LES OEUFS DE FABERGÉ.


L’Oeuf aux lys de la Madone réalisé par Fabergé en 1899 pour Nicolas II.

Les oeufs de Fabergé sont des objets précieux créés par le joailler Pierre-Karl Fabergé. Les oeufs les plus célèbres produits par la Maison de Fabergé ont été créés pour Alexandre III et Nicolas II de Russie, qui les offraient à leurs épouses respectives, Maria Fédorovna et Alexandra Fédorovna, pour la fête de Pâques. Sur les 50 réalisés, 43 existent encore. Deux autres oeufs ont été prévus, mais non livrés, les oeufs Constellation et Bouleau de Carélie pour 1918.

Pierre-Karl Fabergé (1846-1920).

Sept gros oeufs ont été faits pour la famille Kelch de Moscou.

La famille KELCH :

VARVARA (BARBARA) PETROVNA BAZANOVA et ALEXANDER FERDINANDOVICH KELCH, l’homme le plus riche de Russie et riches héritiers de mines d’or en SIBÉRIE, d’une compagnie de chemin de fer et aussi, d’une compagnie de navigation, amis du couple impérial, commandèrent, chaque année, de 1898 à 1904, un oeuf de Pâques Fabergé. Les oeufs exécutés sont aussi beaux, voire encore plus somptueux que les oeufs impériaux, compte tenu de l’immense fortune que possédait les Kelch.

Alexander Ferdinandovich Kelch était un noble russe qui vivait à Saint-Pétersbourg à la fin du XIXème siècle. Il est maintenant surtout connu comme un patron de Fabergé, après avoir commandé sept œufs pour sa femme Barbara.

Sa richesse est venu quand il a épousé la veuve de son frère aîné Varvara (Barbara) Pétrovna Bazanova, dont la famille avait fait fortune dans l’industrie de Sibérie, en particulier les mines d’or. L’empire commercial Bazanov s’est effondré après la guerre russo-japonaise et le couple a divorcé en 1915.  

Les Kelch ont divorcé en 1915, date à laquelle Barbara vivait déjà à Paris, après avoir pris sa collection de bijoux avec elle. Alexander est resté en Russie, et se remaria, mais la maison a été «nationalisé» par les bolcheviks en 1917 et, après avoir travaillé pendant un certain temps à  vendre des cigarettes et remplir divers rôles matérielles mineures dans les organisations de la métallurgie, il a finalement été arrêté en 1930 et a disparu dans la Goulag.

Manoir du Baron Kelch. 

Le manoir a été transformé en École de l’Art de l’écran, le premier établissement d’enseignement dans le monde pour enseigner l’art du cinéma, de la formation des acteurs et réalisateurs. En 1936, le bâtiment a été pris en charge par le Comité du district Dzerjinski du Parti communiste. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’édifice a été endommagé par les bombardements, mais plus tard restauré. En 1998, le manoir a été remis à la faculté de droit de l’Université d’État de Saint-Pétersbourg.

Aujourd’hui, il y a un restaurant appelé Kollegiya opérant dans le sous-sol de la maison, tandis que les salles de réception peuvent être visitées dans le cadre d’un voyage organisé.

Histoire des oeufs.

L’histoire commença lorsque le tsar Alexandre III décida d’offrir à sa femme l’Impératrice Maria Fédorovna un oeuf de Pâques en 1885, peut-être pour célébrer le vingtième anniversaire de leurs fiançailles. On pense que l’inspiration du Tsar pour la pièce fut un oeuf possédé par la tante de l’Impératrice, la princesse Wilhelmine Marie de Danemark, qui avait captivé l’imagination de Maria dans son enfance. Connu sous le nom d’Oeuf à la poule, il est en or. Sa coquille blanche opaque émaillée s’ouvre pour révéler sa première surprise, un jaune d’or jaune mat. Cela s’ouvre pour révéler une poule, de couleur or, qui s’ouvre également. Il contient une réplique de diamants minute de la Couronne impériale à partir duquel un petit pendentif rubis a été suspendu. Malheureusement, ces deux dernières surprises ont été perdues.

Le Tsar Alexandre III de Russie (1845-1894) et sa femme Dagmar de Danemark (1847-1928) qui était la fiancée du frère aîné d’Alexandre.  Ils eurent six enfants :

Nicolas II et sa femme Alix de Hesse-Darmstadt.

  • 1- Nicolas II (1868-1918), dernier tsar de Russie qui épousa le 26 novembre 1894 Alix de Hesse-Darmstadt (1872-1918). 5 enfants.  Toute la famille a été exécuté en 1918 par les bolchéviques.

La seule photo existante du grand duc Alexandre Alexandrovitch (1869-1870) ci-dessus. 

Le grand duc Georges Alexandrovitch (1871-1899).

  • 3- Georges Alexandrovitch (1871-1899). Mort de tuberculose à 28 ans.  C’est son ADN qui servit à identifier la famille impériale quand ils ont été retrouvé en 1990.

La grande-duchesse Xénia Alexandrovna de Russie entourée de son époux et de ses enfants.

Sept enfants sont nés de cette union :

  • Irène (1895-1970) qui épouse le 22 février 1914, le prince Félix Ioussoupov (1887-1967) célèbre pour avoir organisé le complot pour assassiner Raspoutine (1869-1916).  Des mains du tsar, le couple reçut en cadeau de mariage un sac contenant 29 diamants.  Ils eurent une fille Irina Félixnovna Ioussoupov.  De cette union naît la princesse Irina Félixovna Ioussoupov, décédée en 1983, épouse du comte Nikolaï Dmitrievitch Cheremetiev ;
  • André (1897-1981), qui épousa en 1918, morganatiquement Élisy Ruffo-Sasso (1886 et tué en 1940), (fille de Fabrizio Ruffo, duc Sasso), (trois enfants). Veuf, en 1942, il épousa morganatiquement Nadine Mac Dougall (1908-2000), (fille d’Herbert Mac Dougall) ;
  • Dimitri (1901-1980), en 1931, il épousa morganatiquement Olga Golenistchev-Koutouzov (1903-1969), (fille du comte Serge Golenistchev-Koutouzov) (divorcés en 1947), (un enfant). En 1954, il épousa morganatiquement Sheila Chrisholm (1898-1969), fille de Harry Chrisholm ;
  • Rotislav (1902-1978), en 1928, il épousa morganatiquement Alexandra Galitzine (1905-2006), (divorcés en 1944), (un enfant). Il épousa morganatiquement Alice Eilken (1923-1996), (divorcés en 1952), (un enfant). En 1954, il épousa morganatiquement Hedwige von Chappuis (1905-1997), (fille de Karl von Chappuis) ;
  • Vassili (1907-1989), en 1931, il épousa morganatiquement Nathalie Galitzine (1907-1989), (fille d’Alexandre Galitzine), (un enfant).

Commandant d’une division caucasienne, le grand-duc Michel vêtu de la tcherkesska (longue veste portée par les Caucasiens ou les Cosaques du Kouban et du Terek) et son épouse, la comtesse Brassova, née Natalia Sergueïevna Chremetievskaïa.

  • 5- Michel Alexandrovitch (1878-1918) épouse morganatiquement en 1912 Natalia Cheremetievskaïa (1880-1952), titrée par la suite princesse Romanovskaïa-Brassova. L’Empereur « Michel II » régna pendant une journée en mars 1917, et fut assassiné en 1918.  Ils n’eurent qu’un seul enfant, le grand-duc Georges-Mikhaïlovitch(1913-1931).

  • 6- Olga Alexandrovna (1882-1960), mariée le 9 août 1901 avec le duc Pierre d’Oldenbourg (1868-1924) (divorcés en 1916) et aucun enfant issus de ce mariage, remariée le 16 novembre 1916 avec le Colonel Nicolai Kulikovsky.  Arrivé à Montréal le 10 juin 1948.  Olga et Nikolaï se sont installés sur une ferme de 80 hectares à Campbellville, comté de Halton (Ontario), tandis que leurs fils et leurs familles se sont installées à Toronto.  En 1952, après le départ de leurs fils de la maison familiale, Olga et Nikolaï dont la santé décline, vendent leur ferme et se retirent dans une petite maison plus proche de Toronto, au faubourg de Cooksville (actuellement intégré à la ville de Mississauga).  Elle est décédé à Toronto (Canada) en 1960. Olga Alexandrovna sera inhumée auprès de son mari au York Cemetery à plus de sept mille du Palais de Peterhof.

