ÉLIZABETH TAYLOR L’ACTRICE AUX YEUX VIOLETS.


Pour l’anniversaire d’Élizabeth Taylor 2014.

 Dame Élizabeth Rosemond Taylor, communément appelée Liz Taylor, est une actrice britannico-Américaine d’origine arménienne, née le 27 février 1932 à Londres, dans le quartier d’Hampstead, et morte le 23 mars 2011 à Los Angeles.

Elle commence sa carrière à l’âge de dix ans et rencontre aussitôt le succès en tournant dans des films tels que Fidèle Lassie, le mélodrame Le Grand National (qui lui vaut son premier triomphe personnel) réalisé par le directeur favori de Greta Garbo, Clarence Brown, Les Quatre Filles du docteur March mis en scène par Mervyn Le Roy (qui révéla Lana Turner), la comédie Le père de la mariée de Vincente Minnelli et sa suite… Une place au soleil et Géant, les deux de George Stevens avec respectivement Montgomery Clift, James Dean et Rock Hudson, lui ouvrent, en 1956, les portes de l’immortalité. Étoile d’Hollywood dans les années 1950 et 1960, elle reçoit deux Oscars pour ses rôles dans La vénus au vison et Qui a peur de Virginia Woolf ? Ses autres grands succès incluent : La chatte sur un toit brulant, Soudain l’été dernier ainsi que Cléopâtre et La mégère apprivoisée.

Plus rare sur grand écran à partir des années 1970 en raison de sa santé précaire et de l’insuccès de ses films dès la fin des années 1960, Élizabeth Taylor se consacre à la lutte contre le SIDA avant même le décès en 1985 de son ami, l’acteur Rock Hudson.

SOCIÉTÉ CANADIENNE DU SIDA

En 1999, l’Institut Américain du Film distingue Élizabeth Taylor la septième plus grande actrice de tous les temps dans le classement AFI’s 100 Years… 100 Stars.

Biographie

Élizabeth Taylor en 1947.

Élizabeth Taylor naît le 27 février 1932 à Hampstead, situé en Angleterre dans la banlieue cossue de Londres, avec la nationalité britannique, de parents tous deux Américains d’origine arménienne et originaire de Kansas City (Missouri). Elle est la seconde enfant de l’actrice Sara Viola Warmbrodt (de son nom de scène Sara Sothern, 1895–1994) et de Francis Taylor (1897–1968), propriétaire d’une galerie d’art. Elle grandit au 8 Wildwood Road d’Hampstead Garden Suburb auprès de ses parents et de son frère ainé Howard Taylor (né en 1929).

Sarah Viola Warmbrodt (1895-1994) actrice sous le nom de scène Sara Sothern avec Élizabeth dans ses bras et son père Francis Lenn Taylor (1897-1968).

Son frère Howard Taylor (1929 – ?), son père, Élizabeth, son cheval Betty et son chien Monty.

Ses deux prénoms, Élizabeth et Rosemond lui ont été donnés en l’honneur de sa grand-mère paternelle Élizabeth Mary (Rosemond).

Le colonel Victor Cazalet, un des meilleurs amis de la famille, a beaucoup d’influence sur cette dernière. Riche et bien introduit, membre du Parlement et proche de Winston Churchill, il est un passionné d’art et de théâtre. Il persuade les Taylor de s’établir définitivement au Royaume-Uni. Adepte de science chrétienne, ses liens avec la famille sont également d’ordre religieux. Il devient le parrain d’Elizabeth et entraine la famille sur le chemin de sa propre obédience.

Colonel Victor Alexander Cazalet (1896-1943) le parrain d’Élizabeth.

Le biographe Alexander Walker suggère qu’il « est probable que la conversion d’Élizabeth à la religion juive, et son long engagement à la cause d’Israël a pour origine la vision sympathique qu’elle en a eue chez elle au cours de ces années formatrices. ». Walter note que Cazalet était un propagandiste actif pour un État hébreu et sa mère a milité activement au sein de groupements caritatifs avec des collecteurs de fonds en faveur du sionisme. Elle se souvient de l’influence de Cazalet sur sa fille en ces termes: « Victor s’assit sur le lit et prit Élizabeth dans ses bras tout en lui parlant de Dieu. Ses grands yeux sombres scrutaient son visage, s’imprégnant de chaque parole, croyant et comprenant [ce qu’il lui disait]p. 14 ».

Peu avant le début de la Deuxième Guerre mondiale, fuyant les hostilités, les parents d’Élizabeth décident de rentrer aux États-Unis. Sara part la première avec les enfants. Elle débarque à New York au mois d’avril 1939. Le père, resté momentanément à Londres pour emballer les œuvres d’art de son magasin, arrive à son tour au mois de novembre. La famille choisit de s’établir à Los Angeles, en Californie, ville dont Sara est originaire et où elle possède de la famille. Francis Taylor y ouvre une galerie où il expose les peintures qu’il a rapportées du Royaume-Uni. Son magasin attire rapidement de nombreuses célébrités du Tout-Hollywood. D’après Walter, la galerie « ouvre grand les portes aux Taylor, leur donnant accès à la société argentée et prestigieuse » du cinéma hollywoodien. Élizabeth découvre le milieu du cinéma lorsque sa mère la présente aux studios de Hollywood.

Élizabeth bénéficie de la double nationalité. Américaine par ses parents, elle est aussi citoyenne britannique par le fait d’être née sur le sol du Royaume-Uni.

Élizabeth Taylor et la religion

Lors de sa venue à Hollywood, la jeune femme n’était pas croyante. Néanmoins, lorsqu’elle commence à fréquenter Conrad Hilton, son premier mari, elle se convertit au catholicisme.

Début 1959, elle se convertit au Temple Israël à Hollywood, au grand désespoir de ses parents, et reçoit le nom hébreu de Elisheba Rachel. Dans son autobiographie Elizabeth Takes off, elle déclare que « ça n’a absolument rien à voir avec mon passé. Mes deux maris Mike Todd et Eddie Fisher étaient tous les deux juifs, mais j’avais voulu le devenir avant ».

Cependant la passion qu’elle a pour cette religion diminue rapidement, et elle n’est allée qu’une fois à la synagogue, sans jamais renoncer pour autant à porter sa croix. Des années plus tard, elle commence à s’intéresser à la spiritualité, à Dieu et à la prière.

En 1998, elle participe à une session de 200 dollars US à 300 dollars US du Centre de la Kabbale. Ce mouvement spirituel repose principalement sur la lecture du Zohar, dont une version originale reliée en vingt-trois volumes est vendue par le centre. Cette pratique est fortement contestée par de nombreux rabbins qui y voient non seulement une appropriation mercantile de leur patrimoine culturel, mais également une dérive sectaire. Comme Élizabeth Taylor, de nombreuses vedettes ont affirmé leur appartenance à ce mouvement comme Madonna, Tippi Hedren ou Demi Moore.

Mariages

Mise à part sa longue « amitié amoureuse » avec l’acteur Montgomery Clift, mais sans lendemain en raison de l’homosexualité de l’acteur, Élizabeth Taylor est mariée huit fois avec sept hommes différents :

Montgomery Clift (1920-1966) une longue amitié amoureuse.

1ER MARIAGE : CONRAD NICHOLSON (NICKY) HILTON JR. (1926-1969) 6 MAI 1950 AU 29 JUIN 1951. Héritier de la chaine des hôtels Hilton et directeur de la TWA.  Leur union n’est pas heureuse et se solde par un divorce au bout de treize moi et demi.

2ÈME MARIAGE : MICHAEL WILDING (1912-1979) DU 21 FÉVRIER 1952 AU 26 JANVIER 1957 QUI EST SON AINÉ DE 20 ANS.

3ÈME MARIAGE : MICHAEL (MIKE)  TODD (1909-1958) 2 FÉVRIER 1957 AU 22 MARS 1958.  Seule de ses unions à ne pas s’être conclue par un divorce leur idylle prend fin avec la mort du producteur.

