LA PETITE HISTOIRE : LES CHEVAUX DE SAINT-MARC À VENISE.


Les chevaux originaux conservé à l’intérieur dans le musée de la basilique Saint-Marc à Venise.

 Les répliques des chevaux sur la façade de la basilique  Saint-Marc à Venise.

Les chevaux de Saint-Marc sont quatre statues antiques de chevaux de cuivre coulé, faisant partie d’un quadrige* qui ornait autrefois l’hippodrome de Constantinople. Les Vénitiens les enlevèrent en 1204 et les placèrent sur une galerie, au-dessus de la porte principale de la basilique Saint-Marc de Venise. Ils sont aujourd’hui remplacés par des répliques, les originaux étant conservés à l’intérieur de la basilique.

* Un quadrige est un char antique à deux roues, attelé de quatre chevaux de front, utilisé comme véhicule d’apparat, puis pour les courses. Par analogie, ce terme désigne également une statue représentant un quadrige, ou même un arc de triomphe surmonté d’un quadrige.
Historique

Les quatre chevaux ont une origine toujours débattue : selon certains historiens, ils auraient été réalisés en Grèce, pour l’île de Rhodes ou celle de Chios, au IVe siècle avant J.-C. alors que, pour d’autres, ils seraient romains et dateraient du IVe siècle après J.-C. Lors de la première restauration contemporaine (1977-1981), des fragments de terre en fusion prélevés à l’intérieur laissent plutôt penser à la première hypothèse. Lysippe pourrait en avoir été le sculpteur. Il s’agit de l’une des rares sculptures métalliques aujourd’hui existantes, la majorité ayant été fondue depuis l’Antiquité.

Lysippe de Sicyone (v. 395 av. J.-C.- v. 305 av. J.-C.) est un sculpteur et bronzier grec. Il est notamment le portraitiste attitré d’Alexandre le Grand, père et maître de Laippos, Boédas, Euthycratès.

Ils sont transportés à l’hippodrome de Constantinople, que l’empereur Constantin 1er érigea en nouvelle capitale de l’Empire à partir de 330.

L’hippodrome de Constantinople aujourd’hui.

Flavius Valérius Aurélius Constantinus, né à Naissus en Mésie (aujourd’hui Niš en Serbie) le 27 février 2721, est proclamé 34ème empereur romain sous le nom Constantin Ier en 306 par les légions de Bretagne et mort le 22 mai 337 après 31 ans de règne, est une figure prépondérante du IVe siècle et son épouse Fausta.

En 1204, après le saccage de Constantinople durant la Quatrième croisade, le doge Enrico Dandolo les fit transporter à Venise sur des galères. Ils furent installés sur la façade de la basilique Saint-Marc en 1254, « pour symboliser le triomphe de l’Église » selon Ettore Vio, actuel architecte responsable de leur entretien.

Le doge Enrico Dandolo, en latin Henricus Dandulus, (1107 à Venise – mort le 21 juin 1205 à Constantinople) fut le 41ème doge de Venise, élu en 1192, à l’âge de 85 ans.

Livre écrit par Ettore Vio le conservateur en chef de la basilique Saint-Marc de Venise.

En 1797, Napoléon Bonaparte, alors général en chef de l’armée d’Italie du Directoire, prend Venise durant la première Campagne d’Italie (1796-1797) et emporte les chevaux. Devenu empereur, il les fait installer sur les grilles des Tuileries, puis sur l’Arc de triomphe du Carrousel, édifié à Paris en hommage à la Grande Armée, entre 1807 et 1809.

Napoléon 1er Bonaparte (1769 – 1821).


Quadrige de l’Arc de triomphe du Carrousel à Paris, copies du XIXe siècle.

En 1815, après la bataille de Waterloo et la chute de Napoléon, suite au congrès de Vienne, les chevaux sont rendus à Venise par les Autrichiens. Ils sont alors remplacés sur l’Arc de triomphe du Carrousel par des copies, réalisées par le sculpteur François Joseph Bosio : La Paix conduite sur un char de triomphe (1828). Les originaux regagnent la façade de la basilique Saint-Marc.