Du mariage d’Olga et du Colonel Nicolai Kulikovsky naquirent deux enfants :

  • Tikhon (25 août 1917) qui épouse Agnete Peterson en 1942
  • Guri (23 avril 1919) qui épouse Ruth Schwartz en 1940.  Au foyer de Guri, deux enfants viennent au monde à Ballerup durant la guerre : Ksénia en 1941, suivie de Léonid en 1943.

Olga et son deuxième mari le Colonel Nokolai Kulikovsky le jour de leur mariage.

Leur mariage est resté non consommé, parce que Oldenburg était considéré par la famille et les amis d’être homosexuel. Deux ans après leur mariage, Olga a rencontré un officier de cavalerie en avril 1903  de son âge, Nikolaï Kulikovsky, de qui elle a été attirée. Elle a confronté Oldenburg et lui a demandé le divorce, ce qu’il a refusé et lui a dit qu’il pourrait reconsidérer la question après sept ans. Cependant, Oldenburg a nommé Kulikovsky comme son aide- de-camp, et lui a permis de vivre dans la même résidence que lui et la Grande-Duchesse sur la rue Sergievskaya.

Annulation

Dans le milieu de la Première Guerre mondiale, après avoir vécu séparément pendant deux ans, le mariage d’Oldenburg et Olga a été annulée le 16 Octobre 1916, Olga a épousé Kulikovsky le mois suivant. Après la révolution russe de 1917, Oldenburg et sa mère ont réussi à s’enfuir de Russie, et se sont installés en France. 

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 L’impératrice Marie était tellement enchantée par cet oeuf, qu’Alexandre III nomma Fabergé « orfèvre par nomination spéciale à la couronne impériale ». Un autre oeuf fut commandé l’année suivante. Peter Carl Fabergé, qui a dirigé la Chambre, avait apparemment une totale liberté pour l’avenir des oeufs impériaux de Pâques. Leurs dessins et modèles deviennent plus complexes. Selon la tradition familiale Fabergé, pas même le tsar ne savait quelle forme ils allaient prendre : la seule obligation était que chacun devait contenir une surprise. À la mort d’Alexandre III le 1er novembre 1894, son fils offrit un oeuf de Fabergé à la fois à son épouse, l’impératrice consort Alexandra Fédorovna et à sa mère, l’impératrice douairière Maria Fédorovna.

Le Tsar de Russie Nicolas II (1868-1918) et sa femme Alix de Hesse-Darmstadt (1872-1918) qui régna sous le nom de Alexandra Fedorovna Romanova.

Nicolas II et Alexandra ont cinq enfants, toute la famille furent assassinés par les bolchéviques en 1918.

En raison de la guerre russo-japonaise, aucun œuf ne fut réalisé en 1904 et 1905.

Une fois un dessin ou modèle initial approuvé par Peter Carl Fabergé, le travail était réalisé par toute une équipe d’artisans, parmi lesquels : Michael Perkhin, Henrik Wigström et Érik August Kollin (1836-1901).

Michael Evlampiewitsch Perkhin (1860-1903).

Henrik Immanuel Wigström (1862–1923).

Outre les oeufs impériaux, d’autres oeufs de Fabergé furent commandés par quelques clients privés, tels que la Duchesse de Malborough (Consuelo Vanderbilt), les Rothschild et le Prince Youssoupov. Parmi eux se trouve une série de sept oeufs réalisés pour l’industriel Alexander Kelch (voir plus haut).

Consuelo Vanderbilt, duchesse de Malborough (1878-1964).

L’œuf renvoie à une tradition païenne qui a pour but de célébrer le renouveau des saisons au printemps et la renaissance de la nature, tradition (les oeufs de Pâques) associée par la suite à la Résurrection du Christ à Pâques.

Carl Fabergé est issu d’une famille française picarde exilée en Allemagne puis en Russie suite à la Révocation de l’Édit de Nantes. La famille, chassée par la révolution de 1917, se réfugia en Suisse. Karl décéda à Lausanne. En 2007, le nom Fabergé a été racheté avec l’accord de l’arrière-petite-fille de Pierre-Karl, Tatiana. L’artiste joailler français Frédéric Zaavy préside aux nouvelles créations, en veillant à préserver l’esprit du fondateur. En 2010 s’est ouverte la première boutique Fabergé depuis 1915, à Genève, pour une présentation de cent créations de haute joaillerie.

Tatiana Fabergé (1930 – ) l’arrière-petite-fille de Pierre-Karl Fabergé.

Frédéric Zaavy artiste joailler qui préside les nouvelles collections.

Les oeufs de Fabergé « impériaux ».

Oeufs offerts par le tsar Alexandre III à sa femme, l’impératrice Maria Fédorovna.

Viktor Vekselberg (1957).  Selon Forbes, en 2014 sa fortune est estimée à 17.2 milliards de dollars, ce qui fait de lui le troisième homme le plus riche de Russie. 

1885 – OEUF À LA POULE  – Premier oeuf créé par Fabergé pour le tsar Alexandre III. L’impératrice l’apprécia tellement qu’Alexandre commanda un oeuf à Fabergé à chaque fête de Pâques. Collection Viktor Vekselberg (ci-dessus), Russie.

C’est un homme d’affaires russe d’origine ukrainienne. Il est le propriétaire et président du Groupe Rénova, un conglomérat russe.

Rénova Group est un grand conglomérat russe ayant des intérêts dans l’aluminium, l’huile, l’énergie, les télécommunications et une variété d’autres secteurs.

Il est proche du Kremlin, il supervise les projets de modernisation de l’économie russe.

En février 2004, Vekselberg a acheté neuf des oeufs Fabergé de la famille Forbes à New York. La collection a été transporté en Russie et exposés au Kremlin et à Dubrovnik en 2007.   Vekselberg est le plus gros propriétaire de ces œufs dans le monde, il en possède 15 d’entre eux (11 Impérial, deux Kelch, et deux autres). Dans un documentaire de la BBC4 en 2013, Vekselberg a révélé qu’il avait dépensé un peu plus de 100 millions de dollars pour l’achat des 9 oeufs de Fabergé. Il prétend ne jamais les avoir exposés dans sa maison, en disant qu’il les a achetés car ils sont importants pour l’histoire et la culture russe, et il croyait qu’ils étaient le meilleur de l’art des bijoux dans le monde. Dans le même documentaire de la BBC, Vekselberg a révélé qu’il envisage d’ouvrir un musée qui permettrait d’exposer les oeufs de sa collection.

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1886 – OEUF À LA POULE DANS UN PANIER AVEC PENDENTIF SAPHIR – (Collection India Early MINSHALL provenant d’INDE et exposée au CLEVELAND MUSEUM OF ART USA).  Oeuf en pierre précieuse LAPIS-LAZULI, or, émail, perles, diamants et rubis.

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1887 – OEUF EN ÉMAIL BLEU À NERVURES – Retrouvé en 2014 aux États-Unis alors qu’on avait perdu sa trace en 1964. Alors, acheté par le joailler Wartski pour un collectionneur anonyme. – Collection privée.

1888 – OEUF AVEC UN ANGE DANS UN CHARRIOT – Localisation inconnue, peut être les États-Unis ? L’un des oeufs impériaux et sa surprise perdus mais peut être pas pour tout le monde ! Cet oeuf a peut être été vendu dans les années 1930 à Armand Hammer au États-Unis président de l’Occidental Petroleum Company (ci-dessous).

Armand Hammer (1898-1990) magnat du pétrole Occidental Petroleum Company. C’est un industriel américain et collectionneur d’art, à la fois capitaliste et socialiste convaincu. Il est l’arrière-grand-père de l’acteur Armie Hammer.

1889  – OEUF AUX PERLES – Disparu.

1890 – OEUF AUX PALAIS DANOIS – Fondation Matilda Geddings Gray, États-Unis.  L’oeuf contenait les miniatures de 10 résidences impériales : le yacht impérial « Polar star », le château Bernstorff (Danemark), la villa de l’empereur à Fredensborg Park (Danemark), la villa Kejserens au Slot Fredensborg à Copenhague (Danemark), le château de Kronborg à Helsingor (Danemark), le Cottage Palace Park Alexendria Peterhoff (Russie), le Palais Gatchina à Saint Petersbourg (Russie), le yacht impérial « Tsarevna ».

 1891 – OEUF À LA MÉMOIRE D’AZOV OU PAMYAT AZOVA – Orfèvre M. Perchin. (Musée du Kremlin, Moscou).  L’oeuf commémore le voyage en EXTREME-ORIENT de l’Empereur Nicolas II et du Grand Duc Georges en 1890 à bord de la Frégate « Pamyat Azova ».

1892 – OEUF AU TREILLIS DE DIAMANTS – Collection privée, Angleterre.  Les trois chérubins tenant l’oeuf représentent les trois fils du couple, Nicolas, Georges et Michel. Collection Dorothy et Artie McFerrin.