4ÈME MARIAGE : EDWIN JACK  »EDDIE » FISHER (1928-2010) 12 MAI 1959 AU 6 MARS 1964.  Il était le meilleur ami de Todd et consolateur de la veuve éplorée. Leur idylle alors que Fisher est encore marié à Debbie Reynolds crée un scandale. Élizabeth le quitte lorsqu’elle entame une liaison avec Richard Burton.

5ÈME MARIAGE : RICHARD BURTON (1925-1984) DU 15 MARS 1964 AU 26 JUIN 1974 (PREMIER MARIAGE). Richard Burton joue au théâtre à Toronto. Élizabeth et lui viennent d’obtenir leur divorce respectif du Mexique, un papier que ne voudront pas reconnaitre les autorités à Toronto, qui refusent donc au célèbre couple le droit de se marier sur leur territoire. Un avocat appelle alors le Ritz Carlton, à Montréal, où Élizabeth Taylor et Richard Burton ont décidé de venir se marier puisqu’au Québec, les lois sont moins sévères. En toute discrétion, ils se disent oui une première fois, dans le salon royal de l’hôtel Ritz Carlton, à Montréal. Minée par le fait qu’elle n’obtient aucun rôle, elle devient boulimique et prend du poids. Elle divorce au bout de dix ans de mariage.

6ÈME MARIAGE : RICHARD BURTON (1925-1984) DU 10 OCTOBRE 1975 AU 29 JUILLET 1976 (SECOND MARIAGE).  Seize mois après avoir divorcé, ils se remarient en privé à Kasane, Botswana, mais se séparent rapidement et divorcent à nouveau en 1976. Burton est opposé à l’image qu’on se fait de sa beauté. Il admet volontiers qu’elle a « des yeux magnifiques », mais que « [l’appellation] de plus belle femme au monde est un non-sens. Elle a… un double menton, une poitrine volumineuse, est plutôt courte sur pattes ». En 1976 il déclare que, lors de leur première rencontre, « elle était incontestablement splendide. Je n’ai pas d’autre mot pour décrire cette combinaison de plénitude, de frugalité, d’abondance, de minceur. Elle était somptueuse. Elle était d’une grande générosité. En bref, elle était super ».

7ÈME MARIAGE : JOHN WILLIAM WARNER (1927 – ) DU 4 DÉCEMBRE 1976 AU 7 NOVEMBRE 1982.  Comme pour Burton, l’actrice s’imaginait qu’être la femme d’un sénateur républicain la ferait connaitre. Peine perdue. Elle est admise pour une dépression à la Betty Ford Clinic.

8ÈME MARIAGE : LARRY FORTENSKY (1952 – ) DU 6 OCTOBRE 1991 AU 31 OCTOBRE 1996.  Ouvrier en bâtiment qu’elle a rencontré à l’occasion d’une deuxième cure de désintoxication à la Betty Ford Clinic. Ils se marient au Ranch de Neverland, la résidence de Michael Jackson.

9ÈME MARIAGE PRÉVU EN 2010 AVEC JASON WINTERS (1961 – ).  En 2010, un neuvième mariage avait été évoqué avec l’agent et compagnon de la comédienne depuis quelques années, Jason Winters, de presque trente ans son cadet. Elle déclare à la journaliste Liz Smith « Jason Winters est l’un des hommes les plus merveilleux que j’aie jamais connus et c’est la raison pour laquelle je l’aime. Il nous a acheté la plus belle maison d’Hawaï et nous nous y rendons le plus souvent possibles ». Taylor et Winters ont été aperçus, fêtant le jour de l’Indépendance sur un yacht à Santa Monica, Californie.

Lorsqu’on lui demande pourquoi elle a épousé tant d’hommes, elle répond : « Je ne sais pas, chéri. Cela chasse surement le démon qui est en moi ». Mais en fait, la réalité est toute autre : Élizabeth Taylor n’a jamais été heureuse.

Amants

C. David Heymann, dans son livre Liz : La biographie non autorisée d’Élizabeth Taylor, dresse la liste des amants de la belle actrice, grande séductrice de l’écran dotée d’une vitalité extraordinaire (en témoigne sa résistance à ses problèmes de santé et à ses abus divers). Outre ses amitiés amoureuses avec les plus célèbres homosexuels d’Hollywood (Montgomery Clift, Rock Hudson…) et ses liaisons déjà citées avec les réalisateurs Stanley Donen et Richard Brooks et avec l’acteur George Hamilton, le biographe détaille (de façon parfois choquante) les passades de Taylor, avec les acteurs Peter Lawford, Victor Mature, et le chanteur et acteur Frank Sinatra parmi les plus connus de ses amants.

Montgomery Clift (1920-1966) et Rock Hudson (1925-1985).  Amitiés amoureuses.

Le réalisateur Stanley Donen (13 avril 1924).  Le réalisateur Richard Brooks (1912-1992).

L’acteur George Hamilton (12 août 1939).

Ses passades avec Peter Lawford (1923-1984), Victor Mature (1913-1999).

Les maris de Taylor n’étaient pas les seuls hommes de sa vie. L’actrice a été engagée au gagnant du trophée Heisman, Glenn Woodward Davis (1924-2005) quand elle avait 16 ans et a eu une aventure avec Howard Hughes, qui a promis de construire à Taylor son propre studio de film, si elle l’épousait. D’autres liaisons incluent Anthony Geary (29 mai 1947) qui avait un rôle dans Général Hospital, Henry Kissinger (27 mai 1923) et Malcolm Forbes (1919-1990). En Octobre 2012, une nouvelle confidences de Taylor, Élizabeth Taylor: Je n’aime pas être une une Dame et elle a affirmé qu’elle avait aussi un badinage (flirt) avec Ronald Reagan (1911-2004), quand elle était adolescente, et un trio avec le président John F. Kennedy (1917-1963) et Robert Stack (1919-2003).

Glen Davis (1924-2005) joueur de football, Howard Hughes (1905-1976) ingénieur avionique et réalisateur, Anthony Geary (29 mai 1947) qui avait un rôle dans General Hospital, Henry Kissinger (27 mai 1923) Secrétaire d’État de 1973 à 1977 et Conseiller à la Sécurité Nationale des États-Unis de 1969 à 1975), Malcolm Forbes (1919-1990) PDG du Magazine Forbes, un flirt avec Ronald Reagan (1911-2004) le 40ème Président des États-Unis, et un trio avec John F. Kennedy (1917-1963) 35ème Président des États-Unis et Robert Stack (1919-2003) l’acteur principal des Incorruptibles et une liaison avec Frank Sinatra (1915-1998) acteur et chanteur.

Enfants

De ses différentes unions, Élizabeth Taylor a eu plusieurs enfants :

Élizabeth Taylor avec ses quatre enfants : Michael Wilding Jr., Christopher Wilding, Maria Burton et Lisa Todd.

AVEC MICHAEL WILDING :

MICHAEL HOWARD WILDING (né le 6 janvier 1953) :  Il s’est marié à Brooke Palance le 28 août 1982.  Il est le père de Naomi (1976) et Leala (1971) d’une relation précédente et un garçon nommé Tarquin (1990) avec Brooke.

Élizabeth et Michael et leurs fils Michael Howard Wilding. Michael et sa femme Brooke Palance en 1986.

Naomi Wilding Deluce et son mari Anthony Cran. Deuxième photo : Naomi (1976), Tarquin (1990) et Caleb (1983) leurs cousin fils de Christopher.

CHRISTOPHER EDWARD WILDING (né le 27 février 1955) ci-dessus Il a deux fils avec son ex-épouse Aileen Getty (1957) fille de John Paul Getty II (1932-2003), Caleb (1983) Andrew (1985) et Lowell (1991).  Il est remarié avec Margaret Carlton.

Caleb, Aileen sa mère, Alexandra et Andrew Wilding.

