brosnan. Elle fut également une doublure d’Angelina Jolie dans Lara Croft: Tomb Raider.


  • Rébecca Héléna Grant de Longueuil (née en 1981), est actrice, danseuse et chanteuse. Rebecca Grant a joué dans des productions britanniques peu connues ici.

Sa deuxième femme est Susan Casey, fille de l’écrivain de comédie de la BBC et producteur James Casey. Ils ont un fils :

  • David Alexander Grant de Longueuil (né en 1984), un leader géologue alpiniste d’expédition et qui deviendra le 13ème baron de Longueuil.

Siège de la famille.

Les Barons de Longueuil n’ont pas vécu au Canada pendant plusieurs générations, ayant vécu en Écosse et en France et, dans les années 1970, et Luzon, Philippines.

La seigneurie originale a été vendue dans les années 1800. La maison de Kingston des barons, Alwington House, a été vendu à la famille en 1910. En 1993, le baron actuel et son épouse ont visité le château de Longueuil ou le domaine du château de Ardath sur Wolfe Island en Ontario, sans la réclamer pour eux. Castle Ardath avait été dans la famille dès 1795, lorsque la famille Grant a acheté des terres dans la région. 

Alwington House,conté de Frontenac, Kingston, Ontario. La demere à été occupé par trois gouverneurs généraux, Lord Sydenham, Sir Charles Bagot et Sir Charles Metcalfe.

La période Longueuil

Marie-Charles Le Moyne fut baronne de Longueuil de  1755 à 1841 et l’unique femme à avoir  porter ce titre et à le transmettre à sa descendance. Fille unique du baron  Charles-Jacques Le Moyne, elle épousa en 1781 l’anglais David Alexander Grant. Ainsi, la baronnie de Longueuil passa à une famille anglaise.  L’un des nouveaux propriétaires de l’île (Wolfe Island, Ontario), David Alexander Grant, a épousé en 1781 la baronne de Longueuil, et leur fils a hérité du titre, qui est encore reconnue aujourd’hui. Le fils de David Grant, Charles William Grant de Longueuil construisit un château, qui a été rebaptisé Ardath. Le château n’est plus debout aujourd’hui. L’île a été rebaptisée l’île Wolfe, après que le général anglais James Wolfe, mourut héroïquement pendant la guerre française et indienne

BARONS DE LONGUEUIL (titre français porté par des Anglais)

1841-1848 :  Charles William Grant 5ème baron – fils de Marie-Charles Le Moyne – son petit-fils est l’écrivain Grant Allen.  Il construisit le château Ardath (Alwington House, Kingston, Ontario.
1848-1879 :  Charles James Irwin Grant, 6ème baron.
1879-1898 :  Charles Colmore Grant, 7ème baron.
1898-1931 :  Reginald Charles Grant, 8ème baron.
1931-1938  :  John Charles Moore Grant, 9ème baron.
1938-1959 :  Ronald Charles Grant, 10ème baron – Marié avec Ernestine Hester Maud Lyon cousine germaine de la reine mère Élisabeth.

1959-2004 :  Raymond Grant, 11ème baron – En 2002, il autorisa la ville de Longueuil à utiliser le blason des barons de Longueuil.2004-Michael Charles Grant, 12ème baron de Longueuil né en 1947 et oncologiste de profession.
David-Alexander Grant, le futur 13ème baron de Longueuil né en 1984.

Disparue.

Le marquis de Vaudreuil-Cavagnal été le premier Canadien d’origine, gouverneur général de la Nouvelle-France. Il était un cousin germain du père du marquis de Lotbinière.

Michel-Alain Chartier, marquis de Lotbinière (1723-1798) a été le premier autochtone canadien à être élevé au rang de marquis dans la pairie de France. En 1747, il épouse Louise-Madeleine Chaussegros de Léry, fille de l’ingénieur en chef pour la Nouvelle-France, Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry. Il était l’oncle du vicomte de Léry, un cousin germain du marquis de Fresnoy et son père étaient un cousin germain du marquis de Vaudreuil-Cavagnal.

En 1787, Lotbinière retourne en Amérique avec son fils adultérin Alain Chartier d’Alainville et débarque à New York pour tenter encore de récupérer ses biens fonciers, mais sans résultat. Mais, avec le déclenchement de la Révolution française, il perd tous ses moyens et doit envisager de retourner dans sa famille ce qu’il fait en 1790 lorsque son fils Michel-Eustache-Gaspard-Alain le ramène à Montréal avec Alain Chartier d’Alainville.

Comme il décide de donner à Alain le domaine Beauharnois, une portion de la seigneurie de Villechauve, il se retrouve en conflit avec sa famille ce qui entraînera une séparation de corps et de bien avec son épouse. Chartier de Lotbinière, qui s’était séparé des autres seigneurs par la position courageuse qu’il avait prises contre le gouverneur Guy Carleton, finit ses jours seul à New York. (Papiers du divorce, Centre d’histoire de la Presqu’Île Vaudreuil-Soulanges).  Il est mort de la fièvre jaune en octobre 1798, à l’âge de 75 ans.

Le Vicomte de Léry était le Canadien ingénieur en chef de l’armée de Napoléon. Il a épousé une fille du duc de Valmy et était un neveu du marquis de Lotbinière.