1893  – OEUF DU CAUCASE – Fondation Matilda Geddings Gray, Nouvelle-Orléans, États-Unis.  L’oeuf commémore la mémoire du Grand-Duc Georges, frère cadet de l’Empereur Nicolas II mort de la tuberculose, et qui passa ses dernières années de maladie au Palais de Abbas Tuman dans le Caucase.

1894  – OEUF RÉGENCE. Dis aussi l’Oeuf Renaissance. – Dernier oeuf offert par Alexandre III à sa femme. – Collection Viktor Vekselberg.  L’oeuf Régence a été le dernier a avoir été offert par l’Empereur Alexandre III à Maria Feodorovna avant sa mort prématurée, huit mois plus tard.

Oeufs offerts par le tsar Nicolas II à sa mère, l’impératrice douairière Maria Fédorovna.

1895 – OEUF À LA PENDULETTE À SERPENT.  Albert II de Monaco, Monaco.

1896 – OEUF AUX DOUZE MONOGRAMMES. Orfèvre M. Perchin. (Collection Marjorie Merriweather Post, Hillwood Muséum, Washington). Oeuf aux douze monogrammes », en or recouvert d’un émail bleu-ciel et de diamants. Les rangées de diamants divisent cet œuf en douze compartiments, dont chacun est orné des initiales soit d’Alexandre AIII dans la moitié basse de l’oeuf, soit de son épouse Maria Fedorovna MF dans le haut de l’oeuf, en diamants taillés. Chaque monogramme apparait donc six fois. 

1897 – OEUF AUX MIGNATURES COEUR SURPRISE – Fabergé. Probablement en or et émail mauve, perles, portant des initiales en diamants. Il s’ouvrait avec trois miniatures d’Alexandra, Olga et de Nicolas II qui, elles, sont conservées dans la Collection Viktor Vekselberg à Saint-Pétersbourg.

 1897 – OEUF MAUVE.  Disparu, sauf miniatures, Russie.

1898 – OEUF AU PÉLICAN.  Collection Lillian Thomas Pratt, Virginia Museum of Fine Arts, États-Unis.

1899 – OEUF AUX PENSÉES.  Collection privée, États-Unis.

1900 – OEUF AU COUCOU.  Viktor Vekselberg, Russie.

1901 – OEUF DU PALAIS DE GATCHINA.  Walters Art Museum, États-Unis. William Walters (1819-1894) et Henry Walters (1848-1931).

1902 – OEUF EMPIRE NÉPHRITE – Néphrite disparue.

1903 – OEUF DU JUBILÉ DANOIS – Disparu.  Surmonté d’un éléphant blanc, symbole du pouvoir absolu au Danemark, soutenu par trois lions, l’oeuf et son support de table fut un des plus grands que Fabergé fabriqua (9 pouces) il était en émail blanc, bleu et probablement en ivoire

Edouard SandozMaurice Sandoz

1906 – OEUF AU CYGNE.  A appartenu au roi Farouk 1er d’Égypte (1920-1965) et ensuite à la Fondation Édouard et Maurice Sandoz, Suisse. Édouard-Marcel Sandoz (1881-1971) et Maurice-Yves Sandoz (1892-1958).

1907 – OEUF AU TROPHÉE D’AMOUR – Collection privée, États-Unis.

Edouard SandozMaurice Sandoz

1908 – OEUF AU PAON.  Fondation Édouard et Maurice Sandoz, Suisse.  Édouard-Marcel Sandoz (1881-1971) et Maurice-Yves Sandoz (1892-1958).

1909 – OEUF COMMÉMORATIF D’ALEXANDRE III. Disparu.

1910 – OEUF D’ALEXANDRE III ÉQUESTRE.  Musée du Kremlin, Moscou.

1911 – OEUF À L’ORANGER.  Viktor Vekselberg, Russie.

1912 – OEUF NAPOLÉONNIEN.  Fondation Matilda Geddings Gray, États-Unis.

1913 – OEUF DE L’HIVER.  Collection privée, Qatar.  Collection Dorothy et Artie McFerrin, États-Unis.

1914 – OEUF EN GRISAILLE DE LA GRANDE CATHERINE.  Réalisé par le chef d’atelier Henrik Wigström. À l’intérieur, on retrouvait une chaise à porteurs avec deux serviteurs noir avec Catherine portant sa couronne. Hillwood Museum de Marjorie Merriweather Post, États-Unis.

1915 – OEUF DE LA CROIX-ROUGE AUX PORTRAITS IMPÉRIAUX – Rends hommage à l’implication de Maria Fédorovna comme présidente de la Croix-Rouge durant la Première Guerre mondiale. Contiens les portraits de l’impératrice Alexandra, de ses filles Olga et Tatiana et deux proches parentes, Olga Alexandrovna et Marie Pavlovna. Chacune porte l’habit des sœurs de la Miséricorde. Collection Lillian Thomas Pratt, Virginia Museum of Fine Arts, États-Unis.

1916 – OEUF À LA CROIX DE SAINT-GEORGES.  Commandé durant la guerre pour commémorer l’Ordre impérial et militaire de Saint-Georges attribué à l’empereur Nicolas et son fils Alexis Nikolaïevitch. Russie.

1917 – L’OEUF EN BOULEAU – Ne fut jamais présenté à Marie Fedorovna Moscou.  Oeufs offerts par le tsar Nicolas II à sa femme l’impératrice Alexandra Fédorovna et pour une si horrible cause. Fait d’or et bouleau de Carélie, la surprise, perdue, sans doute volée par des soldats lors de la révolution d’octobre, était un éléphant mécanique décoré de huit gros diamants et soixante et un plus petits, que l’on remontait avec une clé sertie de diamants gravée MF pour Maria Fedorovna.  Le Musée RUMYANTSEVSKY (aujourd’hui la Bibliothèque Lénine) acquit l’œuf après la REVOLUTION D’OCTOBRE. En Janvier 1927, le musée fut fermé et 450 éléments – y compris les œufs – furent vendus par le gouvernement soviétique aux acheteurs étrangers.

OEUFS DE FABERGE offert par le TSAR Nicolas II à sa femme l’impératrice Alexandra Feodorovna :

1895 – OEUF À LA ROSE.  Orfèvre M. Perchin. (Collection Forbes, New York maintenant Collection Viktor Vekselberg).

 

1896 – OEUF AUX MIGNATURES TOURNANTES. (1ère photo à gauche) Orfèvre M. Perchin. (Collection Lillian. Thomas Pratt, Virginia Museum of fine Arts, Richmond, Virginie) Fabriqué en cristal de roche.

1897 – OEUF AU CARROSSE DU COURONNEMENT.  Orfèvre M. Perchin. (Collection Forbes, New York maintenant Viktor Vekselberg). Il a été utilisé pour le film de la série des James Bond, Octopussy ainsi que dans le film Ocean’s Twelve dont il est la convoitise.

1898 – OEUF AUX MUGUETS.  Orfèvre M. Perchin. (Collection Forbes vendue) (Fondation Viktor VEKSELBERG, MOSCOU, RUSSIE).

 1899 – OEUF AUX LYS DE LA MADONE.  Orfèvre M. Perchin.(Musée du Kremlin, Moscou). Comprenait un pendentif de diamant et rubis.

1900 – OEUF AU TRANSSIBÉRIEN.  Orfèvre M. Perchin.(Musée du Kremlin, Moscou). À l’intérieur de l’oeuf se cachait, plié en trois sections, un modèle miniature du « Trans-Siberian Express » (un pied de long !). Ce train se composait d’une locomotive en or et platine, de cinq wagons en or avec des fenêtres de cristal de roche. Les phares étaient des diamants et les feux arrière des rubis. Les trois parties pouvaient être reliées, entre elles, pour former un train dont on pouvait remonter le mécanisme, à l’aide d’une clé en or, pour le faire fonctionner. Les wagons étaient étiquetés individuellement « mail », « pour dames seulement », « non fumeurs ». Il y avait une voiture restaurant et la dernière voiture était désignée « chapelle », semblable au train impérial.

1901 – OEUF AU PANIER DE FLEURS SAUVAGES.  (Propriété de la REINE ELISABETH II D’ANGLETERRE).

1902 – OEUF AUX TRÈFLES.  Orfèvre M. Perchin.(Musée du Kremlin, Moscou).

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1903 – OEUF DE PIERRE LE GRAND.  Orfèvre M. Perchin.(Collection Lillian Thomas Pratt, Virginia Museum of fine Arts, Richmond, Virginie). À l’ouverture de l’oeuf, un mécanisme intérieur déclenche l’apparition d’une miniature en or représentant la statue équestre de Pierre le Grand créée par le sculpteur français Maurice Falconet. Cette statue équestre de Pierre le Grand, érigée face à la Neva à Saint-Petersbourg évoque l’éminent réformateur de la Russie.