AVEC MICHAEL TODD :

ÉLIZABETH FRANCES TODD  TIVEY surnommée Liza (née le 6 aout 1957) : 

Elle a épousé l’artiste Hap Tivey en 1984 et a eu deux fils, Quinn, 25 ans, et Rhys, 19 ans. Todd et Tivey ont divorcés en 2003, mais sont resté amis et vivent à quelques miles l’un de l’autre.

Rhys (1991) et Quinn Tivey (1986) les enfant de Lisa Todd.

AVEC RICHARD BURTON : MARIA BURTON :

Une fille adoptive, Maria Burton (née le 1er aout 1961, adoptée en 1964). Les démarches d’adoption ont été faites à l’époque où Élizabeth Taylor était mariée à Eddie Fisher, mais ont abouti lorsque l’actrice eut épousé Burton.

Elle s’est mariée à Thomas Matthew McKeown en janvier 2001 et elle est mère de deux enfants dont une de son mariage prédédent avec Steven Carson en 1982 qui a pris fin en 2000, ils eurent une fille Éliza Carson (1984) et elle eut Richard McKeown (2001) de son mariage actuel avec Thomas McKeown.

 

Maria Burton et son mari Steven Carson qu’elle a épousé en 1982 et leur fille Éliza (1984).  Ils ont divorcés en 2000.

Élizabeth Taylor est grand-mère pour la première fois en 1971, à l’âge de 39 ans. À la fin de sa vie, elle est la grand-mère de dix petits-enfants et arrière-grand-mère de quatre petits-enfants. Tous étaient présents lors de son décès en 2011.

Une amitié indéfectible

Taylor et Michael Jackson ont développé au fil du temps une amitié indéfectible. Depuis le début des années 1980, elle réside à Bel Air en Californie où habite Michael Jackson. En 2005, elle le défend et le soutient lors des deux accusations d’abus sur mineurs dont il est victime et pour lesquelles il a été respectivement relaxé et acquitté. Elle est la marraine de ses deux enfants Paris Jackson et Prince Michael Jackson I. Le 6 octobre 1991, Élizabeth choisit le Ranch de Neverland pour la fête qu’elle donne à l’occasion de son mariage avec Larry Fortensky.

En 1997, Jackson interprète la chanson Elizabeth, I Love You qu’il a composé pour elle à l’occasion de son 65ème anniversaire. Élizabeth est très bouleversée lorsqu’elle apprit la mort de Michael Jackson, avec qui elle était proche.

Péchés mignons

Élizabeth Taylor en 1986.

Sa passion pour la joaillerie, les fourrures et la haute couture est proverbiale. « Dans la vie, il n’y a pas que l’argent. Il y a aussi les fourrures et les bijoux » a-t-elle coutume de dire. Elle est une cliente du bijoutier Shlomo Moussaieff. Au fil des ans, elle acquiert plusieurs bijoux de haute lignée comme le Diamant Krupp de 33,19 carats (6,64 grammes), ou encore le Diamant Taylor-Burton de 69,42 carats en forme de poire qu’elle porte lors de la fête d’anniversaire de Grace Kelly et que lui a offert son mari Richard Burton pour son 40e anniversaire. Après leur divorce, il est vendu aux enchères en 1978 pour la somme de 5 000 000 $, qui sont utilisés pour construire un hôpital au Bostwana. Burton lui a également acheté, à l’occasion de la Saint-Valentin en 1969, la Perle Peregrina. Cette perle de 50 carats a appartenu autrefois à Marie 1ère d’Angleterre, dont Burton avait acquis le portrait où elle portait ce même bijou. Au moment de son acquisition, le couple découvre que le National Portrait Gallery de Londres ne possède pas de peinture originale de Marie et décide donc de l’offrir à la galerie. Sa collection de bijoux a été répertoriée et photographiée par John Bigelow dans le livre de Taylor : Elizabeth Taylor : My Love Affair with Jewelry (Mon histoire d’amour avec la joaillerie) sorti en 2002. Première personne célèbre à mettre sur le marché des bijoux conçus par elle, Élizabeth Taylor a également lancé trois parfums, Passion, White Diamonds (qui fait partie des dix meilleures ventes de parfums de la décennie 1990) et Black Pearls dont les ventes lui rapportent près de 200 000 000 millions de dollars US annuels.

Le diamand Krupp de 33,19 carats (6,64 grammes).

Le diamant Taylor-Burton de 69,42 carats en forme de poire qu’elle porte lors de la fête d’anniversaire de Grace Kelly et que lui a offert son mari Richard Burton pour son 40e anniversaire. Après leur divorce, il est vendu aux enchères en 1978 pour la somme de 5 000 000 $, qui sont utilisés pour construire un hôpital au Bostwana.

Burton lui a également acheté, à l’occasion de la Saint-Valentin en 1969, la Perle Peregrina. Cette perle de 50 carats a appartenu autrefois à Marie 1ère d’Angleterre, dont Burton avait acquis le portrait où elle portait ce même bijou. Au moment de son acquisition, le couple découvre que le National Portrait Gallery de Londres ne possède pas de peinture originale de Marie et décide donc de l’offrir à la galerie.

Élizabeth Taylor : Mon histoire d’amour avec les bijoux sortit en 2002.

Du 10 décembre 2010 au 12 janvier 2011, dans le cadre de l’exposition Bulgari, l’actrice dévoile pour la première fois en France des pièces exceptionnelles issues de sa collection privée.

Élisabeth Taylor ne jurait que par Bulgari. Ici, collier en diamants et émeraude.

Taylor est également une importante cliente des maisons de haute couture tout au long de sa carrière cinématographique. Conjointement à ses propres achats, Édith Head et Helen Rose, habilleuses à la MGM, conseillent l’actrice pour choisir des vêtements qui la mettent en valeur. Ce faisant, elle contribue à populariser les modèles de Valentino et d’Halston.

En 1980, les laboratoires Schering-Plough commercialisent des lentilles de contact dont la couleur est inspirée par celle des yeux de l’actrice.

Elle a fait de la salle de ventes aux enchères Christie’s, la première place mondiale pour la vente de ses bijoux, fourrures, vêtements et souvenirs.

Santé

Élizabeth Taylor s’est battue contre la maladie sa vie durant et a fait preuve d’une grande vitalité. Les journaux ont plusieurs fois laissé prévoir, à tort, son décès imminent.

Elle est victime de cinq chutes de cheval sur le plateau de tournage du film Le Grand National. Un écrasement vertébral sur une colonne vertébrale déjà éprouvée par une scoliose congénitale la handicapera toute sa vie durant par des dorsolombalgies pour lesquelles elle a subi plusieurs interventions sur une période de 25 ans. En 2010, elle renonce à une énième opération. Ayant subi la pose d’une prothèse de hanche bilatérale, souffrant également d’ostéoporose, elle est condamnée au fauteuil roulant vers la fin de sa vie.

L’actrice se remet mal de son divorce d’avec Burton. Elle devient boulimique et enchaine les régimes. Elle sombre dans l’alcoolisme et la drogue et se soumet à deux cures de désintoxication au Centre Betty Ford en 1983 puis à l’automne 1988.

Taylor a été victime de deux pneumonies dont la première, survenue en 1961, a nécessité une trachéotomie.

Ayant beaucoup fumé vers l’âge de 55 ans, Élizabeth Taylor, en 1975, craint avoir un cancer du poumon à la suite d’une radiographie montrant des taches suspectes, mais les examens ne confirment pas ce diagnostic.

Elle a encore été opérée pour une tumeur bénigne au cerveau et pour un cancer de la peau. Elle souffre en outre de diabète.

Le diagnostic d’insuffisance cardiaque est porté pour la première fois en 2004; probablement en rapport avec la mutation génétique FOXC2 (la même qui est à l’origine de sa rangée de doubles cils ou distichiasis) dont elle est atteinte. Le 6 avril 2008, elle est conduite d’urgence au Cedars-Sinaï Medical Center de Los Angeles, où Taylor est prise en charge immédiatement avant de rentrer chez elle plus tard dans la journée. Son attaché de presse Dick Guttman déclare à la presse : « Mme Taylor va bien. Les rumeurs qui ont démarré en Angleterre sont spectaculaires, alarmistes et fausses. Sa visite à l’hôpital s’effectue par précaution ».