François Joseph Bosio est un sculpteur monégasque (Monaco, 1768 – Paris, 1845). Artiste officiel sous le Premier Empire et la Restauration, il fut peintre, dessinateur et graveur, il fut également professeur de dessin à l’École polytechnique.  Quadrige de La Paix conduite sur un char de triomphe (1828), bronze, couronnement de l’Arc de Triomphe du Carrousel.

Pendant la Première Guerre mondiale, les chevaux sont cachés au palazzo di Venezia de Rome (anciennement Palais de Saint-Marc) et pendant la Seconde, au monastère de Praglia, près de Padoue, afin d’être protégés. En 1981, les chevaux originaux ont été placés dans le musée de la basilique et remplacés par des répliques pour les préserver de la pollution atmosphérique. Déjà ternies au bout de vingt ans, les répliques ont dû être nettoyées et restaurées en 2006. Une nouvelle campagne de restauration du quadrige est initiée en avril 2013 par le Groupe des Jeunes du Comité français pour la sauvegarde de Venise. Elle prend fin en septembre 2013, après un dépoussiérage complet du bronze doré des sculptures.

Le Palazzo di Venezia ou Palais de St-Marc dans le centre de Rome ou les chevaux ont été caché durant la Première Guerre mondiale.

L’abbaye de Praglia près de Padoue ou les chevaux furent caché pendant le Seconde Guerre mondiale.

Description.

Les chevaux de Saint-Marc sont les éléments restants du seul quadrige de bronze qui nous reste de l’Antiquité.

Des analyses pratiquées lors d’un tour du monde d’expositions au début des années 1980 ont montré que les chevaux sont en bronze à très faible teneur d’étain, du cuivre quasi pur à 98 %, allié à environ 1 % d’étain et 1 % de plomb, métal extrêmement difficile à couler, peu aptes à remplir les fins détails des moules, alors que le bronze antique est habituellement constitué de 85 % de cuivre, 10 % d’étain, une faible quantité de plomb et autres impuretés. Chaque cheval est différent, les têtes ont été coulées à part et ne sont peut-être pas à leur place d’origine. Les colliers, qui cachent la jonction, sont plus récents, mais certainement la réplique des éléments antiques.
La surface des chevaux a été dorée au mercure, puis volontairement grattée en stries parallèles de largeur constante à l’aide d’un ciseau, très probablement pour un meilleur effet de reflet au soleil.

C’est d’ailleurs dans le dernier livre de Dan Brown – INFERNO – que j’ai entendu parler de ces chevaux pour la première fois.

EXPLICATIONS SUR LE LIVRE DE DAN BROWN.

6. « Le doge traître qui coupa la tête des chevaux ». Comme expliqué dans le roman, le doge en question est Enrico Dandalo qui rapporta à Venise ces quatre sculptures de cuivre après le pillage de Constantinople pendant la 4ème croisade en 1204.  Leurs têtes furent coupées facilitant le transport des imposantes structures de 900 kg chacune et hautes de 2,33 m et longs de 2,53 m. Dan Brown explique que les quatre chevaux furent conçus sur l’île de Chios en Grèce, une affirmation qui divise toujours les historiens. En effet, l’origine exacte de l’ouvrage n’a jamais été déterminée, les matériaux dans lequel ils furent sculté évoquant une oeuvre romaine plus qu’hellénique.

Les quatre Chevaux de St Marc – Photo Nino Barbieri

Plus tard, en 1797, durant les campagnes napoléoniennes, les statues quittèrent à nouveau leur emplacement pour être déplacée à Paris. Durant leur séjour de 17 ans dans la capitale elles connurent plusieurs emplacements, d’abord aux Invalides, puis à l’entrée des Tuileries et finalement au sommet de l’Arc de triomphe du Carrousel. En 1815 après la défaite de Waterloo et l’exil de Napoléon à Ste-Hélène, les Anglais et les Autrichiens décident de ramener le quadrige à Venise et le replace sur la façade de la basilique St Marc. Les quatre chevaux ne bougeront plus jusqu’en 1983, date à laquelle ils seront mis à l’abri de l’épreuve du temps et remplacés par des répliques, tout comme la version visible face à la pyramide du Louvres.