1906 – OEUF DU KREMLIN signé FABERGE. (Collection Viktor Vekselberg, Russie).

1907 – OEUF AU TREILLIS DE ROSES.  (Walters Art Gallery, Baltimore, Maryland). William (1819-1894) et Henry Walters (1848-1931).

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1908 – OEUF AU PALAIS D’ALEXANDRE.  Orfèvre H. Wigstrôm. (Musée manège militaire du Kremlin, Moscou). Cet œuf, sculpté dans de la néphrite (sorte de jade) de Sibérie célèbre les cinq enfants du TSAR NICOLAS II. Il est orné d’aquarelles miniatures des enfants de l’empereur Nicolas II.  Au verso de chaque portrait ovale est gravé la date de naissance de l’enfant. Lors de l’ouverture, l’œuf révèle une minuscule réplique détaillée du Palais Alexandre, résidence favorite de la famille impériale à Tsarkoie Selo et ses jardins contigus.  Construit en 1769 par la Grande Catherine, le palais devint plus tard la résidence principale du tsar Nicolas et de sa famille.

Sur la facture de Fabergé, on peut lire « oeuf de néphrite avec des incrustations d’or, orné de 54 rubis, de 2 diamants, de 5 miniatures des enfants impériaux et contenant une représentation du Palais Alexandre en or. Fait à Saint-Pétersbourg, le 2 mai 1908, prix : 12 300 roubles ».
 
Cet oeuf n’a jamais été vendu, il est toujours resté en Russie, de 1908 à 1917, présenté dans le Salaon Mauve du Palais Alexandre à Tsarkoei Selo, puis confisqué en 1917 par le gouvernement provisoire de Kerensky et transféré au Musée du Manège Militaire du Kremlin à Moscou.

1909 – OEUF AU YACHT STANDAART.  Orfèvre H. Wigstrôm. (Musée du manège militaire du Kremlin, Moscou). L’intérieur de cet oeuf en cristal de roche contient une réplique, reproduite à l’identique, du YACHT ROYAL « STANDAART » où la famille impériale vécue des jours heureux.

Le YACHT ROYAL « STANDAART » de 5 500 tonnes avait a été commandé par le tsar Alexandre III à Copenhague.   Il a été lancé en 1895 et mesurait 116 mètres de long, ce qui en faisait le plus grand yacht du monde à cette époque ! Ce yatch royal était équipé de 30 cabines et d’une étable prévue pour une vache pour que les enfants impériaux puissent boire du lait frais tous les jours ! La famille impériale effectuait de fréquentes sorties en Mer Baltique et le long des côtes finlandaises.

1910 – OEUF À LA PENDULETTE À COLONNADE.  Il a été acheté par la reine Mary pour donner en cadeau à son mari le roi George V.  Élisabeth II d’Angleterre, Angleterre.

1911 – OEUF DU QUINZIÈME ANNIVERSAIRE signé FABERGE. (Collection Forbes, New York maintenant Collection Viktor Vedselberg). Les sept esquisses miniatures de la famille impériale montrent des parents unis, quatre filles magnifiques et un trés beau garçon. Mais ces portraits idylliques cachent la grande souffrance de Nicolas II, d’Alexandra et de leurs filles, occasionnée par l’hémophilie du tsarevitch Alexei. Une maladie que la tsarine voulu faire soigner par Raspoutine avec les conséquences dramatiques que l’on connait pour la famille impériale qui périt assassinée en  1918.

1912 – OEUF DU TSARÉVITCH.  Orfèvre H. Wigstrôm. (Collection L.T, Pratt, Virginia Muséum of Fine Arts, Richmond, Virginie). Cet oeuf de style Louis XV façonné en lapis-lazulli et orné d’entrelacs en or, est surmonté d’un diamant montrant les initiales de la tsarine Alexandra, de la couronne impériale et de l’année 1912.

1913 – OEUF DU TRICENTENAIRE DES ROMANOV.  Orfèvre H. Wigstrôm. (Musée des armoiries du Kremlin, Moscou).  Cet oeuf commémore le 300ème anniversaire de la fondation de la dynastie des Romanov en 1913.  La surprise contenue, à l’intérieur de l’oeuf, est un globe terrestre en acier poli bleu imitant la mer et la terre est dessinée à l’aide de pluiseurs couleurs d’or (gris, jaune, rose). Ce globe se compose de deux hémisphères Nord, le 1er, représentant le territoire russe fin 1613, à la date d’accession au trône du premier des Romanov, Mikhail Feodorovtich et le second, le territoire de l’empire russe fin 1913, sous le tsar Nicolas II.

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1914 – OEUF EN MOSAÏQUE signé par C.FABERGE. (Collection de la reine Élisabeth II d’Angleterre). Les pierres précieuses employées pour décorer cet oeuf imitent l’art de la tapisserie, art que la tsarine Alexandra aimait pratiquer.  La surprise est un camée représentant les 5 enfants impériaux.  Le support sur lequel repose l’oeuf est émaillé, y sont inscrits les prénoms des enfants impériaux entourant un vase de fleurs et la date « 1914 ».

1915 – OEUF DE LA CROIX-ROUGE AU TRIPTYQUE DE LA RÉSURRECTION.  Orfèvre H. Wigstrôm. (Collection India Early Minshall, Cleveland Muséum of Art, Cleveland, Ohio).  La surprise, à l’intérieur de l’oeuf, est une icône attribuée à Adrian Prachov est représente la herse de l’enfer, représentation orthodoxe de la Résurrection du Christ. Sainte Olga, fondatrice du Christianisme en Russie est représentée sur l’aile gauche du tryptique et Sainte Tatiana, martyre figure sur l’aile droite.  Cet oeuf n’a pas été offert directement par le tsar Nicolas II puisque celui-ci était au front.

1916 – OEUF MILITAIRE EN ACIER.  Orfèvre H. Wigstrôm. (Musée du manège militaire du Kremlin, Moscou).  En 1916, Fabergé dû fermer ses ateliers, tous ses ouvriers joaillers ayant étéenvoyés sur le front de guerre. Il, lui était, donc, devenu impossible de créer une œuvre de joaillerie. De plus, il était interdit aux bijoutiers de travailler les matériaux précieux, comme l’or ou l’argent. Alors, Fabergé, dû utiliser l’acier et le cuivre.   Reposant sur les pointes de quatre obus d’artillerie miniatures, l’œuf d’acier est d’une sobriété exemplaire.

Réalisés pour le TSAR NICOLAS II selon les archives russes :

1917 – OEUF CONSTELLATION DU TSARÉVITCH  jamais présenté à la famille impériale.  (Institut Minéralogique Fersman, Moscou, Russie)  En 1999, la publication de dessins dans les ateliers Wigström a alerté les chercheurs, sur le fait que deux œufs Fabergé avaient été conçus pour une livraison à Pâques 1917.  L’un des deux représentait la constellation d’étoiles du jour de naissance du Tsarevitch Alexei. L’oeuf était constitué d’un globe de verre bleu foncé et d’une base en cristal de roche. 

Cet oeuf fut retrouvé en 2001 au Musée Minéralogique Fersman à Moscou. Seule l’horloge et le cadran avait disparu ainsi que les étoiles en diamant. L’oeuf qui aurait du être offert à la Tsarine Alexandra ne le fut jamais, le Tsar Nicolas II ayant abdiqué avant Pâques 1917.
En 1925, Agathon Fabergé, l’un des fils de l’orfèvre Karl Fabergé, avait été forcé par le régime communiste de travailler sur l’inventaire des trésors impériaux et a envoyé une grande quantité de pierres précieuses, de bijoux, dont le fameux « oeuf constellation du Tsarévitch » au Musée Fersman à Moscou. 
En 2005, les ateliers Fabergé ont reconstitué l’horloge, le cadran et inscrusté de nouveaux diamants et désormais, cet oeuf rénové est exposé au Musée Fersman.

Dans la nuit des 16-17 Septembre 1917, un train est arrivé à Moscou contenant les biens les plus précieux des Palais de Saint-Petersboug. 

Tous ces trésors, qui appartenait à la famille impériale, ont été livrés au Kremlin de Moscou.  Parmi ces trésors, se trouvaient les œufs de Pâques des ATELIERS FABERGE.

De tous ces chefs d’oeuvres de joaillerie, il n’en est resté que 11 en RUSSIE, tous les autres ont été vendu dans le monde entier pour le plus grand bonheur des collectionneurs fortunés.