  • BARON DE POBOMCOUP : Créé en 1653 pour Philippe Mius d’Entremont (1609 -1700), le premier d’Entremonts de l’Acadie Nouvelle-Écosse originaire de Normandie en France.  Il était le mari de Madeleine Hélie dit Breton. Pobomcoup était une baronnie attribuée en 1653 à Philippe Mius d’Entremont par le gouverneur d’Acadie, Charles de Saint-Étienne de la Tour. Cette baronnie était située à l’emplacement du village actuel de Pubnico en Nouvelle-Écosse. 

Philippe Mius d’Entremont, baron de Pobomcoup (aujourd’hui le village de Pubnico en Nouvelle-Écosse).

1. Marie Marguerite Mius d’Entremont,  (1650 – après 1714, St-Charles-des-Mines, Acadie, Nouvelle-Écosse) Trouvez tous les individus avec un événement dans ce lieu
2. Jacques Mius d’Entremont de Pobomcoup,   (1654, Acadie, Nouvelle-Écosse – Avant 1736, Acadie, Nouvelle-Écosse) Trouvez tous les individus avec un événement dans ce lieu
3. Abraham Mius de Pleinmarais,   (1658, Acadie, Nouvelle-Écosse -1704)
4. Philippe Mius d’Azy,   (1660-1678)5- Madeleine Mius dit d’Entremont (1665)


Après que Philippe Mius d’Entremont eut habité les lieux pour quelques temps, il y fut suivi par ses enfants et ses petits enfants, unis à d’autres familles acadiennes.
 
Le 23 septembre 1758, le major Roger Morris et ses troupes mirent le feu au village, incendiant la chapelle, le presbytère, les maisons, les fermes, les granges et dévastèrent tous les champs cultivés.  Les documents nous informent qu’à 11 heures en ce tragique samedi, Pubnico n’existait plus.  Les habitants du village qui s’étaient caché dans les bois virent 150 années de travail réduites en cendres.  Ils durent emprunter le même destin que le reste des acadiens et furent déportés en exil.

Quelques années plus tard, quelques descendants de Philippe Mius d’Entremont revinrent d’exil et se réinstallèrent dans la région qu’ils avaient fondée à l’origine.  Ce furent surtout les d’Entremont, les Duon (aujourd’hui d’Éon) et les Amirault.  Leurs descendants se retrouvent encore aujourd’hui en grand nombre dans cette région, ce qui constitue probablement « un fait unique », non seulement au Canada mais peut-être même dans toute l’Amérique du Nord.

  • COMTE JOUY ET DE SAINT-LAURENT : Créé en 1695, pour François 1er Berthelot  (1636-1712), secrétaire du roi Louis XIV et commissaire général de l’artillerie. En 1702, il a vendu l’ile d’Orléans à Charlotte-Françoise Juchereau de Saint-Denys (1660-1732), sœur de Louis Juchereau de Saint-Denys. Un autre de ses frères était le grand-père de Louis Barbe Juchereau de Saint-Denys (1740-1833), qui a été nommé marquis de Saint-Denys en 1774, un cousin germain de l’hon. Antoine Juchereau Duchesnay, qui était aussi un cousin germain du marquis de Lotbinière mentionné ci-dessous. En 1702, Charlotte-Françoise a pris le titre de comtesse de Saint-Laurent et s’est arrangé pour que son fils ainé puisse porter également le titre, mais elle a été incapable de respecter ses obligations à cause de Berthelot. Un procès long s’ensuivit entre Québec et Paris et en 1713, le roi a statué en faveur de Berthelot. Le titre est resté dans la famille Berthelot jusqu’en 1931.
  • BARON DE PORTNEUF : Créé en 1681, par René Robineau de Bécancour (1625-1699). Son fils, Pierre Robineau de Portneuf, a vendu le terrain à son frère, mais a conservé son titre. Le frère est mort en 1715 et la baronnie est repassée aux filles de Pierre. Le titre s’est éteint en 1729, après la mort de la 2ème baronne de Portneuf, en raison d’un manque d’héritiers mâles.

Le manoir de la Baronnie-de-Portneuf est une ancienne maison de ferme devenue manoir seigneurial. Construite entre 1762 et 1788, et allongée en 1846, cette maison en pièce sur pièce de plan rectangulaire, à un étage et demi, est coiffée d’un toit à deux versants droits percé de lucarnes. Ses murs sont revêtus de planches à clins et pourvus de planches cornières. Le manoir de la Baronnie-de-Portneuf est situé sur un terrain de forme irrégulière, le long du tracé de l’ancien chemin du Roy, dans la municipalité de Portneuf.  Ce bien est classé immeuble patrimonial. Il est aussi cité par la municipalité de Portneuf.

  • COMTE D’ORSAINVILLE : Créé en 1685, pour Jean Talon, premier intendant de la Nouvelle-France. Il mourut célibataire en 1694, et le titre est mort avec lui.

Jean Talon, né le 8 janvier 1626 à Châlons-en-Champagne en France est mort le 23 novembre 1694 à Paris (paroisse Saint-Sulpice) en France et est connu principalement comme étant le premier intendant de Nouvelle-France.  À son arrivée en Nouvelle-France, on lui concéda quelques titres locaux, ceux de baron des Îlets et de comte d’Orsainville.