Le 2 avril 2010.

En octobre 2009, l’actrice subit une intervention sur son cœur. Elle est à nouveau hospitalisée au début de l’année 2011 au Cedars-Sinaï Medical Center pour des problèmes cardiaques. Ce sera son ultime combat contre la maladie.

Le 14 juillet 2009.

La fin d’une époque

Elizabeth Taylor meurt d’une insuffisance cardiaque aigüe le 23 mars 2011, à l’âge de 79 ans, au centre médical Cedars-Sinaï de Los Angeles où elle a été admise au début du mois de février 2011. Elle est inhumée dès le lendemain de son décès au cours d’une cérémonie privée présidée par le rabbin Rabbi Jerry Cutler selon le rite religieux hébraïque au Grand Mausolée du Forest Lawn Memorial Parks & Mortuaries de Glendale, Californie, dans une section interdite au public.

Toujours en retard à ses rendez-vous, elle avait souhaité que la cérémonie commence en retard. Cette dernière débute quinze minutes après qu’elle a été programmée.

Carrière

Une enfance volée

 

« On m’a volé mon enfance » s’exclame Élizabeth dans ses mémoires.

Sara Taylor joue un rôle déterminant dans la carrière de sa fille. Dès l’âge de trois ans, celle-ci prend ses premières leçons de danse, de chant et d’équitation. Tout en complétant l’instruction d’Élizabeth, sa mère la présente avec sa famille aux personnalités du milieu cinématographique. Elle attire ainsi l’attention d’un dirigeant de Universal Pictures, J. Cheever Cowdin, qui offre un contrat de six mois à Élizabeth. Elle obtient son premier rôle en 1941 dans le film There’s One Born Every minute, mais les studios Universal ne sont pas convaincus par cet enfant « au regard d’adulte » et ne renouvèlent pas son contrat.

Sara, déterminée, repart à l’assaut des maisons de production et obtient une distribution pour un film de la Métro-Goldwyn-Mayer. Grâce aux conseils de sa mère et à son accent anglais impeccable, Élizabeth obtient le petit rôle de Priscilla dans Fidèle Lassie (Lassie Come Home, 1943). Le film, qui est un succès, lui permet de rencontrer Roddy McDowall, un des enfants vedettes de la MGM, avec qui elle reste amie sa vie durant. Ses parents signent ensuite un contrat d’un an avec la Métro-Goldwyn-Mayer.

Après deux apparitions non créditées dans les films Jane Eyre et Les blanches falaises de Douvres (de Brown déjà), côtoyant des vedettes de première grandeur (Orson Welles, Joan Fontaine, Irene Dunne), elle obtient son premier grand rôle avec Le grand National aux côtés de Mickey Rooney, le plus illustre des enfants vedettes de l’époque (qui avait déjà vingt-quatre ans alors). Elle y interprète une jeune fille qui entraine un cheval pour remporter une célèbre compétition hippique. Le film étant un succès (plus de 4 000 000 dollars de recettes), elle est engagée pour un contrat longue durée avec la MGM. Elle poursuit alors ses études avec d’autres enfants-vedettes à la Little Red School, où elle reçoit son diplôme d’études en 1950.

Dès lors elle ne cesse d’enchaîner les tournages. Elle retrouve la mascotte de la MGM, la chienne Lassie, dans Le courage de Lassie (1946) pour le premier rôle et devient l’une des Quatre filles du docteur March où, elle fait preuve d’humour en incarnant la petite peste Amy. Elle y a pour partenaire Janet Leigh, autre espoir du studio. L’adolescente interprète la fille de William Powell et Irene Dunne dans Mon père et nous du vétéran Michael Curtiz, et croise des monuments de Hollywood tels que Mary Astor, Wallace Beery ou Greer Garson, travaillant avec Jack Conway et Richard Thorpe, le plus souvent dans des comédies familiales. Cependant la beauté de la jeune fille s’épanouit précocement et elle passe rapidement à des rôles adultes.

Mère possessive, mais meilleure agent de publicité pour sa fille, Sara Taylor est attentive et exigeante durant toute cette période, ce qui n’empêche pas Liz d’avoir des idylles. Elle s’affiche au bras d’Howard Hughes à l’âge de 17 ans et épouse son premier mari Conrad « Nicky » Hilton Jr, héritier de la chaine d’hôtels Hilton, en 1950. Cependant, le mariage est un échec et s’achève au bout de neuf mois.

La belle aux yeux couleur d’améthyste

Animatrice Bo Dereck.

Le père de la mariée (1950).

La jeune femme, dont les yeux à la forme amendée ont la particularité d’être couleur d’améthyste aux reflets dorés avec une anomalie génétique (une double rangée de cils ou distichiasis ourlant ses paupières lui fournit un regard naturellement soutenu semblable à celui d’une « adulte » maquillée avec du mascara), est désormais mure pour les premiers rôles. À seize ans, elle est l’épouse de Robert Taylor dans le suspense Guet-apens, puis elle joue les jeunes mariées dans deux productions de Vincente Minnelli, Le père de la mariée et sa suite Alons donc papa!, deux comédies, satire de la classe moyenne américaine, qui lui donnent pour parents Spencer Tracy et Joan Bennett.

C’est au cours de la première de L’Héritière qu’elle rencontre un autre acteur avec qui elle a une relation amicale privilégiée, Montgomery Clift. Elle tourne avec lui en 1951, Une place au soleil, un classique de George Stevens, pour la Paramount Pictures. Ce film est l’adaptation du roman An American tragedy de Théodore Dreiser dont Josef von Sternberg a réalisé une première version en 1931.

La dernière fois que j’ai vu Paris (1954).

Interprète de Rebecca, séquestrée et menacée de viol par Bois-Guilbert (George Sanders), elle est la véritable héroïne d’Ivanhoé, film d’aventures médiévales réalisé par Richars Thorpe et tourné aux studios de Boreham Wood en Angleterre. Sa présence éclipse le couple vedette formé par Robert Taylor et Joan Fontaine. C’est à cette époque qu’elle côtoie l’acteur Michael Wilding à Londres, elle l’épouse en 1952 et aura avec lui deux enfants : Michael Howard Wilding (né en 1953) et Christopher Edward Wilding (né en 1955).

Elle tourne ensuite sous la direction de Stanley Donen (Une vedette disparaît /Love Is Better Than Ever), avec qui elle a une aventure, Charles Vidor (Rhapsodie face à Vittorio Gassman), William Dieterle (La Piste des éléphants pour lequel elle remplace au pied levé Vivien Leigh, son modèle), Curtis Bernhardt (Le Beau Brummel aux côtés des Britanniques Steward Granger et Peter Ustinov) et Richard Brooks (La dernière fois que j’ai vu Paris en 1954) avec qui elle a aussi une brève liaison.

Une sensualité révélée

Géant (1956).

Elle participe ensuite à deux superproductions. Pour commencer Géant, autre classique de George Stevens, mais plus controversé, vaste fresque d’une famille au Texas avec pour partenaires James Dean et Rock Hudson, dont elle deviendra également très proche. La production coute un peu plus de cinq-millions de dollars et est un des plus grands succès de la Warner.

L’autre budget impressionnant de 6 millions de dollars fut pour L’Arbre de vie, grande fresque avec pour toile de fond la Guerre de Sécession. La MGM veut en faire, un second Autant en emporte le vent, sans y parvenir malgré les moyens et les scénaristes qui s’attèlent au scénario pendant six ans. Le tournage est interrompu pendant deux mois à la suite d’un terrible accident de voiture survenu à son ami Montgomery Clift après une réception qu’elle a donnée. Il se brise la mâchoire et la moitié du visage et malgré la chirurgie plastique l’accident lui laisse de profondes séquelles définitives. Ayant été alertée par Kevin McCarthy, elle a sauvé la vie de Clift en lui retirant les dents qui l’étouffaient.