OEUFS DE FABERGE réalisés pour :

Pour la famille Kelch.

 LA FAMILLE KELCH : FAISANT PARTIE MAINTENANT DE LA COLLECTION DE VIKTOR VEKSELBERG QUI A ACHETÉ LA COLLECTION FORBES.
VARVARA et ALEXANDER KELCH, riches héritiers de mines d’or en Sibérie, d’une compagnie de chemin de fer et aussi, d’une compagnie de navigation, amis du couple impérial, commandèrent, chaque année, de 1898 à 1904, un oeuf de Pâques Fabergé. Les oeufs exécutés sont aussi beaux, voire encore plus somptueux que les oeufs impériaux, compte tenu de l’immense fortune que possédait les Kelch.

1898 – OEUF À LA POULE.  Orfèvre M. Perchin. (Collection Forbes, New York acheté par Viktor Vekselberg).  La surprise, à l’intérieur de « l’oeuf à la poule », est un cadre entouré de diamants représentant le tsarévitch Alexei en uniforme du bataillon des gardes, remplaçant le portrait initiale de Varvara Kelch.

Cet oeuf ayant appartenu au roi Farouk d’Égypte, a été vendu par Sotheby’s en 1954 pour 15 225 dollars à Alexander Schaffer qui l’a revendu en 1961 à Malcolm Forbes puis en 2004, il a été acquis par la FONDATION VEKSELBERG en Russie.

1898 – OEUF À LA POULE.

1899 – OEUF AUX DOUZE PANNEAUX.  Orfèvre M. Perchin. (Collection royale britannique).  « L’oeuf au douze panneaux » était le préféré de Varvara Kelch.  L’oeuf au douze panneaux » datant de 1899 a été vendu à Emmanuel Snowman en 1920, puis revendu par Wartski en 1930 au rois George V d’Angleterre et depuis, cet oeuf appartient à la couronne royale britannique. 

1900 – OEUF À LA POMME DE PIN.  Orfèvre M. Perchin. (Collection privée Kroc, Fondateurs de la chaîne Mc Donald’s, États-Unis). La coquille émaillée, sertie de diamants, entoure l’oeuf en forme de pomme de pin qui s’ouvre pour révêler une incroyable surprise : une miniature d’un éléphant automate que l’on remonte avec une clé d’or et qui remue la tête et la queue.  L’éléphant est en argent, ses défenses sont en ivoire et le cornac émaillé est assis sur une selle recouverte d’or.

« L’oeuf à la pomme de pin » a été acquis en 1989 par Madame Joan Kroc(veuve de Ray Kroc, fondateur de la chaîne Mc Donald’s) pour la somme de 140 000 dollars et vaut, actuellement, 2,8 millions de dollars !

1901 – OEUF AUX FLEURS DE POMMIER.  Orfèvre M. Perchin. (Collection privée Adulf Peter Bouillie, Vaduz, Liechtenstein). « L’oeuf aux fleurs de pommier » et l’un des plus gros oeufs fabriqué par Fabergé. La conception de cet oeuf reflète la mode de l’Art nouveau et du style japonais trés en vogue en 1901 ! « L’oeuf aux fleurs de pommier » a été acquis, en 1996, par Adulf Peter Bouillie du Liechtenstein pour la somme de 1 128 740 dollars.

1902 – OEUF ROCAILLE.  Orfèvre M. Perchin. (Collection privée, U.S.A.).  « L’oeuf rocaille », émaillé vert, est orné de cartouches d’or de style rococo et repose sur trois pieds en or.  L’intérieur de l’oeuf révèle un trépied d’or surmonté d’un coeur émaillé rose portant les initiales de Varvara Kelch au recto et la date « 1902 » au verso.  Les miniatures contenues dans les 3 cadres ont, aujourd’hui, disparues. Collection Dorothy et Artie McFerrin, États-Unis.

1903 – OEUF BONBONNIÈRE.  Orfèvre M. Perchin. (Collection privée, Australie). « L’oeuf bonbonnière » est recouvert d’émail blanc translucide et décoré de panneaux dans le style néoclassique. L’oeuf s’ouvre pour révéler une surprise sous la forme d’une bonbonnière ovale en agate. Le couvercle de la bonbonnière porte la date « 1903 ». La bonbonnière contient un pendentif émaillé blanc et or en forme d’oeuf.  « L’oeuf bonbonnière » a été vendu lors d’une vente aux enchères Christies à New York, États-Unis en 1990, à une collection privée en Australie.

1904 – OEUF DE CHANTECLAIR.  Orfèvre M. Perchin. (Collection (Collection Fondation Viktor Vekselberg, Russie). L’oeuf « CHANTECLER » est une horloge. A chaque heure, la surprise « LE COQ CHANTECLER » sort de l’oeuf et chante. sa tête, son bec et ses ailes sont articulées. L’oeuf « CHANTECLER » est l’un des trois œufs de Pâques de Fabergé avec un mécanisme imitant le chant des oiseaux.

Les deux autres sont « l’horloge au Serpent » de 1887 (aujourd’hui dans la collection du Prince Albert de Monaco) et « l’horloge au coucou » de 1900.
L’œuf « CHANTECLER » possède, de loin, le mécanisme plus sophistiqué.L’oeuf « CHANTECLER » est inspiré des chants poluplaires suisses du début du XIXème siècle.
L’oeuf « CHANTECLER » acquis en 1949 par Maurice Sandoz, Suisse a été vendu en 1958 à Malcolm Forbes, États-Unis qui l’a ensuite revendu en 2004 à la FONDATION VEKSELBERG en Russie.

LA DUCHESSE DE MARLBOROUGH : Maintenant dans la collection de Viktor Vekselberg.

Consuelo Vanderbilt, la duchesse de Malborough (1877-1964).

 

1902 – OEUF DE LA DUCHESSE DE MALBOROUGH acquis en Russie par la duchesse, née Consuelo Vanderbilt.  Orfèvre M. Perchin.  Acquis en Russie (Collection Viktor Vekselberg, Russie).  Cet œuf « horloge »  est inspiré d’une horloge de style Louis XVI avec cadran renouvelable.L’atelier de Mikail Perkhin a créé plusieurs versions de ce modèle, dont le plus connu est « l’oeuf horloge Serpent bleu » daté de 1887 et présenté par le Tsar Alexandre III à son épouse, la Tsarine Maria Feodorovna (maintenant dans la Collection du Prince Albert de Monaco).  Cet oeuf est le seul et unique exemplaire ayant été commandé aux ateliers Fabergé par un américain.

Comme l’attestent les initiales en diamant « CM », l’oeuf a été fabriqué pour Consuelo Malborough, petite-fille du magnat du chemin de fer américain Cornelius Vanderbilt, mariée en 1894, à Sir Richard John Spencer-Churchill, 9ème duc de Malborough.

La Duchesse de Malborough était une amie du tsar Nicolas II. Elle fut invitée au Bal des Palmiers, et à cette occasion, découvrit la collection des oeufs de Pâques Fabergé, exposée au Palais Anchikov.

Aprés son divorce, la Duchesse de Malborough vendit aux enchères son oeuf et ce fut la soprano polonaise Ganna Walska, seconde épouse du président du Conseil d’administration de l’International Harvester Company de Chicago, Mr Harold Fowler McCormick qui l’acheta. Plus tard, en 1965, Malcolm Forbes racheta cet oeuf qui fut le premier de sa fabuleuse collection et à ce jour, cet oeuf a été acquis par la Fondation Viktor Vekselberg en Russie.

LA FAMILLE QUISLING :

Vidkun Abraham Lauritz Jonnsøn Quisling (1887-1945). Il était un homme politique norvégien né le 18 juillet 1887 et mort le 24 octobre 1945. Il est essentiellement connu pour avoir été le principal artisan de la collaboration avec l’occupant nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Son nom est passé dans le langage courant en Norvège et dans le monde anglo-saxon comme synonyme de « traître ».  Après la libération de la Norvège, il est arrêté et jugé pour haute trahison, meurtre et complicité de meurtre, vol et détournement de fonds. Il est condamné à mort et exécuté à la citadelle d’Akershus le 24 octobre 1945.

Cet œuf fait partie d’une série de créations « poule et oeufs » de Fabergé, dont certains ont survécu.

Le plus connu de la série est l’œuf de poule de la famille Kelch de 1898 (voir plus haut).

Dans cette série figurent aussi, l’oeuf de poule impérial de 1885 (1er oeuf fabriqué par Fabergé) et l’oeuf lapis lazuli dont la surprise contenue à l’intérieur de l’oeuf est une couronne impériale.