« Ils sont enfin sur une terre libre  » : la Grande Nation.

Les lourds chevaux (900 kg chacun), hauts de 2,33 m et longs de 2,53 m, sont descendus du portique de la basilique en présence de la foule des Vénitiens et de l’armée d’Italie. Mais le dessin de A. C. Vernet gravé par J. Duplessi-Bertaux ne montre pas les vives réactions d’opposition que l’enlèvement du 13 décembre 1797 suscita parmi les Vénitiens.

A l’époque, le transport des charges lourdes se fait par eau. Sous la responsabilité de la Marine, les chevaux sont envoyés par mer à Ancône. Ils en repartent sur une frégate, le 5 mars 1798 et arrivent à Toulon le 6 avril. Un rapport rédigé alors sur l’état des chevaux  » corinthiens  » – on les croyait originaires de Corinthe – les révèle en bon état, malgré quelques réparations à prévoir aux jambes. Chargés sur deux bateaux à Arles, les chevaux remontent à Paris par le Rhône, la Saône, le canal du Centre, la Loire, les canaux de Briare et du Loing, puis la Seine, pour rejoindre les autres œuvres envoyées d’Italie. Le convoi n’ayant atteint Paris que le 17 juillet, soit après les festivités du 14 juillet, la réception des objets d’art et de sciences d’Italie fait l’essentiel du programme de la fête de la Liberté de l’an VI, les 9 et 10 thermidor. Les commissaires aux Sciences et aux Arts de Venise ont assuré l’acheminement dans les plus brefs délais pour l’époque : trois mois d’Arles à Paris.

De toutes les grandes fêtes de la Révolution, l' » Entrée triomphale des objets de sciences et d’art recueillis en Italie « , où s’intercalent des œuvres musicales, est sans conteste la plus originale : les honneurs du triomphe sont accordés non à un homme, mais aux productions de l’esprit humain et à l’histoire naturelle. Le programme de la fête au Champ-de-Mars place les chevaux en tête des  » Monuments de la sculpture antique « . La relation très colorée de Wilhelm von Humboldt en retrace l’impression sur le spectateur de l’époque.

Des inscriptions les précèdent dans le cortège :  » La Grèce les céda, Rome les a perdus/ Leur sort changea deux fois, il ne changera plus  » et  » Ils sont enfin sur une terre libre « . Ce dernier slogan, de portée générale dans l’esprit de l’époque, avait aussi un sens dans la théorie du défenseur du néoclassicisme, J. J. Winckelmann : l’œuvre d’art, création libre, ne peut s’épanouir qu’en terre de liberté.

Pendant dix-sept ans les chevaux restent à Paris. D’abord entreposés aux Invalides, ils sont ensuite disposés sur quatre piliers de la grille qui entoure la cour des Tuileries. En 1808, ils viennent couronner l’Arc de triomphe du Carrousel édifié à la gloire des armées napoléoniennes par Percier et Fontaine. La peinture de Bellangé montre l’Arc de triomphe tel qu’il se présentait, à l’entrée de la cour du palais des Tuileries, le quadrige attaché à un char domine de sa splendeur le cadre grandiose des revues militaires de l’Empire.

La présence des chevaux à Paris sous l’Empire suscite bien d’autres représentations : du frontispice de la Description de l’Egypte où Napoléon-Apollon mène le quadrige au vase étrusque à rouleaux d’Antoine Bérenger, où les grands chevaux dorés, dotés de crinières noires, tirent symboliquement le char de Laocoon.

Restitués en 1815, à la chute de l’Empire, les chevaux reprennent leur place à Venise, sur le portique de Saint-Marc. Pour les remplacer sur l’Arc de triomphe du Carrousel, Charles X confie au sculpteur Bosio la réalisation d’un nouveau quadrige.