Elle rencontre par la suite Mike Todd, inventeur du procédé Todd-AO et producteur de cinéma notamment du Tour du monde en quatre-vingts jours, alors que son couple est au plus mal. C’est le coup de foudre et après avoir divorcé de Michael Wilding elle se remarie avec Mike Todd en 1957. De cette union naît une petite fille, Liza, une naissance très douloureuse qui faillit emporter Élizabeth. Sept mois plus tard, Mike Todd se tue dans un accident d’avion. Élizabeth n’a pas terminé le tournage de La chatte sur un toit brulant qui va consacrer son talent. Inconsolable, elle termine le film tant bien que mal avec l’aide du réalisateur Richard Brooks et de son partenaire Paul Newman.

Ce film et le suivant Soudain l’été dernier de Joseph L. Mankiewicz (aux côtés de Montgomery Clift et de Katharine Hepburn) sont tirés de pièces à succès du dramaturge Tennessee Williams. Elle y exprime une sensualité animale rarement aussi bien exploitée. Les deux films remportent un énorme succès au boxoffice et obtiennent en tout neuf nominations aux Oscars dont, dans les deux cas, celui de meilleure interprète féminine pour Élizabeth Taylor. Joseph L. Mankiewicz déclara à propos d’elle « Élizabeth Taylor, à l’époque de Soudain l’été dernier, avait ce que vous appelez en peinture un talent de primitif, que je trouvais extraordinaire. Je pense que Tennessee Williams, l’auteur de la pièce, écrit ce que j’appelle des arias, comme à l’Opéra, pour des actrices ; par exemple, le dernier aria d’Élizabeth Taylor dans Soudain l’été dernier».

Avec Paul Newman dans La chatte sur un toit brulant (1958).

Pendant cette période, elle se rapproche du chanteur Eddie Fisher, le meilleur ami de Mike Todd. Mais Fisher est marié avec Debbie Reynolds et après avoir attendri l’Amérique en veuve inconsolable, elle apparait en briseuse de ménages. La presse se déchaine, ce qui n’empêche pas Liz Taylor d’épouser Eddie Fischer en 1959. L’année suivante, elle joue une prostituée dans La vénus au vison. Malgré une hospitalisation pour une pneumonie à Londres (qui a nécessité une trachéotomie en urgence), elle est présente pour recevoir son premier Oscar de la meilleure actrice en 1951. Elle avait pourtant émis des critiques publiques contre le film. Ce trophée la récompense après trois échecs consécutifs pour de grands films. La vénus au vison est un film mineur dans sa carrière, mais sans doute les votants ont-ils voulu l’encourager dans sa convalescence et faire office de rattrapage pour les statuettes qu’elle avait ratées pour des rôles largement plus marquants. Ce film achève d’ailleurs le contrat qui lie Élizabeth Taylor avec la MGM.

Elle défraie de nouveau la chronique lors de sa liaison avec Richard Burton, quelques années plus tard.

Cléopâtre et Marc Antoine.

Cléopâtre (1963).

En 1963, elle devient l’actrice la mieux payée du cinéma, ayant obtenu un cachet d’un million de dollars et 10 % des bénéfices pour jouer le « rôle-titre » dans Cléopâtre pour la 20th Century Fox, sous la direction de Rouben Mamoulian puis de Joseph Léo Mankiewicz. C’est la première fois qu’elle travaille avec son futur mari, Richard Burton. Le tournage commence à Londres dans les studios de Pinewood en septembre 1960. Mamoulian est à la réalisation, Stephen Boyd interprète Marc Antoine et Peter Finch Jules César. Mais très vite la production vire à la catastrophe. Des décors faramineux sont acheminés en Angleterre, la pluie, le froid et le brouillard perturbent le tournage et Liz Taylor tombe malade pendant les six premiers mois de tournage en raison de la trachéotomie qu’elle doit subir. Pour réduire les couts astronomiques, le plateau est déplacé à Rome à Cinecittà au climat plus propice et la distribution est remaniée. On remplace le réalisateur et les acteurs principaux par Mankiewicz, Richard Burton et Rex Harrison et le film reprend en septembre 1961 sous de meilleurs auspices.

 

Cléopâtre (1963).

C’était sans compter sur la rencontre Taylor-Burton qui se transforme aussitôt en passion. Le scandale éclate et leur liaison fait tant de bruit que le film manque d’être de nouveau interrompu. Le couple est harcelé par les paparazzis, les studios expriment leur mécontentement et même le Pape s’en mêle en se déclarant choqué. Mais tout rentre dans l’ordre devant l’enthousiasme du public et la détermination de ce couple explosif à afficher leur relation.

Le film se termine, après avoir mis au bord de la faillite (selon la légende) les studios de la 20th Century Fox, avec un record de cout de 44 millions de dollars, le film en rapporte 57. Malgré ce déchainement médiatique, chacun réussit à divorcer et ils se marient enfin en 1964.

Pour Cléopâtre, le contrat d’Élizabeth Taylor stipule que son salaire sera versé comme suit : 125 000 dollars US pour les 16 semaines de travail et 50 000 dollars US en plus par semaine. Quand le film est retourné à Rome en 1961, elle a gagné plus de 2 millions de dollars. Elle gagne le procès intenté par la 20th Century Fox contre elle et Burton et remporte finalement 7 000 000 de dollars.

La dernière icône d’Hollywood.

Avec Richard Burton dans Cléopâtre.

Liz Taylor avec Cléopâtre atteint son apogée. Sa passion pour Burton se reflète à l’écran, sur ses huit films suivants, sept se tournent avec lui. Le couple s’illustre dans des projets prestigieux associés aux auteurs Terrence Rattigan, Dalton Trumbo ou Graham Greene, sous la direction d’Anthony Asquith ou de Vincente Minnelli, avec pour covedettes Orson Welles, Alec Guiness ou Lillian Gish … Surtout, il triomphe avec Qui a peur de Virginia Woolf ? du jeune Mike Nichols, pour lequel Taylor prend quinze kilos et se vieillit de vingt ans. Le rôle de Martha dans ce film est souvent considéré comme le meilleur qu’elle interpréta. Elle remporte son deuxième Oscar tandis que Burton est snobé par la profession.

Ils produisent eux-mêmes leur film suivant, dont un million de dollars qu’ils payent par leurs propres moyens, La mégère apprivoisée, comédie de Shakespeare adaptée par Franco Zeffirelli. Le film est un succès et rapporte 8 000 000 de dollars. L’actrice apparait également en Hélène de Troie dans un film coréalisé par son mari.
Elle enchaine avec Reflets dans un œil d’or de John Huston avec Marlon Brando et deux films de Joseph Losey Boom (encore Tennessee Williams) et Cérémonie secrète, ce dernier sans Burton, mais avec Robert Mitchum et Mia Farrow. Les trois films sont aujourd’hui des classiques, mais cette fois le public ne suit pas. Son rôle dans Les noces de cendre (où l’actrice est partagée entre Henry Fonda et Helmut Berger et pour lequel elle est nommée au Golden Globe de la meilleure actrice) est jugé publiquement vulgaire et sans intérêt par Burton et leur vie privée finit par occulter sa carrière. La critique trouve ses films « sans intérêt ».

Aux côtés de Richard Burton, elle est encore l’héroïne au cinéma de Hammersmith is out de Peter Ustinov (inspiré par la légende de Faust et Ours d’argent à Berlin) et de Under milk wood d’après Dylan Thomas (avec également Peter O’Toole), et à la télévision dans Divorce (1973). Sur grand écran surtout, la vedette collectionne les échecs publics et critiques, car ni Las Vegas, un couple de Stevens ni Une belle tigresse (David de la meilleure actrice étrangère, après Ali McGraw et avant Liza Minnelli), face à Warren Beatty et Michael Caine, ne suscitent l’enthousiasme, malgré des critiques aujourd’hui plus tendres. Puis Taylor interprète une femme perturbée dans Identikit (1974) de Giuseppe Patroni Griffi, où elle croise Andy Warhol. D’ailleurs la tonalité de ces films tardifs est souvent sombre, glauque même (Night Watch, film d’horreur où elle retrouve son partenaire de La vénus au vison, Laurence Harvey), exception faite pour la comédie musicale A Little Night Music, autre argument négatif de la critique, qui se déchaine aussi sur la voix de Taylor, jugé criarde ou grêle si elle chante, et regrette la beauté exquise des années 1950.