  • MARQUIS DE VAUDREUIL : créé en 1703, pour Philippe de Rigaud de Vaudreuil, fils du baron de Vaudreuil dans le Languedoc. Ancien colonel dans les mousquetaires de la garde en 1687, il est venu en Nouvelle-France dans le commandement des Troupes de la Marine, et allait devenir gouverneur de Montréal en 1702 et le gouverneur général de la Nouvelle-France, l’année suivante, servant jusqu’à sa mort à Québec, en 1725. Ses fils étaient les suivants: (1) Louis-Philippe de Rigaud, comte de Vaudreuil, le père de Louis-Philippe, marquis de Vaudreuil (2) Jean-Louis de Rigaud de Vaudreuil, vicomte de Vaudreuil (3) Pierre de Rigaud, Marquis de Vaudreuil-Cavagnal, le premier et dernier Canadien gouverneur général originaire de la Nouvelle-France (4) François-Pierre de Rigaud de Vaudreuil, dernier gouverneur français de Trois-Rivières (5) Joseph-Hyacinthe de Rigaud, 3ème marquis de Vaudreuil, le père de Joseph Hyacinthe François de Paule de Rigaud, comte de Vaudreuil.

Philippe de Rigaud de Vaudreuil (né vers 1643 près de Castelnaudary – mort à Québec le 10 octobre 1725) fut gouverneur de Montréal de 1698 à 1703, puis gouverneur de la Nouvelle-France de 1703 à 1725.  Son quatrième fils, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, marquis de Vaudreuil-Cavagnial, fut le dernier gouverneur de la Nouvelle-France, de 1755 jusqu’à la reddition de Montréal en 1760.

Sa descendance

L’aîné de ses fils, Louis-Philippe, devint lieutenant général des armées navales françaises et fut fait grand-croix de Saint-Louis en 1756. Jean, son troisième fils, rejoint le rang des mousquetaires en 1710. Il devint lieutenant général des armées du roi en 1748 et fut fait lui aussi grand-croix de Saint-Louis en 1755.

Son quatrième fils, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, marquis de Vaudreuil-Cavagnial, fut le dernier gouverneur de la Nouvelle-France, de 1755 jusqu’à la reddition de Montréal en 1760.

Son petit-fils Louis-Philippe de Rigaud de Vaudreuil, fils de Louis-Philippe de Rigaud de Vaudreuil, né à Rochefort de son père québécois, servit le 26 septembre 1781 lors de la bataille de Yorktown, opposant George Washington, le colonel Armand Tuffin et Rochambeau au général britannique Cornwallis. Il ramènera en France l’expédition particulière de Rochambeau. Cette victoire décisive initiera la fin de la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Correspondant de George Washington, c’est lui qui sur le Triomphant défendit Boston en 1782.

  • BARON DE BEAUVILLE d’Acadie : Créé en 1707, par François de Beauharnois de la Chaussaye (1666-1746), un membre de la Chambre des Beauharnais qui a servi comme Intendant de la Nouvelle-France de 1702 à 1705. Il épousa, le 14 septembre 1664, Marguerite-Françoise Pyvart de Chastullé, fille du noble Jacques Pyvart, conseiller du roi et maître ordinaire de la Chambre des comptes de Blois, et de Catherine Thierry.  Il avait épousé Anne de Grés, qui mourut le 24 septembre 1731, sans laisser d’enfant, tandis qu’il décéda le 8 octobre 1746, aprËs soixante années de service.  Les armoiries de la famille de Beauharnois étaient d’argent à une face de sable, surmontée de trois merlettes de même. Sa devise était : Autre ne sers.  Il était un frère du marquis de Beauharnois, Charles de Beauharnois de la Boische. Le baron de Beauville est mort sans descendance en 1746 et en tant que telle, le titre s’est éteint.

Charles de Beauharnois de La Boische, marquis de Beauharnois le frère de François, baron de Beauville.  Il sera fait en 1725 marquis de Beauharnois ci-dessous.

Seigneur de Villechauve, officier de marine, gouverneur général de la Nouvelle-France de 1726 à 1747, lieutenant général des armées navales, né au château familial de La Chaussaye, près d’Orléans, France, et baptisé le 12 octobre 1671, fils de François de Beauharnois de La Boische (Boeche ancien nom de La Chaussée ou La Chaussaye), et de Marguerite-Françoise Pyvart (Pinard) de Chastullé, inhumé le 12 juillet 1749 dans la paroisse de Saint-Sauveur à Paris. (tiré du Dictionnaire biographique du Canada).

Ses dernières volontés est allé à ses deux neveux, fils de son frère cadet Beauharnais de Beaumont. Le plus âgé des deux, le marquis de Beauharnais, lieutenant général des armées navales, a transgressé sa volonté en divisant l’héritage entre tous les neveux et nièces, dont Michel Bégon fils, le Premier ministre du bureau de la commissions des Fonds.  Les héritiers de la famille Eslandoost de Beauville sont les derniers à avoir porter le titre de François de Beauharnois de la Chaussaye.

À Paris, le 7 juin 1763, François de Beauharnois vend à Michel Chartier de Lotbinière sa seigneurie de Villechauve, dans le gouvernement de Montréal. Celle-ci mesure six lieues de front par six lieues de profondeur, soit 18 milles ou 29 kilomètres de côté. Communément appelée Beauharnois, cette seigneurie existe depuis 1729 mais est à peine colonisée. Pourquoi change-t-elle de mains ce jour-là ?

Lors de la transaction, François de Beauharnois habite à Paris. À 49 ans, il est sur le point d’être mis à la retraite. En 1756, il a été nommé gouverneur général des îles du Vent, dans les Antilles, et promu au rang de marquis. Toutefois, il n’exerce plus ses fonctions : il a été rappelé en France deux ans après la prise de la Guadeloupe par les Anglais en 1759. Auparavant, il avait fait carrière comme officier de marine, comme son père, Claude de Beauharnois, et ses oncles paternels François et Charles. À titre d’officier, François a d’ailleurs eu l’occasion de venir à Québec à plusieurs reprises.