L’OEUF À LA POULE de la collection Quisling a été redécouvert en 1980 dans une banque d’Oslo parmi les effets de Maria Quisling (1900-1980), la veuve de Vidkun Quisling (1887-1945).

Vidkun Quisling était le fils de Jon Quisling, major dans l’armée norvégienne qui a servi comme Attaché militaire à Saint-Petersbourg en 1918 et 1919, où il a probablement acquis cet œuf.

Vidkun Quisling a servi comme ministre de la défense de 1931 à 1933 en Norvège et a fondé le parti Nasjonal Samling (unité nationale), qui était, en fait, fasciste et très antisocialiste, ainsi qu’antisémite.Il devint le chef de ce parti ouvertement pro-allemand et antisémite et lorsque les armées d’Hitler envahirent la Norvège en 1940, il soutint le Führer dont il est même devenu premier ministre en 1942.

Ce parti extrémiste, n’était pas considéré comme important en Norvège, mais lorsque l’Allemagne a envahit la Norvège, Vidkun Quisling s’est échappé en exil à Londres, puis il s’est autoproclamé premier ministre lors d’un coup d’État, à la surprise des norvégiens et des Allemands. Cette marionnette « nazie’ était commode pour Hitler !

De ce fait,  Vidkun Quisling  a été, universellement, méprisé en Norvège. Il fut fusillé comme traître, peu de temps après la capitulation allemande en 1945.

De nos jours, le mot « Quisling » signifie en norvégien « traître ».

ENTRE 1899 ET 1903 – OEUF À LA POULE. Orfèvre M. Perchin. (Localisation actuelle inconnue).  1898 – OEUF KELCH ROUGE. Appartenait au roi Farouk 1er d’Égypte (1920-1965).

LA FAMILLE NOBEL :

Emanuel Nobel (1859-1932).  Après la mort de son père, en 1888, Emanuel se chargea de la direction de la compagnie pétrolière de la famille Nobel, Branobel, un empire pétrolier qui était basé à Bakou et l’une des plus grandes compagnies pétrolières de l’Europe, dont Emanuel avec ses frères et sœurs detenait la majorité du capital. Le frère d’Emanuel, Carl Nobel fut chargé de la Machine-Building Factory Ludvig Nobel.

Comme son père, Emanuel Nobel était un collectionneur avide et la résidence de la famille Nobel à Saint-Petersbourg, ainsi que leur propriété d’été, Kirjola, gardaient une des plus importantes collections, après la collection impériale des Romanov, d’œuvres de Fabergé et de travaux de peintres russes. Une considerable partie de la collection qui se trouvait à Saint Pétersbourg put être sauvée des Bolchéviques aussi bien que les objets qui décoraient Kirjola, lesquels furent renvoyés en Suède avant le bombardement de la propriété pendant la guerre d’hiver russo-finlandaise, en 1940.

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ENTRE 1913 ET 1914 – OEUF FLOCONS DE NEIGE OU SNOWFLAKES. (Collection Dorothy et Artie McFerrin, États-Unis). L’oeuf Nobel est, aussi, appelé « l’Oeuf flocons de neige ». Sa coquille est, ingénieusement, émaillée et gravée pour simuler les entrelacs de givre sur un fond sous forme de brouillard. Il s’ouvre pour révéler une « surprise » : une montre pendentif en diamant et cristal de roche.

Cet oeuf a été commandé par la famille NOBEL pour le Dr Emanuel NOBEL neveu d’Alfred Nobel.  Emanuel Nobel a été l’une des figures de proue de l’industrie du pétrole en Russie et l’un des clients les plus importants aprés la famille impériale russe de  Fabergé.

Le ROI FAROUK D’EGYPTE :

Farouk d’Égypte (1920-1965).  Il était l’avant-dernier roi d’Égypte et le dixième souverain de la dynastie de Méhémet Ali. Il succéda à son père fouad 1er le 28 avril 1936 et régna jusqu’au 26 juillet 1952, date à laquelle il fut renversé, puis remplacé par son fils Fouad II. Il mourut treize ans plus tard en exil en Italie. Sa sœur, Fawzia Shirin, fut la première épouse et la reine consort (Maleke) du dernier Chah d’Iran.

ENTRE 1896 ET 1908 – OEUF GAILLOCHÉ ÉMAILLÉ CADRE DORE D’ARGENT – (Collection privée).

1898 – OEUF KELCH ROUGE. Appartenait au roi Farouk 1er d’Égypte (1920-1965).

Le Roi Faroik 1er d’Égypte était un infatiguable collectionneur.  Il collectionnait les timbres, les lames de rasoir, les anciennes bouteilles d’aspirine, les presses-papiers, les pièces de monnaie et les oeufs Fabergé ! Notamment, cet oeuf « guilloché émaillé cadre doré d’argent » signé de Carl Fabergé portant le numéro d’inventaire : 4614. En 1925, à la suite d’un coup d’état, tous les biens du roi Farouk furent vendus aux enchères chez Sotheby’s.

 La famille Stavros Niarchos Spyros (1909-1996) :

C’était un grec magnat du transport maritime et multi-milliardaire. En 1952, Stavros Niarchos a construit les plus grands pétroliers géants capables de transporter de grandes quantités d’huile, puis a gagné des millions de dollars que la demande mondiale pour ses navires a augmenté. Il s’est marié 5 fois et a eu 5 enfants.

ENTRE 1885 ET 1891 – OEUF AU LAPIN – (Collection S. Stavros Niarchos, Paris, France).  Cet oeuf émaillé bleu et d’or, est surmonté d’une couronne impériale, sertie de saphirs à facettes et de diamants.L’œuf repose sur un socle d’or torsadé.   La surprise à l’intérieur de l’oeuf est un lapin en agate avec des yeux de rubis. Bien que cet oeuf soit signé FABERGE, il existe des doutes concernant la couronne impériale et le lapin qui pourraient ne pas être d’origine.  Cet oeuf, en possession d’un bijoutier finlandais, fut vendu en 1924 à M. Popper de Budapest, puis en 1962, il rejoignit la collection S. Stavros Niarchos à Paris.

 La famille ROTHSCHILD :

Charlotte-Béatrix Ephrussi de Rothschild (1864-1934).

La baronne Germaine Alice Halphen de Rothschild (1884-1975) et son mari le baron Édouard Alphonse James de Rothschild (1868-1949).  Ils eurent 3 enfants.

1902 – OEUF À L’HORLOGE ROTHSCHILDS – (Collection Alexandre Ivanov, Moscou, Russie).

Fabergé a présenté « l’oeuf à l’horloge » au Baron Edouard de Rothschild en 1902.

« L’œuf à l’horloge » est un cadeau de Charlotte-Béatrix Éphrussi de Rothschild (1864-1934) à Germaine Halphen (1884-1975), à l’occasion de ces fiançailles avec son frère cadet le Baron Édouard de Rothschild (1868-1949) qui s’est marié en 1905.

Le mari de Charlotte-Béatrix Éphrussi de Rothschild, Maurice Ephrussi (1849-1916) est né à Odessa en Russie et a travaillé pour les intérêts pétroliers de la famille Rothschild à Bakou. A l’occasion de son mariage avec Charlotte-Béatrix de Rothschild, il est devenu un banquier, créant la Banque Éphrussi de Rothschild à Paris.

Il est possible que Maurice Éphrussi soit allé rendre visite aux ateliers Fabergé à Saint-Petersbourg pendant l’un de ses voyages d’affaires et qu’il est commandé « l’oeuf à l’horloge » pour les fiançailles de son beau-frère.

« L’oeuf à horloge » de la famille Rothschild fut vendu le 28 novembre 2007 chez Christie’s à Londres au collectionneur d’art russe et homme d’affaires Alexandre Ivanov, Directeur du Musée National de Russie à Moscou. L’oeuf à l’horloge a été adjugé 8 980 500 livres lors de la vente aux enchères.

La surprise, à l’intérieur de l’oeuf, est un coq mécanique qui sort, agite ses ailes et crie , « COCORICO » pendant, environ 15 secondes, avant que le battant d’une cloche frappe chaque heure.

« L’oeuf à horloge » de la famille Rothschild avec « l’oeuf impérial » de 1900 et l’oeuf « CHANTECLER » de 1904, constituent les 3 seuls exemplaires fabriqués par Fabergé où figurent une horloge et un automate.

La famille YOUSSOUPOV :

1907 – OEUF À L’HORLOGE YOUSSOUPOV – (Fondation Edouard et Maurice Sandoz, Lausanne, Suisse).