« Ils sont enfin sur une terre libre  » : la GrandeNationLes lourds chevaux (900 kg chacun), hauts de 2,33 m et longs de 2,53 m, sont descendus du portique de la basilique en présence de la foule des Vénitiens et de l’armée d’Italie. Mais le dessin de A. C.Vernet gravé par J. Duplessi-Bertaux ne montre pas les vives réactions d’opposition que l’enlèvement du 13 décembre 1797 suscita parmi les Vénitiens.A l’époque, le transport des charges lourdes se fait par eau. Sous la responsabilité de la Marine, les chevaux sont envoyés par mer à Ancône. Ils en repartent sur une frégate, le 5 mars 1798 et arrivent à Toulon le 6 avril. Un rapport rédigé alors sur l’état des chevaux  » corinthiens  » – on les croyait originaires de Corinthe – les révèle en bon état, malgré quelques réparations à prévoir aux jambes[1]. Chargés sur deux bateaux à Arles, les chevaux remontent à Paris par le Rhône, la Saône, le canal du Centre, la Loire, les canaux de Briare et du Loing, puis la Seine, pour rejoindre les autres œuvres envoyées d’Italie. Le convoi n’ayant atteint Paris que le 17 juillet, soit après les festivités du 14 juillet, la réception des objets d’art et de sciences d’Italie fait l’essentiel du programme de la fête de la Liberté[2] de l’anVI, les 9 et 10 thermidor. Les commissaires aux Sciences et aux Arts de Venise ont assuré l’acheminement dans les plus brefs délais pour l’époque : trois moisd’Arles à Paris.De toutes les grandes fêtes de la Révolution, l' » Entrée triomphale des objets de sciences et d’art recueillis en Italie « , où s’intercalent des œuvres musicales, est sans conteste la plus originale : les honneurs du triomphe sont accordés non à un homme, mais aux productions de l’esprit humain et à l’histoire naturelle. Le programme de la fête au Champ-de-Mars place les chevaux en tête des  » Monuments de la sculpture antique « . La relation très colorée de Wilhelm von Humboldt en retrace l’impression sur le spectateur de l’époque[3].

Des inscriptions les précèdent dans le cortège :  » La Grèce les céda, Rome les a perdus/ Leur sort changea deux fois, il ne changera plus  » et  » Ils sont enfin sur une terre libre « . Ce dernier slogan, de portée générale dans l’esprit de l’époque, avait aussi un sens dans la théorie du défenseur du néoclassicisme, J. J. Winckelmann : l’œuvre d’art, création libre, ne peut s’épanouir qu’en terre de liberté.

Pendant dix-sept ans les chevaux restent à Paris. D’abord entreposés aux Invalides, ils sont ensuite disposés sur quatre piliers de la grille qui entoure la cour des Tuileries. En 1808, ils viennent couronner l’arc de triomphe du Carrousel édifié à la gloire des armées napoléoniennes par Percier et Fontaine. La peinture de Bellangé montre l’arc de triomphe tel qu’il se présentait, à l’entrée de la cour du palais des Tuileries ; le quadrige attaché à un char domine de sa splendeur le cadre grandiose des revues militaires de l’Empire.

La présence des chevaux à Paris sous l’Empire suscite bien d’autres représentations : du frontispice de la Description de l’Egypte où Napoléon-Apollon mène le quadrige au vase étrusque à rouleaux d’Antoine Bérenger, où les grands chevaux dorés, dotés de crinières noires, tirent symboliquement le char de Laocoon.

Restitués en 1815, à la chute de l’Empire, les chevaux reprennent leur place à Venise, sur le portique de Saint-Marc. Pour les remplacer sur l’arc de triomphe du Carrousel, Charles X confie au sculpteur Bosio la réalisation d’un nouveau quadrige. – See more at: http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=479#sthash.XkSlciol.dpuf