La transaction

La vente est conclue pour la somme de 22 000 livres de prix principal et 2 000 livres de pot-de-vin, ce terme désignant « ce qui se donne par manière de présent, au-delà du prix qui a été arrêté entre deux personnes pour un marché » (Dictionnaire de l’Académie, 4e éd., 1762).

Pour s’acquitter de sa dette envers le marquis de Beauharnois, Chartier de Lotbinière convient de lui verser 12 000 livres de rente, à raison de 600 livres par année, et 12 000 livres comptant, dans les dix-huit mois à venir. En garantie, il remet au vendeur des lettres de change d’une valeur de 36 340 livres.

Conclusion

La vente de la seigneurie de Villechauve en 1763 est une conséquence locale d’un grand événement international : la guerre de Sept Ans. Elle s’inscrit dans un mouvement au cours duquel 44 seigneuries sur 252 (17,5 %) changent de mains au lendemain de la Conquête. Elle met en scène deux nobles, tous deux victimes des circonstances, qui sont, chacun à leur façon, des perdants. Cette vente marque une étape dans l’histoire de la seigneurie, mais ce n’est pas la plus importante. La vente de Villechauve à Alexander Ellice, trente-deux ans plus tard, aura des effets nettement plus déterminants.


Le troisième manoir seigneuriale de Beauharnois, le manoir Ellice (agent seigneurial) dans la ville de Beauharnois. Érigé en 1852. Échaudés par les troubles de 1837-1838 où certains membres de la famille Ellice furent pris en otage, les Ellice ne revinrent vraisemblablement jamais au Canada. Le manoir fut donc occupé par des agents seigneuriaux qui veillaient à leurs intérêts.  1854 : abolition du régime seigneurial au Canada.  1866 : la famille Ellice se départit du manoir.

  • MARQUIS DE BEAUHARNOIS : Créé en 1725, pour Charles de la Boische, marquis de Beauharnois de la Boische (1671-1749), gouverneur général de la Nouvelle-France de 1725 à 1746. Il était un frère du mentionné précédemment baron de Beauville. Il mourut célibataire en 1749, lorsque le titre s’est éteint.

Charles de la Boische, marquis de Beauharnois, né avant le 12 octobre 1671 (date de son baptême) au château de La Chaussaye à proximité d’Orléans et mort le 12 juillet 1749, est un officier de marine et administrateur colonial français.  Lieutenant général des armées navales, il est gouverneur général de la Nouvelle-France de 1726 à 1746.

C’est Louis XV qui confia au marquis Charles de Beauharnois l’administration de la seigneurie de Beauharnois, alors appelé Villechauve au XVIIIème siècle. Cette ville a été créée le 12 avril 1729 par Claude de Beauharnois, frère du gouverneur de la Nouvelle-France, Charles de Beauharnois et de François de Beauharnois, l’intendant de la Nouvelle-France. 

Le 30 juillet 1795, Michel Chartier de Lotbinière vend la Seigneurie de Beauharnois à Alexandre Ellice, négociant anglais, membre d’une puissante maison de commerces de Londres, pour 9 000 livres, 36 000 piastres d’Espagne.  La seigneurie de Beauharnois a ensuite été érigée comme municipalité de village en 1846, puis en ville en 1863.

Le 23 avril dernier, le conseil de la Ville de Beauharnois a adopté à l’unanimité une résolution demandant à Nouvelle autoroute 30 et à la Commission de toponymie du Québec de nommer le pont surplombant la Voie maritime du Saint-Laurent, à la hauteur du Canal de Beauharnois, le Pont Charles-de-Beauharnois.

Cette appellation vise à rendre hommage à un personnage historique, un des bâtisseurs de la région. Pour la Ville de Beauharnois, le choix s’avérait évident dans l’optique où le toponyme Pont Charles-de-Beauharnois s’inspire de l’histoire :

  • De la communauté, à titre de chef-lieu de la seigneurie ;
  • De la région, puisque la seigneurie de 1729 s’étendait sur un énorme territoire ;
  • Du Québec, puisque Charles de Beauharnois a occupé la fonction de gouverneur général de la Nouvelle-France.

Selon la ville, le Pont Charles-de-Beauharnois apparaît conforme aux critères d’analyse et de sélection usuels de la Commission de toponymie du Québec, qui veille à faire connaître l’origine des noms qui servent à décrire les villes, villages, routes, régions, montagnes et rivières de la province.

  • MARQUIS DE LOTBINIÈRE : Créé en 1784, pour Michel-Alain Chartier de Lotbinière, le seul canadien de naissance à avoir été élevé à ce rang dans la pairie de France, et le dernier fait par Louis XVI.  Après la conquête britannique de la Nouvelle-France en 1763, de Lotbinière avait ajouté à ses seigneuries existantes, en achetant Rigaud et Vaudreuil du premier cousin de son père, le marquis de Vaudreuil-Cavagnal. Il était l’oncle du vicomte de Léry. Il était un cousin germain de Nicolas Renaud d’Avène des Méloizes (1729-1803) qui a vendu de leur grand-mère, la seigneurie de Neuville et a déménagé en France, où en 1769, il a épousé l’héritière Agathe-Louise de Fresnoy et est devenu le marquis de Fresnoy . Un autre de ses cousins ​​germains, l’hon. Antoine Juchereau Duchesnay, était aussi un cousin germain du marquis mentionné précédemment Saint-Denys. Le fils de Lotbinière, Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière, a hérité, mais n’a pas utilisé le titre, afin de maintenir une faveur politique avec les Britanniques. Le 2ème marquis de Lotbinière était le père de trois filles, dont descendent les familles de Lotbinière, Harwood et Joly de Lotbinière. Mais, comme il n’a pas laissé d’héritier mâle, le titre s’est éteint avec ​​sa mort à Montréal en 1822.