Cet œuf a été offert par le Prince Félix Youssoupov à sa femme Zenaïde à l’occasion de leur 25ème anniversaire de mariage.  Afin que le nom d’une des plus anciennes familles et des plus riches de Russie ne disparaisse, le Prince Félix Elston-Soumarkov obtint une dispense spéciale du tsar Nicolas II de prendre le nom Youssoupov lorsqu’il épousa la Princesse Zénaïde Youssoupov.

Le fils du Prince Félix Youssoupov est à l’origine de l’assassinat de Raspoutine.

Le 16 décembre 1916, le fils du Prince Félix Youssoupov attira Raspoutine au Palais de la Moïka en lui servant du thé au Madère et des gâteaux empoisonnés au cyanure mais ce poison n’eut aucun effet sur Raspoutine. Aussi, en compagnie d’autres conspirateurs, le noyèrent t-ils dans la Néva. Raspoutine avait prophétisé la chute de l’empire des Romanov s’il était assassiné et seulement, dix semaines aprés la mort de Raspoutine, la famille impériale des Romanov était renversée par les forces révolutionnaires bolchéviques !

 

Comme la révolution d’octobre 1917 approchait, la famille Youssoupov construisit des  chambres secrètes où furent entassé une quantité incroyable de trésors inestimables afin de les protéger des bolchéviques.Il fallut cinq ans de recherche aux bolchéviques pour découvrir cinq chambres secrètes construites dans le palais de la Moïka !Il se dit qu’il resterait encore deux salles inviolées !

 Palais Youssoupov

Cet œuf, de style Louis XVI, est une horloge. Autour de l’oeuf, figurent trois médaillons ovales où se trouvaient des miniatures du Prince Youssoupov et de ses deux fils Félix et Nicholas. En 1953, à la demande de Maurice Sandoz, nouveau propriétaire de l’oeuf, les miniatures Youssoupov furent remplacées par les initiales E, M et S des prénoms des fils Edouard et Maurice et de leur nom Sandoz.

La chasse aux oeufs pour les 150 ans de Fabergé en 2012 :

Le Point.fr – Publié le 17/03/2012 à 13:29

Le joaillier Fabergé organise à Londres la plus grande chasse à l’oeuf jamais imaginée. Avec, à la clé, un spécimen d’une valeur de 150 000 euros.

Oeufs Fabergé.

Pendant 40 jours et 40 nuits, les chasseurs d’oeufs ont une mission de taille : débusquer les 200 modèles Fabergé cachés dans des endroits stratégiques du centre de la capitale anglaise. Signes particuliers : ils mesurent 75 centimètres de haut et ont été dessinés et décorés par des artistes ou designers. Parmi lesquels Vivienne Westwood, les frères Chapman, Tommy Hilfiger, Diane von Furstenberg. Chaque oeuf – une pièce unique qui sera ensuite vendue aux enchères chez Sotheby’s  renferme un code qu’il suffit d’envoyer par texto.

Ce sésame permet de postuler pour tenter de remporter le gros lot : l’oeuf du jubilé, une pièce de haute-joaillerie ornée de diamants, d’une valeur de 150 000 euros. Tout le monde peut ainsi participer à cette chasse à l’oeuf qui prendra fin le 9 avril prochain, jour du lundi de Pâques. L’intégralité des bénéfices provenant des SMS et du produit de la vente des oeufs débusqués sera reversée à des associations humanitaires. À travers cet événement, la maison de joaillerie Fabergé compte bien récolter la bagatelle de trois millions d’euros pour chacune des deux associations qu’elle soutient : Action for Children, qui vient en aide aux enfants défavorisés, et Elephant Family, en faveur des éléphants d’Asie en danger.

Vie et renaissance

Fabergé, fondé à Saint-Pétersbourg en 1842 et fournisseur officiel des Romanov jusqu’à leur chute en 1917, renaît de ses cendres, après quasiment un siècle d’absence. Depuis quelques années seulement, cette institution imagine des collections très inspirées de son héritage, en déclinant notamment ses fameux oeufs sous toutes les formes, mais aussi à travers des lignes joaillières inédites et résolument modernes. « Les oeufs sont partie intégrante de Fabergé et il est impossible d’évoquer l’un sans l’autre. Dans plusieurs cultures, ils sont synonymes de vie et de renaissance. Il coulait donc de source pour nous de participer à cette chasse à l’oeuf, afin de lever des fonds pour ces associations », explique Sarah Fabergé, arrière-petite-fille du fondateur de la maison, Peter Carl Fabergé, et directrice des projets spéciaux.

Cette opération baptisée « Fabergé Big Egg Hunt » est également en lice pour figurer dans le prochain Guinness des records dans la catégorie de plus grande chasse à l’oeuf jamais organisée. Le joaillier prouve aussi qu’il ne manque pas d’humour et a bel et bien trouvé un moyen fun et décalé pour lever des fonds.

Enfin, pour les passionnées de la fabuleuse histoire des oeufs de FABERGE, je vous conseille de lire la biographie de Caroline Charron : « Fabergé de la cour du tsar à l’exil » paru aux Éditions Complicités :

Vous pouvez voir des oeufs danois en métal peint d’aprés les dessins de Fabergé trouvés sur le catalogue HAGEN GROTE, un oeuf en cristal de Bohême (souvenir de Prague), un oeuf provenant du Bazaar d’Istanbul en os de chameau, un ravissant oeuf en porcelaine peinte et enfin, un autre en porcelaine émaillée orné de pierres semi-précieuses !

Le Musée des Beaux-Arts de Montréal présente la plus grande collection  d’oeufs Fabergé à l’extérieur de la Russie. Du 14 juin au 5 octobre 2014.

 

Autres oeufs :

AUTRES MAGNIFIQUES OEUFS DE FABERGÉ.

1885-1891  – OEUF AU TREILLIS DE DIAMANTS – Collection privée, Angleterre.

1885-1889 – OEUF RÉSURRECTION – Collection Viktor Vekselberg.

1887 – OEUF IMPÉRIAL – Localisation inconnue, peut être dans une collection privée d’Europe de l’Est ? L’oeuf est constitué d’une plaque d’or et d’argent avec les portraits de différents tsars de Russie. L’oeuf s’ouvre pour révéler sa surprise : un beau voilier, mais nous n’en savons pas plus sur la signification de cette surprise.

1888 – ANGE AVEC UNE PENDULETTE DANS UN OEUF – Localisation inconnue.

1889 – OEUF AVEC NÉCESSAIRE À MANUCURE – Localisation inconnue peut-être la Colombie ? Cet oeuf contient un ensemble de manucure de 13 pièces. Il a été vu, pour la dernière fois, dans une vente en 1952.

1890 – OEUF AUX ÉMERAUDES – Localisation inconnue

1917 – OEUF BIRCH – Jamais présenté à la famille impériale.

Bibliographie

• Marina Gorboff, La Russie fantôme: l’émigration russe de 1920 à 1950, L’Âge d’Homme,‎ 1995 (ISBN 9782825106143)
• Michelin, Michelin Moscou, Saint-Pétersbourg, Michelin,‎ 2009 (ISBN 9782067139169)

Tous les oeufs de Fabergé :

Oeufs impériaux commandés par le tsar Alexandre III Oeuf à la poule • Oeuf à la poule dans un panier • Oeuf en émail bleu à nervures • Ange avec un oeuf dans un charriot • Oeuf aux perles • Oeuf aux palais danois • Oeuf au Pamyat Azova • Oeuf au treillis de diamants • Oeuf du Caucase • Oeuf régence

Oeufs impériaux commandés par le tsar Nicolas II pour sa mère Oeuf à la pendulette à serpent • Oeuf aux douze monogrammes • Oeuf mauve • Oeuf au pélican • Oeuf aux pensées • Oeuf au coucou • Oeuf du palais de Gatchina • Oeuf Empire Néphrite • Oeuf du jubilé danois • Oeuf au cygne • Oeuf au trophée d’amour • Oeuf au paon • Oeuf commémoratif d’Alexandre III • Oeuf d’Alexandre III équestre • Oeuf à l’oranger • Oeuf napoléonien • Oeuf de l’hiver • Oeuf en grisaille • Oeuf de la Croix-Rouge aux portraits impériaux • Oeuf à la croix de Saint-Georges • L’oeuf en Bouleau

Oeufs impériaux commandés par le tsar Nicolas II pour sa femme Oeuf à la rose • Oeuf aux miniatures tournantes • Oeuf au carrosse du couronnement • Oeuf au muguet • Oeuf des muguets de la Madone • Oeuf au Transsiberien • Oeuf au Panier de fleurs sauvages • Oeuf aux trèfles • Oeuf de Pierre le Grand • Oeuf à la cathédrale Ouspensky • Oeuf au treillis de roses • Oeuf au palais d’Alexandre • L’Oeuf au Standaart • Oeuf à la pendulette à colonnade • Oeuf du quinzième anniversaire • Oeuf du tsarévitch • Oeuf du tricentenaire des Romanov • Oeuf en mosaïque • Oeuf de la Croix-Rouge au triptyque de la Résurrection • Oeuf militaire en acier • L’oeuf Blue de la Constellation Tsarévitch

Oeufs de la famille Kelch L’oeuf à la poule • L’oeuf aux douze panneaux • L’oeuf à la pomme de pin • L’oeuf aux fleurs de pommier • L’oeuf rocaille • L’oeuf bonbonnière • L’oeuf de Chanteclair

Autre Oeuf : Oeuf de la Résurrection

TROUVAILLES :

Agence France-Presse

Un ferrailleur du Midwest américain qui avait acheté un oeuf en or sur un marché aux puces et désespérait de le revendre a finalement découvert qu’il s’agissait d’un oeuf Fabergé impérial dont on avait perdu la trace, estimé à près de 37 150 000 $ CA.