En 1976, c’est avec d’autres grands noms du cinéma (Kirk Douglas, Richard Dreyfuss, Anthony Hopkins, Burt Lancaster et la jeune Linda Blair) qu’elle joue dans Victoire à Entebbe. Puis, quatre ans après, elle est dirigée par Guy Hamilton dans une adaptation d’Agatha Christie, une aventure de la célèbre Miss Marple (joué par Angela Lansbury), Le miroir se brisa où elle donne la réplique à Rock Hudson, Kim Novak et Tony Curtis. Dans le couteux L’Oiseau bleu, adaptation de la pièce de Maeterlinck tournée en Russie par le prestigieux George Cukor (mais échec cuisant), elle incarne l’amour maternel et Ava Gardner le vice.

Les médias, et surtout les humoristes, la caricaturent à outrance et se moquent cruellement de son embonpoint, critiquent sa personnalité et ses gouts jugés vulgaires : le « monstre sacré » évince la comédienne.

Une retraite progressive.

The Flintstones – Les Pierrafeus (1994) – John Goodman, Élizabeth Perkins et Élizabeth Taylor (dernier film)  qui joue le rôle de la belle-mère de Fred Cailloux.

Malgré ses nombreux problèmes de santé, Élizabeth Taylor demeure plutôt active (elle n’a que 50 ans et parait immortelle), surtout à la télévision dans les années 1980. Elle participe ainsi à des séries télévisées comme Hôpital central (elle se propose en tant qu’admiratrice), La force du destin, et même Les Simpson, où elle prête sa voix à Maggie Simpson, mais également à sa propre personne.

En 1985, Taylor interprète, toujours pour la télévision, Louella Parsons, qu’elle a bien sûr connue durant l’âge d’or d’Hollywood, et surtout revient, bronzée et amincie, dans la saga Nord et Sud. Son retour fait sensation et elle collectionne les couvertures de presse : c’est alors qu’Élizabeth Taylor devient la rivale de Joan Collins, tardivement promue vedette grâce à la télévision, et que sa venue au Festival de Cannes crée l’évènement.

Élizabeth dans le rôle de Louella Parsons dans le film Malice in Wonderland en 1985.

C’est ainsi qu’elle parait, une des beautés les plus exceptionnelles de l’écran américain dans ses derniers flamboiements, dans des téléfilms de prestige en compagnie d’autres vétérans (Robert Wagner, Tom Skerritt, George Hamilton avec qui elle connait une aventure) ou face à Mark Harmon dans une adaptation de Tennessee Williams, et qu’elle effectue un retour fugace au cinéma, dans un court rôle de cantatrice, jouant Aïda sous la direction de son cher Zeffirelli, mais de nouveau des problèmes de santé l’éloignent des écrans.

En 1991, elle épouse son huitième et dernier mari Larry Fortensky rencontré à la clinique Betty Ford de Los Angeles trois ans plus tôt. Ils divorceront après cinq ans de mariage.

La famille Pierrafeu (1994), produit par Steven Spielberg, dans lequel John Goodman, à son grand désarroi, la traite de « vieux fossile », est son dernier film. Pour sa prestation, la superstar tant de fois enterrée et ressuscitée est nommée au Razzie Award de la Pire Actrice dans un Second Rôle. En 2000, le téléfilm Drôles de retrouvailles associe Taylor à Joan Collins, Shirley MacLaine et Debbie Reynolds, trois autres survivantes du Hollywood des années 1950 : l’évènement rencontre peu d’écho, et en 2003, après avoir tourné dans un épisode de la série Dieu, le diable et Bob elle annonce mettre un terme définitif à sa carrière.

Joan Collins, Shirley MacLaine, Debbie Reynolds (à qui elle a volé le mari Eddie Fisher) et Élizabeth Taylor dans Drôle de retrouvailles en 2000 sa dernière apparition majeure.

Élizabeth Taylor (1987).

Travail pour l’AMFAR.

Élizabeth Taylor en 1981.

Élizabeth Taylor a consacré beaucoup de temps et d’énergie à la collecte de fonds pour la lutte contre le SIDA. « Je regardais toutes les actualités sur cette nouvelle maladie et je me demandais pourquoi personne ne faisait rien. Et ensuite je me suis rendu compte que j’étais comme eux. Je ne faisais rien pour aider » se souvient l’actrice qui a également aidé au lancement de l’American Foundation for AIDS Research (amfAR), aux côtés du Dre Mathilde Krim et de médecins et scientifiques, après la mort de son ami et partenaire (au cinéma) Rock Hudson en 1985. Aimée du public, elle a réussi à attirer l’attention des médias et toucher des millions de personnes. En 1986, elle est apparue dans quelques spots télévisés dont Men, Women, Sex & AIDS dans le but de sensibiliser sur son action. En 1991, les photos de son huitième mariage avec Larry Fortensky ont été vendues 1 million de dollars, somme reversée ensuite à l’association. Depuis sa retraite progressive du cinéma, elle touche 115  millions d’euros par an de redevances grâce à de nombreux produits dérivés, notamment sa gamme de parfums.

En 1991, elle a fondé sa propre organisation The Elizabeth Taylor AIDS Foundation qui a pour but de recueillir des fonds pour lutter contre la maladie dans le monde entier. Elle a également apporté son soutien à plusieurs évènements majeurs, dont la Journée mondiale de lutte contre le SIDA ainsi que les soirées organisées au Festival de Cannes chaque année. Depuis 2004, c’est Sharon Stone qui préside le gala.

FONDATION ELIZABETH TAYLOR POUR LE SIDA

On estime qu’en 1999, elle avait contribué à la collecte d’au moins 50 millions de dollars pour financer la recherche contre le SIDA. Elle a été honorée de plusieurs récompenses pour ses activités caritatives.

SES CACHETS

ANNÉES – FILMS  – CACHETS

1942      There’s One Born Every Minute – 200 $ par semaine
1943      Fidèle Lassie – 100 $ par semaine
1944      National Velvet –    »
1946      Le Courage de Lassie – 750 $ par semaine
1951       Une place au soleil  – 1 500 $ par semaine
1952       Ivanhoé – 5 500 $ par semaine
1956       Géant – 175 000 $
1958       La Chatte sur un toit brûlant  – 4 750 $ par semaine
1959       Soudain l’été dernier – 500 000 $
1960       La Vénus au vison – 150 000 $
1963       Cléopâtre – 1 000 000 $ + 10 % des bénéfices
1965       Le Chevalier des sables – 1 000 000 $
1966       Qui a peur de Virginia Woolf ? – 1 000 000 $ + 10 % des bénéfices
1966       Élizabeth Taylor à Londres – 250 000 £
1967        La Mégère apprivoisée – 50 % des bénéfices
1967        Les Comédiens – 500 000 $
1968        Boom – 1 250 000 $
1968        Cérémonie secrète – 1 000 000 $
1970        Las Vegas, un couple – 1 250 000 $
1979        Winter Kills – 100 000 $
1980        Le miroir se brisa – 250 000 $
1987        Poker Alice – 500 000 $
1994        La Famille Pierrafeu – 2 500 000 $

Popularité

• Aujourd’hui, Élizabeth Taylor reste une actrice parmi les plus connues et il existe de nombreuses références à l’actrice ou aux rôles qu’elle incarna dans la culture populaire. Depuis 1975, onze documentaires ont été réalisés sur elle. En 1995, un téléfilm, Liz: The Elizabeth Taylor Story, a aussi retracé sa vie avec Sherilyn Fenn dans le rôle-titre. Elle a également fait la couverture de 227 magazines ;

• De la même manière que Saint-Tropez grâce à (ou à cause de) Brigitte Bardot, Puerto Vallarta, petit village de pêcheurs, est devenu un lieu de villégiature pour classes aisées après qu’Élizabeth Taylor et Richard Burton s’y furent installés ;

• Mark David Chapman, l’assassin de John Lennon, a confié lors d’une vidéo-conférence tenue depuis la prison d’Attica à New York le 7 septembre 2010, qu’il avait envisagé d’assassiner d’autres célébrités, dont Johnny Carson et Élizabeth Taylor, et qu’il avait arrêté son choix sur Lennon parce qu’il lui semblait une cible plus aisée à atteindre, dramatique effet de la popularité ;

.  En 2012 une série a été faite sur la relation d’Élizabeth Taylor et Richard Burton  »Liz and Dick » avec Lindsay Lohan.