L’honorable Michel Chartier de Lotbinière (1723-1798), Président de la Chambre d’assemblée de la province du Bas-Canada (1794-1796).  Seigneur de Lotbinière, de Rigauld, de Vaudreuil, de Rigaud de Vaudreuil, de Villechauve (Beauharnois), d’Hocquart et d’Alainville au Canada.  Là ou se tient aujourd’hui à Montréal la place Jacques-Cartier et la colonne de Nelson s’élevait autrefois le château Vaudreuil et ses jardins.

Le 30 juillet 1795, Michel Chartier de Lotbinière vend la Seigneurie de Beauharnois à Alexandre Ellice, négociant anglais, membre d’une puissante maison de commerces de Londres, pour 9 000 livres, 36 000 piastres d’Espagne.

Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière (1748-1822) fils de Michel Chartier de Lotbinière.  Après sa première femme (Josette, fille de Louis-Joseph Godefroy de Tonnancour) décédée en 1799, il épousa Marie-Charlotte, fille de John Munro en 1802. Ils furent les parents de trois belles filles, les héritières connu comme « Les Trois Cannelles« .

L’aînée, Louise-Josephte (1803-1869) épousa Robert Unwin Harwood et hérita de la seigneurie de Vaudreuil; la deuxième fille, Charlotte (1805-1866), devint seigneuresse de Rigaud et épousa William Bingham; la fille cadette, Julie-Christine (1810-1887) épousa  Gaspard-Pierre-Gustave Joly et obtint Lotbinière.

Ses petits-fils, Antoine Chartier de Lotbinière Harwood et Henri-Gustave Joly de Lotbinière, devinrent membres de l’Assemblée législative du Bas-Canada, puis de Québec. Joly de Lotbinière devint également premier ministre du Québec, ministre du Cabinet fédéral et lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique.

Gaspard-Pierre-Gustave Joly (1798-1865) époux de Julie-Christine Chartier de Lotbinière propriétaires du domaine Joly de Lotbinière, son fils l’honorable Henri-Gustave Joly de Lotbinière époux de Margaretta Josepha Gowen(1837-1904) et leur famille.

DOMAINE JOLY DE LOTBINIÈRE

Domaine Joly-De Lotbinière

7015, route de Pointe Platon, C.P. 1000
Sainte-Croix, G0S 2H0, Québec, Canada 

Téléphone : 418 926-2462
Télécopieur : 418 926-2525

info@domainejoly.com

Situé sur la rive-sud du fleuve Saint-Laurent, dans la Municipalité de Sainte-Croix en la région de la Chaudière-Appalaches (Québec, Canada), le Domaine Joly-De Lotbinière est facilement accessible par l’autoroute 20 (sortie 278) ainsi que par la route panoramique 132 (Route des Navigateurs).

Le manoir.

Le cottage des serviteurs.

C’est en 1846 que Pierre-Gustave Joly achète les terres de la Pointe Platon. Il fait construire la résidence d’été « Maple House » en 1851, laquelle répond aux exigences architecturales et esthétiques du mouvement pittoresque alors en vogue. D’année en année, le Domaine prend de l’expansion et plusieurs autres bâtiments sont construits autour de la Maison : le Cottage des serviteurs en 1852, puis la remise à voiture et le poulailler et enfin, le laboratoire.

De 1860 à 1967, le Domaine est la propriété des descendants de Pierre-Gustave : Sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière, Edmond-Gustave Joly de Lotbinière, Alain Joly de Lotbinière et finalement, Edmond Joly de Lotbinière.

En 1967, désireux d’étendre son administration sur la seigneurie et le Domaine, le gouvernement du Québec en acquiert les titres de propriété par expropriation. Ce passage des terres seigneuriales à la propriété publique met fin à un régime en vigueur depuis près de trois cents ans. Cette acquisition par le gouvernement québécois met fin à la gestion de l’une des dernières seigneuries du Québec.

À partir de 1984, les gens du milieu animent la Maison de Pointe Platon. Trois organismes se succéderont pour offrir les activités d’animation aux visiteurs sur le site : il s’agit de la Société du Domaine Joly-De Lotbinière (1984-1989), de la Société linnéenne du Québec (1990-1991) et finalement, du Conseil des monuments et sites du Québec, aujourd’hui Action Patrimoine, de 1992 à 1997.

En 1997, le gouvernement du Québec manifeste le souhait de se départir du Domaine et encourage les gens de la région à le prendre en charge. Une trentaine de personnes décident donc de se regrouper afin de créer un organisme à but non lucratif, la Fondation du Domaine Joly-De Lotbinière, qui deviendra propriétaire du Domaine. Fière de cet héritage à partager, la Fondation poursuit depuis sa mission de préservation, d’éducation et de mise ne valeur, afin d’assurer la pérennité de ce joyau du patrimoine national pour le bénéfice des générations présentes et futures.