« Ils sont enfin sur une terre libre  » : la GrandeNationLes lourds chevaux (900 kg chacun), hauts de 2,33 m et longs de 2,53 m, sont descendus du portique de la basilique en présence de la foule des Vénitiens et de l’armée d’Italie. Mais le dessin de A. C.Vernet gravé par J. Duplessi-Bertaux ne montre pas les vives réactions d’opposition que l’enlèvement du 13 décembre 1797 suscita parmi les Vénitiens.A l’époque, le transport des charges lourdes se fait par eau. Sous la responsabilité de la Marine, les chevaux sont envoyés par mer à Ancône. Ils en repartent sur une frégate, le 5 mars 1798 et arrivent à Toulon le 6 avril. Un rapport rédigé alors sur l’état des chevaux  » corinthiens  » – on les croyait originaires de Corinthe – les révèle en bon état, malgré quelques réparations à prévoir aux jambes[1]. Chargés sur deux bateaux à Arles, les chevaux remontent à Paris par le Rhône, la Saône, le canal du Centre, la Loire, les canaux de Briare et du Loing, puis la Seine, pour rejoindre les autres œuvres envoyées d’Italie. Le convoi n’ayant atteint Paris que le 17 juillet, soit après les festivités du 14 juillet, la réception des objets d’art et de sciences d’Italie fait l’essentiel du programme de la fête de la Liberté[2] de l’anVI, les 9 et 10 thermidor. Les commissaires aux Sciences et aux Arts de Venise ont assuré l’acheminement dans les plus brefs délais pour l’époque : trois moisd’Arles à Paris.De toutes les grandes fêtes de la Révolution, l' » Entrée triomphale des objets de sciences et d’art recueillis en Italie « , où s’intercalent des œuvres musicales, est sans conteste la plus originale : les honneurs du triomphe sont accordés non à un homme, mais aux productions de l’esprit humain et à l’histoire naturelle. Le programme de la fête au Champ-de-Mars place les chevaux en tête des  » Monuments de la sculpture antique « . La relation très colorée de Wilhelm von Humboldt en retrace l’impression sur le spectateur de l’époque[3].

Des inscriptions les précèdent dans le cortège :  » La Grèce les céda, Rome les a perdus/ Leur sort changea deux fois, il ne changera plus  » et  » Ils sont enfin sur une terre libre « . Ce dernier slogan, de portée générale dans l’esprit de l’époque, avait aussi un sens dans la théorie du défenseur du néoclassicisme, J. J. Winckelmann : l’œuvre d’art, création libre, ne peut s’épanouir qu’en terre de liberté.

Pendant dix-sept ans les chevaux restent à Paris. D’abord entreposés aux Invalides, ils sont ensuite disposés sur quatre piliers de la grille qui entoure la cour des Tuileries. En 1808, ils viennent couronner l’arc de triomphe du Carrousel édifié à la gloire des armées napoléoniennes par Percier et Fontaine. La peinture de Bellangé montre l’arc de triomphe tel qu’il se présentait, à l’entrée de la cour du palais des Tuileries ; le quadrige attaché à un char domine de sa splendeur le cadre grandiose des revues militaires de l’Empire.

La présence des chevaux à Paris sous l’Empire suscite bien d’autres représentations : du frontispice de la Description de l’Egypte où Napoléon-Apollon mène le quadrige au vase étrusque à rouleaux d’Antoine Bérenger, où les grands chevaux dorés, dotés de crinières noires, tirent symboliquement le char de Laocoon.

Restitués en 1815, à la chute de l’Empire, les chevaux reprennent leur place à Venise, sur le portique de Saint-Marc. Pour les remplacer sur l’arc de triomphe du Carrousel, Charles X confie au sculpteur Bosio la réalisation d’un nouveau quadrige. – See more at: http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=479#sthash.XkSlciol.dpuf

« Ils sont enfin sur une terre libre  » : la GrandeNationLes lourds chevaux (900 kg chacun), hauts de 2,33 m et longs de 2,53 m, sont descendus du portique de la basilique en présence de la foule des Vénitiens et de l’armée d’Italie. Mais le dessin de A. C.Vernet gravé par J. Duplessi-Bertaux ne montre pas les vives réactions d’opposition que l’enlèvement du 13 décembre 1797 suscita parmi les Vénitiens.A l’époque, le transport des charges lourdes se fait par eau. Sous la responsabilité de la Marine, les chevaux sont envoyés par mer à Ancône. Ils en repartent sur une frégate, le 5 mars 1798 et arrivent à Toulon le 6 avril. Un rapport rédigé alors sur l’état des chevaux  » corinthiens  » – on les croyait originaires de Corinthe – les révèle en bon état, malgré quelques réparations à prévoir aux jambes[1]. Chargés sur deux bateaux à Arles, les chevaux remontent à Paris par le Rhône, la Saône, le canal du Centre, la Loire, les canaux de Briare et du Loing, puis la Seine, pour rejoindre les autres œuvres envoyées d’Italie. Le convoi n’ayant atteint Paris que le 17 juillet, soit après les festivités du 14 juillet, la réception des objets d’art et de sciences d’Italie fait l’essentiel du programme de la fête de la Liberté[2] de l’anVI, les 9 et 10 thermidor. Les commissaires aux Sciences et aux Arts de Venise ont assuré l’acheminement dans les plus brefs délais pour l’époque : trois moisd’Arles à Paris.De toutes les grandes fêtes de la Révolution, l' » Entrée triomphale des objets de sciences et d’art recueillis en Italie « , où s’intercalent des œuvres musicales, est sans conteste la plus originale : les honneurs du triomphe sont accordés non à un homme, mais aux productions de l’esprit humain et à l’histoire naturelle. Le programme de la fête au Champ-de-Mars place les chevaux en tête des  » Monuments de la sculpture antique « . La relation très colorée de Wilhelm von Humboldt en retrace l’impression sur le spectateur de l’époque[3].