Selon l’antiquaire londonien Wartski, l’acheteur avait payé 14 000 dollars pour cet oeuf il y a quelques années, espérant réaliser un profit en revendant l’or le constituant. Mais aucun acheteur n’étant intéressé, l’objet est resté intact, devenant un fardeau pour son propriétaire qui ignorait totalement sa provenance.

L’oeuf, qui renferme une montre Vacheron Constantin, a été réalisé par le joailler russe Karl Fabergé et offert par le tsar Alexandre III à sa femme Maria Fiodorovna pour Pâques, en 1887.

Cet objet haut de 8,2 cm, qui comporte un socle à trois pieds, est le troisième des cinquante oeufs de Pâques réalisés par la maison Fabergé pour la famille impériale russe, de 1885 à 1916.

Cet oeuf est l’un des huit qui étaient portés manquants. Il n’en resterait selon les experts plus que deux en circulation, les autres n’ayant pas survécu à la révolution russe.
En faisant des recherches sur internet, l’heureux acquéreur a fini par reconnaitre son oeuf à la lecture d’un article de presse qui citait Kieran McCarthy, directeur de la maison Wartski, spécialisée dans les oeuvres de Fabergé.

Cet expert a établi que l’oeuf d’or, installé sur une table de cuisine à côté d’un cupcake, dans le Midwest, était bien le trésor impérial perdu.
Wartski a racheté l’oeuf au nom d’un collectionneur privé qui a donné son accord pour l’exposer à Londres pendant quatre jours à partir du 14 avril. Le montant de la transaction n’a pas été précisé.

Toutefois, la valeur de l’oeuf avait peu avant été estimée à 20 millions de livres (environ 37 150 000 $ CA).
«C’est la plus incroyable des découvertes», s’émerveille Kieran McCarthy. L’oeuf «a voyagé de l’impériale Saint-Pétersbourg jusqu’au fin fond des États-Unis. Cette histoire mérite d’être racontée, car il aurait très facilement pu disparaitre».

L’oeuf avait été vu pour la dernière fois en mars 1902 dans le cadre d’une exposition de la collection Fabergé de la famille impériale russe à Saint-Pétersbourg. Il avait ensuite été confisqué lors de la révolution russe et, en 1922, avait été répertorié à Moscou comme un trésor à vendre.

En 2007, un oeuf Rothschild Fabergé, non impérial, avait été vendu par Christie’s à près de 9 millions de livres (16 720 000 $ CAN) à un collectionneur russe.


Un œuf de Fabergé perdu il y a 90 ans retrouvé dans un marché aux puces américain.

Le HuffPost

Publication: 20/03/2014 12 h 52 – mis à jour: 20/03/2014 12 h 52

INSOLITE – Les marchés aux puces cachent de véritables trésors. Des trésors qui valent parfois plusieurs dizaines de millions d’euros comme vient de le découvrir un Américain particulièrement chanceux qui a déniché, sans le savoir, un œuf de Fabergé égaré dans les années 1920.

Ce ferrailleur du Mid-Ouest des États-Unis pensait d’abord avoir fait une bonne affaire en achetant 10.000 euros un œuf recouvert d’or dans le but de le revendre pour son précieux métal jaune. En effectuant quelques recherches sur internet, l’homme est cependant tombé sur un article du Telegraph décrivant exactement l’objet qu’il venait d’acquérir comme étant l’un des huit oeufs perdus de Fabergé.

Thé Independent (@Independent) 20 mars 2014

Pour s’assurer de sa découverte, ce dernier a alors contacté un spécialiste de l’art russe et s’est envolé pour Londres avec quelques photos en poche. L’expert, Kieran McCarthy, n’en a pas cru ses yeux et a alors confirmé que l’œuf qui renferme une montre Vacheron Constantin était un vrai puis a organisé sa vente auprès d’un collectionneur privé pour un cout estimé à… plus de 20 millions d’euros.

Comme Indiana Jones et l’arche perdue.

« Le moment où je l’ai vu, j’ai eu des frissons », a expliqué McCarthy, qui a dit s’être cru dans Les Aventuriers de l’arche perdue. Pour lui, cet objet est comme le « Saint Graal » des collectionneurs. « Je n’aurais jamais rêvé qu’un trésor pareil puisse un jour arrivé entre mes mains ».

Un expert des oeufs de Fabergé interrogé par l’Associated Press, Geza von Habsburg, a confirmé que l’œuf était « véritable » et qu’il correspondait à la description d’une ligne disponible dans les archives gardées par le cabinet impérial de Russie.

Le prix exact de la transaction ainsi que l’identité du vendeur et de l’acheteur restent anonymes pour le moment, mais en 2007 la maison de ventes aux enchères Christie’s avait vendu l’un des rares oeufs qui n’avait pas été fabriqué pour la famille impériale pour près de 14 millions d’euros (voir ci-dessous).

Au total, le joailler russe Karl Fabergé a fabriqué une soixantaine d’oeufs de Pâques à partir de métaux et de pierres précieuses, dont 50 pour les familles impériales russes de Alexandre III et Nicolas II. Parmi ceux-ci, huit étaient perdus — dont cinq peut-être définitivement — avant la découverte du ferrailleur américain.

Anecdotes

  • La pièce la plus chère est une petite horloge Fabergé mauve offerte par la reine Mary à sa petite-fille (estimée à entre 880 000 et 1,2 million d’euros) en juin 2006.

Le 28 novembre 2007, l’œuf Rothschild de Fabergé a été vendu aux enchères pour près de neuf millions de livres (12,5 millions d’euros) par la maison de vente Christie’s.

Dans le film de James Bond, OCTOPUSSY avec Roger Moore, on peut voir une reproduction d’un chef d’œuvre de Fabergé, l’oeuf  du couronnement.

Le film d’animation Le Magicien de la fin du siècle, de la série Détective Conan, Sorti en 1998 au Japon et en 2008 en France, relate une enquête à propos d’un œuf de Fabergé.

Dans Ocean’s Twelve, le défi lancé par le célèbre voleur Toulour est de voler un œuf de Fabergé.

Dans Intouchables, l’œuf volé par Driss (Omar Sy) pendant l’entretien d’embauche est un œuf de Fabergé.

Dans The Code (en français Comme un voleur), Morgan Freeman engage Antonio Banderas pour l’aider à voler deux œufs Fabergé d’une valeur de 40 millions de dollars.

Google lui consacre un Doodle en l’honneur de son 166e anniversaire, le 30 mai 2012.

Dans l’épisode Un casse sans casse des Simpson, Marge et ses nouvelles amies tentent de voler les œufs de Fabergé de Monsieur Burns.

Dans le film français Fantôme avec chauffeur, sorti le 20 mars 1996, la conversation prouvant le meurtre de Philippe Bruneau-Teissier, interprété par Philippe Noiret, par Édouard Martigues, interprété par Jean-Luc Bideau, est enregistrée sur une cassette cachée dans un œuf de Fabergé.

RÉFÉRENCES :

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92uf_de_Faberg%C3%A9

volsul.over-blog.com – article- oeufs-Romanov-73166115.html

http://noblesseetroyaute.com/portrait-de-la-grande-duchess-olga

5 réflexions sur “LES OEUFS DE FABERGÉ.

  1. Bonjour,

    Je viens de voir votre vidéo sur les œufs impériaux et dans laquelle les textes sont justes par contre, les images sont effectivement des œufs mais qui n’ont rien d’impériaux et qui nuisent à la bonne compréhension de la valeur artistique des vrais œufs impériaux. Je vous conseille donc de la retirer avant que la marque ne s’en aperçoive.

    Cordialement,

    Philippe Sitbon

    J'aime

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