.  En 2013 un téléfilm est fait par la BBC  » Burton and Taylor » avec Héléna Bonham Carter et Dominic West. Il est sortit le 22 juillet 2013.

. Plusieurs statues de Liz Taylor ont été faites par le musée de cire Mme Tussault.

• Deux ans auparavant, Matt Groening le créateur des Simpson lui rend hommage dans l’épisode Krusty, le retour. Elle double son propre personnage pendant deux scènes où elle astique ses Oscars et ses diamants ;

Los Simpsons la représentation d’Élizabeth Taylor dans Les Simpsons.

• Élizabeth Taylor apparait également dans le premier tome des Chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin. Dans ce roman, le personnage de De Halcyon-Day rencontre l’actrice lors d’un séjour dans un centre d’amaigrissement ;

• En 1990, le parolier et interprète Jacques Duvall publie sur son album Je déçois… la chanson Élizabeth Taylor : « Élizabeth Taylor/Retire lentement/Son peignoir lamé or/Ses bas et ses diamants/En sifflant du Gershwin/Et du Jack Daniels/Elle dénude sa poitrine/La plus belle c’est bien elle »;

• Michael Jackson a déclaré, lors d’une interview avec Oprah Winfrey : « C’est Élizabeth Taylor qui a commencé à m’appeler « le Roi de la Pop » à la remise d’un des trophées que j’ai reçus. Depuis, tout le monde m’appelle ainsi ». Jackson a écrit pour Élizabeth la chanson Elizabeth, I love you : « You’re every star that shines in the world to me » … et en 1987, dans le clip de Leave me Alone, l’actrice apparaît à l’époque de La chatte sur un toit brûlant ;

• La robe qu’elle portait pour présenter l’Oscar du meilleur film en 1969 a été vendue aux enchères pour un montant de 167 500 $ US à Londres en 1995. Les bénéfices ont été reversés à l’AMFAR ;

• En 2000, au Royal Albert Hall de Londres, fut donné Dame Élizabeth Taylor, A Musical Celebration avec les participations de Tony Bennett, Andréa Bocelli, Ute Lemper, John Barry (compositeur), Joan Collins, Stephen Fry et de l’intéressée, éditée en DVD le 14 mars 2001 en France ;

• La même année, Mattel sort quatre poupées Barbie à l’effigie d’Élizabeth Taylor dans Le père de la mariée, Cléopâtre ;

• Un portrait d’Élizabeth Taylor intitulé Silver Liz réalisé par Andy Warhol en 1963 a été adjugé aux enchères chez Christie’s à Londres pour la somme record de 10 millions de dollars ;

• Dans le Vanity Fair de janvier 2011, Johnny Depp, interrogé par Patti Smith, confie après le tournage de The Tourist : « J’ai eu l’honneur et le plaisir de connaitre Élizabeth Taylor pendant un certain nombre d’années. Vous savez vous vous asseyez avec elle, elle se jette dans le fauteuil, jure comme un marin, elle est hilarante. Avec Angélina Jolie, c’était la même chose, la même approche. »

Filmographie

Années – Titres des films – Réalisateurs – Rôles

1942 – There’s One Born Every Minute – Harold Young – Gloria Twine
1943 – Fidèle Lassie (Lassie Come Home) – Fred M. Wilcox – Priscilla


1944 – Jane Eyre – Robert Stevenson – Helen Burns – non crédité
1944 – Les Blanches Falaises de Douvres – Clarence Brown – Betsy Kenney à 10 ans – non crédité
1944 – Le Grand National – Clarence Brown – Velvet Brown


1946 – Le Courage de Lassie – Fred M. Wilcox – Kathie Merrick
1947 – Mon père et nous – Michael Curtiz – Mary Skinner
1947 – Cynthia – Robert Z. Leonard – Cynthia Bishop
1948 – Ainsi sont les femmes – Richard Thorpe – Carol Pringle
1948 – La Belle imprudente – Jack Conway – Susan Packett
1949 – Les Quatre Filles du docteur March – Mervyn LeRoy – Amy
1949 – Guet-apens (Conspirator) – Victor Saville – Melinda Greyton
1950 – Le Chevalier de Bacchus (The Big Hangover) – Norman Krasna – Mary Belney
1950 – Le Père de la mariée – Vincente Minnelli – Kay Banks


1951 – Allons donc, papa ! (Father’s Little Dividend) – Vincente Minnelli – Kay Dunstan
1951 – Une place au soleil (A Place in the Sun) – George Stevens – Angela Vickers
1951 – Quo Vadis – Mervyn LeRoy – Une prisonnière chrétienne dans l’arène – non crédité
1952 – Une vedette disparait – Stanley Donen – Anastacia (Stacie) Macaboy
1952 – Ivanhoé – Richard Thorpe – Rebecca d’York
1953 – La fille qui avait tout – Richard Thorpe – Jean Latimer
1954 – Rhapsodie – Charles Vidor – Louise Durant
1954 – La Piste des éléphants (Elephant Walk) – William Dieterle – Ruth Wiley
1954 – Le Beau Brummel – Curtis Bernhardt – Lady Patricia Belham
1954 – La Dernière Fois que j’ai vu Paris – Richard Brooks – Hélen Ellswirth/Wills
1956 – Géant – George Stevens – Leslie Benedict


1957 – L’Arbre de vie (Raintree County) – Edward Dmytryk – Suzanna Drake
1958 – La Chatte sur un toit brûlant – Richard Brooks – Maggie


1959 – Soudain l’été dernier – Joseph L. Mankiewicz – Catherine Holly – Golden Globe Award

1960 – Scent of Mystery ou Holiday in Spain – La vraie Sally Kennedy- (non crédité)
1960 – La Vénus au vison (Butterfield 8) – Daniel Mann – Gloria Wandrous – Oscar de la meilleure actrice

1963 – Cléopâtre –  Joseph L. Mankiewicz – Cléopâtre


1963 – Hôtel International  – Anthony Asquith – France Andros
1965 – Le Chevalier des sables (The Sandpiper) – Vincente Minnelli – Laura Reynolds
1966 – Qui a peur de Virginia Woolf ? – Mike Nichols – Martha  – Oscar de la meilleure actrice, BAFTA

1967 – La Mégère apprivoisée  – Franco Zeffirelli – Katharina
1967 – Doctor Faustus – Richard Burton Neville Coghill – Hélène de Troie

1967 – Reflets dans un œil d’or – John Huston – Léonora Penderton
1967 – Les Comédiens – Peter Glenville – Martha Pineda
1968 – Boom – Joseph Losey – Flora ‘Sissi’ Goforth
1968 – Cérémonie secrète – Joseph Losey – Leonora
1969 – Anne des mille jours – Charles Jarrott – Courtisane – (non crédité)
1970 – Las Vegas, un couple – George Stevens – Fran Walker
1972 – Une belle tigresse  (Zee and Co.) – Brian G. Hutton – Zee Blakeley
1972 – Under Milk Wood  – Andrew Sinclair – Rozie Probert
1972 – Hammersmith Is Out – Peter Ustinov – Jimmie Jean Jackson
1973 – Divorce (Divorce His, Divorce Hers) – Waris Hussein – Jane Reynolds – Téléfilm

1973 – Terreur dans la nuit – Brian G. Hutton – Ellen Wheeler
1973 – Les Noces de cendre (Ash Wednesday) – Larry Peerce – Barbara Sawyer
1974 – Identikit – Giuseppe Patroni Griffi – Lise
1974 – Il était une fois Hollywood – Jack Haley Jr

1976 – L’Oiseau bleu – George Cukor – Reine de la lumière/Mère/Sorcière/Amour maternelle
1976 – Victoire à Entebbé – Marvin Chomsky – Édra Vilnofsky – Téléfilm

1977 – A Little Night Music – Harold Prince – Desirée Armfeldt
1978 – Return Engagement – Harold Prince – Dre Émily Loomis – Téléfilm

197 – Winter Kills – William Richert – Lola Comante – non crédité

1980 – Le miroir se brisa – Guy Hamilton – Marina Rudd

1981 – Hôpital Général – Héléna Cassadine (3 épisodes) – Série télévisée

Hôpital Général Bloopers.