Des inscriptions les précèdent dans le cortège :  » La Grèce les céda, Rome les a perdus/ Leur sort changea deux fois, il ne changera plus  » et  » Ils sont enfin sur une terre libre « . Ce dernier slogan, de portée générale dans l’esprit de l’époque, avait aussi un sens dans la théorie du défenseur du néoclassicisme, J. J. Winckelmann : l’œuvre d’art, création libre, ne peut s’épanouir qu’en terre de liberté.

Pendant dix-sept ans les chevaux restent à Paris. D’abord entreposés aux Invalides, ils sont ensuite disposés sur quatre piliers de la grille qui entoure la cour des Tuileries. En 1808, ils viennent couronner l’arc de triomphe du Carrousel édifié à la gloire des armées napoléoniennes par Percier et Fontaine. La peinture de Bellangé montre l’arc de triomphe tel qu’il se présentait, à l’entrée de la cour du palais des Tuileries ; le quadrige attaché à un char domine de sa splendeur le cadre grandiose des revues militaires de l’Empire.

La présence des chevaux à Paris sous l’Empire suscite bien d’autres représentations : du frontispice de la Description de l’Egypte où Napoléon-Apollon mène le quadrige au vase étrusque à rouleaux d’Antoine Bérenger, où les grands chevaux dorés, dotés de crinières noires, tirent symboliquement le char de Laocoon.

Restitués en 1815, à la chute de l’Empire, les chevaux reprennent leur place à Venise, sur le portique de Saint-Marc. Pour les remplacer sur l’arc de triomphe du Carrousel, Charles X confie au sculpteur Bosio la réalisation d’un nouveau quadrige. – See more at: http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=479#sthash.XkSlciol.dpuf

RÉFÉRENCES :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chevaux_de_Saint-Marc

 

 

2 réflexions sur “LA PETITE HISTOIRE : LES CHEVAUX DE SAINT-MARC À VENISE.

  1. Bravo pour ce beau résumé du voyage du quadrige grec.
    J’ai trouvé votre article en cherchant des images de ce quadrige sur l’arc de triomphe à Paris. J’ai regardé votre article sur les oeufs de Fabergé ouaaaaaaaaaaaa
    où trouvez-vous ce temps pour faire d’aussi beau reportage aussi bien documentés?? Bravo et encore bravo. J’admire votre savoir faire quant à l’usage d’internet😉
    Belle continuation et au plaisir de vous lire.
    Strasbourg le 18/11/2014
    Choute

    J'aime

    • Bonjour,

      Je vous remercie pour votre adorable commentaire. Pour les chroniques j’en fais une par mois et pour La petite histoire du : j’ai dû arrêter justement car je manque de temps pour mes chroniques. Je dois dire que j’ai beaucoup de savoir faire sur Internet depuis 6 ans que j’ai mon blogue et même avant. J’adore faire de la recherche sur Internet pour trouver des choses que les autres n’ont pas. Je recherche l’originalité et je me préoccupe que vous ayez du plaisir à lire mes chroniques. Tant que je ne suis pas satisfaite de mon travail je ne le publie pas.

      Bonne journée
      Loulou

      J'aime

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