  • VICOMTE DE LÉRY : Créé en 1818, pour le Général François-Joseph Étienne Chaussegros de Léry (1754-1824), petit-fils de Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry, dont la femme était une cousine germaine du marquis mentionné précédemment Saint-Denys. Il est né à Québec, et était un neveu du marquis de Lotbinière. Il s’est battu comme général durant les guerres napoléoniennes. Il a été ingénieur en chef de l’armée de Napoléon» et commandant en chef de l’armée de Napoléon aux Pays-Bas. À sa mort, son nom figurait sur ​​la liste des officiers envisagée pour combler le poste de maréchal de France. En 1811, il a été nommé Baron de l’Empire.  En 1818, à la restauration de Louis XVIII de France, Chaussegros de Léry a été nommé vicomte de Léry et de la Grand-Croix de la Légion d’honneur. En 1801, il épouse Marguerite-Cécile, fille du général François Christophe de Kellermann, 1er duc de Valmy, maréchal de France.  Il se retira au château d’Étry à Annet-sur-Marne et est l’une des 660 personnalités dont les noms sont gravés sur l’Arc de triomphe à Paris.  Lui a succédé son fils, Gustave Chaussegros de Léry (1802-1850), qui a épousé une fille du marquis de Somery, mais il est mort sans enfants, et en tant que tel le titre s’est éteint.

Son nom est gravé sur l’Arc de Triomphe à Paris.

Général François-Joseph d’Estienne Chaussegros de Léry (9 septembre 1754 au 5 septembre 1824) a été le Canadien ingénieur en chef de l’armée de Napoléon et commandant en chef des armées de Napoléon au Pays-Bas. A sa mort, son nom figurait sur ​​la liste des officiers envisagées pour combler le poste de maréchal de France. Il a été nommé baron de l’Empire et sur ​​la restauration de Louis XVIII de France, il a été nommé vicomte de Léry et compte tenu de la Grande-Croix de la Légion d’honneur. Il est l’une des 660 personnalités dont les noms sont gravés sur l’Arc de triomphe à Paris.

Troisième photos : Autrefois résidence du vicomte François-Joseph Chaussegros de Léry, Général d’Empire, ancien maire de la Commune, et de son épouse Madame la vicomtesse de Léry fille du Maréchal Kellerman, duc de Valmy, le CHÂTEAU D’ÉTRY abrite aujourd’hui le Centre d’orientation scolaire et Professionnelle COSP.  1, rue du Général de LÉRY – 77410 ANNET-SUR-MARNE.

Noblesse canadienne dans l’aristocratie du Royaume-Uni.

  • Pairies attribuées avant la résolution Nickle.

    Lord Strathcona, dénommé «Oncle Donald » par le roi Édouard VII en référence à sa philanthropie. Il était un cousin germain de Lord Mount Stephen.

    Lord Mount Stephen, le génie financier derrière la création du chemin de fer Canadien Pacifique et un cousin germain de Lord Strathcona. En 1891, il est devenu le premier canadien à être élevé à la pairie du Royaume-Uni.

    Agnès Macdonald, 1ère baronne Macdonald d’Earnscliffe, fut la seule femme canadienne à obtenir une pairie, en lieu et place de son défunt mari,  Sir John A. Macdonald, le 1er, premier ministre du Canada, après la Confédération en 1867.

    Lord Ahtolstan a été le seul canadien pair du Royaume-Uni à être né et à avoir vécu toute sa vie au Canada, mais son titre fut aussi le plus controversé de toutes les pairies canadiennes.

    Existantes.



    • BARON STRATHCONA ET MOUNT-ROYAL : Créé en 1897 pour  Donald Smith, 1er baron Strathcona et Mount-Royal. Il était l’un des plus grands constructeurs et philanthropes de l’Empire britannique. Il a été gouverneur de la Compagnie de la Baie d’Hudson, président de la Banque de Montréal, cofondateur du chemin de fer Canadien Pacifique avec son cousin Lord Mount Stephen, et haut-commissaire du Canada au Royaume-Uni. Il s’est construit une maison dans le Golden Square Mile (Mille Carré doré) nommé GLENCOE. Il a loué la Maison Knebworth et a maintenu la COLONSAY ROOM (encore habité par ses descendants) comme résidence d’été. Avec l’autorisation royale, leur fille unique, Margaret Charlotte Smith, est devenue la 2ème baronne Strathcona et Mont-Royal. Le titre est actuellement détenu par Euan Howard, 4ème baron Strathcona et Mount-Royal.

    Lord Strathcona et sa femme la baronne Isabella Sophia Hasdisty (1790-1865).

    Donald Alexander Smith, 1er baron Strathcona et Mount Royal, (6 août 1820 au 21 janvier 1914) était un écossais né au Canada qui est devenu l’un des plus grands constructeurs de l’Empire britannique  et l’un des plus grands philanthropes. Il est devenu commissaire, gouverneur et principal actionnaire de la Compagnie de la Baie d’Hudson.  Il a été président de la Banque de Montréal et avec son cousin germain, Lord Mount-Stephen, cofondateur du chemin de fer Canadien Pacifique.  Il a été élu à l’Assemblée législative du Manitoba et par la suite a représenté Montréal à la Chambre des communes canadiennes.  Il était haut-commissaire du Canada au Royaume-Uni de 1896 à 1914. Il a été président de Burmah Oil et de la  l’Anglo-Persian Oil Company. Il a été chancelier de l’Université McGill (1899-1914) et de l’Université d’Aberdeen. Il a vécu à Montréal dans le Golden Square Mile (1157 rue Dorchester, Montréal).  En 1895, il a acheté une propriété en Écosse, construire et de vivre à Glencoe House. En 1905, il a acheté l’île de Colonsay incluant la Colonsay Room, où ses descendants vivent encore. Il a gardé une maison à Londres et, après sa nomination au poste de haut-commissaire canadien a loué Knebworth House à partir de 1899 jusqu’à sa mort. Ses funérailles ont eu lieu à l’abbaye de Westminster, où se dresse un monument à sa mémoire.