1983 – Between Friends ou Nobody Makes Me Cry – Déborah Shapiro – Téléfilm

1984 – La Force du destin (All My Children) – Série télévisée

1984 – Hôtel  – Katherine Cole (Épisode Intimate Strangers) – Série télévisée

1985 – Malice in Wonderland ou The Rumor Mill – Louella Parsons – Téléfilm

1985 – Nord et Sud – Madam Conti (6 épisodes) – Feuilleton Télévisé

1986 – Une vie de star (There Must Be a Pony) – Marguerite Sydney – Téléfilm

1987 – Poker Alice – Alice Moffit – Téléfilm

1988 – Toscanini (Il Giovanni Toscanini) – Franco Zeffirelli – Nadina Bulichoff
1989 – Sweet Bird of Youth  –  Alexandra Del Lago – Téléfilm

1992 – Captain Planet and the Planeteers – Mère de Todd (Épisode A Formula for Hate) – Série télévisée

1992 – Les Simpsons – Maggie Simpson (épisode 10 : Le Premier Mot de Lisa)
1992 –  »                   – Élizabeth Taylor (épisode 22 : Krusty, le retour) – Série télévisée

1994 – La Famille Pierrafeu The Flinstones – Brian Levant – Pearl Slaghoople
1996 – Une nounou d’enfer The Nanny – Fran Drescher – Elle-même (Épisode 21 : Les perles d’Elizabeth Taylor) – Série télévisée

2001 – Drôles de retrouvailles (These Old Broads) – Beryl Mason
2003 – Dieu, le diable et Bob (God, the Devil and Bob) – Sarah (Épisode God’s Girlfriend) – Série télévisée

Distinctions

• En 1985, le ministre de la Culture française de l’époque, Jack Lang, lui remet les insignes de Commandeur des Arts et des Lettres ;

• Elle est faite Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique par la reine Élisabeth II en 1999, ce qui lui donne droit à l’appellation protocolaire Dame Élizabeth Taylor utilisée par exemple sur la chaine ITV ;

• La même année, l’Institut du film Américain, qui lui avait déjà rendu hommage en 1993, l’a classée septième des plus grandes actrices de tous les temps dans le classement AFI’s 100 Years… 100 Stars ;

• À l’âge de 70 ans, le journal britannique The Sunday Express la sacre « Plus belle femme du monde » devant Grace Kelly, Audrey Hepburn, Sophia Loren, Marilyn Monroe, Brigitte Bardot ou encore Catherine Zeta-Jones ;

• Ses empreintes de main et de pied ont été « immortalisées » dans la cour d’honneur du Grauman’s Chinese Theatre le 26 septembre 1956, tandis qu’à Hollywood, sur la « promenade des célébrités » (Walk of Fame), une des 2 000 étoiles porte son nom, à hauteur du 6336 Hollywood Boulevard.

RÉCOMPENSES

Années – Cérémonies – Récompenses – Films

1957 – Golden Globes – Award spécial

1958 – Oscar du cinéma – Meilleure actrice – L’Arbre de vie

1958 – Laurel Award – 4ème star féminine

1958 – Laurel Award – Meilleure actrice dans un film dramatique  – L’Arbre de vie

1959 – Oscar du cinéma – Meilleure actrice – La Chatte sur un toit brûlant

1959 – BAFTA Awards – Meilleure actrice

1960 – Oscar du cinéma – Meilleure actrice  – Soudain l’été dernier

1960 – Golden Globes – Meilleure actrice dans un film dramatique – Soudain l’été dernier

1960 – Laurel Award  – 2ème star féminine Meilleure performance dans un film dramatique – Soudain l’été dernier

1961 – Oscar du cinéma  – Meilleure actrice  – La Vénus au vison

1961 – Golden Globes – Meilleure actrice dans un film dramatique  – La Vénus au vison

1961 – Laurel Award – 2ème meilleure performance dans un film dramatique 2ème star féminine

1962 – Laurel Award  – 7ème star féminine
1963 – Laurel Award – 2ème star féminine
1964 – Laurel Award  – 2ème star féminine
1965 – Laurel Award – Star féminine
1966 – Laurel Award – Star féminine 3ème meilleure performance dans un film dramatique – Le Chevalier des sables

1966 – Golden Globes
1966 – Henrietta Award

1967 – Oscar du cinéma – Meilleure actrice – Qui a peur de Virginia Woolf ?

1967 – Golden Globes – Meilleure Actrice dans un film dramatique – Qui a peur de Virginia Woolf ?

1967 – BAFTA Awards
1967 – BAFTA Film Award
1967 – Kansas City Film Critics Circle Awards – Meilleure actrice
1967 – National Board of Review – Meilleure actrice
1968 – Prix Bambi

1968 – BAFTA Awards – Meilleure actrice – Soudain l’été dernier

1968 – Laurel Award – 7ème star féminine

1969 – Golden Globes
1969 – Henrietta Award

1971 – Laurel Award   – 7ème star féminine

1972 – Ours d’argent de la meilleure actrice
1972 – Meilleure actrice – Hammersmith Is Out

1974 – Golden Globes – Meilleure actrice dans un film dramatique – Les noces de cendre
1974 – Henrietta Award

1977  – Hasty Pudding Theatricals – Femme de l’année

1993 – Oscar du cinéma

1993 – Jean Hersholt Award humanitaire

1993 – American Film Institute   Award – Pour l’ensemble de sa carrière

1994 – Razzie Awards – Pire actrice dans un second rôle  – La Famille Pierrafeu
1996 – Golden Globes
1996 – Cecil B. DeMille Award

1998 – Screen Actors Guild Award – Life Achievement Award
1999 – BAFTA Awards – Academy Fellowship
2001 – Taos Talking Picture Festival – Maverick Award

Iconographie

• 1962 : Andy Warhol, Silver Liz as Cleopatra, collection privée.

Andy Warhol et Élizabeth Taylor.

Doublage français

• Paule Emanuèle dans :
o Qui a peur de Virginia Woolf ?
o Cérémonie secrète
o Boom
o Divorce (téléfilm)
o Terreur dans la nuit
o L’Oiseau bleu
o Victoire à Entebbé
o Le miroir se brisa
o Malice in Wonderland (téléfilm)
o Nord et Sud (mini-série)
o La Famille Pierrafeu

• Nelly Benedetti dans :
o La Dernière Fois que j’ai vu Paris
o La Piste des éléphants
o Géant
o Hôtel international
o Le Chevalier des sables
o Les Comédiens

• Claude Winter dans :
o Soudain l’été dernier
o Cléopâtre
o Reflets dans un œil d’or
o La Mégère apprivoisée

• Nicole Riche dans :
o Les Quatre Filles du docteur March
o Rhapsodie
o Le Beau Brummel
• Micheline Cevennes dans :
o Une place au soleil
o Ivanhoé

• Jacqueline Porel dans La Chatte sur un toit brûlant
• Martine Sarcey dans Une belle tigresse

ALBUM PHOTO

RÉFÉRENCES :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Élizabeth_Taylor

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