    Fichier: Colonsay house.jpg

    Maison Colonsay, Île de Colonsay, Argyll, Écosse.  Lord Strathcona a acheté l’île ou ses descendants habitent toujours aujourd’hui.

    Ils étaient les parents d’une fille :

    Hon. Margaret Charlotte Smith née le 17 janvier 1854-1926. Par autorisation royale, elle est devenue la 2ème baronne Strathcona et Mont-Royal. En 1888, elle a épousée Robert Jared Bliss Howard (1859-1921) fils de Robert Palmer Howard (1823-1889), doyen de médecine à l’Université McGill. Les Howard étaient les parents de Donald Sterling Palmer Howard, 3ème baron Strathcona et Mount-Royal ci-dessous.

    Enfants de Margaret Charlotte Smith, Baronne Strathcona et Mount Royal et Robert Jared Bliss Howard :

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    Lord Strathcona avec sa fille Margaret Charlotte et son mari Robert Jared Bliss Howard (1859-1926).

    • Donald Sterling Palmer Howard, 3ème baron Strathcona et Mount Royal (14 juin 1891, 22 fév. 1959) marié à Diana Evelyn Loder (1899-1985), 5 enfants dont : Donald Euan Palmer Howard, 4ème baron Strathcona et Mount Royal (1923-?) marié à Jane Mary Waldegrave dont il divorça en 1977 et il se remaria à Patricia Thomas en 1978, il vit depuis 2003 sur l’île de Colonsay, Écosse, il a six enfants dont un fils Donald Alexander Euan Howard (24 juin 1961) marié à Jane Maree Gibb et qui sera le 5ème baron Strathcona et Mount Royal.  Il a deux enfant dont un fils : Donald Angus Ruaridh Royal (29 septembre 1994) qui sera probablement le 6ème baron Strathcona et Mount Royal.

    Donald Sterling Palmer Howard, 3rd Baron Strathcona and Mount Royal

  • BARON SHAUGHNESSY de Montréal. Créé en 1916 pour Thomas Shaughnessy, 1er Baron Shaughnessy. Originaire du Royaume-Uni, il est venu à Montréal en 1882, où il est devenu le 3ème président du chemin de fer Canadien Pacifique de 1899 jusqu’à sa mort en 1923. Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, il a apporté avec le chemin de fer Canadien Pacifique son plein soutien de l’effort de guerre, pour lequel il a reçu sa pairie. Il vivait dans le Golden Square Mile (Mille Carré doré).  Le titre est actuellement détenu par son petit-fils, l’acteur Charles George Patrick Shaughnessy, 5ème baron Shaughnessy.
  • Thomas George Shaughnessy, 1er Baron Shaughnessy, (6 octobre 1853 au 10 décembre 1923) était un américain d’origine canadienne administrateur dans l’industrie ferroviaire qui a connu des débuts modestes en tant que secrétaire et comptable pour le chemin de fer Milwaukee et St. Paul (un prédécesseur de la Chicago, Milwaukee, St. Paul and Pacific Railroad) pour devenir le président du chemin de fer Canadien Pacifique, servant à ce titre de 1899 à 1918. En reconnaissance de sa gestion de la CPR et ses contributions à l’effort de guerre pendant la Grande Guerre, Shaughnessy a été élevé à la pairie du Royaume-Uni le 1er janvier 1916 en tant que Baron Shaughnessy, de la Ville de Montréal dans le Dominion du Canada et de Ashford dans le comté de Limerick.

    Il a épousé Élizabeth Bridget Nagle en 1880. Les Shaughnessy ont eu deux fils et trois filles :

    1. Hon William James Shaughnessy,  2ème Baron Shaughnessy

    2. Capt Hon Alfred Thomas Shaughnessy (18 octobre 1887 – dvp. 31 mars 1916), mar. 30 avril 1912 Sarah Polk Bradford (marié (2) le 15 novembre 1920 au Lt Col Hon Sir Piers Walter Leigh ; d. 17 octobre 1955), fille du Juge James C Bradford, de Nashville, Tennessee, États-Unis, et postérité :

    1a. Thomas Bradford Shaughnessy (14 juin 1915- dspm. 1994), mar. 18 juin 1949 à Margot Chambers (dspm. 1991), seule fille de William Daney Chambers, de Westmount, Montreal, Canada, et descendance :

    1b. Amanda Margueritte Polk Shaughnessy (14 février 1951)

    2b. Roxane Élizabeth Shaughnessy (30 septembre 1952), mar. 1984 Thomas Herbert McGreevy, fils de John McGreevy, de la ville de Québec, Québec, Canada, et descendance :

    3b. Tara Evelyn Shaughnessy (15 novembre 1954), mar. 1983 Alain Du Bois, de Senneville, Québec, Canada, fils de Léopold Du Bois, de Magog, Québec, Canada, et descendance :

    2a. Capt Alfred James Shaughnessy, écrivain et scénariste à la télé (19 mai 1916 – 2 novembre 2005), mar. 18 septembre 1948 à Jean Margaret Lodge, seule fille de George Lodge, de Kirk Ella, comté de York, et descendance :

    1b. Charles George Patrick Shaughnessy, héritier présomptif de la baronnie de Shaughnessy (9 février 1955), marié en 1983 à Susan Fallender, fille de Sydney Fallender, de Los Angeles, Californie, États-Unis, et descendance :

    1c. Jenny Johanna Shaughnessy (1990-)

    2b. David James Bradford Shaughnessy (3 mars 1957), marié en 1985 à Anne-Marie Schoettle, fille de Thomas Schoettle, d’Indianapolis, États-Unis, et descendance :

    1a. Élizabeth Sarah Polk Shaughnessy (23 juin 1913), mariée (1) 25 juillet 1932 (div. 1946) à son premier mari  Pascoe Christian Victor Francis [Grenfell], 2ème baron Grenfell, (2) 26 janvier 1946 Major Berkeley Buckingham Howard Stafford (d. 30 Oct 1966), 1er fils de Berkeley Howard Stafford, de Sway Place, Hampshire, (3) 2 mai 1969 (div. 1975) Trevor Walton (Rex) King, fils de William Samuel King MBE, et (4) 1983 Cdr (Arnold) Derek Arthur Lawson RN (? -1984), et descendance de son premier mari.

    1. Hon Alice Joséphine Shaughnessy (28 octobre 1880 –  1963), mariée le 3 juin 1911 à Henry Wyndham Beauclerk, de Montreal, Canada, et descendance.

    2. Hon Margueritte Kathleen Shaughnessy (23 juin 1891 – 15 mai 1958)

    3. Hon Édith Mary Shaughnessy (11 juillet 1892 – 8 décembre 1964), mariée le 3 juin 1914 au Maj René Martin Redmond (d. 21 juillet 1955), fils de William H. Redmond de Montréal.


    Le détenteur du titre est : Charles George Patrick Shaughnessy, 5ème baron Shaughnessy (né le 9 février 1955), simplement connu sous le nom Charles Shaughnessy, est un pair britannique et un acteur de télévision, de théâtre et de cinéma. Il est connu pour ses rôles à la télévision américaine, comme Shane Donovan dans les feuilleton Days of our Lives (Des jours et des vies) et de Maxwell Sheffield dans le feuilleton The Nanny.  Avec son frère, David Shaughnessy et Ophélie Soumekh, il est un partenaire dans 3S Média Solutions Inc.

    • BARON BEAVERBROOK : Créé en 1917 pour Sir Max Aitken, 1er Baronnet. Originaire du Nouveau-Brunswick et déjà un homme d’affaires prospère en 1910, il a quitté Montréal pour la Grande-Bretagne, où il est devenu un magnat de la presse et un membre du Parlement. George V a été contrarié par sa nomination à la pairie et elle a été accueillie avec scepticisme au Canada, mais elle était loin d’être aussi controversée que celle de son ami mentionné précédemment Lord Atholstan. Au cours de Première Guerre mondiale, il a été ministre de l’information. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il a été ministre de la production aéronautique, ministre des approvisionnements, ministre de la production de guerre et Lord du Sceau privé.  Le titre est actuellement détenu par son petit-fils, Maxwell Aitken, 3ème baron Beaverbrook. 



    William Maxwell Aitken « Max » 1er, baron Beaverbrook, (25 mai 1879 au 9 juin 1964) était un anglo-Canadien et un magnat  de la presse canadienne, homme politique et écrivain.  Lord Beaverbrook a tenu une mainmise sur les médias britanniques comme un influent magnat de la presse, propriétaire du journal Daily Express, ainsi que le  London Evening Standard et le Sunday Express. Sa carrière politique inclus de servir de ministre dans le gouvernement britannique pendant les deux guerres mondiales.

    Le 29 janvier 1906 à Halifax, Aitken a épousé Gladys Henderson Drury. Ils ont eu trois enfants avant sa mort en 1927 :

    Enfants Conjoints   Petits-enfants Arrières petits-enfants
    Janet Gladys Aitken (1908-1988) Sir Ian Campbell, 11e duc d’Argyll
    Hon. William Drogo Montagu
    Major Thomas Kidd
    Lady Jeanne Campbell (1928)
    William Montagu (1936)
    Jane Kidd (1943)
    John Kidd (1944)
    Kate Mailer (1962)
    Cusi Cram (1967)
    Michael Montagu (1968)
    Nicola Montagu (1971)
    Monette Montagu (1973)
    Jack Kidd (1973)
    Jemma Kidd (1974)
    Jodie Kidd (1978)
    Sir John William Maxwell Aitken (1910-1985) Ursula Kenyon-Slaney Violet de Trafford Hon. Kirsty Aitken (1947) Hon. Lynda Aitken (1948) Maxwell Aitken, 3e baron Beaverbrook (1951) Hon. Laura Aitken (1953) Dominic Morley (1967)
    Major Sebastian Morley (1969)
    Eleanor Smallwood (1982)
    Joshua Dickson (1977)
    Leo Maréchal (1981)
    Hon. Maxwell Aitken (1977)
    Hon. Alexander Aitken (1978)
    Hon. Charlotte Aitken (1982)
    Hon. Sophia Aitken (1985)
    Sonny Mallett (1984)
    Lucci Levi (1993)
    Louis Levi (1994)
    Peter Rudyard Aitken (1912-1947) Janet Macneil (Md. 1934 div. 1939) Marie Patricia Maguire (Maryland 1942)  Caroline Aitken (1935) Timothy Aitken (1944) Peter Aitken (1946)  William Baker (1958)
    Philip Baker (1960)
    Jonathan Baker (1967) Theodore Aitken (1976)
    Charles Aitken (1979) James Aitken
    Jason Aitken

    ·              

     

RÉFÉRENCES:
http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_peers_and_baronets

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